Ecole à la maison : mes interrogations

Faire l’école à la maison est une vraie décision. Une décision pour laquelle, au cas par cas, il s’agit de peser le pour et le contre. Beaucoup d’interrogations surgissent. Chaque cas est particulier, évidemment, mais beaucoup de ces préoccupations sont communes. Lorsque je vous ai fait part, la semaine dernière, de notre décision de passer Léon, notre fils de 7 ans, en école à la maison, je vous ai promis que je vous ferai part de la manière dont j’entrevois les choses, avant d’avoir commencé. C’est l’objectif de mon article aujourd’hui. (Et pour ceux qui veulent comprendre comment nous en sommes arrivés à cette décision, et comment le vit Léon, il faut aller lire l’article précédent !)

L’aspect social

Première préoccupation : l’aspect social. C’est l’un des arguments les plus cités contre l’école à la maison, et c’était également l’un de mes freins, à chaque fois que l’idée me traversait.

D’ailleurs, lorsque j’ai commencé à envisager cette éventualité plus concrètement il y a quelques mois, j’en ai parlé lors d’une réunion de famille avec nos ainés. (Oscar, 16 ans, et Alice, 11 ans). L’opinion d’Oscar était claire : il ne faut pas sortir Léon de l’école. “Tu ne peux pas le couper de ses copains.”

Je ne sais pas si Oscar réussit à se projeter à l’âge de son petit frère. Pour lui, à 16 ans, être seul à la maison est inenvisageable. Il a oublié qu’à l’âge de Léon, lorsque je l’emmenais à des anniversaires, il restait dans un coin à lire… Je ne dis pas pour autant qu’il a tort. Au contraire, je l’écoute. Je suis d’accord qu’il est important de rencontrer du monde. Je suis même consciente, au delà des copains, que l’école a un vrai rôle social !

L’école apporte certaines choses que l’on ne pourra jamais avoir chez soi

Oui, c’est sûr. Dans un contexte d’apprentissage social, il est certain que je ne pourrai jamais proposer à mon enfant ce qu’il vit à l’école.

La diversité des gens qu’il y rencontre.
Le groupe, et ce que cela implique.
La cour de récréation avec des jeux partagés, et des partenaires qui changent.
L’organisation de la classe.
Le respect de l’autre, lorsqu’il ne traverse pas les mêmes phases de concentration.
La variété des échanges.
La réalisation de son identité par rapport aux autres.
Les codes de la vie en société.

Ca en fait des choses, que l’on apprend plus en groupe que seul chez soi !

Mais… à quel prix ?

Et pourtant, je ne trouve pas cet apprentissage suffisant. Probablement parce que, tel qu’il lui est fourni, dans cette école, il ne correspond pas à ce que je voudrais lui transmettre.

Soit, en le prenant à la maison, je le coupe de l’apprentissage du fonctionnement du groupe, et de l’organisation de la classe. Je le prive aussi, et c’est dommage, d’une sacrée diversité.

Mais je ne considère pas que je le prive beaucoup en ce qui concerne le respect de l’autre, la variété des échanges, la construction de son identité.

Parce que, sur ces plans-là, j’aurais plutôt tendance à dire qu’il désapprend plus que ce qu’il apprend ! (Selon mes critères, évidemment !)

Je ne trouve pas dans cette école, en terme de respect, ce que j’aimerais y voir.

Le modèle donné par les adultes ne me semble pas respectueux des enfants.

L’enseignement du respect entre enfants me semble absent.

Au milieu de cet environnement, je ressens surtout deux choses :

  • d’abord, que mon fils devient plus agressif. Dans ses mots, dans ses attitudes. Au lieu d’apprendre à sociabiliser, il apprend à agresser…
  • Ensuite, et c’est lié, que sa confiance en lui en prend un coup. D’un côté parce que lorsqu’il sent l’agressivité des autres, il se remet en cause. D’un autre côté, parce que lorsqu’il prend du recul par rapport à son propre comportement, il s’en veut énormément, et dit même qu’il voudrait ne pas exister…

Pour moi, clairement, le prix à payer pour l’apprentissage du groupe est trop lourd dans ce contexte !

Apprentissage social : est-ce bon de garder mon fils dans une bulle ?

On peut se poser la question suivante, qui m’a valu bien des échanges sans conclusion avec des amis : est-ce qu’il est bon de protéger nos enfants de cette ambiance qui manque de bienveillance, ou vaut-il mieux qu’ils apprennent à y faire face ?

En effet, on ne peut pas changer le monde, ou du moins pas du jour au lendemain. (Mais, comme dirait Léon, justement, on y contribue !). Alors, puisque nos enfants vont bien devoir vivre dans ce monde-là, est-ce leur rendre un service que de les en sortir ?

Je n’ai pas de réponse absolue sur cette question, je ne détiens évidemment pas la vérité, si tant est qu’il y ait une vérité…

Mon opinion, cependant, c’est que pour faire face au manque de bienveillance, il faut déjà être un peu solide. Avoir de bonnes bases.

Or, à 7 ans, on est surtout en train de se construire.

En lisant Catherine Gueguen par exemple, on voit si l’un enfant est sous stress, son cerveau sécrète du cortisol, et que cela freine le développement du cerveau, et en particulier les facultés d’empathie. C’est un cercle vicieux. A l’inverse, un enfant entouré de bienveillance voit son cerveau se développer, son empathie grandir, ses facultés d’apprentissage également, sous l’effet de l’ocytocine.

Moi qui suis un parent qui chemine, je me bats au quotidien contre mes vieilles habitudes pour apporter à mes enfants un environnement qui va les aider à grandir avec confiance. Alors, laisser l’environnement scolaire leur désapprendre tout ce que j’essaye de mettre en place, non merci !

Je vois bien que la question n’est pas la même pour Alice, par exemple, qui a presque 12 ans, et qui s’est déjà pas mal construite. Elle a une maturité qui lui permet de prendre du recul par rapport à ce qu’elle voit. De se faire sa propre idée.

Je n’affirmerai certainement pas qu’elle est hermétique à une ambiance négative, mais elle a les outils pour y faire face, justement. Alors, dans son cas, effectivement, la réponse peut être qu’il vaut mieux qu’elle l’apprenne.

Mon fils, lui, est trop jeune. Il a d’abord besoin de poser ses propres bases au soleil afin de pouvoir ensuite tenir dans la tempête.

C’est du moins ce que nous lui souhaitons.

Occasions de rencontres en IEF

Avant même l’apprentissage du groupe, il y a les amitiés. Tout simplement.

C’est d’ailleurs souvent la première question que l’on pose aux enfants de nos amis : “Ca se passe bien à l’école ? Tu as des copains ?”. Comme si la mission première de l’école était d’être un lieu de rencontre. Des amis offerts sur un plateau, bien plus qu’un lieu d’apprentissage.

Leur moment préféré ? Les récrés, sans aucun doute ! Le travail scolaire, lui, ne s’effectue que parce qu’il est obligatoire, pour faire plaisir aux enseignants, et aux parents. Mais, encore une fois, je m’égare… Nous parlions donc des rencontres.

Sur ce point, deux actions sont, je crois, primordiales.

La première, c’est d’entretenir les relations avec les copains qu’il s’est faits à l’école. C’est assez facile : il y en a deux, ils vivent tout près, nous connaissons les parents, et je peux même récupérer lesdits garçons de temps en temps à l’école, puisque je vais continuer à y aller pour Anatole !

La deuxième, c’est de chercher des occasions de rencontres avec d’autres enfants en IEF. (Pour rappel : IEF – Instruction En Famille, c’est le terme officiel de l’école à la maison). Et pour cela, aujourd’hui, on est verni : il y a internet et les réseaux sociaux ! J’ai donc commencé à m’inscrire à des groupes IEF pendant les vacances de Noël, et suis déjà entrée en contact avec plusieurs personnes qui vivent à proximité. J’ai même appris que tous les jeudis, c’est balade et pique-nique en forêt pas loin de chez nous pour tous ceux de la zone.

C’est rigolo, en fait. Cet aspect de manque de rencontres est souvent un frein au passage à l’école à la maison, et mes premières recherches ont l’air de montrer qu’en réalité, il y a un sacré potentiel ! Alors, c’est sûr, il va falloir voir à l’usage. Mais quand même, je me dis que si cela se savait, il y aurait peut-être plus de familles qui feraient ce choix, et donc encore plus de gens à rencontrer !

Le temps pour moi

Egoïstement, l’un des plus grands freins pour moi au passage à l’école à la maison, c’est mon propre temps. Oui, j’adore organiser des activités pédagogiques. J’adore voir l’intérêt de mon enfant quand je lui parle de grands nombres.

Mais ai-je vraiment envie de faire cela à temps plein ? En suis-je seulement capable ?

Je n’oublie pas que pour être une maman positive, il faut d’abord remplir mon propre réservoir affectif. Je ne suis pas sûre de réussir à le faire si je n’ai pas de temps pour moi. Sans compter que je n’ai pas l’intention d’abandonner mon métier qui me nourrit tant : celui d’accompagner les parents sur le chemin de la parentalité positive, au travers de ce blog et des formations que je vous propose.

J’ai donc commencé à y réfléchir. Et je me suis dit plusieurs choses.

Léon a 7 ans

Il est donc tout à fait capable de passer de longs moments plongé dans une activité en solitaire, si je lui dis que j’ai besoin de travailler.

D’autre part, lui et moi avons déjà pas mal de pratique en terme de recherche de solution. Je sais qu’il est capable de prendre mon besoin en considération. Nous allons donc pouvoir décider ensemble d’un mode de fonctionnement qui me permettra de continuer mon activité.

Je me dis même que c’est encore une opportunité : ayant moins de temps, je vais bien devoir apprendre à être plus efficace !

Des moments de garde

J’assume très bien l’idée que faire l’école à la maison, ca ne veut pas forcément dire être à temps plein avec son enfant.

Depuis le mois d’octobre déjà, nous avons deux jeunes qui, en pointillés, viennent garder les garçons après l’école. Pas parce que c’est nécessaire, mais pour entretenir les langues qu’ils ont apprises avant que nous revenions en France : l’une est hispanophone, l’autre est anglophone. Je n’ai pas l’intention de changer ce fonctionnement, et je me dis que je pourrai peut-être décaler un peu les horaires pour pouvoir m’échapper un peu plus tôt, travailler à la bibliothèque, et rentrer un peu plus tôt pour passer plus de temps avec Anatole également, puisque c’est une autre de mes préoccupations (voir plus bas).

Des échanges avec d’autres mamans

Là, c’est moi qui brode… Je suis comme ça, moi ! Toujours en train de bouillonner d’idées, tout en sachant qu’elles ne risquent pas de toutes déboucher… Mais il faut bien commencer par les avoir pour qu’elles fonctionnent, n’est-ce pas ?

Alors voilà : je me dis que je ne suis certainement pas la seule à avoir cette préoccupation. Donc, si je tombe sur une autre maman comme moi, qui n’habite pas loin, avec qui ça accroche bien… peut-être que l’on pourrait mettre en place un roulement ponctuel ? Quelque chose du type : tous les mardis matins, les enfants sont ensemble, une fois, c’est moi qui m’en occupe, une fois c’est toi ! Ce qui pourrait nous offrir de vrais créneaux.

Comment je vais le vivre…

Tenant compte de tout cela, je sais que ce ne sera pas forcément un long fleuve tranquille.

Le sentiment qui prédomine en moi en ce moment, à la veille de commencer, c’est l’enthousiasme. Je me réjouis de toutes les portes qui s’ouvrent, de toutes les perspectives d’apprentissage que je perçois.

Mais je sais aussi que ce sera probablement un enchainement de joies et de difficultés. Qu’il y aura forcément des jours de désenchantement.

Nous verrons bien !

Le décalage avec son petit frère

Indépendamment des avantages et inconvénients de l’IEF pour Léon, une de nos préoccupations est la réaction d’Anatole.

Anatole a tout juste 5 ans, il est en grande section, et continue, lui, à aller à l’école. Comme je vous l’expliquais lors de mon article sur ce choix d’école à la maison, nous ne pensons pas que ce choix se justifie pour lui.

Il n’en reste pas moins que lorsqu’il sera confronté au quotidien au fait que son frère reste à la maison avec maman, pendant que lui va à l’école, il risque de se sentir mis de côté…

L’annonce

Nous avons attendu que tout soit sûr avant d’en parler à Anatole. Finalement, au début des vacances de Noël, alors que nous étions tous les 6 ensemble, j’ai partagé le fait qu’il y allait avoir un changement dans la maison, et j’ai expliqué que Léon allait commencer l’école à la maison.

Anatole a été beaucoup moins perturbé que ce que nous pensions. Il s’est presque contenté d’un “d’accord”, même quand je l’ai aidé à se projeter en lui parlant des matins où il irait à l’école, et que Léon n’irait pas.

Par la suite

Léon a évoqué plusieurs fois pendant les vacances le fait qu’il n’allait plus aller à l’école. Cela n’a pas eu l’air de perturber Anatole plus que de raison.

Je l’ai même entendu lui répondre une fois : “Moi, j’aime bien ma maitresse, je suis content de retourner à l’école.”. Pour être honnête, je ne suis pas totalement sûre qu’il ne le disait pas pour s’en convaincre lui-même.

Que ce soit le cas ou pas, il semble garder son chemin tranquillement pour l’instant.

Rester à l’écoute

J’ai pas mal d’expérience maintenant des changements de situation avec les enfants. Nous avons vécu suffisamment de changements de pays, et/ou d’écoles pour cela, avec chacun de nos 4 enfants. Je sais donc qu’il faut rester vigilant.

Il ne s’agit pas de créer une histoire là où il n’y en a pas, mais bien de laisser l’enfant exprimer ses sentiments, et d’être à l’écoute. Pas chercher à le rassurer à tout prix, simplement être là pour l’accompagner dans ce qu’il traverse.

Sur ce plan, heureusement, j’ai désormais confiance en nous tous pour savoir accompagner les émotions.

L’apprentissage scolaire

Je suis consciente que le grand absent de mon article, c’est l’enseignement. Pourtant, c’est bien cela au départ, la raison d’être de l’école. Donc, lorsque l’on retire son enfant de l’école, on doit s’interroger sur la manière dont va se passer dorénavant l’enseignement.

En fait, vous pourrez trouver ça étrange, mais ce n’est absolument pas une inquiétude pour moi, au contraire !! Oui, au contraire, cet aspect là m’enchante !

Comme je sais, par les messages que j’ai reçus, que ce sujet vous intéresse, et qu’il mérite d’être creusé, je préfère écrire un article spécifique sur le sujet : organiser l’apprentissage en école à la maison.

En attendant, n’hésitez pas à commenter cet article, pour me dire ce que vous pensez de toutes ces réflexions, et à le partager si vous pensez qu’il peut intéresser des amis.

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13 réponses
  1. Isa LISE
    Isa LISE dit :

    Bonjour et bienvenue en Instruction en famille ! 🙂
    J’aimerais répondre à ce passage où vous ne pourriez jamais proposer à la maison :
    “La diversité des gens qu’il y rencontre.
    Le groupe, et ce que cela implique.
    La cour de récréation avec des jeux partagés, et des partenaires qui changent.
    L’organisation de la classe.
    Le respect de l’autre, lorsqu’il ne traverse pas les mêmes phases de concentration.
    La variété des échanges.
    La réalisation de son identité par rapport aux autres.
    Les codes de la vie en société.”

    “La diversité des gens qu’il y rencontre” : J’ai derrière moi 12 années sans école 🙂 Mes filles sont également allées à l’école et très clairement, elles ont rencontré des personnes bien plus diverses en instruction en famille qu’à l’école et pourtant c’était une école où il y avait des enfants de différents horizons.

    “Le groupe, et ce que cela implique.” Possible également d’évoluer en groupe, même si cela est moins fréquent. Mais, sans école, nous pratiquons des sorties communes et donc l’apprentissage de la vie en groupe.
    Si vous avez besoin, j’ai une liste plutôt complète des groupes sans école en France : http://fairelecolealamaison.blogspot.com/2017/06/groupes-locaux-sans-ecole.html

    “La cour de récréation avec des jeux partagés, et des partenaires qui changent.” : cf. remarque précédente. Et, au passage, à l’école, mes filles ont connu les “t’es plus ma copine” sans vraie raison alors qu’avec leurs amis sans école, non. Je ne dis pas que c’est le cas pour tous les enfants non scos, mais le fait est que les amitiés se tissent en fonction des affinités et plus en fonction de l’âge. 🙂

    “L’organisation de la classe.” – bon là je ne sais pas trop de quoi il retourne, ce qui “est manqué”. A priori rien à ajouter. 🙂

    “Le respect de l’autre, lorsqu’il ne traverse pas les mêmes phases de concentration.” – Euh ? Une des raisons pour lesquelles nous avons déscolarisé est que le brouhaha constant, les jets de crayon et de gomme empêchaient l’une de mes filles de se concentrer. En apprenant ensemble, elles ont appris à respecter les besoins de l’autre. En plus petit comité, c’est plus facile.

    “La variété des échanges.” – pas persuadée que ce soit vrai… Mes filles ont fréquenté des enfants scolarisés et des enfants non scolarisés. Elles étaient surprises que les enfants scos parlent quasi exclusivement de la maitresse ou du maitre et des devoirs, puis des copains au collège. Avec leurs amis non scos, elles parlaient de tout et très peu des leçons que certains avaient 😉

    “La réalisation de son identité par rapport aux autres.” Là encore, je pense que l’instruction en famille permet justement de mieux oser être soi-même. J’ai animé des ateliers philos pour des collégiens sans école, certains venaient de quitter l’école et il y avait une constante : “au collège, on ne peut pas être soi, il faut soit faire comme les autres, soit être harcelé”… J’ai à la maison deux électrons libres.

    Alors ce commentaire peut passer pour un encensement de l’instruction en famille. Ce n’est pas mon intention. Il y a effectivement des inconvénients à faire ce choix qui, de plus, ne convient pas à tout le monde. C’est ce que j’explique depuis des années. 😉

    Très bonne journée !

    Répondre
    • Coralie
      Coralie dit :

      Ah ah ! Et oui, et c’est bien parce que je suis d’accord avec à peu près tout ce que vous listez (et je crois l’évoquer dans la suite de mon article) que j’ai pris cette décision !
      Merci d’avoir pris le temps de tout ce commentaire.. et merci pour le lien, que je vais très vite aller étudier.
      Coralie

      Répondre
  2. Isa LISE
    Isa LISE dit :

    Et j’oubliais “les codes de la vie en société” : idem, où les enfants les apprennent-ils ? Comme vous l’expliquez très bien dans vos billets, essentiellement dans le mimétisme, donc avec les parents 😉

    Répondre
  3. Nat
    Nat dit :

    Bonjour,
    Merci pour cet article très intéressant. Juste une remarque qui me vient à l’esprit : n’y a-t-il pas d’école alternative (qui partage vos valeurs) à proximité pour scolariser votre fils ?

    Répondre
  4. Sandrine JUILLARD
    Sandrine JUILLARD dit :

    Article très intéressant, les questions que beaucoup de parents qui décident de sauter le pas se posent… Notre loulou n’a pas fait de maternelle et nous pensions le mettre pour le CP mais notre décision de contienuer l’IEF est prise… notre fils a tellement progressé, les apprentissages se font tout seul quand c’est le moment pour lui, respect de son rythme, respect de son sommeil… il est hyper sociable et très empathique. L’école ne sociabilise pas elle collectivise et pour le moment nous voulons armé notre fils avec de vraies valeurs que l’école pour le moment, en l’état, n’est pas capable de lui apporter. On voit très nettement le comportement des enfants scolarisés quand ils jouent avec eux, il n’y a plus d’empathie, l’esprit de compétion est déjà bien présent (eh oui, à 5 ans c’est triste)… ils sont déjà bien formatés pour devenir LE meilleur…

    Répondre
    • Coralie
      Coralie dit :

      C’est fou ce que tu dis.. C’est également ce que j’observe souvent. Les interactions entre les enfants sont surprenantes, et le fait que les adultes ne les accompagnent pas à apprendre d’autres manières de faire également. Tout le monde trouve cela normal…

      Répondre
  5. charlotte combe
    charlotte combe dit :

    Bonjour et merci pour ce témoignage.
    J’ai listé à peu près les mêmes interrogation concernant le passage de ma fille de 6 ans en IEF et de son frère de 3 ans. Lison se plaint du bruit, des cris de la maitresse et de violences dans la classe. Elle a mal au ventre avant d’aller à l’école chaque jours depuis toute petite. En maternelle, elle pouvait ne pas aller à l’école mais en CP, les absences sont moins bienvenues. Il y a quelques semaines, alors qu’elle était très mal avant d’aller à l’école je lui ai appris la possibilité de faire l’école à la maison en lui précisant que je n’étais pas prête mais que j’essayais de voir comment rendre cela possible.
    Depuis j’ai l’impression qu’elle a encore plus mal au ventre. A deux reprises la maitresse m’a appelé pour venir la chercher tant elle était mal. De retour à la maison Lison était en pleine forme. J’ai peur de l’avoir perturbé en lui parlant de la possibilité de l’IEF. Un côté d’elle est très enthousiaste et un autre aime l’école.
    J’ai un réel enthousiasme à vivre cette expérience d’IEF et je suis aussi truffée de peurs
    Il neige…demain les enfants resterons peut-être à la maison!

    Répondre
    • Coralie
      Coralie dit :

      Pas facile de prendre cette décision, qui est un vrai chamboulement d’une part, et qui va tant à l’encontre des schémas connus d’autre part…
      Cependant, il me semble que tu pars avec un point positif fondamental : l’enthousiasme !

      Répondre
  6. JEAN-PHILIPPE GEFFRIAUD
    JEAN-PHILIPPE GEFFRIAUD dit :

    Bonjour Coralie,

    Je suis persuadé que tu géreras complètement les interactions nécessaires à Léon via la rencontre d’autres enfants (IEF, etc…) Mon conseil (en tant que PE serait de t’appuyer sur des manuels scolaires essentiellement pour avoir une idée de progression et des programmes de CE mais bien évidemment de recourir autant que possible à une pédagogie active. (Manipulation, activités sensoriels Montessori , projet de communication avec d’autres enfants etc…) Belle expérience !

    Répondre
  7. Céline
    Céline dit :

    Bonjour,
    je suis arrivée par hasard sur votre blog et je suis très touchée par cet article en particulier (tout le reste me parle totalement et nous travaillons dessus depuis nos débuts de parent en 2001…quel plaisir d’avancer en permanence 🙂 Bref, je souhaitais juste vous apporter un point de vue d’ex famille en IEF.
    Notre fils a 18 ans maintenant, mais nous avons fait l’école à la maison deux ans (à 7 ans en CE1 et à 11 ans en sixième) et en faisant récemment un bilan de toutes ces années de scolarité, il m’a profondément ému en me disant que les deux années où il a le plus appris, le plus partagé, pris le plus de plaisir et le plus retenu ce sont ses deux années de desco.
    Un lien incroyable en plus s’est créé entre nous.
    Gros dys, il a eu le temps de prendre confiance en lui et de trouver sa manière de fonctionner et d’avancer en souffrant un peu moins à l’école ensuite.
    J’espère que vos doutes ce sont définitivement dissipés, nous avons pu constater que notre fils va bien plus vers les autres suite à cette desco, qu’il n’a plus eu cette agressivité dont vous parlez justement, il a un recul sur les choses et a eu une manière d’aborder les matières et d’échanger avec ses profs ensuite qui, malgré ses difficultés, lui ont permis de passer une scolarité atypique, mais très riche (ils aimaient discuter avec lui et le faire participer et témoigner sur toutes les sorties culturelles que nous faisions).
    Nous n’avons jamais eu les moyens de voyager (et nos convictions écolo nous amènent de toute façon à ne pas prendre l’avion), mais notre entourage est riche de tellement d’origines différentes qu’il a acquis de belles connaissances et une sacré curiosité aussi.
    Je vous souhaite un vrai plaisir partagé et qu’il puisse être lui tout simplement.
    Bonne continuation.
    Céline

    Répondre
    • Coralie
      Coralie dit :

      Merci Celine de ce temoignage, je trouve que ce que vous partagez ici est tres beau.
      Quel bonheur de voir ce que vous avez pu lui apporter, comment vos choix l’ont aidé à se construire.
      Etre lui, tout simplement, comme vous dites..

      Répondre

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