Articles

Alors que les livres sur la parentalité fleurissent, on me demande souvent des conseils de lecture, en commençant par la question-clef : quel est le livre qui a changé ma vie de parent ?
Ah… ce serait pratique d’avoir une réponse très claire à cette question ! Que je puisse vous sortir de mon chapeau l’ouvrage qui va tout changer.
Seulement voilà… les livres, j’adore ça ! Et j’en ai lu… beaucoup !!
Comment savoir l’impact qu’aurait eu un seul d’entre eux ? Impossible.
Le livre à lire dépend de la personne, de son stade de maturité, de ce dont elle a besoin. Quand on me demande conseil, j’essaye d’adapter mon conseil à la personne.
Je vais donc ici vous parler non pas du livre mais de certains livres qui ont changé ma vie de parent !

Note : cet article participe à l’évenement « interblogueurs » sur le sujet, lancé par Amandine, du blog Une maman, deux maisons.

Préalable : une question de personnalité

Nous sommes tous différents. C’est une évidence, mais c’est toujours plus clair quand on le dit, et quand on apprend à se connaitre aussi !

Il y a deux ans, j’ai répondu à un questionnaire pour identifier mes forces. (Le Clifton Strength Finder, pour ceux qui le connaissent, et/ou que ça intéresse.)

Cela m’a permis de confirmer certaines de mes forces principales :

Numéro 1 : « Studieux » = j’adore apprendre.

Numéro 2 : « Input » = Je suis curieuse et « collectionneuse ». J’aime m’enrichir de nouvelles informations, en accumuler.

Numéro 3 : « Intellectualisme » = J’aime réfléchir et faire travailler mon cerveau. J’apprécie les moments d’introspection.

Numéro 4 : « Charisme » = J’adore le défi que représente la rencontre de nouvelles personnes, et le fait de gagner leur amitié.

Numéro 5 : « Idéation » = Je suis fascinée par les idées, et j’adore faire des liens entre différents concepts. Je vois de la simplicité sous des concepts apparemment complexes.

Si le « charisme » ne m’était pas apparu avant comme une de mes forces, les autres me semblaient évidentes !

Un éclairage sur mon fonctionnement interne

Pourquoi je vous décris ici mes forces ? Parce qu’elles aident à comprendre ma démarche.

Comme vous pouvez le constater, les points 1, 2, 3 et 5 sont très complémentaires. J’ai presque l’impression qu’on me dit la même chose de manière différente. Avoir ces 4 forces dans mon Top 5 prouve à quel point c’est prédominant dans ma personnalité.

Ainsi, ça explique d’abord pourquoi, si j’ai saupoudré mon chemin de diverses formations, j’ai surtout appris dans les bouquins.
J’avais le temps, l’envie d’apprendre, et celle de collectionner.

D’autre part, ça explique également que mon plaisir à mélanger les approches.

Je comprends mieux pourquoi, ayant commencé par animer des ateliers Faber et Mazlish, j’ai rapidement voulu sortir de ce cadre et ajouter d’autres infos venues d’autres livres ou formations.

Plus tard, je me suis également formée à l’animation d’ateliers de parents au format de la Discipline Positive, et là encore, l’expérience m’a frustrée. J’avais envie d’ouvrir encore les horizons !

Je ne veux pas me limiter à une approche, à une méthode – j’aime me sentir libre de faire des liens, de faire travailler mon cerveau, de continuer d’enrichir mes présentations !

Donc : impossible de choisir UN livre qui m’aurait transformée.

Non, je ne peux pas dire quel est le livre qui a changé ma vie de parent.

Car c’est le fait d’avoir fait le lien entre des points lus dans un et ceux lus dans un autre qui m’a permis d’avancer. Ces lectures multiples font partie inhérente de mon apprentissage.

Un éclairage sur le fonctionnement des autres

L’autre lecture de ces forces, c’est qu’elles m’appartiennent.

Oh… je ne suis sûrement pas unique, ce n’est pas ce que je dis ! Mais je comprends que si tout cela me parait « normal » et « naturel », ça ne l’est pas ! C’est ce que je suis, moi. Pas forcément les autres.

Au début, comme je suis tout de suite pleine d’enthousiasme quand j’apprend de nouveaux concepts, j’avais tendance à penser que les autres allaient avoir envie de courir s’acheter le livre dont je leur parlais à ce moment-là !

D’un certain côté, on comprend pourquoi : mon enthousiasme dans la conversation est contagieux – vive les neurones miroirs !

Mais j’ai pris depuis un certain recul, comprenant que mon interlocuteur n’allait probablement pas lire ce dont je lui parlais.

Mon enthousiasme, à la place, pouvait me permettre de partager ce que j’apprenais sous une forme plus agréable pour l’autre : c’est comme ça que je me suis mise à animer des ateliers et conférences, et à concevoir des formations. Mais c’est une autre histoire.

Si je devais choisir un livre qui a changé ma vie de parent ?

Bon, je vous explique tout ça, et je noie le poisson…

Vous, vous aimeriez quand même que je vous livre un titre, c’est ça !

Alors…

Si vraiment on me forçait à choisir un livre, ce serait… l’un de ceux-ci…

Je vous l’ai dit : pas possible de n’en lister qu’un !! D’ailleurs, comme je suis une collectionneuse, quand je découvre un auteur, j’ai tendance à ne pas me contenter d’un livre. Donc… je vais vous les présenter par auteur plutôt !

Faber et Mazlish

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent

Un classique, bien sûr ! Ce n’est pas le premier livre de parentalité que j’ai lu, mais c’est le premier que je me suis appliquée à réellement mettre en pratique, chapitre après chapitre, en prenant 4 mois pour le lire, le temps d’essayer, de voir, de comprendre ce qu’il se passait. En ce sens, il a vraiment lancé mon apprentissage en autodidacte.

Ensuite, je vous conseille également la lecture de Parents épanouis, enfants épanouis, toujours de Faber et Mazlish, un formidable récit de ce cheminement qui est le lot du parent qui s’interroge, qui progresse, qui devient conscient, et qui fait ce qu’il peut !

Et puis, tant qu’à faire, vous pouvez ajouter celui sur la fratrie, et puis la version ados si vous êtes concerné !

Jane Nelsen

La Discipline Positive

Après la lecture de ce livre, je me suis découverte tellement fan de cette approche, qui pose bien, non seulement la notion de bienveillance, mais aussi celle de fermeté, que je suis allée ensuite à la première formation en Discipline Positive qui avait lieu près de chez moi, sans m’arrêter au fait qu’elle portait sur la Discipline Positive en classe… et j’ai sacrément bien fait : j’en suis sortie enchantée et prête à intervenir à mon tour dans des classes, ce qui a été un bonheur !

Je ne vous les liste pas ici, mais j’ai bien 7 ou 8 autres livres de Jane Nelsen dans ma bibliothèque…

Marshall Rosenberg

Les mots sont des fenêtres, ou bien ce sont des murs

Alors… ce livre n’est pas à proprement parler un livre de parentalité. Mais on peut dire qu’il a changé ma vie, y compris celle de parent ! La CNV est devenue partie intégrante de ma démarche, vous m’entendez souvent en parler. J’ai, bien sûr, fait suivre la lecture de ce livre d’une formation en présentiel, et je continue, encore aujourd’hui, à suivre des ateliers d’approfondissement à la CNV.

En fait, ce n’est peut-être pas le premier livre de parentalité à lire, mais si vous voulez changer de vie, je crois que c’est celui-ci que je vous mettrais d’abord entre les mains !

Cependant, si vous voulez directement faire le lien entre CNV et éducation, vous avez deux options :

Céline Alvarez

Je me souviens encore avec émotion de l’été où j’ai lu « Les lois naturelles de l’enfant », avant de voir Céline Alvarez en conférence.

Tant de clarté, tant de partage, tant d’espoir, tant d’enthousiasme !!

Quand on l’écoute, on se prend à croire à un monde nouveau… on se dit que tout est possible ! Une idée pas toujours simple à garder en tête quand on se frotte à l’éducation traditionnelle dont on est tous les jours témoins…

Et pourtant… pour en avoir une preuve, et surtout si vous êtes enseignant.e, allez lire aussi Un an pour tout changer, et, là encore, vous vous senrirez porté !

Dan Siegel

J’ai rencontré Dan Siegel dans mes formations de Discipline Positive, parce qu’il est à l’origine de l’image du cerveau dans la paume de la main.

Depuis, j’ai lu tous ses livres ! Et ils sont tous excellents… Qu’il les ait écrit avec Tina Payne Bryson ou non.

Si je devais vous en conseiller un en particulier, ce serait Le cerveau qui dit oui. Je le trouve à la fois riche et limpide ! Un bonheur.

Et d’autres encore

Je vais m’arrêter là, pour éviter de vous noyer complètement (si ce n’est pas déjà fait).

Deux points supplémentaires, quand même, pour ceux d’entre vous qui ont déjà visité les classiques que je liste ci-dessus :

1- Je n’ai pas cité dans cette liste, mais j’aurais pu : Catherine Gueguen, Elizabeth Crary (qui a été le point de départ de ma formation « En finir avec les disputes dans la fratrie »), Thomas Gordon, et Gwendoline Vessot.

(Allez… faites carrément un tour par ma bibliothèque, même si ça fait un moment que je ne l’ai pas mise à jour !)

2- Si vraiment vous avez déjà lu tous ces auteurs, alors vous avez probablement envie/besoin d’un espace pour continuer de vous enrichir avec des personnes qui partagent vos valeurs… c’est ce que je propose dans le cercle des parents heureux ! Hâte d’en parler avec vous…

Et vous, quel(s) livre(s) mettriez-vous dans cette liste ?

Nos émotions sont parfois difficiles à comprendre.. Celles de l’autre difficiles à recevoir, ou à décoder. En fait, cela vient du fait que beaucoup d’entre elles sont ce que l’on peut appeler « réactions émotionnelles parasites », ou « sentiments parasites ». Ces sentiments parasites ne sont pas vraiment des émotions. Ils sont beaucoup plus complexes. Et c’est ce qui les rend difficiles à décoder.

Que sont donc ces sentiments parasites ? Et d’où viennent-ils ?

Note : cet article est le deuxième de ma série sur « la grammaire des émotions« , une formation de l’EIREM, l’école de formation d’Isabelle Filliozat. Le premier article portait sur la différence entre émotion, sentiment, et sensation.

La différence entre une émotion, et une réaction émotionnelle parasite

Une émotion, comme nous l’avons expliqué quand nous l’avons différenciée du sentiment, est une décharge brève liée à un stimulus extérieur.

L’émotion est naturelle, et nécessaire. C’est un signal d’alarme, qui permet l’évacuation de la tension (positive ou négative) face à une situation particulière. On peut alors considérer la réaction appropriée. (ou adaptée, d’une certaine façon, à la situation).

Malheureusement, la vie nous place régulièrement dans des circonstances dans lesquelles nous négligeons notre détresse émotionnelle. C’est particulièrement le cas lorsque nous sommes fatigués

L’émotion n’est alors pas exprimée, le besoin reste non assouvi. Ces émotions refoulées conduisent plus tard à des réactions émotionnelles parasites.

Ces réactions parasites (ou sentiments parasites) sont donc liées à notre histoire, et seront, de ce fait, souvent incompréhensibles par notre entourage… Ce qui aura pour conséquence d’irriter l’autre ! De la même manière, lorsque nous nous sentons irrités par la réaction émotionnel de l’autre, il y a fort à parier qu’il exprime en fait un sentiment parasite. D’où l’intérêt de mieux comprendre ce que c’est.

Nous classerons ces réactions émotionnelles parasites en deux, ou trois, catégories, selon la façon de considérer les choses :

  • les réactions disproportionnées
  • les réactions inappropriées
  • les réactions irrationnelles, qui sont simultanément disproportionnées et inappropriées !

Les réactions émotionnelles disproportionnées

Ici, l’émotion exprimée est bien celle qui correspond à la situation, mais elle s’exprime de manière disproportionnée. Deux cas de figure peuvent expliquer cela.

Les élastiques

La situation nous renvoie à une autre situation passée. Une situation dans laquelle notre émotion n’a probablement pas pu être exprimée, et que nous n’avons donc pas réglée. Cette histoire nous pèse, parfois sans même que nous en ayons réellement conscience.
Nous réagissons alors à la situation actuelle avec un ressenti lié à la situation passée…

Dans ce cas, l’expression de l’émotion est en fait inutile. Il s’agirait plutôt de revenir sur la situation du passé pour l’exprimer en la rapprochant réellement du contexte qui s’y rapporte.

En écrivant cela, je pense à des cas dans lesquels ces élastiques peuvent être très lourds, et les situations du passé bien difficiles à débloquer. (J’imagine des enfants battus par exemple).
Cependant, c’est parfois beaucoup plus simple que cela.

Je repense en effet à une anecdote vécue l’été dernier. Lors de notre semaine de vacances en commun, j’ai partagé avec mon frère et ma belle-soeur mes préoccupations de plus en plus importantes sur la sur-consommation. La manière dont j’essayais de moins consommer, et ce genre de choses, dont il n’est pas question ici ! Et je sentais que ce discours agaçait mon frère, qui pourtant n’est pas du tout le genre à être bloqué sur ces questions… J’ai donc fini par lui poser directement la question, essayant simplement de comprendre ce qui l’embêtait dans mes réflexions à ce sujet. En fait, il s’avère qu’il avait passé un week-end quelques semaines auparavant avec des amis, et que l’une des personnes présentes revenait sur ce thème avec tant de régularité et de véhémence que cela lui avait déplu. De sorte que lorsque j’abordais ce sujet, cela le renvoyait à ce week-end, et qu’il se refermait. Situation assez simple en fait, et, une fois que nous l’avons éclaircie, nous nous sommes beaucoup mieux compris, au lieu de continuer à nous agacer mutuellement à ce sujet ! (Pas trop, heureusement…)

Les « collections de timbres »

Voici un cas que nous avons, je crois, tous vécus. Une situation qui déclenche chez nous une émotion, que nous n’exprimons pas parce qu’elle n’est pas si forte, parce que ce n’est pas grave, ou bien parce que cela ne se fait pas. (Et c’est vrai parfois, cela ne se fait pas). Ou bien que nous ne voulons pas gâcher le moment… Les raisons ne manquent pas !

Seulement, ces émotions s’accumulent, s’empilent, puis une goutte d’eau… et le vase déborde ! Alors, notre réaction est effectivement disproportionnée, et l’autre ne peut pas être en mesure de la comprendre et de la recevoir !

J’imagine que vous connaissez ça… Suggestion pour y faire face : la méditation !

Les réactions émotionnelles inappropriées

Cette fois, nous sommes dans un cas où l’émotion exprimée n’est pas disproportionnée en intensité, mais elle est inappropriée. Inappropriée dans le sens où nous exprimons une émotion qui n’est pas celle qui « conviendrait » dans cette situation. Nous avons en fait remplacé notre émotion appropriée par un sentiment de substitution.

Il peut y avoir différentes raisons à cela.

Une émotion non autorisée

Un cas classique : « Un homme n’a pas peur ! » .. et le petit garçon apprend à refouler sa peur, pour la remplacer par… de la colère probablement, beaucoup mieux reçue dans sa famille comme un sentiment bien masculin ! (Là où, à l’inverse, des petites filles apprendront à substituer la tristesse à la colère, parce qu’une fille en colère, ça n’est pas beau…)

Oui, il est possible que certaines émotions ne nous aient pas été autorisées lorsque nous étions jeunes. Et que nous ayons appris à les substituer par d’autres. Il sera alors compliqué de revenir à l’émotion de départ…

Je ne sais si j’ai raison de rapprocher ce que je vais dire de ce paragraphe, mais cette idée d’une émotion qui se substitue à une autre me fait grandement penser à ce que disait Thomas Gordon. Que la colère n’était souvent pas le sentiment premier. Lors de ce stage de la grammaire des émotions, j’entends en tout cas que « la colère n’est pas l’émotion la plus importante, mais c’est souvent celle qui ouvre. » Ce qui expliquerait que l’on en passe régulièrement par cette colère pour débloquer d’autres sentiments plus enfouis….

Des émotions qui se cumulent

Parfois, c’est encore plus complexe : notre émotion est en réalité un mélange d’émotions. Un mélange tel que nous n’arrivons plus à les exprimer, car l’une bloque l’autre…

La jalousie par exemple, serait un mélange de colère et de peur. Comment être clair alors dans l’expression de l’émotion ?

Il faudrait d’abord apprendre à s’écouter, et, comme pour le monstre des couleurs, apprendre à démêler tout ça…

Les réactions émotionnelles irrationnelles

Enfin, c’est parfois encore plus complexe que tout cela ! Certaines de nos réactions émotionnelles sont à la fois disproportionnées ET inappropriées.

Je ne maîtrise pas bien ce sujet, mais je vais vous transmettre ce que j’en ai compris.

La contagion

Les émotions sont toutes potentiellement contagieuses. Nous l’avons tous ressenti dans un contexte de joie, ou de peur, même de colère ! Il me semble ressentir cela régulièrement : « attraper » l’émotion de l’autre. Quand mon fils me regardent avec un sourire jusqu’aux oreilles, je ressens sa joie. Quand mon mari s’énerve, je m’énerve à mon tour.

Je voudrais savoir faire preuve d’empathie, et comprendre les émotions des autres. Mais la contagion va au-delà de l’empathie : c’est carrément de la sympathie. On ne se contente pas de comprendre l’émotion de l’autre, on se met à la ressentir également… Mais ce n’est pas vraiment notre émotion !

Les transmissions trans-générationnelles

Bon. Je ne commenterai pas sur ce point, parce que je suis ignorante. Il semblerait qu’il soit possible que certaines émotions traversent les générations (et pourraient même en sauter). La transmission serait génétique.
C’est la répétition et la disproportion de l’émotion qui peuvent indiquer le problème.
Si le thème vous parle, il faudra vous renseigner sur l’analyse transactionnelle.

La phobie

La phobie simple est une réaction émotionnelle (en l’occurence une peur) « simplement » disproportionnée. Nous sommes alors dans le cas précédent, et cette phobie est un élastique. Il faudrait rechercher la source de la peur dans notre passé pour la laisser s’exprimer.

Cependant, il arrive qu’à l’élastique s’ajoute une substitution, ce qui rend notre peur inappropriée en plus de disproportionnée, car elle porte alors sur un autre objet que sur la source de départ. La encore, la répétition et la disproportion sont un indice du problème.

Il faudra alors peut-être procéder à un vrai travail d’analyse pour comprendre où le problème prend sa source et laisser alors la peur s’exprimer, pour que la personne puisse prendre du pouvoir sur sa peur.

La projection

Parce que l’on ne veut (ou ne peut) pas exprimer notre propre émotion, nous projetterons sur l’autre soit l’émotion elle-même, soit la source de cette émotion. Par exemple, c’est l’autre qui fait peur, ou l’autre qui a peur.

Les conséquences de ces réactions irrationnelles

Lorsque de telles réactions irrationnelles sont présentes chez quelqu’un, elles peuvent avoir des « issues dramatiques », selon le schéma suivant.

Si j’ai trop mal,

  • je deviens fou
  • je fais mal aux autres
  • je me fais mal à moi-même (ou je risque ma vie…)

Une remarque importante pour les parents

Lorsque l’on comprend le nombre de cas où nos réactions émotionnelles peuvent ne pas être alignées à la situation, on imagine combien nos réactions peuvent être décalées face à nos enfants. Particulièrement dans ce contexte éducatif, où notre propre histoire peut avoir tant d’influence !

Alors, une idée à retenir pourrait être celle-ci : si le comportement de notre enfant nous pose problème, le parent peut déjà travailler sur le problème que ça lui pose à lui, et voir ensuite si la situation n’a pas changé avant de chercher à le régler.

Pas facile à accepter, hein ??

Pour « résumer » tous ces sentiments parasites

  • Réaction appropriée et proportionnée = émotion naturelle – Il convient alors de l’accepter, et de la traverser en l’exprimant.
  • Réaction appropriée mais disproportionnée = élastique, ou collection de timbres – Identifier la situation du passé ou l’origine de la collection
  • Réaction proportionnée mais inappropriée = substitution – Retrouver la véritable émotion
  • Réaction inappropriée et disproportionnée = contagion, transmission trans-générationnelle, phobie, ou projection – Mener une analyse…

Si ce sujet vous intéresse, et que vous voulez en savoir plus sur toutes ces émotions, je vous suggère la lecture de Que se passe-t-il en moi ? d’Isabelle Filliozat

Lorsque j’explique aux gens que je donne des ateliers et des conférences pour aider les parents, ils me demandent parfois quelles formations de parentalité positive j’ai suivies.

Il est vrai que j’ai, au départ, fait des études d’ingénieur. Rien ne me destinait donc à ce chemin…. Mais la vie, c’est ça aussi. Les chemins tournent, et l’on s’adapte !

J’ai souvent envie de répondre qu’il n’y a pas besoin de formation formelle, si l’on s’est auto-formé et que l’expérience nous prouve que nous sommes en mesure d’aider les gens. Je sais cependant que cette réponse ne correspond pas aux critères francais, car nous aimons les diplômes, et je m’y prépare ! Voici donc un aperçu des étapes qui m’ont aidée à grandir.

Formation guide Montessori 3-6 ans

En 2005, j’ai découvert l’éducation Montessori, et j’ai été conquise ! Elle venait parfaitement prendre la suite de l’éducation que nous cherchions déjà à donner à notre fils, alors âgé de 3 ans.

Dans l’idée de faire tourner une école (ce qui ne s’est finalement pas fait), j’ai suivi une formation spécifique sur le groupe d’âge 3-6 ans, qui m’a énormément apporté.

Si les principes de la pédagogie Montessori vous intéressent, je vous encourage à lire ce très bon article de Floriane, de Parents Naturellement, qui vous en expose les grands principes.

Beaucoup, beaucoup, de lectures

Ma formation initiale est essentiellement autodidacte : j’ai lu, lu, et lu encore. Ce blog était d’ailleurs au départ mon carnet de prises de notes (les premiers articles s’en ressentent, j’en ai peur…)

Le premier ouvrage qui m’a vraiment marquée, c’est Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent, de Faber et Mazlish.

Après avoir lu leurs autres livres et renforcé ma connaissance de leurs conseils, j’ai également lu Jane Nelsen et sa discipline positive, Isabelle Filliozat bien sûr, Thomas Gordon, Catherine Gueguen, Elizabeth Crary, Daniel Siegel, etc…

Dur pour moi de passer devant un rayon éducation sans m’arrêter… et je n’arrive plus à résumer ici autant que je le voudrais ! J’ai toujours le sentiment que chaque nouvelle lecture m’apporte un angle différent qui m’aide à me pénétrer de tous ces principes.

N’hésitez pas à faire un tour par ma bibliothèque

« La grammaire des émotions », une formation Filliozat

Formation de 3 jours obligatoire à l’EIREM, que l’on veuille ensuite s’inscrire à une formation de coach parental, ou à une formation de psychologue.

C’est une formation pour soi. Elle n’est donc pas en lien direct avec l’éducation, mais s’intéresse aux relations, à l’expression de nos émotions, et comment recevoir celles des autres.
Ce qui m’est fort utile, pour être maman, mais aussi pour écouter les parents !

Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article que j’ai écrit sur cette formation.

Positive parenting solutions

Je me suis inscrite à cette formation en ligne (en anglais) alors que je commençais à animer des ateliers.

Je l’ai trouvée très bien faite, reprenant au fur et à mesure les principes fondamentaux d’une vraie parentalité positive. Cela m’a permis d’avancer ou de consolider mes lectures, selon les cas…

Personne ressource pour la discipline positive en classe

J’ai commencé à donner des ateliers sans avoir de certification, et je savais qu’un jour je complèterai ce manque. L »association de discipline positive (créée par Jane Nelsen) était une piste à creuser, car j’adore l’équilibre qu’elle prône entre fermeté et bienveillance.

J’avais donc décidé de me former un jour à l’animation d’ateliers pour parents version discipline positive.
Comme cette formation n’était pas offerte là où je vivais, j’ai commencé par saisir ma chance avec celle qui l’était, et je me suis inscrite à cette formation de discipline positive en classe, et j’ai adoré !!

C’était en fait une formation à destination des enseignants, et je ne pensais pas qu’elle me parlerait autant. Mais elle m’a confortée dans ce rêve d’un monde meilleur !

Inspirée, j’ai réussi à me mettre en contact avec une école qui m’a donné l’opportunité d’intervenir dans leurs classes de CE1. J’ai adoré ça !
Malheureusement, l’ouragan Maria est venu chambouler pas mal de choses, et ces interventions se sont interrompues.

Lors de notre retour en France, j’ai pu relancer mes approches, et j’interviens depuis novembre 2018 dans une classe de CP. J’adore ! Et je vous le raconterai bientôt.

CNV – Modules 1 et 2

Au cours de mon cheminement, j’ai eu l’occasion de découvrir Marshall Rosenberg et la communication non violente. Et je me suis rendue compte à quel point cette approche allait main dans la main avec l’éducation positive. En effet, la CNV s’attache au lien entre les gens, et à l’intention au coeur de nos relations. Or, une parentalité positive vécue en profondeur a également ces critères-là comme préoccupation.

Je considère donc, bien que nous soyons dans une démarche de développement personnel, que cette formation de CNV devrait faire partie des formations de parentalité positive !

J’ai suivi les modules 1 et 2 (2 jours chacun) en 2017, et espère pouvoir aller plus loin un jour prochain.

– article à venir –

Ateliers de discipline positive suivis en tant que maman

Certes, j’ai été inspirée par ma formation de DP en classe, mais je n’ai pas pour autant renoncé à me former en tant qu’animatrice d’ateliers DP.

Pour cela, j’ai choisi de commencer par suivre moi-même les ateliers en question.
Etalés sur 7 semaines (à raison de 3 heures par séance), ces ateliers sensibilisent les mamans qui y assistaient (oui, il n’y avait que des mamans, pas de papa…) au ressenti des enfants face à certaines de nos attitudes parentales, et encouragent également à mieux se comprendre en tant que parent. J’ai trouvé les activités variées et bien conçues.

Je ne sais pas si je pourrai un jour suivre une structure imposée comme ces animatrices l’ont fait (mais ça dépend peut-etre des animatrices), j’aime la flexibilité…
Je me suis quand même inscrite à la formation à l’animation d’ateliers de discipline positive, car j’ai envie de travailler avec cette association, avec laquelle je me sens déjà beaucoup de lien.

Formation à l’animation d’ateliers de Discipline positive

Finalement, j’ai eu l’opportunité de suivre cette formation à l’animation d’ateliers de parents.
Encore une formation très interessante, dans la droite ligne des précédentes.
J’aime l’équilibre que propose la DP, et l’accompagnement des parents au travers d’expériences de prises de consciences et d’outils.

Le nombre d’activités proposées pour animer ces ateliers est ahurissant.
J’aime le format de la discipline positive pour cela : je vois bien que je saurai faire de ces ateliers des moments qui me ressemblent aussi, pour réussir à transmettre aux parents ce qui me semble le plus juste, le plus aligné avec ma manière de vivre l’éducation positive.

Je crois qu’il faut vivre ce que l’on prône, et j’aime le fait que l’association nous fasse confiance pour concevoir nos ateliers à partir de leur matière première, dans le respect de l’esprit de la DP bien sûr, mais sans imposition complète du déroulé.

Icassi : Une semaine de cours de psychologie Adlerienne

Je vous ai déjà parlé des principes adlériens, à la base de la discipline positive.
J’ai voulu cet été approfondir mes connaissances théoriques, et je suis allée suivre une semaine d’université d’été sur le sujet. Chaque année, l’école adlérienne organise ces sessions dans un pays différents. En 2018, c’était en Allemagne, j’y suis allée.
J’y ai rencontré beaucoup de psychologues, de thérapeutes, mais également des personnes simplement intéressées par la psychologie adlérienne pour des raisons variées, et, bien sûr, énormément de personnes impliquées dans l’éducation, dont mes collègues de l’association de discipline positive.

Ca a été une semaine riche et intense. Intense en terme de cours et de conférences, de notions apprises ou revues, de réflexions. Une richesse dans les rencontres, dans les échanges…
Une semaine qui m’a permis, une fois de plus, d’avancer, intérieurement et extérieurement.

J’espère pouvoir y retourner l’année prochaine…

Maman et animatrice d’ateliers !

Je ne pourrais conclure cette présentation de mes formations sans spécifier que ce qui me permet également d’avoir confiance en ce que j’ai appris et en ce que je transmets, c’est mon expérience réelle.

D’abord, je suis maman, de 4 enfants d’âges bien différents (puisque l’ainé et le dernier ont 11 ans de différence), ce qui me permet de mettre plein de choses différentes en action chez moi. Etre maman est un défi au quotidien. Certaines choses nous paraissent faciles en théorie, mais en pratique, beaucoup ne le sont pas. Notre implication émotionnelle nous rend les choses plus complexes, toujours.

C’est seulement en essayant, en nous trompant, en ré-adaptant, en recommençant, que nous arrivons enfin à progresser. Accepter que nous ne sommes pas parfaits, mais chercher à ajouter des cordes à notre arc, sans cesse. Et se rendre compte un jour que, soit, on n’est pas arrivé, mais on a déjà parcouru un bon bout de chemin !

Au cours de mes ateliers, j’ai eu l’occasion déjà d’aider bien des mamans en difficulté. De me rendre compte que ce que j’avais su développer pour notre famille pouvait réellement en aider d’autres.

Les commentaires et recommandations qui suivent mes ateliers ne me permettent plus de douter. Je sais ce que je fais, et je le fais bien. Ce qui tombe bien, parce que j’adore ça !!

La grammaire des émotions est une formation de l’école Filliozat.

Lorsque j’ai décidé de d’accompagner les parents, je me suis demandé quelles formations existaient, et j’ai découvert l’EIREM, l’Ecole des Intelligences Relationnelle et Emotionnelle, créée par Isabelle Filliozat.

Je ne pouvais envisager de suivre leur formation de coach en vivant à Puerto Rico, mais je me suis d’office inscrite à une formation de 3 jours intitulée « La grammaire des émotions », que j’ai suivie en juin 2016.
(oui, j’ai mis beaucoup de temps à écrire cet article !)

Cette formation permet de mieux comprendre nos émotions, nos réactions, savoir si nos réactions peuvent être reçues, comment décoder celles des autres, ce que sont les réactions émotionnelles excessives, développer son savoir-faire relationnel.
Nul doute que cela m’aiderait dans mes relations aux autres parents, autant que pour moi-même !!

En préalable de ce stage, nous devions lire Que se passe-t-il en moi ? , et, si le thème vous intéresse, cela peut déjà vous en apprendre pas mal !

A posteriori, et si longtemps après, je peux surtout vous dire que cela m’aide en tant que maman : avant de pouvoir accompagner nos enfants, il faut d’abord se connaitre soi-même, il faut savoir s’écouter, se comprendre, et ce travail est également très difficile.

J’ai eu la chance de croiser Isabelle Filliozat au festival d’Autun en juillet 2017, et de lui en parler. J’avais apporté mon livret de formation de « la grammaire des émotions », et elle me l’a dédicacé d’un mot qui va dans ce sens, écrivant :

« A Coralie
Pour mieux écouter et surtout entendre nos enfants, nous avons besoin de faire de la place à l’intérieur de nous ! Apprendre à écouter l’enfant que nous étions, redécouvrir l’intensité de nos émotions, mesurer la complexité de nos sentiments d’enfant, tout cela nous permet d’être présent à ces êtres qui nous sont si chers, nos enfants !
Isabelle »

Mes articles ne remplaceront jamais les expériences de la formation, les échanges, la bienveillance du groupe qui nous a permis de vraiment vivre ce qui nous était expliqué à travers de différents exercices, de différentes « expérimentations émotionnelles »… mais il permettra de parcourir certaines des notions vues, et de s’en approcher.

La formation étant longue est riche, je vous partagerai ce que j’en ai retenu par bouts.

Libre à vous d’aller consulter les articles s’y rapportant !

1ère partie : Sensation, sentiment, émotion – quelle différence ?

Il règne souvent une grande confusion entre ces termes, qui désignent pourtant des concepts différents. Les distinguer n’est pas forcément nécessaire, mais je trouve ça intéressant. Et cette formation m’a appris à le faire.

Dans cet article spécifique, vous apprendrez donc à :

  • Faire la différence entre sensation, sentiment, et émotion
  • Identifier le lien entre sentiment et émotion
  • Comprendre les raisons d’être des émotions

Lien vers l’article : sensation, sentiment, émotion – quelle différence ?

2ème partie : les réactions émotionnelles parasites

Décoder les émotions n’est pas chose aisée. D’autant moins qu’une bonne partie de ces émotions, exprimées ou entendues, sont en fait des sentiments parasites.

Disproportionnées, ou même inappropriées, ces réactions nous déstabilisent.

Pour apprendre ce que sont ces sentiments parasites, d’où ils viennent, lire l’article s’y rapportant !

Lien vers l’article : les réactions émotionnelles parasites

3ème partie : De la blessure, au trauma, à la réparation

En attente de rédaction…

4ème partie : Dans la relation à l’autre

En attente de rédaction…

Si ce sujet vous intéresse, et que vous voulez en savoir plus sur toutes ces émotions, je vous suggère la lecture de Que se passe-t-il en moi ? d’Isabelle Filliozat

Dans une classe, les questions de discipline surgissent régulièrement. En tant que parent face à nos enfants, déjà, nous nous sentons régulièrement débordés. Alors, qu’advient-il aux instits et aux profs qui se retrouvent face à 30 élèves d’un coup ? Peut-on aborder avec eux la question de discipline positive en classe ?

Pourquoi me suis-je penchée sur cette question ?

Lorsque je me suis lancée sur le chemin de la parentalité positive, c’était un cheminement tout personnel. Un nouveau mode de fonctionnement qui transformait ma famille, au fur et à mesure qu’il me changeait moi-même, en profondeur. 

Mes lectures m’ont enrichie, et ont fait évoluer ma famille. La première illumination est venue de Faber et Mazlish, mes premières idoles, puis j’ai découvert Jane Nelsen et sa discipline positive, dont je suis tombée amoureuse.

Alors, lorsque j’ai appris qu’un atelier de formation à la discipline positive avait lieu près de chez moi, je n’ai pas hésité, je me suis inscrite ! Qu’importe s’il s’agissait d’une formation de « Discipline Positive en classe »… C’est à dire conçu pour les professeurs, et autres professionnels en contact avec les enfants… J’allais de toute façon apprendre des choses intéressante, sans aucun doute.

Et je n’ai pas été déçue !! Je suis sortie de mon week-end de formation intensive très inspirée !! Emplie de nouveau de cette envie de changer le monde !

Quelle est l’idée de la discipline positive en classe ?

Pour qu’un enseignement soit réussi, il est nécessaire qu’il soit double : le contenu académique ne peut aller sans un contenu qu’on pourrait qualifier d’humain.

La discipline positive s’attache à cet enseignement humain : celui des relations, du respect de l’autre, de l’empathie, de l’auto-contrôle, de l’échange, de la réparation, etc…

Tout comme dans la famille, nous sortons de la dynamique de relation verticale où le prof impose, pour entrer dans une relation dans laquelle l’objectif est d’amener les enfants à coopérer.

Le meilleur moyen d’atteindre cet objectif sera de tenir régulièrement des réunions de classe, dans lesquelles les situations pourront être discutées. Cependant, pour que ces réunions soient productives, il s’agit d’avoir au préalable développé chez les élèves des compétences d’écoute et de respect qui seront les fondations des réunions réussies. (Exactement comme les réunions familiales finalement)

Pour atteindre cet objectif, la discipline positive propose un format dans lequel les activités sont pensées pour aider les enfants à développer les qualités nécessaires à une vie en société harmonieuse, celle-là même qui pourront permettre un apprentissage serein. (On est ici en ligne avec les idées de Céline Alvarez)

Quels sont les compétences de fondation proposées par la discipline positive en classe ?

Ces compétences sont pensées comme des briques qui serviront effectivement de fondation à la maison que nous construisons, dans laquelle se tiendront les réunions de classe.

  1. Les accords et règles de classe – à décider ensemble
  2. Les routines – à définir et à pratiquer
  3. Les rôles : pour un travail qui ait un sens
  4. L’auto-régulation
  5. Les compétences en communication
  6. Le respect mutuel
  7. Générer la coopération
  8. Les erreurs et comment les corriger
  9. L’encouragement
  10. Respecter les différences
  11. Obtenir un consensus pour les réunions de classe

Une fois tous ces thème couverts, nous pourrons commencer à mettre en place des réunions de classe.
Celles-ci, dans un premier temps, serviront principalement à couvrir les habiletés essentielles à des résolutions de conflits réussies :

  1. Former un cercle
  2. Pratiquer les compliments et remerciements
  3. Respecter les différences
  4. Communiquer respectueusement
  5. Se concentrer sur les solutions
  6. Brainstorming et Jeux de rôles
  7. Utiliser l’agenda et le format des réunions
  8. Utiliser et comprendre les objectifs mirages

En effet, ce n’est que lorsque les enfants pourront s’écouter respectueusement et qu’ils pourront se concentrer sur les solutions, tout en sachant lancer des idées et faire des jeux de rôles que les réunions de classe pourront prendre leur forme définitive.

Et cette forme, enfin, participera à faire de la classe un lieu d’harmonie !

Un travail de longue haleine

Certes, lorsque je liste toutes ces étapes, cela semble long… Cependant, tout comme nous l’observons en tant que parent, cette démarche est un processus continu. Chacune de ces étapes fait progresser les choses. L’ambiance de la classe change au fur et à mesure de ce cheminement, même avant les réunions de classe !

Ainsi, lorsque les élèves travaillent les routines, ces dites routines sont apaisées, et le nombre de conflits décroit. Lorsque les élèves apprennent l’auto-régulation, les maitresses ont moins besoin de « faire la police », et cela laisse plus de temps à l’apprentissage. Et ainsi de suite.

Et pour moi ??

Cette formation de discipline positive en classe, non prévue, m’a tellement inspirée que j’ai voulu la mettre en pratique. (Ce qui ne m’empêche pas de poursuivre en parallèle celle qui me permettra d’aider encore plus les parents également).
Je me suis rapprochée de l’école de mes enfants, et après plusieurs réunions, j’ai eu le feu vert !

Cela fait donc quelques semaines que j’ai commencé mes interventions en classe, au niveau CE1, à titre de pilote. J’adore ce que je fais, tout en étant très frustrée du peu de temps que l’on peut m’accorder. J’espère que ce peu de temps sera suffisant pour avoir un effet. Je sais cependant que cela dépendra aussi de l’attitude des maitresses. Il va donc falloir que je passe également plus de temps avec elles, pour les aider à évoluer dans la relation à l’élève. Comme vous, je le sais d’expérience, ce n’est pas facile de rompre les schémas reçus…

Mais je suis pleine d’enthousiasme et d’énergie, heureuse de contribuer à rendre ce monde meilleur !

(Et puis, en attendant, j’ai déjà mis des choses en pratique chez moi – comme la roue des options – , alors j’ai de toute façon tout à y gagner !)