Changer le monde par l’éducation

Avez-vous déjà rêvé de changer le monde ? Etes-vous conscient que vous le faites déjà… par l’éducation que vous transmettez aux enfants qui vous entourent !

Changer le monde… seulement quelques personnes exceptionnelles…

Pour moi, jusqu’à quelques années, cette idée de changer le monde était réservée aux jeunes encore plein d’illusions, et à quelques personnes vraiment exceptionnelles, comme Gandhi, ou Nelson Mandela…

Tiens, justement, en parlant de Mandela… Je ne sais pas à quel point vous connaissez l’histoire de Mandela. Comme nous avons vécu en Afrique du Sud, je m’y suis particulièrement intéressée. Et il est clair que nous ne parlons pas d’un individu lambda… Je ne vais pas vous faire ici un cours d’histoire (j’en serais d’ailleurs incapable), mais c’était quelqu’un avec une force de caractère hors du commun. Qui faisait passer sa lutte devant ses propres intérêts. Alors, oui, une personne avec un tel sens d’abnégation pouvait changer le monde…

Je sais, je sais qu’il existe d’autres sortes de héros. Après tout, l’histoire nous a prouvé que monsieur tout le monde était capable d’actes héroïques. Mais enfin, vous voyez ce que je veux dire, quand même ?

Seulement voilà, laissez-moi partager avec vous une phrase de Nelson Mandela, justement, que j’aime beaucoup :
“L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde.”

Un “simple” professeur

Et c’est là que ma vision a commencé à changer. En fait, beaucoup de gens participent à changer le monde ! le concept ne se limite pas aux actions d’éclat. C’est l’histoire du colibri, chacun fait sa part. (Ca me fait penser à la chanson de Goldman : “Il changeait la vie.” – d’où le titre de ce paragraphe pour ceux qui connaissent la chanson !)

Or, dans cette histoire de changement du monde, je suis d’accord avec Mandela : l’éducation tient, selon moi, une part centrale. Eduquer, c’est créer autre chose pour la génération suivante.

Si l’on va encore un cran plus loin, pour vraiment changer le monde, il faut changer la manière d’éduquer. Donc, il faut d’abord éduquer ceux qui éduquent ! C’est à dire les parents et les enseignants, principalement.

Pour être concret : dans notre famille, depuis que je me suis formée à l’éducation positive, ce qu’on transmet à nos enfants a changé, et leur avenir par la même occasion ! J’ai appris qu’être parent pouvait s’apprendre. Ou du moins, un parent conscient de ce qu’il cherche à passer ou pas à la génération suivante.

Alors, en accompagnant maintenant des parents et des professeurs, je me suis mise, peu à peu à vraiment considérer que je contribuais à changer le monde !

La perception de mon fils

J’en ai eu la confirmation il y a quelques semaines, alors que je rentrais de l’école avec mes plus jeunes garçons, Léon, 6 ans, et Anatole, 4 ans.
Je venais de donner une conférence, le matin-même, et je décidai que Léon était assez grand pour commencer à savoir quel est mon métier, et lui parle de cette conférence que je venais de donner.
Après une explication sur ce qu’est une conférence, je lui précise que ma conférence portait sur l’éducation positive.
“Tu sais ce que c’est, l’éducation positive ?
– Non
– Eh bien, par exemple, je dis aux parents que si leur enfant pleure en disant qu’il est triste, ça ne l’aidera pas de lui répondre “Mais non, arrête de pleurer !”, et qu’il vaut mieux parfois simplement lui dire : “Je vois que tu es triste.”
– …. Ca peut changer le monde, ça !

Quelle allégresse, au moment où j’entends mon fils me dire cela !!

“Ca me fait plaisir que tu dises ça, Léon, parce que c’est exactement ce que je pense. Que ça peut changer le monde…
– Ben oui, parce que souvent tu parles de pollution, et de pas consommer, et tout ça, pour changer le monde, mais ça aussi, ça peut changer le monde !”

Eh oui… mon fils de 6 ans mesure déjà que la validation des sentiments, ça crée un monde différent ! Et c’est bien parce que je partage cette vision des choses que je mets toute mon énergie à continuer à diffuser ce message auquel je crois, pour essayer d’accompagner les parents qui cherchent à leur tour à apprendre les principes de l’éducation positive.

A chaque fois que je reçois des messages des parents que j’accompagne, que ce soit dans le cadre d’ateliers ou conférences, ou dans le cadre de la formation Point de rencontre, je suis renforcée dans cette idée. Convaincue que c’est ainsi que la bienveillance se répandra. Ravie de voir que ces principes gagnent du terrain, de constater au quotidien que chacun peut avancer.

Je fais le plus beau métier du monde !

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4 réponses
  1. Géraldine Skibicki
    Géraldine Skibicki dit :

    Merci Coralie, un très bel article, comme d’habitude ! Grâce à toi, je peux répandre moi aussi un peu de bienveillance au quotidien

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  2. Ludivine
    Ludivine dit :

    Merci pour ce partage! Je viens justement d’écrire un article qui s’intitule “l’éducation, une arme puissante pour changer le monde”. Depuis que ma fille est née, il y a bientôt 2 ans et demi, je mesure toute l’importance de l’éducation, non seulement pour son enfance, mais pour sa vie future. Quel bonheur d’avoir l’opportunité de lui communiquer des clés telles que la confiance en elle, une bonne estime d’elle-même, qui lui permettront de trouver sa juste place dans ce monde. Je me rends compte que de nombreuses personnes s’impliquent pour partager leur passion de l’éducation bienveillante et je m’en réjouis 🙂

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