Articles

Ecole à la maison : comment vais-je m’organiser ?

L’école à la maison… est-ce réellement possible ? En quoi est-ce une école ? Officiellement, le terme est IEF : Instruction en Famille. Il est donc bien question d’instruction. Pourtant, les parents qui choisissent cette option n’ont en général pas de diplôme d’enseignant… Comment s’organiser lorsque rien ne nous a été fixé ? Faut-il continuer à suivre le rythme de l’école, délayer un peu d’enseignement formel au milieu d’autres activités, ou bien laisser l’enfant guider les choses ?

Depuis que je vous ai fait part, il y a 3 semaines, de notre décision de passer Léon, 7 ans, en école à la maison, j’ai reçu pas mal de questions de votre part.

Si vous avez raté les premiers épisodes de ce partage, n’hésitez pas à aller lire les deux articles précédents sur ce thème :
J’ai décidé de faire l’école à la maison avec mon fils de 7 ans
Ecole à la maison : mes interrogations

Lors de mon dernier article, je vous avais promis de vous parler plus spécifiquement de la partie enseignement. C’est donc mon but aujourd’hui. Comme nous ne faisons l’IEF que depuis 2 semaines, je vais surtout partager avec vous mes perspectives. Comment je vois les choses, comment je pense m’organiser… Il sera interessant de voir, dans quelques mois, si la réalité suit bien ce que je prévois !

Il n’y a pas qu’une manière de faire

Avant de commencer, je voudrais qu’une chose soit claire : tout ce que je vais exposer là m’appartient. Ce que je veux dire par là, c’est que je n’ai d’autre ambition que de vous partager la manière dont je vois les choses pour mon fils et moi.

En aucun cas je ne voudrais affirmer que c’est la seule, ou même la meilleure, manière de faire. C’est plutôt celle qui nous correspond, à nous.

Chaque famille en IEF trouve son propre fonctionnement, sa propre organisation. D’abord, parce que les raisons pour faire l’IEF sont variées, ensuite parce que notre manière d’appréhender les choses peut également diverger.

Ainsi, j’ai déjà rencontré des familles dans lesquelles aucune forme d’enseignement formel n’est dispensé. Ce n’est pas mon choix. Pour autant, je respecte pleinement cette approche, qui leur correspond probablement. A l’inverse, certaines familles choisissent dans ce cas de suivre un enseignement par le CNED. Ce n’est pas non plus mon choix. Je comprends cependant que cela puisse rassurer des parents que l’éloignement de leur enfant à l’enseignement classique inquiète un peu.

L’important, je crois, c’est que chacun puisse trouver l’équilibre qu’il cherche. Nous faisons tous du mieux que nous pouvons, avec le contexte qui nous est propre.

Savoir ce qui devrait être enseigné

Que l’on choisisse d’introduire une forme d’enseignement formel ou non, la question de ce qui devrait être enseigné se posera à un moment ou à un autre, ne serait-ce que parce que les familles qui font le choix de l’école à la maison ne sont pas complètement lâchées dans la nature. (Je vous en parlerai ci-dessous).

Comment, donc, peut-on savoir ce qui devrait être enseigné ? Ou, en tout cas, ce que notre enfant apprendrait s’il était à l’école…

Je trouve assez rigolo de voir que cette question se pose, en fait. Je veux dire, pas qu’elle se pose, mais qu’elle inquiète. Parce qu’il est en réalité très facile de trouver cette information !

On peut tout simplement s’adresser à des amis qui ont leur enfant à l’école et en parler avec eux…

On peut également, c’est certainement le plus efficace, aller consulter des manuels scolaires, voire des cahiers de vacances qui reprennent tout ce qui a été couvert pendant l’année. Cela donne une bonne trame pour savoir ce que l’on devrait aborder si l’on désire suivre le programme.

D’autre part, nombre de blogs existent autour de l’école à la maison, qui permettent non seulement d’avoir des infos sur le programme, mais également, si on le souhaite, des idées d’activités.  Je pourrai, si cela vous intéresse, vous en proposer quelques uns. Je dois dire cependant, que, comme je fais un peu les choses à ma sauce, je n’ai pas encore passé beaucoup de temps sur ces blogs !

Notre organisation : gestion du temps

Pour l’instant, voici comment je prévois les choses.

Je n’ai pas l’intention de laisser de côté l’apprentissage formel, mais je n’ai pas l’intention d’y consacrer tout notre temps non plus. Je trouve mon équilibre entre les deux.

Routine du matin

Pour commencer, notre routine du matin n’a pas changé. Pas de raison pour qu’elle change : nos autres enfants vont à l’école (enfin… à la maternelle, au collège, et au lycée), et il nous faut en particulier accompagner Anatole, 5 ans, tous les matins.

Léon est donc réveillé en même temps que son frère, et suit, comme lui, la routine de préparation à l’école. Ensuite, selon que c’est moi ou mon mari qui accompagne Anatole, la journée se décale un peu ou pas.

Séance d’enseignement formel

En tout cas, une fois que nous sommes tous les deux prêts, nous commençons pas le formel.

On sort les cahiers, et on se lance. En général, nous commençons par une phrase dans laquelle Léon doit identifier le verbe et le sujet. Puis, il remplace le sujet par un pronom. Au fur et à mesure, je fais évoluer l’exercice. Par exemple, mon sujet est un groupe nominal au singulier, et on le transforme au pluriel, avec accord du verbe…

Ensuite, on enchaine avec une autre forme d’enseignement : soit on reste sur du francais, soit on passe à des mathématiques. La semaine dernière, il a construit une table d’additions.

Ce temps d’enseignement “formel” (je mets “formel” entre guillemets, parce que j’utilise parfois des méthodes un peu atypiques, dont je vais vous parler un peu plus loin) dure plus ou moins longtemps en fonction de notre programme pour la suite de la journée, ou de l’enthousiasme de Léon.

Si je vois que son activité lui plait, j’essaye de faire en sorte de ne pas l’interrompre, pour qu’il en profite le plus possible.

Je ne m’inquiète pas, en revanche, si la séance n’est pas très longue : je sais qu’en tête à tête ainsi, il apprend bien plus vite qu’en classe ! En revanche, je cherche à varier l’approche si je sens que je n’ai pas réussi à l’accrocher.

Il arrive que nous ayons alors un temps de pause. Je mets parfois celui-ci à profit pour travailler de mon côté, ou bien nous faisons une activité ensemble.

Préparation du repas

En fin de matinée (à moins que nous soyons de sortie), nous préparons ensuite le déjeuner ensemble. C’est un point que j’avais peu anticipé, et que je savoure particulièrement ! Peu à peu, je lui enseigne à préparer les aliments lui-même, et nous partageons toujours un bon moment.

J’ai d’ailleurs une petite anecdote à vous raconter, en rapport avec ce dernier point.
Hier matin, j’étais malade. Il n’y a donc pas eu école à la maison, car je suis restée au fond de mon lit. En fin de matinée, Léon vient me voir, et me déclare : “Il est 11h, je vais aller préparer le déjeuner.”, puis vient me chercher une demi-heure plus tard. Il m’explique qu’il n’a pas pu faire de brocolis, parce qu’il n’y en avait plus, et a donc choisi pour légumes les restes de la veille, mais qu’il a préparé des pâtes pour aller avec. Effectivement, il y avait deux assiettes servies sur la table, avec les légumes réchauffés, et des spaghettis, qu’il avait cuits et égouttés tout seul… Moi qui cherche à développer l’autonomie chez mes enfants, je suis servie !

Et ensuite…

L’après-midi, ma foi, cela dépend.

On peut faire encore un peu d’apprentissage si rien d’autre n’a été prévu, mais dans ce cas je prévois en général quelque chose de plus informel. La semaine dernière, par exemple, il a construit une roue des saisons, en notant les mois, et en coloriant les saisons.
Ou bien, nous organisons un petit atelier couture…

Les sorties

Et puis, il y a les jours où nous sommes de sortie :

  • le premier mardi, nous sommes allés au palais de la découverte, suivre un atelier sur les saisons, après une séance de planétarium, c’était excellent !
  • le premier jeudi, nous avons rencontré un groupe de familles en IEF pour balade et pique-nique en forêt. Léon avait apporté de quoi bricoler (marteau, clous, scie), ils s’en sont donné à coeur joie !
  • le deuxième mardi, nous devions aller à la cité des sciences, mais il neigeait, et les transports étaient perturbés… Nous en avons donc profité pour faire une séance de bonshommes de neige !
  • le deuxième jeudi, nous avons fait l’impasse sur le pique-nique, parce que j’avais peur du froid.. mais nous avons quand même de nouveau rejoint le groupe en forêt après le déjeuner. Je ne l’ai pas regretté, la forêt sous la neige était magnifique ! Et ça a été l’occasion d’une grande balade avec Léon.
  • Et les deux vendredi, j’ai emmené Léon avec moi pour ma séance de Discipline Positive en classe. J’interviens en effet toutes les semaines dans une classe de CP (encore un thème dont j’aimerais vous parler plus longuement bientôt…). La maîtresse et la classe l’ont très bien accueilli, et lui a beaucoup apprécié.

Je pense que ce rythme se répètera probablement. Deux bonnes sorties par semaine, cela me parait un excellent équilibre !

Quelqu’un va-t-il vérifier ce que je fais ?

Ceux qui font déjà l’IEF savent déjà qui vérifie quoi.

C’est cependant une question que l’on m’a beaucoup posée ces dernières semaines, ce qui est logique. Alors, pour ceux d’entre vous qui s’interrogent, je vous explique !

Comme je l’écrivais plus haut, les familles en IEF ne sont pas laissées sans contrôle. Non, elles font en fait l’objet de deux types de vérification.

La première est faite par la ville. En effet, la mairie est en charge de l’aspect social. L’idée, lors d’un entretien, soit en mairie, soit au domicile, sera de vérifier que l’enfant est bien entouré, qu’il ne vit pas dans des conditions insalubres, qu’il n’est pas mal traité, etc… (Et je ne veux pas de commentaire sur le fait que l’établi de bricolage de Léon est installé dans le sous-sol, cela ne veut pas dire que je l’enferme toute la journée à la cave !)

La deuxième émane du rectorat. C’est à eux de vérifier le côté instruction. Pour cela, ils procèdent, selon de que j’ai compris, à une inspection par an. (Peut-être deux la première année, ou en cas de difficulté). Cependant, cette inspection ne s’attache pas non plus à chaque point du programme. L’idée est plutôt de s’assurer que l’enfant apprend des choses, progresse, que tout est mis en place pour l’accompagner dans son apprentissage. Et si ce n’était pas le cas, l’inspecteur tire la sonnette d’alarme, et laisse un peu de temps pour redresser la barre.

En serai-je capable ?

J’ai constaté que beaucoup de mamans se posaient cette question.
Et je ne parle pas ici du fait de consacrer tout son temps à son enfant, et ne plus en avoir pour soi, ce qui est, comme je vous l’ai partagé dans mon article sur mes interrogations autour de l’école à la maison, une de mes inquiétudes.
Non, je parle bien de capacité d’enseignement.

Eh bien, j’ai beaucoup de chance, parce que cet aspect ne m’inquiète pas du tout. Mais alors, vraiment pas ! Au contraire, je me sens armée pour cela, et en plus, j’aime ça !

D’ailleurs, j’ai toujours fait un peu de “coschooling”. Avez-vous déjà entendu ce terme ?
Il désigne le fait de faire avec ses enfants des activités d’enseignement, alors qu’ils vont déjà à l’école.
Pourquoi le faire ? Par exemple, parce que l’on constate que son enfant développe un intérêt pour quelque chose qui ne lui est pas enseigné. Typiquement, il y a quelques semaines, j’ai fait avec Anatole, une activité autour des unités et des dizaines…

Dans cette démarche, je suis sacrément aidée par deux choses :

  • ma formation de guide Montessori 3-6 ans. En effet, au cours de celle-ci, j’ai appris plein de méthodes originales pour l’enseignement des mathématiques en particulier. (que j’adore !)
  • mon expérience d’enseignement du français à mes deux grands pendant les 7 années écoulées. Au cours de ces années, j’ai couvert pour Alice (et avec l’aide du CNED) tout le programme de francais du CP à la 6e. Je suis donc bien au fait du contenu, et de l’ordre dans lequel les choses progressent…

Enfin, au delà de ces aspects “techniques”, mon meilleur atout est probablement mon goût pour l’enseignement. Certes, ce n’est pas mon métier, mais j’aime accompagner un enfant vers la connaissance. J’aime l’encourager à trouver les réponses à ses questions, le suivre et le précéder lorsqu’il témoigne d’un intérêt.

Je n’ai donc aucun doute que Léon et moi allons apprendre des tas de choses au cours des mois qui viennent !

Ecole à la maison : mes interrogations

Faire l’école à la maison est une vraie décision. Une décision pour laquelle, au cas par cas, il s’agit de peser le pour et le contre. Beaucoup d’interrogations surgissent. Chaque cas est particulier, évidemment, mais beaucoup de ces préoccupations sont communes. Lorsque je vous ai fait part, la semaine dernière, de notre décision de passer Léon, notre fils de 7 ans, en école à la maison, je vous ai promis que je vous ferai part de la manière dont j’entrevois les choses, avant d’avoir commencé. C’est l’objectif de mon article aujourd’hui. (Et pour ceux qui veulent comprendre comment nous en sommes arrivés à cette décision, et comment le vit Léon, il faut aller lire l’article précédent !)

L’aspect social

Première préoccupation : l’aspect social. C’est l’un des arguments les plus cités contre l’école à la maison, et c’était également l’un de mes freins, à chaque fois que l’idée me traversait.

D’ailleurs, lorsque j’ai commencé à envisager cette éventualité plus concrètement il y a quelques mois, j’en ai parlé lors d’une réunion de famille avec nos ainés. (Oscar, 16 ans, et Alice, 11 ans). L’opinion d’Oscar était claire : il ne faut pas sortir Léon de l’école. “Tu ne peux pas le couper de ses copains.”

Je ne sais pas si Oscar réussit à se projeter à l’âge de son petit frère. Pour lui, à 16 ans, être seul à la maison est inenvisageable. Il a oublié qu’à l’âge de Léon, lorsque je l’emmenais à des anniversaires, il restait dans un coin à lire… Je ne dis pas pour autant qu’il a tort. Au contraire, je l’écoute. Je suis d’accord qu’il est important de rencontrer du monde. Je suis même consciente, au delà des copains, que l’école a un vrai rôle social !

L’école apporte certaines choses que l’on ne pourra jamais avoir chez soi

Oui, c’est sûr. Dans un contexte d’apprentissage social, il est certain que je ne pourrai jamais proposer à mon enfant ce qu’il vit à l’école.

La diversité des gens qu’il y rencontre.
Le groupe, et ce que cela implique.
La cour de récréation avec des jeux partagés, et des partenaires qui changent.
L’organisation de la classe.
Le respect de l’autre, lorsqu’il ne traverse pas les mêmes phases de concentration.
La variété des échanges.
La réalisation de son identité par rapport aux autres.
Les codes de la vie en société.

Ca en fait des choses, que l’on apprend plus en groupe que seul chez soi !

Mais… à quel prix ?

Et pourtant, je ne trouve pas cet apprentissage suffisant. Probablement parce que, tel qu’il lui est fourni, dans cette école, il ne correspond pas à ce que je voudrais lui transmettre.

Soit, en le prenant à la maison, je le coupe de l’apprentissage du fonctionnement du groupe, et de l’organisation de la classe. Je le prive aussi, et c’est dommage, d’une sacrée diversité.

Mais je ne considère pas que je le prive beaucoup en ce qui concerne le respect de l’autre, la variété des échanges, la construction de son identité.

Parce que, sur ces plans-là, j’aurais plutôt tendance à dire qu’il désapprend plus que ce qu’il apprend ! (Selon mes critères, évidemment !)

Je ne trouve pas dans cette école, en terme de respect, ce que j’aimerais y voir.

Le modèle donné par les adultes ne me semble pas respectueux des enfants.

L’enseignement du respect entre enfants me semble absent.

Au milieu de cet environnement, je ressens surtout deux choses :

  • d’abord, que mon fils devient plus agressif. Dans ses mots, dans ses attitudes. Au lieu d’apprendre à sociabiliser, il apprend à agresser…
  • Ensuite, et c’est lié, que sa confiance en lui en prend un coup. D’un côté parce que lorsqu’il sent l’agressivité des autres, il se remet en cause. D’un autre côté, parce que lorsqu’il prend du recul par rapport à son propre comportement, il s’en veut énormément, et dit même qu’il voudrait ne pas exister…

Pour moi, clairement, le prix à payer pour l’apprentissage du groupe est trop lourd dans ce contexte !

Apprentissage social : est-ce bon de garder mon fils dans une bulle ?

On peut se poser la question suivante, qui m’a valu bien des échanges sans conclusion avec des amis : est-ce qu’il est bon de protéger nos enfants de cette ambiance qui manque de bienveillance, ou vaut-il mieux qu’ils apprennent à y faire face ?

En effet, on ne peut pas changer le monde, ou du moins pas du jour au lendemain. (Mais, comme dirait Léon, justement, on y contribue !). Alors, puisque nos enfants vont bien devoir vivre dans ce monde-là, est-ce leur rendre un service que de les en sortir ?

Je n’ai pas de réponse absolue sur cette question, je ne détiens évidemment pas la vérité, si tant est qu’il y ait une vérité…

Mon opinion, cependant, c’est que pour faire face au manque de bienveillance, il faut déjà être un peu solide. Avoir de bonnes bases.

Or, à 7 ans, on est surtout en train de se construire.

En lisant Catherine Gueguen par exemple, on voit si l’un enfant est sous stress, son cerveau sécrète du cortisol, et que cela freine le développement du cerveau, et en particulier les facultés d’empathie. C’est un cercle vicieux. A l’inverse, un enfant entouré de bienveillance voit son cerveau se développer, son empathie grandir, ses facultés d’apprentissage également, sous l’effet de l’ocytocine.

Moi qui suis un parent qui chemine, je me bats au quotidien contre mes vieilles habitudes pour apporter à mes enfants un environnement qui va les aider à grandir avec confiance. Alors, laisser l’environnement scolaire leur désapprendre tout ce que j’essaye de mettre en place, non merci !

Je vois bien que la question n’est pas la même pour Alice, par exemple, qui a presque 12 ans, et qui s’est déjà pas mal construite. Elle a une maturité qui lui permet de prendre du recul par rapport à ce qu’elle voit. De se faire sa propre idée.

Je n’affirmerai certainement pas qu’elle est hermétique à une ambiance négative, mais elle a les outils pour y faire face, justement. Alors, dans son cas, effectivement, la réponse peut être qu’il vaut mieux qu’elle l’apprenne.

Mon fils, lui, est trop jeune. Il a d’abord besoin de poser ses propres bases au soleil afin de pouvoir ensuite tenir dans la tempête.

C’est du moins ce que nous lui souhaitons.

Occasions de rencontres en IEF

Avant même l’apprentissage du groupe, il y a les amitiés. Tout simplement.

C’est d’ailleurs souvent la première question que l’on pose aux enfants de nos amis : “Ca se passe bien à l’école ? Tu as des copains ?”. Comme si la mission première de l’école était d’être un lieu de rencontre. Des amis offerts sur un plateau, bien plus qu’un lieu d’apprentissage.

Leur moment préféré ? Les récrés, sans aucun doute ! Le travail scolaire, lui, ne s’effectue que parce qu’il est obligatoire, pour faire plaisir aux enseignants, et aux parents. Mais, encore une fois, je m’égare… Nous parlions donc des rencontres.

Sur ce point, deux actions sont, je crois, primordiales.

La première, c’est d’entretenir les relations avec les copains qu’il s’est faits à l’école. C’est assez facile : il y en a deux, ils vivent tout près, nous connaissons les parents, et je peux même récupérer lesdits garçons de temps en temps à l’école, puisque je vais continuer à y aller pour Anatole !

La deuxième, c’est de chercher des occasions de rencontres avec d’autres enfants en IEF. (Pour rappel : IEF – Instruction En Famille, c’est le terme officiel de l’école à la maison). Et pour cela, aujourd’hui, on est verni : il y a internet et les réseaux sociaux ! J’ai donc commencé à m’inscrire à des groupes IEF pendant les vacances de Noël, et suis déjà entrée en contact avec plusieurs personnes qui vivent à proximité. J’ai même appris que tous les jeudis, c’est balade et pique-nique en forêt pas loin de chez nous pour tous ceux de la zone.

C’est rigolo, en fait. Cet aspect de manque de rencontres est souvent un frein au passage à l’école à la maison, et mes premières recherches ont l’air de montrer qu’en réalité, il y a un sacré potentiel ! Alors, c’est sûr, il va falloir voir à l’usage. Mais quand même, je me dis que si cela se savait, il y aurait peut-être plus de familles qui feraient ce choix, et donc encore plus de gens à rencontrer !

Le temps pour moi

Egoïstement, l’un des plus grands freins pour moi au passage à l’école à la maison, c’est mon propre temps. Oui, j’adore organiser des activités pédagogiques. J’adore voir l’intérêt de mon enfant quand je lui parle de grands nombres.

Mais ai-je vraiment envie de faire cela à temps plein ? En suis-je seulement capable ?

Je n’oublie pas que pour être une maman positive, il faut d’abord remplir mon propre réservoir affectif. Je ne suis pas sûre de réussir à le faire si je n’ai pas de temps pour moi. Sans compter que je n’ai pas l’intention d’abandonner mon métier qui me nourrit tant : celui d’accompagner les parents sur le chemin de la parentalité positive, au travers de ce blog et des formations que je vous propose.

J’ai donc commencé à y réfléchir. Et je me suis dit plusieurs choses.

Léon a 7 ans

Il est donc tout à fait capable de passer de longs moments plongé dans une activité en solitaire, si je lui dis que j’ai besoin de travailler.

D’autre part, lui et moi avons déjà pas mal de pratique en terme de recherche de solution. Je sais qu’il est capable de prendre mon besoin en considération. Nous allons donc pouvoir décider ensemble d’un mode de fonctionnement qui me permettra de continuer mon activité.

Je me dis même que c’est encore une opportunité : ayant moins de temps, je vais bien devoir apprendre à être plus efficace !

Des moments de garde

J’assume très bien l’idée que faire l’école à la maison, ca ne veut pas forcément dire être à temps plein avec son enfant.

Depuis le mois d’octobre déjà, nous avons deux jeunes qui, en pointillés, viennent garder les garçons après l’école. Pas parce que c’est nécessaire, mais pour entretenir les langues qu’ils ont apprises avant que nous revenions en France : l’une est hispanophone, l’autre est anglophone. Je n’ai pas l’intention de changer ce fonctionnement, et je me dis que je pourrai peut-être décaler un peu les horaires pour pouvoir m’échapper un peu plus tôt, travailler à la bibliothèque, et rentrer un peu plus tôt pour passer plus de temps avec Anatole également, puisque c’est une autre de mes préoccupations (voir plus bas).

Des échanges avec d’autres mamans

Là, c’est moi qui brode… Je suis comme ça, moi ! Toujours en train de bouillonner d’idées, tout en sachant qu’elles ne risquent pas de toutes déboucher… Mais il faut bien commencer par les avoir pour qu’elles fonctionnent, n’est-ce pas ?

Alors voilà : je me dis que je ne suis certainement pas la seule à avoir cette préoccupation. Donc, si je tombe sur une autre maman comme moi, qui n’habite pas loin, avec qui ça accroche bien… peut-être que l’on pourrait mettre en place un roulement ponctuel ? Quelque chose du type : tous les mardis matins, les enfants sont ensemble, une fois, c’est moi qui m’en occupe, une fois c’est toi ! Ce qui pourrait nous offrir de vrais créneaux.

Comment je vais le vivre…

Tenant compte de tout cela, je sais que ce ne sera pas forcément un long fleuve tranquille.

Le sentiment qui prédomine en moi en ce moment, à la veille de commencer, c’est l’enthousiasme. Je me réjouis de toutes les portes qui s’ouvrent, de toutes les perspectives d’apprentissage que je perçois.

Mais je sais aussi que ce sera probablement un enchainement de joies et de difficultés. Qu’il y aura forcément des jours de désenchantement.

Nous verrons bien !

Le décalage avec son petit frère

Indépendamment des avantages et inconvénients de l’IEF pour Léon, une de nos préoccupations est la réaction d’Anatole.

Anatole a tout juste 5 ans, il est en grande section, et continue, lui, à aller à l’école. Comme je vous l’expliquais lors de mon article sur ce choix d’école à la maison, nous ne pensons pas que ce choix se justifie pour lui.

Il n’en reste pas moins que lorsqu’il sera confronté au quotidien au fait que son frère reste à la maison avec maman, pendant que lui va à l’école, il risque de se sentir mis de côté…

L’annonce

Nous avons attendu que tout soit sûr avant d’en parler à Anatole. Finalement, au début des vacances de Noël, alors que nous étions tous les 6 ensemble, j’ai partagé le fait qu’il y allait avoir un changement dans la maison, et j’ai expliqué que Léon allait commencer l’école à la maison.

Anatole a été beaucoup moins perturbé que ce que nous pensions. Il s’est presque contenté d’un “d’accord”, même quand je l’ai aidé à se projeter en lui parlant des matins où il irait à l’école, et que Léon n’irait pas.

Par la suite

Léon a évoqué plusieurs fois pendant les vacances le fait qu’il n’allait plus aller à l’école. Cela n’a pas eu l’air de perturber Anatole plus que de raison.

Je l’ai même entendu lui répondre une fois : “Moi, j’aime bien ma maitresse, je suis content de retourner à l’école.”. Pour être honnête, je ne suis pas totalement sûre qu’il ne le disait pas pour s’en convaincre lui-même.

Que ce soit le cas ou pas, il semble garder son chemin tranquillement pour l’instant.

Rester à l’écoute

J’ai pas mal d’expérience maintenant des changements de situation avec les enfants. Nous avons vécu suffisamment de changements de pays, et/ou d’écoles pour cela, avec chacun de nos 4 enfants. Je sais donc qu’il faut rester vigilant.

Il ne s’agit pas de créer une histoire là où il n’y en a pas, mais bien de laisser l’enfant exprimer ses sentiments, et d’être à l’écoute. Pas chercher à le rassurer à tout prix, simplement être là pour l’accompagner dans ce qu’il traverse.

Sur ce plan, heureusement, j’ai désormais confiance en nous tous pour savoir accompagner les émotions.

L’apprentissage scolaire

Je suis consciente que le grand absent de mon article, c’est l’enseignement. Pourtant, c’est bien cela au départ, la raison d’être de l’école. Donc, lorsque l’on retire son enfant de l’école, on doit s’interroger sur la manière dont va se passer dorénavant l’enseignement.

En fait, vous pourrez trouver ça étrange, mais ce n’est absolument pas une inquiétude pour moi, au contraire !! Oui, au contraire, cet aspect là m’enchante !

Comme je sais, par les messages que j’ai reçus, que ce sujet vous intéresse, et qu’il mérite d’être creusé, je vous prépare un article spécifique sur le sujet…

En attendant, n’hésitez pas à commenter cet article, pour me dire ce que vous pensez de toutes ces réflexions, et à le partager si vous pensez qu’il peut intéresser des amis.

,

J’ai décidé de faire l’école à la maison avec mon fils de 7 ans

Grand changement chez nous, en ce début d’année : nous allons commencer l’école à la maison !
Je suppose que vous aussi, il vous est arrivé d’avoir des frustrations par rapport à l’école. D’avoir l’impression que votre enfant n’y trouvait pas ce que vous aimeriez lui offrir. Et, comme moi, jusqu’ici, vous vous êtes adapté. Vous avez accueilli les aspects positifs (parce qu’il y en a), en essayant de passer outre ce qui ne vous convenait pas. Car il faut tout prendre en compte : l’aspect académique, l’aspect social, l’entourage… Mais c’est comme un jeu de balancier : au moment où ce qui ne nous convient pas devient trop lourd, que fait-on ? Deux possibilités : on change d’école… ou on déscolarise ! Décision enfin prise pour nous : nous allons faire l’école à la maison – autrement appelée IEF – au moins temporairement.

Le contexte scolaire

Léon a 7 ans. Il est en CE1.
Il a un parcours un peu atypique, puisqu’il n’avait pas été en école française avant cette année.

D’abord, il est né au Mexique, où il a été, très jeune, en école Montessori. Nous avons ensuite déménagé pour Puerto Rico, avant ses 3 ans, et là encore, nous avons mis Léon en école Montessori.
Un an avant notre retour en France, en prévision de la transition délicate, nous avons décidé de le transférer, ainsi que son petit frère, dans une école plus classique, dans laquelle étaient déjà nos ainés depuis notre arrivée à Puerto Rico.

Ecole plus classique, certes, mais une école américaine. Et franchement, l’ambiance à l’américaine est nettement plus positive ! Je savais donc que le retour en France serait probablement un peu délicat à gérer.

La différence entre la bienveillance à l’américaine, et ce que j’avais pu observer de l’entourage à la française m’effrayait un peu. Je me doutais que ce pourrait être un choc pour tous. Cependant, “le pire n’est pas certain”, et je sais qu’il existe aussi en France beaucoup d’écoles et d’enseignants qui sont tout à fait bienveillants et encadrent les enfants avec confiance. Pas de faux procès en avance donc. Et, tout en sachant que l’école à la maison pouvait être une solution de repli, nous avons inscrit tous nos enfants en école publique. (Un en maternelle, un au primaire, une au collège, et un au lycée !)

Pour Léon, je pensais que cela serait doublé d’une petite difficulté académique. En effet, entrer en CE1, à un âge où les enfants savent lire et écrire en francais, ce n’est pas forcément évident. D’autant moins que l’année dernière, il était en équivalent grande section, car aux USA, les enfants entrent en “grade 1” à 6 ans révolus, et il est né en octobre. Certes, je lui avais appris à lire en francais à la maison, mais je me doutais qu’il risquait de ne pas avoir la même aisance que ses camarades, surtout à l’écrit.

Beaucoup de raisons, donc, pour être attentif, et j’ai rencontré la maitresse dès la première semaine pour lui faire part de ces particularités.

Les premiers temps

Finalement, les premiers temps se sont plutôt bien passés.
Léon s’est rapidement fait des amis, et l’aspect académique n’a en fait posé aucun problème. Il a mis quelques semaines à prendre le coup de main pour écrire en cursive, et voilà.

En revanche, au niveau de l’ambiance, nous avons senti que les choses étaient plus difficiles.

D’abord, il a commencé par se plaindre de sa maîtresse : elle crie, elle a déchiré une page du cahier du copain parce que ce n’était pas bien fait… (Ca existe encore, ça ??)

Puis, il est revenu avec le vocabulaire de la cour de récré… Les gros mots, pour commencer, mais aussi l’agressivité. Il disait à son petit frère des choses comme “Je vais te défoncer !”. Pardon ???

Ensuite, il nous a expliqué qu’il se faisait “insulter” par les plus grands… et cela lui donnait envie de s’insulter lui-même : pourquoi donc essayait-il de leur parler ?

Il s’est mis à pleurer à l’idée d’aller à l’étude : “Maman, les maîtresses, elles crient quand on fait des erreurs, alors que toi, tu m’expliques !”.

Jusqu’à ce qu’apparaissent les signes les plus évidents : le pipi au lit régulier.

Bon. Il fallait prendre les choses au sérieux.

Notre recherche de solution

Bien sûr, nous n’avons pas décidé de basculer du jour au lendemain.

Il fallait reprendre les points un à un, et réfléchir aux diverses solutions envisageables.

Les petites actions locales

D’abord, plus d’étude. Il y allait de temps en temps pour me permettre de travailler un peu plus longtemps. Tant pis, il n’irait plus. J’avais la chance d’être flexible, et je pouvais donc le récupérer à 16h30.

On a développé les relations avec les proches copains, en les invitant à la maison. Cela l’a bien sûr aidé à se sentir mieux, mais ce n’était pas suffisant.

A la maison, j’ai discuté avec lui de l’agressivité qu’il observait à l’école, que c’était normal qu’en recevant ce modèle, il l’intègre partiellement, mais que nous aspirions à une ambiance plus sereine à la maison, et qu’il lui faudrait éviter d’agresser son petit frère comme il se mettait à le faire.

Enfin, ses grands frères et soeurs ont discuté avec lui d’attitude à adopter face aux plus grands, pour qu’il ne se sente plus tant intimidé.

Cependant, la question est importante. Il se durcit face à l’agression, mais est-ce réellement ce que je veux développer chez mon enfant ?? Pas du tout !

Puis-je faire le métier que je fais, accompagner les parents vers plus de bienveillance, croire en un monde meilleur, et accepter que mon fils apprenne que la vie est dure et qu’il faut y faire face ??

Recherche d’autre école

En parallèle, tout en pensant déjà à la possibilité de faire l’école à la maison, j’ai commencé les recherches d’autres écoles. Car si une chose était sûre, c’est que ces petites actions pouvaient éventuellement permettre de patienter, mais ne seraient absolument pas une solution à long terme.

J’ai la chance d’accompagner une institutrice de CP dans une école privée assez proche, dans le cadre de séances de discipline positive en classe. Si ces séances (bénévoles) sont possibles, c’est parce que la directrice de cette école est d’avis de considérer chaque enfant dans son individualité, et a su susciter cela chez ses enseignants. J’ai donc choisi de discuter de mon problème avec cette directrice. Et nous avons envisagé de transférer Léon dès la rentrée de janvier. Mon fils était ravi ! Mais finalement.. pas de place pour janvier, il faudra attendre septembre.

J’ai également considéré une école Montessori, dans la ville d’à côté. J’ai assisté à leur présentation. Bien sûr, le contexte est attirant. L’ambiance n’a rien à voir. D’abord, je connais bien la pédagogie Montessori, et je la trouve très adaptée à mon fils. D’autre part, la directrice nous a parlé de bienveillance, avant même de nous parler Montessori, c’est plutôt bon signe ! Mais.. mais l’école est loin (j’ai mis une demi-heure avec mes grandes jambes), et elle est chère ! Solution éliminée.

Dernier rendez-vous avec la maitresse

Pendant cette phase de réflexion, je pensais encore qu’il fallait quand même communiquer avec la maitresse de mon fils. Essayer d’attirer son attention sur ce qui se passait pour lui. J’ai donc pris un nouveau rendez-vous avec elle.

Et je me suis sentie complètement en décalage.

La maitresse n’avait absolument pas ressenti le mal-être de mon Léon. Elle me disait au contraire que Léon était très mignon, et se débrouillait très bien en classe.
Soit. Mais il a perdu son stylo bleu, et n’ose pas vous en parler. “Ah bon ? Pourtant, je ne lui crie pas dessus, à lui !”. Est-il besoin d’en dire plus ?

Je ne jette pas la pierre à cette maitresse. Je sais qu’elle essaye de bien faire, mais que, comme nous, les parents, elle se retrouve régulièrement dans des situations où elle craque. Sa formation ne lui a pas permis de voir comment la bienveillance aide les enfants à grandir, et à réussir. Elle n’a pas eu l’occasion de s’ouvrir à autre chose que l’éducation traditionnelle à la française.

D’autant moins que la directrice de l’école est elle-même très “traditionnelle”.
Elle dit par exemple : “Moi, je ne dis pas bonjour aux enfants le matin, je considère que c’est à eux de le faire.” Clairement, cette directrice n’a pas entendu parler de la force du modèle, et des neurones miroirs. Alors, si l’on considère les choses ainsi, peut-on attendre des enseignants qu’ils laissent le temps d’apprentissage aux enfants ??

Non, je ne jette pas la pierre à cette maitresse, mais je choisis autre chose pour mon fils.

A 7 ans, on est encore en construction. Je refuse de prendre le risque que mon enfant sorte d’un an de cette ambiance avec une confiance en lui détruite. L’école à la maison, pour nous, aujourd’hui, c’est lui offrir un autre environnement.

Pourquoi seulement Léon ?

Vous l’avez compris, cette situation n’a pas été anticipée, elle nous est un peu tombée dessus par défaut.
Malgré cela, lorsqu’on arrive à cette décision, on s’interroge sur l’application de celle-ci à un enfant, ou à plusieurs…
Pour l’instant, elle ne s’applique qu’à Léon.

En effet :

  • la question ne se pose pas vraiment pour les grands. Oscar est en terminale, et, même s’il a passé le bac francais en candidat libre l’année dernière (il en a d’ailleurs fait une video), il est mieux préparé dans un lycée pour son bac S à venir, sans compter le dossier pour la suite ! Alice est en cinquième, et s’y sent bien. Elle s’est fait des amis, et si certains de ses profs ne correspondent pas aux critères éducatifs que nous cherchons à développer chez nous, elle a la maturité qu’il faut pour avoir du recul sur la question.
  • pour Anatole, le plus jeune, on pourrait s’interroger car son école dépend de la même directrice. Cependant, en étant encore du côté maternelle, il bénéficie d’un cadre bien différent. Et surtout, sa maîtresse est super. Donc, pas de raison de le changer pour l’instant. En revanche, il est clair pour nous qu’il ne restera pas dans cet établissement l’année prochaine, pour son CP.

Et puis, pour l’instant, cet aménagement est annoncé temporaire. Car l’école avec laquelle j’ai pris contact devrait nous prendre les deux garçons l’année prochaine.

Je me laisse donc le loisir de vivre cette opportunité sans stress, et de décider plus tard si c’est une expérience à prolonger, ou non !

Concrètement, cela commencera la semaine prochaine, car j’avais déjà un déplacement de prévu cette semaine. Cela tombe bien : il a ainsi quelques jours pour clore les choses de manière plus posée, tant avec ses camarades qu’avec les maitresses, et l’école.

Les perspectives que me donne l’IEF ou école à la maison

IEF, c’est le terme officiel : Instruction en Famille.
Car si l’instruction est obligatoire en France, l’école ne l’est pas. On peut donc choisir de mener cette instruction en famille, et c’est même beaucoup plus facile que ce que l’on peut croire (il suffit de deux lettres pour déclarer que notre enfant ne va plus à l’école) !

Cet article se prolonge, alors que je voulais également vous parler des perspectives que je vois, avant de commencer. Je voudrais développer les aspects de cette décision qui m’enchantent, et ceux qui m’inquiètent. Comme je suis très bavarde, et que je sais qu’il me faudra encore du temps pour les développer, je vous en reparlerai dans un prochain article !

Rendez-vous donc la semaine prochaine, pour parler de nos débuts, et de ce que j’anticipe.

Sachez cependant, que me réjouis à l’idée de tout ce que nous allons avoir l’occasion de faire ensemble, lui et moi ! Il faut dire que l’idée de l’école à la maison me tente depuis que mon grand est petit… Finalement, c’est donc une chance que ces difficultés m’offrent, je n’aurais sans doute jamais passé le pas autrement.

Et vous, l’école à la maison vous attire-t-elle ?