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“Tu es comme tu es” – Olivier Clerc

Nous avons déjà évoqué le fait qu’au fur et à mesure de notre avancée sur le chemin de la parentalité positive, nous sentions le besoin de modifier un peu l’environnement. La littérature jeunesse est l’un des domaines dans lequel cela se ressent le plus. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de choisir de retirer des livres de notre bibliothèque. Des livres que j’avais pourtant lus à mes aînés sans qu’ils ne me posent problème. Ma conscience s’est éveillée, et je ne les lis plus de la même manière. Je fais plus attention aux exemples que je donne à mes enfants. Évidemment, cela soulève donc une autre question : où trouver des livres adaptés à nos principes ? Une littérature jeunesse qui ne se contente pas de ne pas nous heurter mais qui soutient notre démarche.

Le livre que je veux vous présenter aujourd’hui entre dans ce cadre.

L’histoire de « Tu es comme tu es. »

Nous ne sommes pas ici dans le roman d’aventures ! L’histoire est très simple. C’est celle d’un petit lapin, de ses échanges avec son entourage, et de ses questionnements. L’accent est donc plutôt mis sur les sentiments de ce petit lapin, et le regard qu’il pose sur le monde.

Au départ, il s’agit simplement de rencontres successives avec une souris, et un cheval, qui le trouve l’un grand, l’autre petit. Le lapin, un peu perdu, ne comprend pas comment il peut être simultanément grand et petit… et s’en ouvre à sa maman, qui lui  explique un peu la question de référentiel, et termine par cette réponse un peu obscure : « Tu es comme tu es, et je t’aime comme tu es. »

Le lapin n’est pas sûr de bien comprendre, mais il reçoit le message d’amour inconditionnel.

Pour l’instant, cela parait un peu simpliste, mais… vous allez voir que ça ne l’est pas autant que ce que l’on croit !

Le jour suivant, le lapin est successivement qualifié de méchant, et de gentil. De nouveau dérouté, il en parle à son papa, qui lui répond, je vous le donne en mille : « Tu es comme tu es, et je t’aime comme tu es. »

Cette réponse ne vient pas seule. Le papa prend le temps d’écouter, d’expliquer d’où vient le jugement de chacun. D’aider son fils à comprendre ce qui a pu se passer pour chacun de ses interlocuteurs.

Grâce à cette nouvelle compréhension, le petit lapin va pouvoir vivre une amitié qui partait mal…

Le message au coeur du livre

Lorsque le papa aborde la question de la perspective de chacun sur le jugement de “méchant” ou “gentil”, on comprend déjà mieux pourquoi l’auteur a commencé par les notions de grand et petit. L’enseignement du référentiel est tellement clair lorsque l’on parle de taille, que cela aide à mieux le comprendre ensuite.

Puis, le papa livre au lapin un puissant secret :

« Quand quelqu’un te dit quelque chose sur toi, il te révèle toujours quelque chose sur lui-même en même temps. »
« Par exemple, quand Ronald affirme que tu es méchant, il te fait également savoir qu’il est triste et fâché. »

Et là, on touche à un point plus délicat ! Comprendre d’où viennent les mots de l’autre peuvent nous aider à comprendre ce qu’il nous dit de lui-même. Comprendre ce qui est vivant chez lui.

C’est compliqué dans la pratique, et le petit lapin se retrouve dans une situation courante : il se retrouve “attaqué” par le copain qui lui dit qu’il est méchant, il a évidemment envie de réagir vivement.

Le lien avec la CNV

Nous sommes ici au coeur de la Communication Non Violente (=CNV). Réussir à écouter l’autre avec le coeur, au lieu de prendre les choses personnellement. C’est souvent difficile, bien sûr ! Comment ouvrir son coeur lorsque l’on se sent attaqué ?

La CNV parle de 4 modes d’écoute : les oreilles “chacal” ou les oreilles “girafe”, et dans chaque cas, tournées vers l’intérieur ou vers l’extérieur.

Ici, le message propose de mettre des oreilles girafe vers l’extérieur, pour bien entendre ce que vit l’autre. Comprendre que lorsqu’il nous dit quelque chose sur nous, il nous dit également quelque chose sur lui-même. Puis choisir, en conscience, de réagir à ce message caché de lui-même, plutôt qu’au plus direct.

Un livre qui soutient mes valeurs

Vous l’aurez compris : ce livre correspond exactement au genre de chose que j’ai envie de lire à mes enfants au quotidien. Parce qu’il soutient les valeurs que je cherche à leur transmettre (et à développer moi-même d’ailleurs..). Parce qu’il me permet d’illustrer facilement l’apprentissage que je leur souhaite.

Je vous le recommande donc chaleureusement.

Pour quel âge ?

Arrivé à ce stade, la question fréquente concerne l’âge des enfants auxquels le livre s’adresse. Je l’ai testé avec mes deux plus jeunes, qui ont 5 et 7 ans. Les deux l’ont trouvé super, et sont vraiment en plein dans l’âge cible. Je dirai que l’on peut commencer à 4 ans (pas avant, car il est un petit peu long), et probablement l’étirer jusqu’à 8, ne serait-ce que pour encourager l’échange sur ce thème.

Prolongement

Pour terminer, je voudrais juste ajouter que j’apprécie particulièrement les livres dont je sens qu’ils sont facilement intégrés par les enfants. Et cela se voit facilement lorsqu’ils y font référence.

Quand j’entends Anatole me dire : “Je sais ce que tu peux me répondre, maman… tu peux me dire “Tu es comme tu es” !”, je vois que le livre fait son effet !

A votre tour… aimez-vous semer des graines par les lectures du soir ?

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Les livres de ma bibliothèque

Voici une liste de ce que contient ma bibliothèque bienveillante, celle qui me permet d’avancer vers le parent que je veux être.

Je vous partage mes lectures sur ce blog depuis le début, mais ma liste grandit, et je me rends compte qu’il peut être difficile d’avoir une vue d’ensemble, ou de rechercher un ouvrage en particulier… Voici donc une reprise de ce qu’il y a dans ma bibliothèque, lu et en attente, avec un lien vers l’article du livre quand celui-ci existe déjà !

Faber et Mazlish :
Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent
Parents épanouis, enfants épanouis
Frères et soeurs sans rivalité
Parler aux ados pour qu’ils écoutent, les écouter pour qu’ils parlent
Parler pour que les enfants apprennent, à la maison et à l’école

Jane Nelsen :
La discipline positive
La discipline positive pour les adolescents
Positive time-out
Positive discipline A-Z: 1001 solutions to everyday parenting problem
Positive discipline – parenting tools
Positive discipline in the classroom
Positive discipline – The first three years

Thomas Gordon :
Parents efficaces
Eduquer sans punir
Parents efficaces au quotidien

Faber et King : 
Parler pour que les tout-petits écoutent
(Contrairement à ce qu’on pourrait en penser, ce livre, écrit par la fille d’Adèle Faber et l’une de ses amies, n’est pas une répétition de l’ouvrage de sa mère. Il apporte bien plus d’illustrations et de mises en situation. Je conseillerais même de commencer par celui-ci ! Et pas seulement pour les tout-petits : le titre original dit seulement “petits”. On parle en fait des 2-7 ans.
En attendant mon article à son sujet, vous pouvez cliquer ici pour lire les avis sur Amazon.)

Isabelle Filliozat :
“J’ai tout essayé !”
Au coeur des émotions de l’enfant
“Il me cherche !”
Que se passe-t-il en moi ?
L’intelligence du coeur
Il n’y a pas de parent parfait

Elizabeth Crary :
Arrête d’embêter ton frère, laisse ta soeur tranquille
Kids can cooperate

Haim Ginott :
Entre parent et enfant
Between parent and teenager
Teacher and child

Catherine Dumontheil-Kremer :
Poser des limites à son enfant

Anne-Claire Kleindienst et Lynda Corazza :
Petit décodeur illustré de l’enfant en crise
(Je n’ai pas encore pris le temps de faire une présentation de ce livre, mais je vous le conseille !
En attendant mon article, vous pouvez cliquer ici pour aller voir les avis sur amazon.)

Lawrence Cohen : 
Qui veut jouer avec moi ?

Céline Alvarez :
Les lois naturelles de l’enfant

Marshall Rosenberg :
Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)
Eduquer nos enfants avec bienveillance
Les ressources insoupçonnées de la colère

Sura Hart, Victoria Kindle Hodson :
Parents respectueux, enfants respectueux

Catherine Gueguen :
Pour une enfance heureuse
Vivre heureux avec son enfant

Heureux d’apprendre à l’école (j’ai adoré ! – interessant aussi pour les parents. voir commentaires)

Richard Wiseman :
59 seconds

Alfie Khon :
Aimer nos enfants inconditionnellement
Punished by rewards

Daniel Siegel, Tina Payne Bryson :
Le cerveau de votre enfant (plein de choses très intéressantes, quelques points à supprimer)
La discipline sans drame
Le cerveau qui dit oui (pas encore d’article sur le livre, mais une petite vidéo d’un extrait)

Chantal de Truchis-Leneveu :
L’éveil de votre enfant

Rudolf Dreikurs :
Children – The Challenge

Shefali Tsabary :
The conscious parent

 

J’ai moyennement aimé :

Jacques Salomé :
Papa, maman, écoutez-moi vraiment

Révolution dans l’éducation !

Un vent nouveau souffle sur l’éducation en France. Une vraie révolution. L’engouement pour la parentalité positive, que je soutiens, oui, mais je parle aussi de l’éducation dans le sens éducation nationale, l’école donc. Ce n’est pas un hasard si Stanislas Dehaene, spécialiste en neurosciences, a été nommé président du conseil scientifique récemment nommé pour aider à améliorer les méthodes d’apprentissage. Et ce n’est pas non plus un hasard si le titre de mon article reprend le thème du festival d’Autun auquel j’ai assisté en juillet (2017). Car c’est effectivement à une révolution que nous pourrions bien assister. En tout cas, c’est ce que cela m’a inspirée lorsqu’à ce festival, j’ai assisté à la conférence de Céline Alvarez.

C’est pourquoi, lorsque Marion, du blog Liberté pédagogique, m’a proposé de participer à son carnaval d’articles intitulé “Les livres qui vont révolutionner l’éducation”, j’ai immédiatement pensé à celui de Céline Alvarez : Les lois naturelles de l’enfant.

(Marion va proposer en téléchargement gratuit un petit livre qui reprendra les différents articles des blogueurs répondant au même thème, j’ai hâte de voir les livres qu’ils auront choisis…)

En quoi le livre “les lois naturelles de l’enfant” propose-t-il une révolution dans l’éducation ?

En fait, c’est ce qui est le plus surprenant. Comme le titre l’indique, Céline Alvarez se contente de nous expliquer comme l’enfant fonctionne naturellement. Donc, pas de bouleversement ou de nouvelle méthode. Enfin… Si, en fait. Parce que les méthodes actuelles ne prennent pas forcément ce fonctionnement naturel en compte.

Le scénario actuel

Les instituteurs et professeurs suivent des programmes et des méthodes qui leur sont imposés, et assument auprès de leurs élèves le rôle d’un passeur. Un passeur de connaissance. Qui impose ce qu’il transmet, quand il le transmet, et comment. En faisant de plus entrer tous les enfants dans un même moule, puis en évaluant leurs résultats selon sa propre perspective.

Et ces instituteurs et professeurs s’épuisent…

Car les méthodes à leur disposition sont en fait des entraves à l’apprentissage pour les enfants. Selon Céline Alvarez, c’est comme s’ils cherchaient à conduire une voiture sur l’autoroute en laissant le frein à main.

Ce que propose Céline Alvarez

Elle propose de “simplement” respecter les lois naturelles de l’enfant. D’accompagner l’enfant à son potentiel, et le laisser se développer, s’épanouir dans le bonheur de son apprentissage !

Du bonheur à l’école ! Oui, ça aussi c’est une révolution dans l’éducation…

Et elle ne se contente pas de le proposer. Avant d’écrire son livre, avant de partager toutes ces idées, elle les a mises à l’épreuve. Elle a travaillé 3 ans à Gennevilliers. Elle a tenu une classe maternelle multi-niveaux dans cette banlieue défavorisée de la région parisienne… et y a obtenu des résultats impressionnants !!

Tant au niveau des résultats scolaires que d’attitude des enfants. Les témoignages des parents, d’ailleurs, sont particulièrement frappants.

Comment la lecture de ce livre permet-elle d’amorcer cette révolution ?

Ce livre est vraiment surprenant, en fait.

D’un côté, il est plein de références, il parle de fonctionnement du cerveau, d’expériences menées… C’est donc un livre scientifique, en un sens. Et pourtant, il est très facile, très agréable à lire !  Je pense que l’auteur a un certain talent de pédagogue. Elle nous mène vers une meilleure compréhension des processus d’apprentissage, nous en décrit les sources, et les implications, tout en les éclairant de ses expériences.

Ainsi, il est relativement facile pour le lecteur d’intègrer les principes clefs, des principes qui, une fois appliqués, vont bousculer son mode d’enseignement, sans aucun doute.

La plasticité cérébrale

Tout commence par le fait que le cerveau est plastique. C’est à dire qu’il peut être déformé, façonné. On ne nait pas avec un cerveau terminé. Il évolue en fait en permanence, tout au long de la vie.

C’est cependant au cours des premières années que cette plasticité est la plus forte.

En fait, à chaque expérience à laquelle l’enfant se confronte, son cerveau crée des connexions. Des dizaines, des centaines.. des milliards de connexions. Céline Alvarez explique que si le cerveau d’un adulte possède déjà 3 fois plus de connexions que ce qu’il y a de liens sur internet (vous imaginez ??), celui de l’enfant en a encore 3 fois plus ! Son cerveau crée ainsi 7000 à 10000 nouvelles connexions par seconde !!

A condition qu’on lui en offre l’opportunité. Un enfant laissés à eux-mêmes pendant des heures, sans interaction ou stimulation d’aucune sorte ne va voir son cerveau se développer de la même manière.

De plus, vous aurez déduit du fait que le cerveau de l’adulte possède 3 fois moins de connexions que celui de l’enfant, qu’il y a un moment où un élagage est fait. En effet. C’est l’élagage synaptique.

Les connexions qui restent sont celles qui correspondent à des expériences répétées. Celles qui sont trop rares sont jugées moins utiles, et disparaissent.

Ainsi, l’entourage de l’enfant dans ses premières années a un impact énorme sur le développement de son cerveau ! Et cela explique également pourquoi les modèles se répètent du parent à l’enfant : le cerveau a grandi en renforçant les connexions de son cerveau qui correspondaient à l’attitude répétée de son parent… I est donc physiquement câble pour agir ainsi également…
Vous imaginez ce que cela signifie en termes de responsabilité ??
Mais également, de possibilités !! Car cela démontre que ce fonctionnement du cerveau n’est pas inné, mais bien acquis, ce qui permet, par un entourage et un environnement adéquat, d’offrir de vraies chances d’apprentissages à tous les enfants. Tous.

Les lois naturelles de l’apprentissage

Je ne vais pas ici vous exposer tout ce qui est dit dans le livre de Céline Alvarez, de peur de ne jamais terminer mon article.  Je vous encourage vraiment à lire vous-mêmes le livre complet. (ou à consulter le site des lois naturelles de l’enfant).

Nous en retiendrons cependant, en première approche les principes suivants :

  • l’indispensable mélange des âges
  • la motivation endogène
  • l’importance de l’erreur
  • la richesse du monde réel
  • l’importance du jeu libre
  • la toxicité du stress
  • la bienveillance

Sous chacun de ces termes, il pourrait y avoir un article complet, et encore, je n’ai pas tout listé !

Cela n’a l’air de rien, mais prendre conscience de certains des points ci-dessus est sans aucun doute déjà une manière de changer son mode d’enseignement. Si l’on ne peut malheureusement pas forcément mélanger les âges dans les classes du jour au lendemain, on peut immédiatement modifier notre perception de l’erreur, comprendre pourquoi les enfants ne sont pas motivées par les activités imposées, ne plus avoir peur de nous laisser aller à la bienveillance.

(Si vous voulez en savoir plus, en particulier sur la motivation, l’erreur… vous pouvez commencer par le résumé de la conférence de Céline Alvarez à Autun.)

L’apprentissage didactique

Toute une partie du livre est consacrée à l’exposé concret de l’apprentissage didactique, en particulier sur les thèmes des mathématiques, et de l’entrée dans la lecture et l’écriture ; mais pas seulement !

Application dans ma maison

Cette partie tombait bien pour moi, car j’enseigne justement la lecture à mon fils, qui va entrer l’année prochaine en CE1 en France, alors qu’il n’aura jamais avant été scolarisé dans un établissement francophone. Je me suis donc inspirée de plusieurs activités proposées par Céline Alvarez, et il ne fait aucun doute que cela a participé à l’enthousiasme de mon fils !

J’ai également lu les autres parties avec plaisir, retrouvant parfois, surtout dans le matériel mathématique, des activités Montessori que je connaissais déjà , mais pas seulement. Et, encore une fois, la présentation de ces activités est fluide, entrecoupées d’observation de la classe, des effets de chacune, de ce qui a plu ou moins plu, de comment les enfants se l’appropriaient, etc…

L’école de Céline Alvarez n’était pas une école Montessori

Je rajoute ce paragraphe car il me semble important, surtout suite à ce que je viens d’écrire sur les activités mathématiques reconnues.

Cette confusion est fréquente chez les personnes qui ne connaissent pas bien le travail de Céline Alvarez. Et l’on peut le comprendre, car elle a effectivement repris beaucoup des principes, et du matériel qui sont issus de la pédagogie Montessori. Mais pas que.

Maria Montessori a vécu au début du 20è siècle, et a effectivement permis de faire un bond prodigieux en terme de pédagogie. Le respect que lui vouent aujourd’hui ceux qui admirent son travail est cependant parfois poussé au point de ne vouloir rien y changer. Alors qu’elle-même aurait voulu que les suivants aillent plus loin.

C’est ce que fait Céline Alvarez. Elle cite régulièrement Maria Montessori dans son livre, appliquant souvent ses idées. Mais à la pédagogie Montessori, elle ajoute les connaissances plus récentes des neurosciences – en particulier celles qui concernent les compétences exécutives, évoquées un peu plus loin. Et ajoute également l’importance du lien, de la connexion à l’autre, de façon bien plus poussée.

L’autonomie au service des compétences exécutives

D’après le “Center on the developing child” de Harvard, il suffit de 2 enfants avec des compétences exécutives sous-développées pour que cela ait un impact sur l’ambiance de toute la classe.

Que sont ces compétences exécutives ?

Les experts en relèvent trois principales :

  • la mémoire de travail
  • le contrôle inhibiteur
  • la flexibilité cognitive

Ces trois compétences sont fondamentales pour mener à bien quelconque projet, ou apprentissage.

Il s’agira en effet, d’utiliser notre mémoire de travail pour retenir l’ordre des étapes, garder en tête où nous en sommes ; puis notre contrôle inhibiteur pour rester concentrer, et ne pas se laisser distraire par une quelconque interruption ; enfin notre flexibilité cognitive pour nous adapter à nos résultats et chercher une meilleure méthode au besoin.

Des compétences prédictives

Le développement de ces compétences a plus d’impact sur la réussite et l’épanouissement que le QI. Parce que ces compétences permettent de progresser, de s’adapter, et de mieux se relier aux autres. Nos relations sociales sont donc meilleures, et notre parcours scolaire et professionnel également.

Essayer d’enseigner à un enfant dont les compétences exécutives sont sous-développées est voué à l’échec. Il ne retiendra pas ce qu’il aura appris.

Il vaut mieux dans ce cas “perdre” le temps nécessaire à aider cet enfant à développer ces compétences, avant de revenir à un enseignement du contenu plus didactique. (De l’importance, à partir de ce principe, que l’enseignement soit différencié !! Impossible de demander les mêmes choses à tous les enfants, alors qu’ils sont à des moments différents de leur développement…)

L’autonomie

Quelle est donc la meilleure manière d’aider l’enfant à développer ses compétences exécutives ?
Si certaines activités peuvent effectivement être proposées (dont la méditation…), le plus efficace est simplement de laisser l’enfant aider au soin de son environnement.

De fait, entre 3 et 5 ans, âge auquel le développement de ces compétences est le plus important, les enfants sont naturellement attirés par : le nettoyage, la cuisine, la lessive, etc.
Enseigner à un enfant à faire seul, le laisser essayer de monter l’escalier, de nettoyer la table, est ce qu’il y a de plus puissant pour son développement.

Les lois naturelles de l’enfant regorge d’exemples et d’illustrations de ce principe…

Moi qui ai toujours valorisé l’autonomie de mes enfants, je suis de nouveau poussée vers l’idée de les impliquer encore, et encore plus, convaincue à présent que c’est pour eux un vrai cadeau pour le futur !

Soutenir leur élan à grandir, à apprendre, à se construire. Avec notre aide, puis de moins en moins.

Le secret, c’est l’amour

La dernière partie de ce livre porte enfin sur l’amour. Sur la puissance de la reliance.

Car l’être humain a besoin de connexions. (Ce n’est pas la première vous que nous en parlons ici, n’est-ce pas ?). Le regard bienveillant de l’entourage l’aide à grandir, à se développer. Émotionnellement et physiquement.  C’est ce qui lui permettra d’avoir confiance en lui.

Selon Céline Alvarez, ce lien est “un levier extraordinaire”, sans lequel le reste ne sert à rien.
C’est également cet amour reçu qui leur permettra de ressentir un vrai bonheur d’aller à l’école !
Et de développer leur sens de l’empathie…

Quelle inspiration, quel élan à lire ces résultats !

Et j’en aurais encore beaucoup à compter, mais je crois que mon travail s’arrête là pour aujourd’hui.

Pour terminer enfin, je vous laisserai sur le début du dernier paragraphe du livre :
“Sur ce chemin, l’expérience de Gennevilliers constitue un point de départ, et non d’arrivée. Que chacun se sente libre de retenir ce qui lui semble pertinent et d’oublier le reste.

Et voilà comment commence cette révolution de l’éducation !

 

 

 

L’éveil de votre enfant – Chantal de Truchis-Leneveu

Le premier livre d’éducation que j’ai vraiment lu, c’est celui-ci : L’éveil de votre enfant, de Chantal de Truchis-Leneveu, il y a déjà 15 ans de cela !
Cela faisait donc un moment que je voulais en faire ici un bref résumé, et que, prise par autre chose, ce résumé restait en bas de ma liste.

(Note : cliquer ici pour voir les autres livres de ma bibliothèque)

Je saisis aujourd’hui l’opportunité du carnaval d’articles (c’est à dire un thème traité à la fois par plusieurs blogueurs) lancé par Sonia, du blog Danse prénatale sur le thème “LE livre à lire pendant votre grossesse”.

Si je n’ai pas lu ce livre à proprement parler pendant la grossesse, je l’ai lu lorsque mon aîné avait tout juste quelques mois, et il m’a énormément apporté.

En particulier, sur le thème de l’autonomie.

En avant-propos, l’auteur, Chantal de Truchis-Leneveu, explique que le fondement de ce qu’elle présente dans son livre découle des principes observés et décrits dans la pouponnière de Loczy. Je sais que cet exemple de Loczy est aujourd’hui présenté aux psychologues et autres professionnels de la petite enfance, et c’est pourquoi je le précise ici.

Principe fort : l’enfant est acteur de son développement. 

Sommaire de l’éveil de votre enfant

Afin que vous ayez une meilleure idée du contenu du livre, en voici le sommaire.

Chapitre 1 : Découvrir un bébé
Chapitre 2 : Les soins quotidiens, moments privilégiés d’échange
Chapitre 3 : Le temps éveillé ou la liberté de mouvements et d’activités
Chapitre 4 : Les jouets et les aménagements
Chapitre 5 : Le droit à l’émotion
Chapitre 6 : L’apprentissage de la réalité et de la vie sociale
Chapitre 7 : Séparation, histoire de toute vie humaine
Chapitre 8 : Accueil, mode d’emploi
Chapitre 9 : Et pour nous les parents ?

Tous les chapitres sont intéressants, en particulier parce qu’ils invitent à un nouveau regard sur l’enfant, à plus d’écoute et d’échange.

Une introduction à la parentalité positive ?

En reprenant ce livre, que je n’ai pas lu depuis des années, je suis surprise d’y voir toute une partie sur le droit à l’émotion. Et en particulier ce sous-titre, qui me semble si important aujourd’hui : “Parler ne supprime pas la difficulté”. Ainsi, l’auteur encourage à l’écoute de l’émotion, à son acceptation, principe même de l’éducation positive. L’avais-je compris à l’époque ?

De la même manière, je trouve dans le chapitre 6 une présentation brève de “Trois conceptions de l’éducation” :
Penser que l’on doit dresser l’enfant
Penser que l’on a à aider l’enfant à comprendre le pourquoi des exigences
Adopter le laisser-faire

Quel lien fort entre cette liste d’options, et le positionnement de la parentalité positive, ni autoritarisme, ni permissivité ! Même si ce livre ne développe pas complètement les principes de parentalité positive, nous voyons bien que nous y sommes déjà un peu ! Je comprends que ce livre m’ait tant parlé à l’époque.

Mais ce que j’ai le plus retenu de ce livre, ce que j’ai le plus appliqué, c’est tout ce qui touche à la liberté de mouvements, et aux activités.

La motricité libre

Dans ses premières années de vie, l’enfant développe sa motricité de manière époustouflante. Et nul besoin pour cela de l’y encourager. En revanche, il est bon de ne pas l’entraver.

J’ai retenu ainsi deux principes fondamentaux :
1- ne pas mettre l’enfant dans une position qu’il ne maîtrise pas (assis sur un canapé coincé par des coussins, posé sur une balançoire…)
2- ne pas le mettre en position de dépendance de l’adulte dans ses mouvements

Deux exemples concrets pour illustrer ce dernier point, qui pour moi est fondamental puisqu’il relève autant du développement que de l’autonomie de l’enfant :

Le toboggan

Tout comme l’explique Floriane dans son article sur l’autonomie du tout petit, dans la partie sur la motricité libre, nul besoin de mettre l’enfant sur le toboggan avant qu’il soit capable d’y monter. Ce n’est pas que l’enfant ne l’apprécierait pas, mais il serait alors dans une relation de dépendance totale par rapport au parent : impossible de renouveler l’expérience sans l’adulte.

Or, l’enfant est tout aussi content de développer sa motricité en apprenant à monter sur la première marche du jeu, à passer le pont… Et lorsque, enfin, il saura monter seul jusqu’en haut du toboggan, son bonheur à le descendre en sera décuplé. Alors, vous pourrez vous réjouir pour lui de le voir remonter, seul et capable, pour recommencer !

La marche

Lorsque nous expliquions que nous ne voulions pas prendre les mains de notre fils pour l’aider à marcher, les gens nous regardaient comme des extra-terrestres… Et c’est bien dans ce livre que j’ai lu cette idée. En fait, l’enfant a déjà bien à faire en apprenant à se mettre debout seul, en apprenant à passer les obstacles à 4 pattes, à descendre les escaliers à reculons, etc… Il se mettra à marcher lorsqu’il sera en mesure de marcher, simplement.

Je ne sais pas bien ce qui nous pousse, en tant que parent, à vouloir accélérer cette étape. Une fierté mal placée ?? Pourtant, nous n’encourageons pas la marche ainsi, au contraire, car l’enfant développe alors de mauvais appuis en se pendant à nos doigts, en plus d’une totale dépendance tant que cette étape n’est pas terminée.

L’avantage de cette indépendance : 

Comme mes enfants n’allaient que là où ils pouvaient aller seuls, ils ont pu seuls découvrir leurs limites. Lorsqu’ils montaient quelque part, je n’avais pas peur. Je savais qu’ils avaient pris les bons appuis, qu’ils avaient confiance en eux-mêmes, qu’ils maitrisaient ce qu’ils faisaient.

Et même plus tard, nous avons gardé ce principe : si mon fils me demande de le monter dans l’arbre, je lui dis : “Tu peux monter où tu veux tant que tu le fais seul. Si tu ne peux pas le faire sans aide, c’est que c’est encore trop dangereux pour toi.”

Pour l’aspect pratique, le livre liste et décrit des tas d’aménagements et d’activités pour l’enfant en fonction de son âge, de 0 à 20 mois.

Et également…

Pour terminer, l’auteur soulève des questions importantes pour le quotidien de l’enfant :
les moments de séparation
les structures d’accueil, voir comment il y sera accueilli et respecté
et ouvre enfin sur l’attitude du parent, et sur son propre vécu.

Ainsi, je ne peux que conseiller aux futurs parents et aux parents de jeunes enfants de lire ce livre, qui vous aidera énormément en terme d’accompagnement de votre enfant vers son propre développement.

Et lorsque vous l’aurez lu, venez donc m’en parler ici !

The conscious parent – Shefali Tsabary

Ce livre m’a été prêté par une maman de l’un de mes ateliers, et j’ai pris plaisir à le parcourir.

(Note : cliquer ici pour voir les autres livres de ma bibliothèque)

Comme j’en avais déjà beaucoup dans ma besace, je l’ai un peu lu en diagonale, et ne pourrai donc vous un faire un résumé par morceaux comme j’aime bien les faire, mais j’ai quand même pris notes de certaines idées intéressantes.

Il semble que ce livre n’ait pas encore été traduit, mais si ce que j’en note vous intéresse, un autre livre du même auteur existe en francais : Parents, enfants : grandir ensemble

Voici donc les idées que j’ai aimées dans ce livre :

Accepter notre enfant tel qu’il est, savourer les moments

Saisir les opportunités de transmettre notre amour, sans raison.

L’enfant est en recherche de lui-même. Laissons-lui du temps pour s’ennuyer et se découvrir. Trop faire empêche d’être.

L’importance de se connaitre en tant que parent, de s’écouter : écouter sa respiration, écouter le silence, écrire un journal…

Exprimer sa gratitude envers l’enfant

Recevoir les erreurs, les célébrer !

Enseigner est plus efficace que punir : la punition peut arrêter le comportement, mais n’inspire pas à le remplacer par un comportement plus adéquat…

Réfléchir à notre responsabilité dans le comportement des enfants

Et pour terminer, l’idée que nous pouvons progresser ensemble, en tant que société, en gardant ces principes à l’esprit.

  • Quand on ne valide pas les émotions, on leur enseigne à ne pas prêter attention aux émotions des autres
  • Quand on récompense le succès et qu’on blâme les échecs, on leur enseigne à ne pas essayer si on craint de ne pas réussir
  • Quand on remplit notre temps d’activités, on leur enseigne à être distrait
  • Quand on s’énerve face à la vérité, on leur enseigne à mentir…

Pour écouter Shefali Tabary, je vous encourage, si vous comprenez bien l’anglais, à voir son TEDx talk.

 

Parents efficaces – Thomas Gordon

(Note : cliquer ici pour voir les autres livres de ma bibliothèque)

Thomas Gordon est un psychologue américain (mort en 2002), spécialiste de la communication et de la résolution de conflits selon une méthode gagnant-gagnant.

Il a créé un programme de formation de parents intitulé “Parents efficaces” dans les années 60.
Egalement appelée “méthode Gordon”, cette méthode “gagnant-gagnant” cherche à rompre avec les modèles d’éducation classique :
– celui de l’autoritarisme, dans lequel le parent gagne et l’enfant perd
– celui de la permissivité, dans lequel l’enfant gagne et le parent perd.

Gordon défend le point de vue (que je partage) que la plupart des parents restent dans ces modèles-là parce qu’ils pensent que ce sont les seules options.
Pour sa part, il propose une méthode sans parent, dans laquelle les avis de chacun sont pris en compte.
On est donc bien déjà dans la dynamique de la parentalité positive.

Ce livre est dense.
Il nécessite franchement une deuxième lecture avant que je puisse vous en faire des résumés clairs.
Cependant, il est assez complet et apporte beaucoup.

Pour vous donner une idée de ce qu’il contient, en voici la table des matières :

1- Les parents reçoivent des blâmes mais peu de formation
2- Les parents sont des personnes et non des dieux
3- Comment écouter pour que vos enfants vous parlent : le langage de l’acceptation
4- L’application de vos capacités d’écoute active
5- Comment écouter les enfants trop jeunes pour s’exprimer
6- Comment parler pour que vos enfants vous écoutent
7- L’application du “message-Je”
8- Changer un comportement inacceptable en changeant l’environnement
9- Les inévitables conflits entre parents et enfants : qui devrait gagner ?
10- Le pouvoir des parents : nécessité ou justification ?
11- La méthode “sans perdant” pour résoudre les conflits
12- Les craintes et les préoccupations des parents au sujet de la méthode sans perdant”
13- L’application de la méthode “sans perdant”
14- Comment éviter d’être congédié par ses enfants ?
15- Les parents peuvent éviter les conflits en se transformant eux-mêmes
16- Les autres parents de vos enfants

Articles en rapport avec ce livre :
La colère oui… mais quel est notre “sentiment premier” ?

– et bien d’autres à venir –

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Parents respectueux, enfants respectueux – Sura Hart et Victoria Kindle Hodson

Des enfants respectueux, oui ! Mais attention : cela nécessite également des parents respectueux !

Ca fait un moment déjà que j’ai acheté ce livre.
(Note : cliquer ici pour voir les autres livres de ma bibliothèque)

En fait, je l’avais emprunté à une amie, j’en avais lu seulement le début, et il s’annonçait tellement intéressant que j’avais décidé de l’acquérir.
Il faut dire qu’il était très en ligne avec mes aspirations du moment, à savoir le développement de la communication non violente (CNV).
En effet, les auteures expliquent y appliquer les principes de CNV à l’éducation, et c’est très inspirant.
Ne croyez pas que vous tomberiez cependant dans un manuel de CNV (passionnant au demeurant, mais différent). Si les principes de la CNV sont décrits dans une des clefs présentées, les autres chapitres ne font qu’en appliquer l’esprit, avec brio.

J’aime le titre de Parents respectueux, enfants respectueux, parce que je trouve qu’il met bien en valeur l’ordre des choses. Dans l’éducation dite traditionnelle, je vois en effet encore beaucoup de parents qui aimeraient avoir ce qu’ils appellent des enfants respectueux, sans pour autant appliquer vraiment eux-mêmes la notion du respect.

Table des matières

Ce livre est articulé en 3 parties (avec des liens vers certains de mes articles qui sont reliés aux chapitres concernés)

I- Le fondement du respect et de la coopération
1. Respect et coopération : ce que les parents veulent et comment l’obtenir
2. Respect de soi : les parents ont aussi des besoins
3. Qu’est-ce qui nuit à la coopération ?

II- Les 7 clefs de la coopération
1. Etre au clair avec son objectif en tant que parent
(plus une sous-partie dont j’ai fait un article à part entière car il me semblait à part du reste sud chapitre : Choisissez d’appuyer les choix faits par vos enfants)

2. Voir les besoins derrière toute action
3. Créer de la sécurité, de la confiance, et un sentiment d’appartenance
4. Donnez envie de donner
5. Utiliser un langage respectueux
6. Apprendre ensemble au fur et à mesure
7. Faire de votre maison une zone sans faute

III- Activités familiales et petites histoires tirées de la zone sans faute
1. Les cultures girafe et chacal
2. Les réunions familiales
3. Les pratiques qui rendent la vie plus belle
4. La résolution pacifique des conflits
5. Le jeu des girafes et des chacals
6. Petites histoires tirées de la zone sans faute

Annexes

Note : je n’ai pas tout à fait terminé ni la lecture, ni la synthèse de ce que j’ai déjà lu, et je viendrai compléter cette présentation de mes liens au fur et à mesure !

Autre article inspiré de ce livre :
Le chemin de la parentalité positive : un changement en profondeur

Pour acheter Parents respectueux, enfants respectueux en format poche (il existe également au format broché, mais j’aime mieux les formats faciles à emporter !)

 

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Papa, maman, écoutez-moi vraiment – Jacques Salomé

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C’est le premier livre que je lis de Jacques Salomé, et je ne suis pas sûre de ce que j’en pense.
J’ai du mal à me sentir vraiment en ligne, et ne le conseillerai probablement pas à mes amies. Il y a tellement d’autres livres qui ont été, pour moi, plus enrichissants..

Cependant, il m’aura probablement aidée à me sensibiliser un peu à certains modes d’expression autres des enfants.
En effet, l’auteur y traite des langages non verbaux.

Ainsi, avant une partie d’échanges et de petites histoires, il traite de :
La gestuelle
Les passages à l’acte
Les rituels
Les somatisations
Les symbolisations

La partie qui m’est le plus restée est celle des somatisations, probablement parce que c’est celle que j’ai le plus de mal à recevoir.
Si l’on écoute Jacques Salomé, il semble que toute maladie soit un langage.
Je conçois bien que notre corps réagit aux difficultés, j’ai du mal à n’attribue les maladies qu’à cela.
Cependant, c’est toujours intéressant de s’ouvrir à d’autres points de vue !

Le temps me manquant, et les livres étant toujours aussi passionnants, je ne ferai pas immédiatement ma chronique de celui-ci, mais cela viendra !

Pour ceux qui sont intéressés et ne peuvent attendre, voici le lien amazon…

Et pour voir les autres livres de ma bibliothèque, c’est ici.

 

 

 

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Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) – Marshall Rosenberg

Ce livre n’est pas un livre d’éducation, mais il n’en est pas moins fondamental, et très proche des notions de respect que nous cherchons à développer en parentalité positive ou bienveillante.

(Note : cliquer ici pour voir les autres livres de ma bibliothèque)

Marshall Rosenberg est un psychologue américain qui a développé dans les années 60 la notion de communication non violente (CNV), une manière de communiquer qui se défait des jugements et des critiques pour être plus sincère et vraie. Il a écrit de nombreux ouvrages et a beaucoup travaillé dans la gestion de conflits, appliquant sa méthode avec un succès qui perdure et se développe encore aujourd’hui, après sa mort (en 2015).

Ca fait bien longtemps que j’ai envie de me pencher plus avant sur des thèmes de communication non violente.

Je me souviens avoir expliqué l’année dernière que je voyais certains thèmes comme emmêlés dans une pelote : la parentalité positive, la communication non violente, la pleine conscience… En tirant un fil, on tombe régulièrement sur un des autres thèmes, on y trouve des similitudes. (D’ailleurs, certains principes de son écoute emphatique avaient été abordés dans mon stage de grammaire des émotions de l’été dernier).
Seulement voilà, on ne peut pas tout tirer à la fois, c’est déjà difficile de se focaliser sur son thème ! Alors, j’avais choisi de tirer d’abord le fil de la parentalité positive, parce que c’était celui qui me tenait le plus à coeur.

Seulement, cette idée d’approfondir le peu de notion de CNV que j’avais ne me quittait pas, et, il y a quelques mois, je me suis enfin attaquée, tout doucement, à ce livre d’initiation de Marshall Rosenberg lui-même : Les mots sont des fenêtres.

Bien m’en a pris ! Rares sont les livres qui inspirent autant !

Franchement, la CNV devrait être au programme des écoles, le monde serait alors probablement plus facile à vivre !

En attendant, et à mon échelle, ce livre m’aide régulièrement à mieux communiquer mes sentiments et mes besoins ; ainsi qu’à recentrer mon attention sur ce que l’autre me dit.

Tout doucement. Parce que c’est un exercice difficile !

Mais comme je tiens à mieux maîtriser la chose, je me suis inscrite à une formation de 4 jours en juillet ! Je vous raconterai…

En attendant, je cherche à mieux m’écouter. Parce que pour pouvoir dire ce qu’on ressent, et ce dont on a besoin, il faut déjà savoir ce qu’on ressent et ce dont on a besoin ! Or, on passe beaucoup de temps à ne pas savoir ce qu’on ressent…

Ces derniers temps, j’essaye d’y prêter plus attention. Et je découvre des choses sur moi-même, je réalise que je nourris parfois certaines rancunes que je n’ai jamais explicitées !

Je sais qu’en continuant, et en relisant et relisant ce livre, je deviendrai une meilleure personne.

Je n’ai pas encore pris le temps de faire des résumés de ce livre, mais je le ferai.

En attendant, je vous encourage grandement à le lire vous-même, c’est une perle de vie !!

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Il n’y a pas de parent parfait – Isabelle Filliozat

(Note : cliquer ici pour voir les autres livres de ma bibliothèque)

Ca fait plusieurs mois que j’ai acheté ce livre dont je trouve le titre excellent, et, toujours en retard dans mes résumés, je ne l’ouvrais pas.

Décidant finalement de continuer à lire pour me développer, même si mes articles résumés ne suivaient pas, je l’ai enfin ouvert !

J’en suis encore au début, mais je complèterai ici au fur et à mesure les articles qu’il m’inspire !

Articles en lien avec ce livre :
Conflits entre les parents sur le mode de discipline : le paradoxe
Notre enfant, un prolongement de nous-mêmes
Exagérer les fautes de nos enfants : une manière de se justifier…
Doit-on toujours voler au secours de son enfant ?
Toutes les mères sont de mauvaises mères… et de bonnes mères.
Le parent et ses réactions impulsives

— et bien d’autres à venir —