Quand on devient parent, pas facile de savoir comment réagir face aux comportements de nos enfants. D’autant qu’on ne ressent pas toujours les mêmes choses face aux mêmes comportements… Vous avez déjà remarqué ça ? Thomas Gordon (un des auteurs phares de la parentalité positive) propose une image très simple de la chose, à travers son concept de « fenêtre d’acceptation ». Cette fenêtre nous permet de simplement faire un pas en arrière et prendre conscience (et la responsabilité) de ce qui se passe avec notre enfant, puis, surtout, d’adapter notre communication. Ça vous dit d’en savoir plus ? C’est parti.

Accepter l’imperfection

Nous avons beau être devenus des parents, nous n’en restons pas moins des êtres humains.
Avec nos sentiments, nos émotions, nos pensées, nos caractères, notre sensibilité… nos limites aussi !

Pour beaucoup d’entre nous, devenir parent signifie mettre de côté toutes ces choses pourtant naturelles pour devenir une sorte de super-héros.
Ne jamais faire d’erreur. Etre un parent parfait.
Se sacrifier pour son enfant, toujours faire passer ses besoins avant les nôtres, quitte à en être frustré. Rester tolérants, réceptifs et pleins d’amour quelles que soient les circonstances.

Et pourtant… En agissant ainsi, outre le fait que nous mettons en péril notre propre équilibre psychologique, nous perdons davantage en efficacité auprès d’eux que si nous restions vrais.
Pensez-vous que nos enfants ont plus intérêt à grandir auprès de personnes qu’ils pensent infaillibles, ou qu’il est préférable pour eux de constater que tout le monde a ses faiblesses, et que par conséquent ils ont eux aussi le droit de faire des erreurs sans pour autant se sentir jugés ou médiocres ?

Même si cela part d’une bonne intention, le fait de vouloir paraître toujours en contrôle traduit finalement une idée de supériorité du parent.
Si nous voulons que nos enfants nous partagent leurs joies et leurs peines, en nous faisant confiance, nous leur devons de rester authentiques.
Ainsi, nos enfants sauront qui nous sommes, vraiment.

La fenêtre d’acceptation de Thomas Gordon

Une fois que nous acceptons le fait que nous avons nos limites, nous réalisons que celles-ci nous sont propres.
C’est-à-dire que les autres parents n’ont pas nécessairement les mêmes que nous. Et c’est vrai également de notre conjoint…

Définition de la fenêtre d’acceptation

Voyons donc le schéma d’acceptation que propose Thomas Gordon, pour nous aider à comprendre comment être en phase avec nous-mêmes.

Le principe est simple : lorsque notre enfant se comporte d’une façon qui ne nous dérange pas, nous éprouvons de l’acceptation. Lorsque son comportement devient problématique de notre point de vue, nous basculons dans l’inacceptation.

Ainsi, si l’on considère un rectangle, appelé « fenêtre d’acceptation » , qui représente l’ensemble des comportements possible de notre enfant,

on peut le diviser ensuite en deux parties :

Un comportement se situant dans la zone d’acceptation pourrait par exemple être le fait que votre fils de quatre ans joue avec ses petites voitures à quelques mètres de vous pendant que vous repassez du linge.
Si toutefois il passe plusieurs fois entre vos jambes manquant de vous faire chuter alors que vous avez le fer chaud dans les mains, son comportement devient inacceptable pour vous.

La ligne qui sépare la zone d’acceptation de la zone d’inacceptation est plus ou moins basse selon le taux d’acceptation du parent.

Note : En fait, on peut aller plus loin dans ce concept de la fenêtre d’acceptation, puisque Thomas Gordon parle aussi de la zone dans laquelle la situation est inacceptable pour l’enfant, alors qu’elle l’est pour nous. Je ferai à ce sujet un autre article, car je ne voudrais pas vous perdre…

Facteurs qui influencent les zones d’acceptation et d’inacceptation

Notre caractère et/ou nos croyances

Ce taux d’acceptation est influencé en partie par notre caractère : les personnes ouvertes d’esprit, tolérantes, en paix avec elles-mêmes et indépendantes dans leur façon de penser et d’être sont en général capables d’une plus grande acceptation vis-à-vis des enfants, comme avec le reste des gens.
A l’inverse, les personnes qui jugent facilement, ne paraissent jamais satisfaites, sont fermées et strictes et montrent très peu d’acceptation.

Précisons cependant que l’on peut être tout à fait ouvert et tolérant et avoir quand même une zone d’acceptation face aux enfants réduites, simplement parce que cela correspond à nos croyances !
Vous savez, tous ces principes que l’on nous a répétés à nous, quand on grandissait, et qui sont encore communément admis :
« Un enfant ne devrait pas…. » , « C’est un caprice… »… tous ces principes de l’éducation traditionnelle qui ont pénétré nos propres modes de pensées, qui créent encore des connexions entre nos neurones.
Cela demande du temps d’évoluer dans nos croyances pour évoluer dans nos méthodes éducatives ! Il est naturel que notre manière d’éduquer dépende de ce que nous avons nous-mêmes reçu…
Bref.

Le caractère de l’enfant

Les zones de notre fenêtre d’acceptation dépendent aussi du caractère de l’enfant.
Car l’usure est un facteur fort de l’acceptation ou de l’inacceptation !
Certains enfants ont un caractère plus facile à accepter (pour nous) que d’autres. C’est un fait.
C’est marrant d’ailleurs de constater que

  1. ce qui est difficile à accepter pour nous n’est pas toujours la même chose que ce qui est difficile pour l’autre
  2. les enfants considérés « difficiles » ont parfois des qualités et compétences qui leur seront bien plus utiles à long terme !

En tout cas, il est normal de ne pas avoir le même degré d’acceptation à l’égard de tous nos enfants.
On peut comprendre que certains parents s’en sentent coupables, mais c’est pourtant tout à fait légitime.
En fonction de notre histoire, de nos valeurs, de nos blessures, de nos valeurs, on réagit à des choses différentes.
Ah.. et puis on cherche souvent plus de simplicité au quotidien !
Parfois je me dis : « Ce serait plus simple parfois d’avoir des enfants qui juste obéissent sans commenter ! ». Pourtant, je sais bien que l’obéissance n’est pas une qualité que je cherche à développer chez eux..

Parfois, notre acceptation variable est inconsciente : on l’enfouit car on en a honte.
On peut par exemple manifester davantage d’acceptation pour un enfant timide que pour un enfant aventurier et actif,  pour un enfant curieux que pour un distrait, etc…
Je ne dis pas ici qu’il ne faut rien y faire. Il est toujours bon de s’en rendre compte et de chercher d’où vient ce décalage, pour progresser dans notre acceptation. Mais ne pas rester dans la culpabilité. La considérer comme d’habitude comme une bonne prise de conscience pour avancer.

Notre état d’énergie

Nous avons globalement conscience de nos limites, ou de nos principes. Nous savons ce qui est acceptable ou non de notre point de vue.
Et nous pensons souvent que cette limite est fixe.
Pourtant, nos limites se déplacent avec notre humeur…
Une chose  acceptable à un instant t peut nous rendre irritable après une journée éreintante. On l’a tous déjà expérimenté !

A l’inverse, vous m’avez comprise, quelque chose qui nous agace habituellement peut nous paraître finalement sans gravité un jour où nous sommes particulièrement de bonne humeur, que nous avons appris une bonne nouvelle, que nous sommes bien avec des amis, détendus…

Encore une fois, pour bien éduquer nos enfants, il faut prendre d’abord soin de nous !

Car notre état, physique ou psychologique, influe sur notre perception de ce qu’il se passe autour de nous. D’ailleurs, c’est autant valable pour nous-mêmes que pour nos enfants.

Le contexte

Enfin, notre limite entre les zones dépendra également du lieu où nous nous trouvons.
Un comportement acceptable chez nous ne l’est peut-être pas chez des amis…

Regard des autres, bonjour !

Rester vrai en toute circonstance

La « fausse acceptation »

Parfois, un comportement nous agace, mais on se sent coupable de ce sentiment. Alors, on l’accepte quand même.
On a l’impression que le comportement de l’enfant ne devrait pas nous incommoder, on tente de se convaincre qu’il est acceptable.
De la sorte, on n’est pas en accord avec nous-même. On ressent une certaine émotion négative mais notre attitude ne reflète pas ce qu’il se passe en nous.
(Ou du moins le croit-on… car il est fréquent que notre attitude non-verbale le montre !)
On bouge alors faussement la limite des zones de notre fenêtre d’acceptation, et Thomas Gordon parle de « fausse acceptation ».

Le problème vient, je crois, du fait que l’on croit qu’avoir une attitude bienveillante signifie accepter l’enfant tel qu’il est, et on oublie de respecter nos propres limites.
D’un côté, c’est normal : on a grandi dans une société autoritaire, donc votre coach parental a plutôt insisté sur l’écoute de l’enfant, sur le fait d’accueillir avec bienveillance ce qu’il vit. Et il a eu raison !! C’est fondamental pour commencer : aller enfin à la rencontre de notre enfant !
Thomas Gordon parle par exemple beaucoup d’écoute active, et c’est effectivement une bonne manière d’instaurer des relations positives.
Pourtant, culpabiliser les parents qui ne sont pas toujours dans l’acceptation de leur enfant est contre-productif. Parce que ce n’est pas la réalité. On peut aimer inconditionnellement, mais pas tout accepter avec calme…
(ah.. le calme en toute circonstance… j’appelle ça « Le mythe du parent zen ».)
L’approche empathique est une chose. S’oublier soi-même au risque de basculer dans la permissivité en est une autre…

Lorsque l’on tombe dans cette « fausse acceptation », dont parle Thomas Gordon, il se passe deux choses :

1- A la longue, une frustration s’installe et on peut éprouver du ressentiment envers son enfant. (On retrouve ici l’idée déjà vue dans Parents respectueux, enfants respectueux que les parents ont aussi des besoins !)

2- Nos enfants, très sensibles à une multitude de signaux non verbaux, et très doués pour décoder notre pensée réelle, reçoivent un message mixte. Ils peuvent même finir par nous en vouloir de ne pas être sincères envers eux.

Thomas Gordon suggère de savoir se situer sur la fenêtre d’acceptation

Pour sortir de cette « fausse acceptation », la première étape essentielle est évidemment de savoir vous situer sur cette fenêtre d’acceptation !

Soyez clairs avec VOTRE fenêtre d’acceptation : soit le comportement est dans VOTRE zone d’acceptation, soit il ne l’est pas. (oui, je mets « VOTRE » en majuscules, pour insister sur le fait qu’elle vous est propre, ça aidera quand je vous parlerai, juste un peu plus bas, de prendre sa responsabilité !)

Oui, il vous appartient de clarifier comment vous vous sentez, ce qui vous manque, ce à quoi vous aspirez, afin d’adopter, pour vous et votre enfant, un cadre bienveillant.
(Et c’est comme ça que le chemin de la parentalité positive devient un chemin de développement personnel… mais c’est une autre histoire !)

La place de la communication

Pourquoi est-ce si difficile parfois de poser des limites ? Parce qu’on ne sait pas toujours le faire de manière bienveillante.

Je ne vais pas vous faire ici une formation de communication. Bien communiquer est vraiment un art qui s’apprend, et j’en ai de nouvelles preuves tous les jours, autant par mes succès qu’avec mes échecs.

Notre manière de communiquer, telle qu’on l’a apprise de nos parents autoritaires, est souvent décourageante. En la reproduisant, on craint de tomber dans une certaine violence éducative, et il devient parfois plus simple de « simplement » devenir permissif… C’est vrai que c’est compliqué !

Ici, je vais vous parler quand même d’un outil précieux, un premier vrai pas vers une communication non-violente :

Le message JE

Quand on a des limites à poser, qu’on sent qu’on se situe dans la zone d’inacceptation de notre fenêtre d’acceptation, Thomas Gordon nous suggère d’utiliser le « Message JE ».

Le message JE, c’est l’idée de commencer notre phrase par « JE », tout simplement.

Pourquoi ? Parce que ça nous permet de prendre la responsabilité de ce qu’on veut dire. Et ça, c’est la clef pour ne pas diminuer notre enfant, justement, donc pour rester dans le respect de l’autre, prôné par l’éducation positive. Quel exemple, lorsqu’on y parvient !

Exemples :
Au lieu de « Tu m’agaces avec ton jeu bruyant ! », on dira plutôt : « J’ai du mal avec le bruit : ce jeu-là, c’est dehors. »
Au lieu de : « C’est fini, le pain ! Tu as vu tout ce que tu as mangé ! », on essayera de dire : « Je pense que ça fait assez de pain pour ce soir, on peut passer à autre chose. »

Le lien à travers l’authenticité

Enfin, avantage non négligeable : en restant vrai, on garde la connexion avec notre enfant. On est authentique, ce qui renforce le lien.

Or, ce lien est à la fois la fondation et l’aboutissement d’une relation parent-enfant harmonieuse  (et la clef d’une vraie coopération…) !

Alors, prêts à vous exprimer clairement sur votre zone d’acceptation ?

Alors que les livres sur la parentalité fleurissent, on me demande souvent des conseils de lecture, en commençant par la question-clef : quel est le livre qui a changé ma vie de parent ?
Ah… ce serait pratique d’avoir une réponse très claire à cette question ! Que je puisse vous sortir de mon chapeau l’ouvrage qui va tout changer.
Seulement voilà… les livres, j’adore ça ! Et j’en ai lu… beaucoup !!
Comment savoir l’impact qu’aurait eu un seul d’entre eux ? Impossible.
Le livre à lire dépend de la personne, de son stade de maturité, de ce dont elle a besoin. Quand on me demande conseil, j’essaye d’adapter mon conseil à la personne.
Je vais donc ici vous parler non pas du livre mais de certains livres qui ont changé ma vie de parent !

Note : cet article participe à l’évenement « interblogueurs » sur le sujet, lancé par Amandine, du blog Une maman, deux maisons.

Préalable : une question de personnalité

Nous sommes tous différents. C’est une évidence, mais c’est toujours plus clair quand on le dit, et quand on apprend à se connaitre aussi !

Il y a deux ans, j’ai répondu à un questionnaire pour identifier mes forces. (Le Clifton Strength Finder, pour ceux qui le connaissent, et/ou que ça intéresse.)

Cela m’a permis de confirmer certaines de mes forces principales :

Numéro 1 : « Studieux » = j’adore apprendre.

Numéro 2 : « Input » = Je suis curieuse et « collectionneuse ». J’aime m’enrichir de nouvelles informations, en accumuler.

Numéro 3 : « Intellectualisme » = J’aime réfléchir et faire travailler mon cerveau. J’apprécie les moments d’introspection.

Numéro 4 : « Charisme » = J’adore le défi que représente la rencontre de nouvelles personnes, et le fait de gagner leur amitié.

Numéro 5 : « Idéation » = Je suis fascinée par les idées, et j’adore faire des liens entre différents concepts. Je vois de la simplicité sous des concepts apparemment complexes.

Si le « charisme » ne m’était pas apparu avant comme une de mes forces, les autres me semblaient évidentes !

Un éclairage sur mon fonctionnement interne

Pourquoi je vous décris ici mes forces ? Parce qu’elles aident à comprendre ma démarche.

Comme vous pouvez le constater, les points 1, 2, 3 et 5 sont très complémentaires. J’ai presque l’impression qu’on me dit la même chose de manière différente. Avoir ces 4 forces dans mon Top 5 prouve à quel point c’est prédominant dans ma personnalité.

Ainsi, ça explique d’abord pourquoi, si j’ai saupoudré mon chemin de diverses formations, j’ai surtout appris dans les bouquins.
J’avais le temps, l’envie d’apprendre, et celle de collectionner.

D’autre part, ça explique également que mon plaisir à mélanger les approches.

Je comprends mieux pourquoi, ayant commencé par animer des ateliers Faber et Mazlish, j’ai rapidement voulu sortir de ce cadre et ajouter d’autres infos venues d’autres livres ou formations.

Plus tard, je me suis également formée à l’animation d’ateliers de parents au format de la Discipline Positive, et là encore, l’expérience m’a frustrée. J’avais envie d’ouvrir encore les horizons !

Je ne veux pas me limiter à une approche, à une méthode – j’aime me sentir libre de faire des liens, de faire travailler mon cerveau, de continuer d’enrichir mes présentations !

Donc : impossible de choisir UN livre qui m’aurait transformée.

Non, je ne peux pas dire quel est le livre qui a changé ma vie de parent.

Car c’est le fait d’avoir fait le lien entre des points lus dans un et ceux lus dans un autre qui m’a permis d’avancer. Ces lectures multiples font partie inhérente de mon apprentissage.

Un éclairage sur le fonctionnement des autres

L’autre lecture de ces forces, c’est qu’elles m’appartiennent.

Oh… je ne suis sûrement pas unique, ce n’est pas ce que je dis ! Mais je comprends que si tout cela me parait « normal » et « naturel », ça ne l’est pas ! C’est ce que je suis, moi. Pas forcément les autres.

Au début, comme je suis tout de suite pleine d’enthousiasme quand j’apprend de nouveaux concepts, j’avais tendance à penser que les autres allaient avoir envie de courir s’acheter le livre dont je leur parlais à ce moment-là !

D’un certain côté, on comprend pourquoi : mon enthousiasme dans la conversation est contagieux – vive les neurones miroirs !

Mais j’ai pris depuis un certain recul, comprenant que mon interlocuteur n’allait probablement pas lire ce dont je lui parlais.

Mon enthousiasme, à la place, pouvait me permettre de partager ce que j’apprenais sous une forme plus agréable pour l’autre : c’est comme ça que je me suis mise à animer des ateliers et conférences, et à concevoir des formations. Mais c’est une autre histoire.

Si je devais choisir un livre qui a changé ma vie de parent ?

Bon, je vous explique tout ça, et je noie le poisson…

Vous, vous aimeriez quand même que je vous livre un titre, c’est ça !

Alors…

Si vraiment on me forçait à choisir un livre, ce serait… l’un de ceux-ci…

Je vous l’ai dit : pas possible de n’en lister qu’un !! D’ailleurs, comme je suis une collectionneuse, quand je découvre un auteur, j’ai tendance à ne pas me contenter d’un livre. Donc… je vais vous les présenter par auteur plutôt !

Faber et Mazlish

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent

Un classique, bien sûr ! Ce n’est pas le premier livre de parentalité que j’ai lu, mais c’est le premier que je me suis appliquée à réellement mettre en pratique, chapitre après chapitre, en prenant 4 mois pour le lire, le temps d’essayer, de voir, de comprendre ce qu’il se passait. En ce sens, il a vraiment lancé mon apprentissage en autodidacte.

Ensuite, je vous conseille également la lecture de Parents épanouis, enfants épanouis, toujours de Faber et Mazlish, un formidable récit de ce cheminement qui est le lot du parent qui s’interroge, qui progresse, qui devient conscient, et qui fait ce qu’il peut !

Et puis, tant qu’à faire, vous pouvez ajouter celui sur la fratrie, et puis la version ados si vous êtes concerné !

Jane Nelsen

La Discipline Positive

Après la lecture de ce livre, je me suis découverte tellement fan de cette approche, qui pose bien, non seulement la notion de bienveillance, mais aussi celle de fermeté, que je suis allée ensuite à la première formation en Discipline Positive qui avait lieu près de chez moi, sans m’arrêter au fait qu’elle portait sur la Discipline Positive en classe… et j’ai sacrément bien fait : j’en suis sortie enchantée et prête à intervenir à mon tour dans des classes, ce qui a été un bonheur !

Je ne vous les liste pas ici, mais j’ai bien 7 ou 8 autres livres de Jane Nelsen dans ma bibliothèque…

Marshall Rosenberg

Les mots sont des fenêtres, ou bien ce sont des murs

Alors… ce livre n’est pas à proprement parler un livre de parentalité. Mais on peut dire qu’il a changé ma vie, y compris celle de parent ! La CNV est devenue partie intégrante de ma démarche, vous m’entendez souvent en parler. J’ai, bien sûr, fait suivre la lecture de ce livre d’une formation en présentiel, et je continue, encore aujourd’hui, à suivre des ateliers d’approfondissement à la CNV.

En fait, ce n’est peut-être pas le premier livre de parentalité à lire, mais si vous voulez changer de vie, je crois que c’est celui-ci que je vous mettrais d’abord entre les mains !

Cependant, si vous voulez directement faire le lien entre CNV et éducation, vous avez deux options :

Céline Alvarez

Je me souviens encore avec émotion de l’été où j’ai lu « Les lois naturelles de l’enfant », avant de voir Céline Alvarez en conférence.

Tant de clarté, tant de partage, tant d’espoir, tant d’enthousiasme !!

Quand on l’écoute, on se prend à croire à un monde nouveau… on se dit que tout est possible ! Une idée pas toujours simple à garder en tête quand on se frotte à l’éducation traditionnelle dont on est tous les jours témoins…

Et pourtant… pour en avoir une preuve, et surtout si vous êtes enseignant.e, allez lire aussi Un an pour tout changer, et, là encore, vous vous senrirez porté !

Dan Siegel

J’ai rencontré Dan Siegel dans mes formations de Discipline Positive, parce qu’il est à l’origine de l’image du cerveau dans la paume de la main.

Depuis, j’ai lu tous ses livres ! Et ils sont tous excellents… Qu’il les ait écrit avec Tina Payne Bryson ou non.

Si je devais vous en conseiller un en particulier, ce serait Le cerveau qui dit oui. Je le trouve à la fois riche et limpide ! Un bonheur.

Et d’autres encore

Je vais m’arrêter là, pour éviter de vous noyer complètement (si ce n’est pas déjà fait).

Deux points supplémentaires, quand même, pour ceux d’entre vous qui ont déjà visité les classiques que je liste ci-dessus :

1- Je n’ai pas cité dans cette liste, mais j’aurais pu : Catherine Gueguen, Elizabeth Crary (qui a été le point de départ de ma formation « En finir avec les disputes dans la fratrie »), Thomas Gordon, et Gwendoline Vessot.

(Allez… faites carrément un tour par ma bibliothèque, même si ça fait un moment que je ne l’ai pas mise à jour !)

2- Si vraiment vous avez déjà lu tous ces auteurs, alors vous avez probablement envie/besoin d’un espace pour continuer de vous enrichir avec des personnes qui partagent vos valeurs… c’est ce que je propose dans le cercle des parents heureux ! Hâte d’en parler avec vous…

Et vous, quel(s) livre(s) mettriez-vous dans cette liste ?

Dire à nos enfants que nous les aimons… Cela suffit-il à ce qu’ils le ressentent ? Quel est le langage d’amour de nos enfants ?

Oui, chacun a son langage… On exprime notre amour de la même manière que celle qu’on a de le recevoir, et c’est déjà pas mal ! Mais ce n’est pas toujours le même langage que l’autre.

Comment faire alors pour réellement faire passer notre message ? Pour que notre enfant ressente en profondeur que nous l’aimons ?

C’est ce que je vous explique dans cette vidéo, en partant du livre Les langages d’amour des enfants, de Gary Chapman.

NOTE : Pour aller plus loin, vous pouvez également visionner mon atelier sur Les 5 langages de l’amour.

Soyez prévenu : dans cet article, j’ai l’intention de vous faire l’éloge de ce livre : Le cerveau qui dit oui, de Daniel Siegel et Tina Payne Bryson. Je vous parle régulièrement des livres qui viennent enrichir ma bibliothèque du parent bienveillant, et je tire toujours un enseignement de ce que je lis. Certains ouvrages cependant sortent vraiment du lot, et c’est le cas de celui-ci, pour moi.

C’est vrai, des livres autour de l’éducation, et même plus spécifiquement l’éducation bienveillante, il y en a beaucoup. Tant mieux, d’ailleurs, parce que cela permet de continuer à puiser, piocher, s’enrichir…

Mais bien sûr, ils sont inégaux. Clairement, certains livres qui nous marquent plus que d’autres… et une partie d’entre eux deviennent carrément des références. C’est le cas pour moi de celui-ci !

Dans cet article, je vais donc vous expliquer pourquoi, et ce que contient ce livre inspirant.

(Si vous voulez voir les autres livres de ma bibliothèque, c’est par ici)

Les auteurs, et le style du livre

Les auteurs

Daniel Siegel et Tina Payne Bryson n’en sont pas à leur coup d’essai. Ce livre est leur troisième.

Vous avez sûrement déjà croisé leur route avec Le cerveau de votre enfant, leur premier livre bestseller.

Leur deuxième, La discipline sans drame est également vraiment chouette !

Dans tous ces livres, ce que j’apprécie particulièrement chez ces auteurs, c’est le talent avec lequel ils synthétisent leurs connaissances scientifiques. Certes, ils parlent du cerveau et de son fonctionnement, mais ils utilisent des images tellement simples que tout est hyper accessible. Pas de mots hyper compliqués, juste des concepts. Par exemple, l’image d’une maison pour parler du cerveau du bas, et du cerveau du haut ! De l’escalier entre les deux pour montrer la connexion, « l’intégration ».

Ces deux auteurs sont spécialistes de leur sujet. Les neurosciences n’ont pas de secret pour eux. Daniel Siegel travaille dans un centre de recherche, Tina Payne Bryson est psychothérapeute. Ils sont en contact des enfants, et ils savent comment appliquer leurs connaissances théoriques à la pratique. Comment traduire les principes du fonctionnement du cerveau en attitudes parentales qui aident nous enfants à grandir !

Lorsque l’on suit Daniel Siegel et Tina Payne Bryson, tout devient simple.

La structure du livre

Oui, la structure même du livre rend les choses évidentes, et limpides !

Ainsi, le premier chapitre explique d’abord ce qu’est un cerveau qui dit oui,

puis explique que 4 grandes compétences en découlent. Les chapitres suivants reprennent alors chacune de ces compétences pour l’expliciter et aller plus loin. Le dernier est la conclusion.

On ne peut pas se perdre ! Ce qui permet, lorsqu’on a fermé le livre, d’avoir encore les idées claires.

De quoi parle le livre

Rentrons un petit peu dans le concret (mais pas trop, parce qu’il y en a tellement à dire, que moi aussi, je vais faire des chapitres consacrés !!) : de quoi parle ce livre ?

Partant des observations du cerveau et des résultats de la recherche en neurosciences, les auteurs nous expliquent pourquoi il est essentiel de chercher à aider nos enfants à développer les connexions neuronales qui leur permettront d’avoir un cerveau « intégré ». L’intégration du cerveau, c’est à dire le fait toutes les connexions qui se font entre le cerveau du haut et le cerveau du bas, tout ce qui permet de développer cette partie du haut, très immature dans les premières années de vie.

Cela permet en fait d’aider nos enfants à développer un « cerveau qui dit oui », c’est à dire un cerveau qui nous met dans de bonnes dispositions pour dire oui à la vie, pour tenter des expériences, pour s’écouter et écouter les autres, être ouvert…

Un cerveau qui dit oui débouche tout simplement sur 4 compétences essentielles à une vie épanouie :

  • l’équilibre (des émotions en particulier)
  • la résilience
  • l’introspection
  • l’empathie

Et pour chacune de ces compétences, non seulement nous avons le droit à une explication, et des conseils pour accompagner nos enfants, mais également à une partie qui nous permet de percevoir la notion pour nous-mêmes. Parce que finalement, accompagner nos enfants en conscience, c’est d’abord travailler sur nous, non ?

Mon expérience du cerveau qui dit oui

J’ai lu ce livre l’été dernier, et je l’ai adoré. Je vous en ai d’ailleurs déjà parlé avant.. (J’avais commencé par cette petite vidéo au sujet de la zone verte).

Il est rare cependant que j’écrive sur un livre sans prendre le temps de le laisser infuser.

Depuis, j’y ai donc régulièrement puisé pour moi-même, pour être sûre de bien comprendre, pour appliquer certains de ces principes dans ma famille.

Nous sommes près d’un an plus tard, et, enfin, je me replonge dedans, pour pouvoir vous en parler plus longuement.

Je viens de relire tout le premier chapitre, et je me sens prête !

Je vous prépare donc, peu à peu, des articles sur chacun des chapitres sur ce livre ! J’espère que cela vous intéressera autant que le plaisir que j’ai à vous transmettre ce que j’en retiens. (Si vous préférez voir par vous-mêmes, voici le lien pour acheter le livre directement)

J’ajouterai les liens vers les articles au fur et à mesure que je les écrirai derrière ces titres-là !

1 : Qu’est-ce qu’un cerveau qui dit  oui ?

2 : L’équilibre

3 : La résilience

4 : L’introspection

5 : L’empathie

Conclusion

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu que ces auteurs soient pour vous, je vous invite à lire ce qu’en dit mon amie Gwen (oui, oui, l’auteur des 200 moments de parentalité positive, c’est bien elle !).

Les livres d’éducation positive fleurissent, et je n’arrive plus à suivre le rythme. Cependant, je sais qu’ils ne sont pas tous à lire, ou bien qu’ils ne vont pas tous m’apporter autant. Certains méritent que l’on s’y attarde.

C’est le cas de “200 moments de parentalité positive (ou pas)”, de Gwendoline Vessot. (lien vers le site de l’éditeur)

Autant être honnête dès le départ : je porte une attention tout particulière à ce livre, puisque j’ai participé à sa construction. Si, si ! Allez… je vous raconte !

Comment j’ai connu ce livre avant qu’il ne paraisse

Depuis le début de ce blog, évidemment, je lis aussi pas mal d’articles d’autres blogs. Et c’est comme ça qu’un jour, il y a des années, je suis tombée sur le celui de Gwen : petit bout par petit bout. J’ai déjà eu l’occasion de le citer dans certains articles d’ailleurs.
Vous dire qui de nous deux, entre Gwen et moi, a d’abord contacté l’autre serait impossible aujourd’hui, mais ce qui est sûr, c’est que notre estime mutuelle et notre amitié se sont développées à distance, au cours de riches échanges !
J’ai finalement rencontré Gwen lors d’un retour en France, quand je l’ai convaincue de me rejoindre au festival « les rendez-vous de juillet » en ..
Moments intenses (ah… Céline Alvarez..) qui ont confirmé notre amitié.

Bref, vous n’êtes peut-être pas intéressés par cette minute nostalgie, mais je voulais juste vous donner le contexte.

Contexte qui a mené au fait que j’ai été relectrice du manuscrit de Gwen au fur et à mesure de son écriture !
J’attendais donc impatiemment sa sortie.

Le principe de ces 200 moments de parentalité positive

« 200 moments », ce sont 200 moments vécus, réellement.
200 moments dans la vie de Gwendoline, lors desquels elle a cherché à appliquer les principes de l’éducation positive avec ses enfants.

En fait, Gwendoline a fait comme je le faisais au début (et qui explique chez moi la création de mon blog) : elle a décidé, lorsqu’elle a commencé à cheminer, de noter ses succès. Pour s’en nourrir, pour les ancrer, pour avancer.
Car elle avait bien senti, comme nous tous, qu’il fallait de l’énergie pour rester focalisé, et ne pas basculer dans la culpabilité.

Toutes les semaines, Gwen partageait ses notes sur son blog. Ses réussites, mais également ses difficultés et prises de recul. Et ce journal plaisait à ses lecteurs.

Un jour, alors qu’elle rédigeait son article, elle s’est mise à ajouter une analyse de l’anecdote : l’outil qu’elle utilisait, pourquoi, etc… et s’est rendue compte que ça ne correspondait pas au ton de ses partages habituels mais que ce serait très bien pour un livre !

Et c’est ce qu’elle nous livre ici :
Un recueil, parti d’un journal de sa vie, agrémenté de l’analyse de la situation.

Ce que j’adore dans ce livre

J’adore cet aspect ultra concret.
Vous qui me lisez savez que j’aime à la fois la théorie et la pratique.
J’aime m’enrichir dans les principes de l’éducation positive, et toujours apporter de l’eau à mon moulin de connaissances.
Et en même temps, je suis persuadée de l’importance des exemples concrets, de l’illustration des points théorique par des mises en situation réelles. C’est bien pour cela que je vous partage également ce que je vis, et que j’ai créé sur ce blog une catégorie spécifique, intitulée « du vécu ».

« 200 moments de parentalité positive (ou pas) » s’inscrit parfaitement dans cette lignée. Ultra concret, ultra réel.
Une vraie source d’inspiration !

Un enrichissement pour tous

Ainsi, le livre permet de suivre Gwendoline dans son apprentissage de la parentalité positive, avec ses deux enfants de 18 mois et 3 ans au début du livre, de 3 ans et 5 ans et demi à la fin.
On pourrait donc penser qu’il s’adresse particulièrement à des parents « débutants ». Pas du tout !
Gwendoline a une finesse d’analyse qui permet à tout parent d’ancrer des notions qui sont plus ou moins acquises, avec des illustrations et des formulations qui peuvent être directement réutilisées telles quelles.

Lorsque j’ai moi-même relu le livre avant de vous faire cet article, je n’ai cessé de noter des phrases à réutiliser, des idées à mettre en place.
Je suis bluffée par la pertinence de ce que partage Gwen, de l’inspiration que cela peut donner à tout parent en quête de concret.

Et si nous voulons aller plus loin, l’auteur s’est donné le mal de terminer le livre par une « boîte à outils » qui permet de faire une recherche inversée : elle y présente brièvement la théorie, et renvoie à tous les exemples qui se rapportent à chaque point.

Autant dire que l’ouvrage est sacrément bien conçu !

Ps : Si vous aimez le concret, faites aussi un tour sur cette page pour voir ce que je vous propose dans mes 39 astuces d’éducation positive.

Dans la série « la littérature jeunesse qui correspond à nos valeurs d’éducation positive », voici un joli album qui devrait vous plaire ! (et allez voir aussi ce que je vous propose d’autres dans cette catégorie..)


En tout cas, chez nous, il est bien validé.

« Le sais-tu ? Que tu ne dois pas tout savoir… » – de Mylen Vigneault et Maud Roegiers – affiche la couleur dans son titre.

Non, l’enfant ne doit pas tout savoir.
Seulement, est-ce vraiment le message qu’il reçoit au quotidien ?
L’exigence de l’apprentissage, des devoirs, les réflexions sur son rythme, sur la nécessité de lui répéter les choses…

Et si on changeait un peu notre message ?
C’est ce à quoi ce livre (que je suggère pour les 4-8 ans) nous encourage !

(pour voir les autres livres qui nous ont enchantés, faites un tour par ma bibliothèque.)

Point de départ

 « Tu es haut comme trois ou quatre pommes et, déjà, on te dit que tu devras apprendre plein de choses…

Mais qu’est-ce qu’il est vraiment important de savoir à ton âge ?

….

A toi de voir, mais voilà ce que j’aimerais te dire… »

Les messages qui ouvrent sur autre chose

Chaque page contient alors un « J’aimerais te dire… » plein de poésie.

Quelques extraits, qui m’ont particulièrement plu :

« J’aimerais te dire que tu as raison de prendre ton temps pour observer les papillons et les crapauds, les pissenlits et les graffitis. »

Chacun trouve dans un livre ce qui lui parle, n’est-ce pas ? Cette notion de prendre son temps est une vraie question chez nous, alors que notre petit Anatole (6 ans) aime prendre le sien… Or, il est rare qu’il reçoive le message qu’il a raison de le faire !!

Une autre page propose :

« Que parfois, nous les adultes, nous oublions que tu ne dois pas encore tout savoir. Il est alors important que tu nous dises de lâcher la pression…

Tout le monde peut se tromper, les tout-petits comme les très grands. La Terre continuera de tourner quand même ! »

– Ben bien sûr !! commente en général Anatole à ce moment-là.. Je crois qu’il ne comprend pas bien qu’on puisse envisager que la Terre arrête de tourner.. Un bon message pour nous les grands, n’empêche !

« J’aimerais te dire qu’il te reste beaucoup, beaucoup de choses à apprendre, et c’est ça qui est chouette ! »

Oui, c’est ça qui est chouette ! Et les dessins qui illustrent me plaisent vraiment !

Et pour terminer

« Enfin, si tu n’as qu’une chose à retenir de tout ça, j’aimerais que ce soit ceci :

Ta mission dans la vie, c’est de faire ce qui te rend heureux, tout simplement.

Tu es une personne vraiment fantastique !

Le sais-tu ?  »

Lors des premières lectures, Anatole me répondait que non, il ne le savait pas…

Alors, ça a été l’occasion d’en discuter. Pourquoi ne l’avais-je pas fait avant ?

Voici une liste de ce que contient ma bibliothèque bienveillante, celle qui me permet d’avancer vers le parent que je veux être.

Je vous partage mes lectures sur ce blog depuis le début, mais ma liste grandit, et je me rends compte qu’il peut être difficile d’avoir une vue d’ensemble, ou de rechercher un ouvrage en particulier… Voici donc une reprise de ce qu’il y a dans ma bibliothèque, lu et en attente, avec un lien vers l’article du livre quand celui-ci existe déjà !

Livres pour adultes

Faber et Mazlish :
Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent
Parents épanouis, enfants épanouis
Frères et soeurs sans rivalité
Parler aux ados pour qu’ils écoutent, les écouter pour qu’ils parlent
Parler pour que les enfants apprennent, à la maison et à l’école

Jane Nelsen :
La discipline positive
La discipline positive pour les adolescents
Positive time-out
Positive discipline A-Z: 1001 solutions to everyday parenting problem
Positive discipline – parenting tools
Positive discipline in the classroom
Positive discipline – The first three years

Thomas Gordon :
Parents efficaces
Eduquer sans punir
Parents efficaces au quotidien

Faber et King : 
Parler pour que les tout-petits écoutent
(Contrairement à ce qu’on pourrait en penser, ce livre, écrit par la fille d’Adèle Faber et l’une de ses amies, n’est pas une répétition de l’ouvrage de sa mère. Il apporte bien plus d’illustrations et de mises en situation. Je conseillerais même de commencer par celui-ci ! Et pas seulement pour les tout-petits : le titre original dit seulement « petits ». On parle en fait des 2-7 ans.
En attendant mon article à son sujet, vous pouvez cliquer ici pour lire les avis sur Amazon.)

Gwendoline Vessot
200 moments de parentalité positive (ou pas…) !

Isabelle Filliozat :
« J’ai tout essayé ! »
Au coeur des émotions de l’enfant
« Il me cherche ! »
Que se passe-t-il en moi ?
L’intelligence du coeur
Il n’y a pas de parent parfait

Elizabeth Crary :
Arrête d’embêter ton frère, laisse ta soeur tranquille
Kids can cooperate

Haim Ginott :
Entre parent et enfant
Between parent and teenager
Teacher and child

Catherine Dumontheil-Kremer :
Poser des limites à son enfant

Anne-Claire Kleindienst et Lynda Corazza :
Petit décodeur illustré de l’enfant en crise
(Je n’ai pas encore pris le temps de faire une présentation de ce livre, mais je vous le conseille !
En attendant mon article, vous pouvez cliquer ici pour aller voir les avis sur amazon.)

Lawrence Cohen : 
Qui veut jouer avec moi ?

Céline Alvarez :
Les lois naturelles de l’enfant
Un an pour tout changer

Marshall Rosenberg :
Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)
Eduquer nos enfants avec bienveillance
Les ressources insoupçonnées de la colère

Sura Hart, Victoria Kindle Hodson :
Parents respectueux, enfants respectueux

Catherine Gueguen :
Pour une enfance heureuse
Vivre heureux avec son enfant
Heureux d’apprendre à l’école (j’ai adoré ! – interessant aussi pour les parents. voir commentaires)

Richard Wiseman :
59 seconds

Alfie Khon :
Aimer nos enfants inconditionnellement
Punished by rewards

Daniel Siegel, Tina Payne Bryson :
Le cerveau de votre enfant (plein de choses très intéressantes, quelques points à supprimer)
La discipline sans drame
Le cerveau qui dit oui

Chantal de Truchis-Leneveu :
L’éveil de votre enfant

Rudolf Dreikurs :
Children – The Challenge

Shefali Tsabary :
The conscious parent

Et dans mes lectures récentes, avant que je vous les range bien :
Tous les enfants sont doués
Le meilleur pour mon enfant
Dehors les enfants !

J’ai moyennement aimé :

Jacques Salomé :
Papa, maman, écoutez-moi vraiment

— en vrai, il y en a encore d’autres, mais le temps me manque !! —

Note : mes articles contiennent des liens amazon, pour que vous puissiez voir les commentaires sur les ouvrages.
De mon côté, j’essaye de privilégier les achats de livres d’occasion autant que possible.
Si vous voulez acheter des ouvrages neufs, dans des librairies indépendantes, je vous suggère de vous rendre sur ce site :
https://www.librairiesindependantes.com

Livres pour enfants

Plus ça va, et plus je suis consciente de l’importance d’adapter nos lectures à nos valeurs. Faire passer ces idées de bienveillance à travers les lectures est extrêmement important. Voici donc quelques idées qui devraient vous guider, que je vous détaillerai peu à peu…

La couleur des émotions

Tu es comme tu es

Le sais-tu ? Que tu ne dois pas tout savoir…

Au fil des émotions (lien amazon en attendant l’article)

Mon amour (lien amazon en attendant l’article)

Ce que papa m’a dit (lien amazon en attendant l’article)

Ce que j’aime vraiment (lien amazon en attendant l’article)

La petite casserole d’Anatole (lien amazon en attendant l’article)

Bastien et les blipoux (lien amazon en attendant l’article – et article sur ce livre sur le site de mon amie Gwen)

Moi aussi, j’ai des droits (lien amazon en attendant l’article)

Je t’aimerai toujours, quoi qu’il arrive (lien amazon en attendant l’article)

Le petit hérisson partageur (lien amazon en attendant l’article)

As-tu rempli un seau aujourd’hui ? (lien amazon en attendant l’article)

A chaque instant – (pas trouvé sur amazon !)

Connaissez-vous Soline ? Avec son blog S’éveiller et s’épanouir de manière raisonnée, Soline m’inspire depuis quelques années déjà. Et elle continue, par ses partages de maman et d’enseignante. J’ai rencontré Soline en septembre 2018, lors du festival de l’école de la vie, et j’étais alors toute intimidée, même si nous avions déjà un peu échangé virtuellement.

Depuis, j’ai appris à mieux connaitre sa douceur et sa simplicité, c’est donc tout naturellement que lors de la 5e édition de ce festival, cette année, je lui ai demandé de tourner une petite interview avec moi, qu’elle m’a gentiment accordée !

On a dû faire vite avant que la pluie ne ferme le festival… et nous nous sommes cachées dans les buissons pour cela. Mais j’avais vraiment envie de vous la faire rencontrer, pour ceux qui ne la connaissent pas.

L’interview de Soline

Sans plus attendre, voici dont l’interview en question, toute simple et naturelle, comme elle !

« Moi aussi, j’ai des droits »

Depuis cette interview, j’ai encore interagi avec Soline, même si elle n’était pas là.

Il faut que je vous explique…

Novembre 2019 : on fête les 30 ans de l’adoption de la convention internationale des droits de l’enfance ! Ce texte, ratifié par quasiment tous les pays du monde, même s’il n’est pas vraiment respecté dans tous ces pays, est fondamental. C’est lui qui donne un cadre.

(Je ne m’attarderai pas sur le fait que le seul pays à ne pas l’avoir ratifié est les Etats-Unis. J’ai cherché : c’est parce que certains états autorisent l’emprisonnement de mineurs. Bon.)

A cette occasion, le centre social de ma ville m’a demandé d’animer des ateliers.

Un café parents d’abord, au cours duquel j’ai pu sensibiliser aux violences éducatives ordinaires – et c’est toujours un bonheur pour moi de faire cela.

Et des ateliers parents-enfants d’autre part.

Nous y avons parlé respect. Respect de soi, respect de l’autre.

En fin d’atelier, j’ai sorti un livre, qu’un garçon a lu à haute voix pour les autres.

Ce livre : Moi aussi, j’ai des droits, de Soline.

Un livre tout simple, tout beau, pour parler des droits des enfants avec eux…

Je profite donc de la publication de notre moment partagé, pour la remercier indirectement de ce joli moment !

Rester dans un état qui nous permet de réagir comme nous aimerions le faire face à nos émotions, ce n’est pas toujours évident. Pour nos enfants, dont le cerveau n’a pas encore terminé sa maturation, ça l’est encore plus. Nous pouvons cependant les aider à développer les compétences qui les y aideront. Pour cela, il est utile de savoir ce qu’est le « cerveau du oui »..

Avez-vous déjà entendu cette expression ? Pour moi aussi, elle est nouvelle. Le cerveau du oui est présenté dans le livre « Le cerveau qui dit oui », du Dr Daniel Siegel et Tina Payne Bryson.

Je n’en ai pas encore terminé la lecture, mais je trouve déjà intéressante leur présentation de la « zone verte », qui illustre bien ce qu’il peut se passer face à une émotion forte.

Je vous ai donc fait une petite vidéo à ce sujet, la voici !

Nous avons déjà évoqué le fait qu’au fur et à mesure de notre avancée sur le chemin de la parentalité positive, nous sentions le besoin de modifier un peu l’environnement. La littérature jeunesse est l’un des domaines dans lequel cela se ressent le plus. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de choisir de retirer des livres de notre bibliothèque. Des livres que j’avais pourtant lus à mes aînés sans qu’ils ne me posent problème. Ma conscience s’est éveillée, et je ne les lis plus de la même manière. Je fais plus attention aux exemples que je donne à mes enfants. Évidemment, cela soulève donc une autre question : où trouver des livres adaptés à nos principes ? Une littérature jeunesse qui ne se contente pas de ne pas nous heurter mais qui soutient notre démarche.

Le livre que je veux vous présenter aujourd’hui entre dans ce cadre. (pour avoir quelques autres références de livre, faites donc un tour par ma bibliothèque…)

L’histoire de « Tu es comme tu es. »

Nous ne sommes pas ici dans le roman d’aventures ! L’histoire est très simple. C’est celle d’un petit lapin, de ses échanges avec son entourage, et de ses questionnements. L’accent est donc plutôt mis sur les sentiments de ce petit lapin, et le regard qu’il pose sur le monde.

Au départ, il s’agit simplement de rencontres successives avec une souris, et un cheval, qui le trouve l’un grand, l’autre petit. Le lapin, un peu perdu, ne comprend pas comment il peut être simultanément grand et petit… et s’en ouvre à sa maman, qui lui  explique un peu la question de référentiel, et termine par cette réponse un peu obscure : « Tu es comme tu es, et je t’aime comme tu es. »

Le lapin n’est pas sûr de bien comprendre, mais il reçoit le message d’amour inconditionnel.

Pour l’instant, cela parait un peu simpliste, mais… vous allez voir que ça ne l’est pas autant que ce que l’on croit !

Le jour suivant, le lapin est successivement qualifié de méchant, et de gentil. De nouveau dérouté, il en parle à son papa, qui lui répond, je vous le donne en mille : « Tu es comme tu es, et je t’aime comme tu es. »

Cette réponse ne vient pas seule. Le papa prend le temps d’écouter, d’expliquer d’où vient le jugement de chacun. D’aider son fils à comprendre ce qui a pu se passer pour chacun de ses interlocuteurs.

Grâce à cette nouvelle compréhension, le petit lapin va pouvoir vivre une amitié qui partait mal…

Le message au coeur du livre

Lorsque le papa aborde la question de la perspective de chacun sur le jugement de « méchant » ou « gentil », on comprend déjà mieux pourquoi l’auteur a commencé par les notions de grand et petit. L’enseignement du référentiel est tellement clair lorsque l’on parle de taille, que cela aide à mieux le comprendre ensuite.

Puis, le papa livre au lapin un puissant secret :

« Quand quelqu’un te dit quelque chose sur toi, il te révèle toujours quelque chose sur lui-même en même temps. »
« Par exemple, quand Ronald affirme que tu es méchant, il te fait également savoir qu’il est triste et fâché. »

Et là, on touche à un point plus délicat ! Comprendre d’où viennent les mots de l’autre peuvent nous aider à comprendre ce qu’il nous dit de lui-même. Comprendre ce qui est vivant chez lui.

C’est compliqué dans la pratique, et le petit lapin se retrouve dans une situation courante : il se retrouve « attaqué » par le copain qui lui dit qu’il est méchant, il a évidemment envie de réagir vivement.

Le lien avec la CNV

Nous sommes ici au coeur de la Communication Non Violente (=CNV). Réussir à écouter l’autre avec le coeur, au lieu de prendre les choses personnellement. C’est souvent difficile, bien sûr ! Comment ouvrir son coeur lorsque l’on se sent attaqué ?

La CNV parle de 4 modes d’écoute : les oreilles « chacal » ou les oreilles « girafe », et dans chaque cas, tournées vers l’intérieur ou vers l’extérieur.

Ici, le message propose de mettre des oreilles girafe vers l’extérieur, pour bien entendre ce que vit l’autre. Comprendre que lorsqu’il nous dit quelque chose sur nous, il nous dit également quelque chose sur lui-même. Puis choisir, en conscience, de réagir à ce message caché de lui-même, plutôt qu’au plus direct.

Un livre qui soutient mes valeurs

Vous l’aurez compris : ce livre correspond exactement au genre de chose que j’ai envie de lire à mes enfants au quotidien. Parce qu’il soutient les valeurs que je cherche à leur transmettre (et à développer moi-même d’ailleurs..). Parce qu’il me permet d’illustrer facilement l’apprentissage que je leur souhaite.

Je vous le recommande donc chaleureusement.

Pour quel âge ?

Arrivé à ce stade, la question fréquente concerne l’âge des enfants auxquels le livre s’adresse. Je l’ai testé avec mes deux plus jeunes, qui ont 5 et 7 ans. Les deux l’ont trouvé super, et sont vraiment en plein dans l’âge cible. Je dirai que l’on peut commencer à 4 ans (pas avant, car il est un petit peu long), et probablement l’étirer jusqu’à 8, ne serait-ce que pour encourager l’échange sur ce thème.

Prolongement

Pour terminer, je voudrais juste ajouter que j’apprécie particulièrement les livres dont je sens qu’ils sont facilement intégrés par les enfants. Et cela se voit facilement lorsqu’ils y font référence.

Quand j’entends Anatole me dire : « Je sais ce que tu peux me répondre, maman… tu peux me dire « Tu es comme tu es » ! », je vois que le livre fait son effet !

A votre tour… aimez-vous semer des graines par les lectures du soir ?