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Sixième jour de mon défi.

Aujourd’hui, je devais assister à mon dernier jour de formation à la CNV (Je finis une formation de 4 jours : 2 jours sur le module 1, 2 jours sur le module 2), et je savais que la journée terminerait plus tôt.

J’ai donc décidé de reporter ma session méditation à la fin de journée.

Pour une fois, j’ai choisi de ne pas être guidée : une simple petite musique de fond m’accompagnait, et une minuterie était enclenchée.

Je me suis sentie bien : d’abord cherchant le moment présent, puis me baignant dans l’ambiance de gratitude que j’ai ressentie pendant ma formation, grâce à la chaleur du groupe, grâce au contact, à la bienveillance de chacun.

Ces journées ont été denses en émotions autant qu’en connaissances, et j’ai essayé, lors de ma médiation, de voir ce que cette gratitude soulevait chez moi. Une grande joie !

Demain, je reprends le train pour quitter Aix et remonter à Paris, pour quelques jours.

Je retrouverai mes enfants dans 4 jours, et c’est à partir de ce moment-là surtout que je verrai si je parviens à continuer à m’offrir ce temps quotidien…

Mais ne nous inquiétons pas trop en avance.

A demain !

Cinquième jour de mon défi.

Ce matin, j’ai eu le temps de prendre un moment pour moi, entre ma douche et mon petit-déjeuner.

J’ai choisi cette fois une méditation guidée, conçue pour le matin, pour se dynamiser. Je l’ai beaucoup appréciée !

Au cours de la méditation, il s’agissait au bout d’un moment, de s’imaginer sous une cascade, une cascade qui nous couvrait de dynamisme et d’énergie. Et c’est exactement ce qui m’est arrivé : je me suis sentie toute énergisée ! (Et c’est ce qu’on voit sur la photo du jour !)

Ce type de méditation est une découverte pour moi. C’est amusant de constater qu’il est possible de se remplir physiquement d’énergie ainsi ! La force du mental sur le physique est vraiment impressionnante.

Et ça tombe bien : c’était exactement ce dont j’avais besoin pour faire face à cette 3ème journée de formation en CNV qui m’attendait. J’y suis arrivée en forme et disponible pour l’apprentissage.

A demain !

 

Quatrième jour de mon défi.

C’est très fatiguée que je prends, derrière mon clavier, le temps de vous relater l’expérience méditation du jour.

C’est que je suis actuellement en formation de CNV, et je sors d’une 2e journée tout aussi dense que la première. Je n’ose imaginer mon état après les jours 3 et 4 !

Enfin, ce matin, j’ai pris une dizaine de minutes pour une méditation simple, autour du moment présent.

Et ce soir, lorsque je suis rentrée, j’ai pour la première fois senti non pas une envie, mais un réel besoin de méditer encore.

J’ai donc choisi une méditation guidée d’environ 20 minutes, sur l’instant présent et la respiration. J’avais encore la tête pleine de tout ce qui avait été chamboulé par ma formation, et revenir me concentrer sur ma respiration m’a fait du bien, même si, bien sûr, je continuais à dériver.

J’ai aimé la proposition du guide, pour aider à rester centré, de penser intérieurement “in”, et “out” à chaque inspiration, à chaque expiration…

Et, autre moment sympathique de ma méditation : celui où la lumière jouait dans les branches pour passer à travers mes paupières !

A demain !

Troisième jour de mon défi.

Ce matin, je me suis levée avec une demi-heure d’avance, prévoyant mon temps de méditation.

Mais.. j’ai eu ma mère au téléphone. Cela faisait 3 jours que nous jouions à cache-cache, et n’arrivions pas à nous parler. La conversation a pris un tour inattendu, et a duré une demi-heure. Donc, plus de temps pour ma méditation du matin, avant de me rendre à ma formation de CNV !

J’ai donc testé, pour la première fois, la méditation de fin de journée.

J’ai choisi une méditation d’environ un quart d’heure sur le bonheur, et c’était une méditation surprenante, car elle entrait immédiatement dans le vif du sujet, au contraire de celles que j’avais écoutées jusqu’ici, qui prennent d’abord le temps de la posture, de la respiration.

Une sensation nouvelle, celle de sourire à l’intérieur de la bouche, m’a mise en joie !

J’ai senti cependant que ma journée avait été longue, pleine d’enseignements. Les idées tournaient dans ma tête, et j’ai eu du mal à revenir, et me recentrer. C’est aussi ça la pleine conscience : se rendre compte de son état !

A demain !

Deuxième jour de mon défi.

J’ai eu plus de mal à me lever ce matin, et n’ai de ce fait rattrapé ma camarade de méditation qu’après son début.
Cela n’a pas posé de problème car, affranchie de ma présence, elle avait opté pour une méditation non guidée, dans le silence.
Je pouvais donc commencer doucement.

J’ai choisi de concentrer ma méditation sur le vent.
Depuis que je vis à Puerto Rico, j’adore le vent.
Là-bas, il fait toujours chaud, et quand on reçoit le vent de la mer, c’est toujours un plaisir.
Dans les dombes, où je me trouve actuellement, ce n’est pas le même contexte, mais je savoure quand même ces jours venteux.

Ce matin, j’ai pris le temps d’apprécier le bruit du vent dans les arbres, l’air qui soulevait ma couverture… L’écouter, et le sentir.
Un vrai plaisir de l’instant.

Ce moment a en revanche été relativement court, puisque l’alarme de mon amie m’a interrompue au bout d’à peine plus de 10 minutes.
Je suis restée un moment de plus à savourer ce trou de verdure, avec mon thé. Parce que j’en pars aujourd’hui, et je ne sais comment sera ma prochaine étape.

A demain !

Premier jour de mon défi.

J’étais ravie de me lever ce matin, et de profiter de ce moment de sérénité avant le petit-déjeuner.
J’ai le luxe de pouvoir le faire car je suis invitée dans ce lieu merveilleux, sans enfant, j’ai l’impression d’être hors du temps.

Mon amie m’entraîne pour la 2ème fois – car j’ai médité avec elle hier, avant de me lancer ce défi – dans son coin de jardin, où nous nous installons avec des couvertures, pour nous protéger un peu du vent matinal.

Cette fois, elle nous choisit une méditation sur l’acceptation et le lâcher-prise.
Le lâcher-prise, un thème important en éducation aussi !

J’apprécie encore cette méditation, qui dure une petite demi-heure.
Beaucoup de focalisation sur la respiration, et de lâcher-prise à chaque expiration.

Sommes-nous toujours capables d’être en paix avec ce que nous vivons, avec ce que nous ressentons, avec ce que nous sommes ?
Sommes-nous capables d’accepter et de lâcher-prise ? Je flirte encore avec des sentiments douloureux, je le sens.
Malgré tout, je me sens bien.

Après la méditation, je discute avec mon amie de la façon dont elle mène normalement ses propres médications, qu’elle préfère souvent non guidées. Avec ou sans thématique ?
Ca dépend…
On peut se focaliser sur un objet comme la respiration, les sons, ou le corps. On peut choisir plutôt de traiter un thème de bienveillance, comme aujourd’hui.

Que ferons-nous demain ? Nous verrons. Un jour à la fois.

A demain !

Au cours de mon cheminement, j’ai beaucoup entendu parler de pleine conscience…

Je pense même en avoir entendu parler avant d’avoir entendu les termes de “parentalité positive”, même si j’avançais déjà sur ce chemin auquel je n’avais pas donné de nom.
Et, depuis que j’en ai entendu parler, j’ai envie de creuser.

Le concept d’abord m’a intéressée : apprendre à vivre le moment présent, à être “ici et maintenant”.
La pleine conscience est un type de méditation qui s’ancre dans le moment.
Pourquoi en parle-t-on tant ces derniers temps ?
Parce que nous vivons dans un monde de fous ! Parce que le stress de notre vie quotidienne nous submerge, et que nous voudrions apprendre à calmer notre rythme, notre cerveau, notre corps, notre coeur. Apprendre à se recentrer, à se re-concentrer.

Vous pensez que ce thème n’est pas en lien avec la parentalité ? Détrompez-vous.
Ces notions d’écoute interne sont très imbriquées : la parentalité “bienveillante”, la méditation en plein conscience (ou mindfulness), la communication non violente (CNV). Tout cela tend vers le même objectif : mieux se connaître, mieux s’écouter, pour mieux s’entendre, et mieux se relier à l’autre.

Ai-je déjà cherché à apprendre la pleine conscience ?
Oui et non.
Oui, parce que j’en ai parlé à ceux qui connaissaient. Je me suis enrichie de certains ouvrages de références :
Méditer jour après jour, de Christophe André
L’art de la méditation, de Matthieu Ricard
Comment la méditation a changé ma vie… et pourrait bien changer la vôtre, de Jeanne Siaud-Facchin
J’ai pratiqué avec le CD de Christophe André, j’ai donc touché du doigt ce que signifiait méditer en pleine conscience.
J’ai suivi une petite formation de 4 séances sur 4 semaines, et pratiqué encore un peu.

Non, car le constat est toujours le même, et il est évident : on n’apprend pas plus la médiation que le piano en se contentant de théorie, il faut pratiquer. Et je n’ai jamais mené cette étape avec assez de constance.
Il y a quelques mois déjà, j’ai essayé de pratiquer avec plus de régularité.
Et j’aime ça. Chaque méditation est un moment que j’apprécie.
Pour des raisons bien différentes.
Cela a pu m’aider à me poser ; j’ai goûté à la joie simple d’avoir pu m’offrir un temps personnel ; j’ai aussi accueilli l’occasion de prendre conscience de sentiments non résolus, avec plus ou moins de facilité !

Et puis… et puis la vie quotidienne a repris le dessus, comme pour beaucoup d’autres essais infructueux que nous faisons dans notre vie, et je n’ai plus du tout médité.

Ce n’est pas grave, je ne m’en veux pas.
Ce n’est pas l’idée de la pleine conscience. Je fais ce que je peux, et j’en suis contente.

Mais l’envie d’aller plus loin ne m’a pas quittée.

Elle est même devenue plus forte, car j’ai mieux compris que mon chemin de parentalité s’accompagnait nécessairement d’un développement personnel plus centré sur l’écoute de mes propres ressentis.
Notre monde intérieur a un impact fort sur le stress familial, et la bienveillance commence par soi-même.

Cette année, j’ai la chance de passer quelques jours en compagnie d’une amie qui pratique quotidiennement.
Je lui ai donc demandé l’autorisation de partager son temps de méditation.
L’endroit est idéal.
C’est un trou de verdure, où chante… non pas une rivière mais les oiseaux, et le vent…
Quel meilleur point de départ ?

Hier matin donc, je l’ai accompagnée, pour une première méditation autour de l’amour et de la bienveillance.
Une méditation forte d’emblée, au cours de laquelle j’ai senti, sans m’y être attendue, les larmes couler.
Et une pensée m’a traversée. Celle que je ne voulais pas laisser s’échapper cette opportunité.
Or, je sais que pour entrer en pleine conscience, il est nécessaire de pratiquer.
J’y aspire.

Je me lance donc aujourd’hui un défi à moi-même : celui de méditer quotidiennement, pour les 8 semaines à venir.

Nous sommes aujourd’hui le 17 juillet, cela devrait donc m’amener au 12 septembre.
Ensuite, nous verrons bien.

D’ici là, je viendrai chaque jour, non pas vous rendre compte, mais vous conter mon expérience.
En effet, il n’est pas question de rendre des comptes, ma motivation est interne. Les termes d’échec et de réussite sont étrangers à la pleine conscience, qui reçoit simplement ce qui est. Ces moments deviendront donc des récits d’expérience, tout simplement.

Je sais que ce sera difficile. Qu’il y aura des jours où le rythme ne me laissera pas trouver le moment parfait pour m’isoler. C’est bien là qu’est le défi.

J’espère que l’envie de me développer, l’envie d’avancer m’aidera à trouver cette régularité dont mon corps a besoin. Que le chemin m’entraînera…

A demain !

Pour suivre l’avancement du défi :

Semaine 1 – jour 1
Semaine 1 – jour 2
Semaine 1 – jour 3
Semaine 1 – jour 4
Semaine 1 – jour 5
Semaine 1 – jour 6
Semaine 1 jour 7
Semaine 2 jour 1
Semaine 2
Semaine 3
Semaine 4
Semaine 5
Semaine 6