Lors d’un de mes derniers ateliers, nous en sommes venus à parler des compliments évaluatifs.

Oui, on a tendance à évaluer par nos compliments.

Faber et Mazlish parlaient déjà de remplacer cette forme de compliments par des compliments descriptifs. Que c’était à la personne elle-même de tirer les conclusions de la description, qu’on se construisait mieux ainsi.

Depuis, j’en ai lu et écouté plusieurs exemples et illustrations, diverses expériences menées, qui montraient comment les compliments qui évaluent ne font que renforcer la motivation externe et fléchir la motivation interne, ce qui va à l’encontre de ce que nous voulons développer chez nos enfants…

Lors de cet atelier, j’en ai reçu une illustration frappante, que je voudrais partager.
Nous en avons parlé brièvement, parce que ce n’était pas vraiment le thème de l’atelier, mais je donnais l’exemple le plus classique aux parents :
“Je suis fier de toi !” disons-nous à nos enfants, quand nous devrions plutôt leur dire : “Tu dois être fier de toi !”, évitant ainsi le jugement extérieur et encourageant plutôt son estime personnelle !

Le lendemain, une maman me raconte que cette remarque l’a fait réfléchir, parce que, 2 jours auparavant, justement, ils avaient eu un entretien avec l’instituteur de leur fils (7 ans), et en étaient sortis en lui commentant que suite à tout ce que l’instituteur avait dit, ils étaient très fiers de lui ! Alors, après l’atelier, cette matin en a reparlé à son fils, lui demandant :

“Tu sais, je repensais à l’entretien avec ton instituteur, et tout ce qu’il avait dit. Tu dois être fier de toi, non ?
– Ca compte ?” lui répond son fils….
La mère était médusée !
“Bien sûr que ça compte !! D’ailleurs, ce n’est pas que ça compte, c’est l’essentiel !! Beaucoup plus important que le fait de savoir que nous sommes fiers de toi ou pas !
– Ah… Tu pourrais me redire ce qu’il a dit, alors ?”

Ne nous approprions pas les réussites de nos enfants : ils ne réussissent pas pour nous, mais bien pour eux, c’est le message à leur transmettre !

Tous les parents le savent : le prêt de jouets est un problème récurrent entre les plus jeunes.
On touche à une vraie compétence à développer en termes de limites : ce sont mes affaires, ce sont tes affaires.
Depuis plusieurs mois maintenant, j’ai mis en place une façon de réagir qui marche particulièrement bien, (probablement trouvée dans le livre de Crary mis en lien ci-dessus, mais je ne saurais l’affirmer) et qui permet d’enseigner l’empathie.
Après la règle du “On ne peut pas prendre un objet que l’autre a dans les mains sans demander la permission.” (Oui, je sais, c’est plus une limite qu’une règle, contrairement à ce qu’on avait lu qu’il valait mieux faire dans “Il me cherche !”… J’ai pourtant l’impression que ce serait très artificiel dans l’autre sens… ), on guide la solution en posant le cadre.

Disons par exemple que Léon (5 ans) veuille prendre le train qu’Anatole (3 ans) a dans les mains. Anatole crie, bien sûr. Dans ces cas-là, je m’approche et dis :
“Léon, je vois que tu as très envie de ce jouet, mais tu sais qu’on ne peut pas le prendre sans demander la permission…
Anatole, j’ai l’impression que Léon a très envie de ce jouet. Tu pourras le lui donner quand tu auras terminé avec ?
– Oui, répond Anatole (Ca n’arrive quasiment jamais que l’enfant me réponde non dans ce cas… comme on parle de quand il aura terminé !)
– Merci. Léon, Anatole est d’accord pour te le donner quand il aura terminé.”

Notez bien que nous avons pris le temps dans cette démarche de valider les sentiments, pas seulement de donner la règle. C’est un point essentiel pour connecter avec l’enfant, pour qu’il se sente compris, et soit donc plus à même d’écouter.

Avec les plus jeunes, l’attente étant encore difficile pour eux, ça peut s’accompagner de “En attendant, tu peux dessiner, ou bien jouer avec ce train-là.”

En tout cas, l’objectif est atteint : chacun apprend à écouter l’envie de l’autre, et à la respecter. Ensuite, il n’est pas rare d’entendre celui qui avait le jouet dire à l’autre : “J”ai terminé !”

Cette intervention est récurrente, parce qu’ils mettront du temps à apprendre à faire ça d’eux-mêmes… Mais j’avais confiance que ça viendrait.
Et effectivement, il y a quelques semaines, j’ai eu le plaisir de voir Anatole (3 ans) s’asseoir à côté de Léon, et lui dire tranquillement : “Léon, quand tu auras fini avec Buzz Lightyear, je va le prendre.”

Chez nous, il y a les tee-shirt d’école (qui ont le logo de l’école), et les autres.
Un matin, Anatole (3 ans) me déclare :
“- Je veux le tee-shirt tout bleu.
– Ah.. aujourd’hui, il y a école. (Je donne l’information, plutôt que de dire non, vous vous souvenez de cette astuce ?)
– Je veux aller à l’école avec le tee-shirt bleu. (mince.. ça n’a pas marché… mais j’ai plus d’un tour dans mon sac !)
– Tu pourras mettre le tee-shirt bleu en rentrant de l’école si tu veux. Tu veux le ranger ou le poser là pour le trouver en rentrant ? (le choix !)
– Non, je veux le laisser par terre.
– Ca ne fait pas partie des options. Tu peux le remettre dans le tiroir ou le poser là.
– …
Et là, j’ai enfin compris que parfois, il ne faut pas trop s’entêter, pour ne pas entrer dans un combat dont personne ne sort vainqueur, alors j’avance, comme si c’était déjà fait.
(Ca m’était déjà arrivé face à son opposition…)
– Pour le tee-shirt d’école, tu veux le orange, ou le violet ?
– Je veux le poser là ! (en prenant son tee-shirt bleu), et je veux le violet !
– Tiens, le voilà.”
Je me félicite intérieurement…

Je voudrais encore vous parler aujourd’hui de la force du “moment particulier”, dont nous avons déjà parlé, en théorie, puis en pratique.

Je ne suis toujours pas constante dans l’application de ce moment, mais j’en vois pourtant bien le pouvoir, donc je vais quand même essayer de vous inciter à le mettre en place, ne serait-ce que de temps en temps.

Ma fille Alice (10 ans) adore les activités manuelles. Elle a trouvé une méthode pour fabriquer des baguettes magiques (type Harry Potter) et voudrait en faire avec moi…

Un mercredi, lorsqu’elle me demande, je fais attention à bien répondre.
“Aujourd’hui, je dois aller travailler.. Voyons voir… demain, on n’aura pas le temps non plus… mais vendredi, on fait ça ensemble ! En attendant, aujourd’hui, j’avais juste 5-10 minutes, ça me ferait quand même plaisir de les passer avec toi. Est-ce que tu pourrais déjà m’expliquer comment on va les faire ? Et puis, on peut vérifier qu’on a le matériel nécessaire ?”

On a donc passé 5 minutes ensemble, à voir le matériel, et comment on allait les fabriquer.
Rien que d’en parler, Alice était ravie !!
Le soir, je lui ai répété que j’avais aimé ses explications, et que je me réjouissais à la perspective de l’atelier du vendredi.

Le vendredi donc, quand je suis rentrée, un peu après elle, elle avait déjà tout préparé.
Une nappe de protection sur la table, le matériel d’activités manuelles, le pistolet à colle…
On a passé une petite demi-heure à faire nos baguettes, et c’était un vrai moment partagé !

Maintenant, en plus de pouvoir en reparler, on a les baguettes elles-mêmes pour s’en souvenir !

La semaine dernière, nous avons joué un peu l’école buissonnière, et j’en ai été ravie, parce que ça a été une occasion d’enseigner à ma fille une manière simple d’éviter le mensonge !

Il y a quelques années, je pensais qu’il ne fallait pas rater l’école. Jamais. Mais le fait de vivre à l’étranger et d’avoir parfois des occasions rares de faire des choses importantes et précieuses m’a fait un peu évoluer. Je continue à envoyer mes enfants un peu malades à l’école, mais il m’arrive de m’assouplir dans une circonstance comme celle qui suit.

Nous avions des cousins de passage chez nous pour la semaine.

Les enfants s’entendent très bien, mais, les miens n’étant pas en vacances, ils n’avaient que quelques heures chaque fin d’après-midi à passer ensemble.

Un soir où nous, les parents, étions de sortie, ils en ont bien profité, et se sont couchés trop tard ! Or, je sais qu’Alice (10 ans) a du mal à tenir quand elle manque de sommeil. J’avais peur de l’impact sur l’ambiance générale…

Il se trouve qu’en plus, c’était une semaine particulière à l’école, parce que les 2/3 des enfants étaient partis en excursion pour la semaine (une excursion hors de prix), et que les autres travaillaient en projet de façon plus détendue. Du coup, on s’est dit qu’il valait mieux la laisser dormir, arriver un peu tard un matin ne serait pas bien grave, et qu’il était plus important qu’elle continue à profiter de ses cousins pour les 2 jours qu’il restait !

Je l’ai donc accompagnée à l’école à 10h… Elle était angoissée, parce qu’elle se demandait ce qu’elle allait bien pouvoir dire à la maitresse !! J’ai pris les choses très simplement : “Si elle demande une explication, on lui dira que tu as tellement profité de tes cousins de passage que tu t’es couchée trop tard et avais vraiment besoin de dormir ce matin, sinon tu n’aurais pas pu être efficace sur ton projet. Et si elle ne demande pas, on ne lui dira juste rien. Dans tous les cas, il n’y a aucune raison de mentir, la vérité est toujours la meilleure version.”

Elle avait l’air sceptique…

Mais nous sommes arrivées à l’école, et je l’ai accompagnée dans sa classe. J’ai dit à sa maitresse : “Bonjour, désolée, nous sommes très en retard aujourd’hui !
– ah oui, je ne t’attendais plus Alice ! Tu peux aller chercher ton travail.”
Et voilà, Alice m’a souri, et je l’ai laissée.

C’est si simple parfois !

Depuis que nous avançons sur le chemin de la parentalité positive, nous avons beaucoup avancé dans la reconnaissance des sentiments.

Je comprends réellement à quel point savoir écouter ce que l’on ressent peut nous aider à nous comprendre, et à identifier notre besoin. Seulement, c’est tellement loin de ce qu’on nous a enseigné que ça reste très difficile pour moi. J’ai du mal à dire ou même savoir ce que je ressens. J’apprends.

Il m’est arrivée une chose rigolote. Une anecdote en fait, mais qui illustre assez bien ce point pour que j’aie eu envie de l’écrire..

J’étais en train de préparer un genre d’apéritif/pique-nique pour le déjeuner, parce que nous avions décidé de grignoter tout en faisant un jeu de société.

Arrivent mon mari et mon plus grand, et je leur annonce que j’ai presque terminé, en leur montrant l’hummus, et autres éléments que je venais de préparer. Ils commentent qu’ils aimeraient bien également des bâtons de carottes et de concombre. Ok, nous en avons. Je commence à les sortir du frigo. Seulement, pendant ce temps, chacun des deux dit quelque chose du style : “ok, je vais juste faire… et je reviens.”, et disparait !

Je me retrouve seule dans la cuisine, les carottes en main, prête à les éplucher, quand je réalise… que je n’ai aucune envie d’éplucher ces carottes qui ne sont même pas pour moi, alors que j’ai déjà préparé tout le reste, et que je trouve gonflé de venir me dire ce qu’il leur manque et disparaitre ainsi !

Alors, sans m’énerver, je prends mon verre, et vais sur la terrasse le siroter avec mon bouquin, en attendant leur retour.

Quand ils ré-apparaissent, je leur dis simplement, et sans agressivité : “J’ai réalisé que je n’avais pas envie de préparer les carottes toute seule, alors j’attends que vous le fassiez, vous me direz quand ce sera prêt !”

Ca m’a fait un bien fou de me sentir capable de m’écouter !!

Je vous ai pas mal parlé ces derniers temps de mon plaisir de constater que notre éducation apportait vraiment des changements de fond, d’être témoin des compétences que nos petits avaient déjà su développer.

J’ai partagé que cela me confortait sur le fait qu’on était sur le bon chemin.

J’en ai encore eu un exemple récemment.
Léon et Anatole (5 et 3 ans) prennent le bain ensemble. Et ils aiment tous les deux se mettre assis sous l’eau qui coule, toujours plus chaude que celle de la baignoire. Alors, bien sûr, ça crée parfois quelques problèmes…

Ce soir-là, alors qu’ils sont seuls dans le bain, j’entends le ton qui monte… J’ouvre la porte et demande :
“Vous pensez que vous pouvez trouver une solution qui convienne aux deux ?
– On est en train d’en discuter, maman !” répond Léon.

Je ressors donc, et les laisse “en discuter”. Je ne sais pas comment la conversation a été menée, mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’y avait ensuite plus de cris !

 

 

Hier, je discutais avec une amie au sujet de la rivalité entre ses enfants.

Les dits-enfants étaient sur le trampoline dehors, à sauter comme des fous.

Seulement voilà, ma copine était inquiète, parce que la différence de poids (Le grand a 11 ans, la petite 5) faisait tomber la petite, et elle jugeait qu’on pouvait ainsi se casser quelque chose.

Elle s’interrompt donc à 2 reprises pour essayer de calmer le jeu, mais ça ne fonctionne franchement pas…

Au bout d’un moment, elle s’adresse à moi : “Ils ne m’écoutent pas ! Comment tu fais dans un cas comme ça ??”

Je reste prudente : “Tu sais, il n’y a pas de baguette magique, les choses ne changent pas d’un coup, mais pour aborder ce genre de cas, il faudrait entrer dans une démarche de résolution de problème. Ca veut dire chercher des solutions avec eux, mais après avoir créé une connexion. Donc dans la pratique :  D’abord, tu dois parler de leurs sentiments et envies. Ensuite, tu parles de TES sentiments et envies. Alors, tu peux…. Ecoute, on va essayer !!”

On sort donc dans le jardin, et je m’adresse aux enfants :

“Les enfants, je vois que vous êtes très contents ici sur le trampoline, et que vous adorez sauter ! Votre maman, de son côté, est inquiète, parce qu’avec votre différence de poids, elle a peur que la petite tombe et se fasse mal.

Quelle solution pensez-vous que nous pourrions trouver qui convienne à tous ?

La petite répond :
“Je pourrais me tenir sur la barre pendant que lui saute, et puis après, c’est lui qui se tient pendant que moi je saute
– Ok, ca me parait une bonne idée. (Je me tourne vers le grand frère) Est-ce que cette solution te conviendrait ?
– Oui, sauf que je ne veux pas me tenir, je pense que son poids ne peut pas me faire tomber.
– Je vois. (je me tourne vers la petite) Ca te convient si lui ne se tient pas mais seulement reste sur le côté pendant que tu sautes ?
– Oui, c’est d’accord. On change toutes les 5 minutes, répond la petite
– Toutes les 5 minutes, ça te convient ? je demande au grand.
– Non, c’est trop long, je préfère toutes les 2 minutes.
– Ok, et toi, ça te conviendrait toutes les 2 minutes ?
La petite opine.
– Bien, qui va être en charge de compter les 2 minutes ?
(réponse facile, il y a quelqu’un d’autre sur place, qui est d’accord pour compter les 2 minutes)
– Est-ce que cette solution convient à tous ?
Chacun approuve, enfants et maman.
– Super, sautez bien les enfants !”

Nous retournons à notre conversation, et n’avons alors plus besoin de nous interrompre !

Je sais ce que vous pensez : Ca prend du temps tout ça… Oui, mais… mais ça, c’est penser à court terme ! Parce que cette maman se bat régulièrement pour des questions de trampoline, alors ça a pris du temps cette fois, mais sûrement moins toutes les fois suivantes ! Et puis même sur le coup, honnêtement, ça n’a pas pris plus de temps que ses interventions inutiles précédentes !

Enfin, et surtout, on ne leur enseigne pas seulement à résoudre le problème du trampoline ici, mais bien plutôt les compétences de négociation dont parlait Elizabeth Crary dans Arrête d’embêter ton frère, laisse ta soeur tranquille. Ces compétences qui leur permettent de prendre en compte le besoin de l’autre pour arriver à un accord, ce qu’on oublie parfois de faire, alors que c’est parfois si simple… (comme dans ce cas de l’heure du départ pour l’école).

Ces compétences fondamentales enfin, qui nous impressionnent quand arrive le moment où ils n’ont même plus besoin de nous pour résoudre le problème ! Franchement, à long terme, ne gagne-t-on pas plutôt du temps ?

Qu’est-ce qu’on s’use parfois en cherchant la bonne méthode !!

L’autre jour, Anatole (3 ans) passe à table sans s’être laver les mains. Pizza maison au menu.

Je lui indique, sans donner d’ordre :
“Anatole, pour manger la pizza, il faut avoir les mains propres.
– Non, je veux manger la pizza.
– Oui, quand tu auras les mains propres, alors tu pourras manger la pizza.
– Non…
– Ecoute : ou tu décides de te laver les mains, ou bien tu ne peux pas manger la pizza, c’est comme tu veux. (Je reste très calme, mais je me demande où tout ceci va nous mener…)
– Non, moi je veux manger la pizza avec les mains sales !
– Ca, ça ne fait pas partie des options.”
Je ne dis plus rien (je suis occupée à d’autres choses) mais je commence à douter fortement de la manière dont les choses vont se dérouler ensuite…

Et pourtant, au bout de 30s, voilà mon Anatole qui dit : “Je veux aller me laver les mains.”

Comme quoi, il faut parfois laisser le temps au message d’être reçu….

Après la lecture du chapitre “Faites une réunion de travail” du livre de Catherine Dumontheil-Kremer Poser des limites à son enfant, nous avons eu l’occasion de mettre cette idée en pratique.

N’y participaient que nos deux grands (14 et 10 ans), pas les petits, car elle a été faite de manière à demi impromptue, alors que nous essayions de résoudre le problème du débarrassage (C’est une autre histoire, que vous pourrez lire ici quand j’aurai pris le temps de l’écrire !)

Il se trouve qu’il m’était facile de la lancer de manière impromptue, parce que j’avais déjà préparé (près de 2 semaines avant, eh oui, l’éducation, ça prend du temps, et il parfois difficile de mettre en place tout ce qu’on a prévu !)

Quand je leur ai sorti la liste que j”avais préparée des choses à faire, ils ont été vraiment surpris ! Ils ne se rendaient clairement pas compte de tout ce qui était fait dans la maison en leur absence… Et pourtant, ils sont déjà impliqués dans pas mal de choses ! (Mise du couvert, débarrassage, lave-vaisselle, préparation d’un repas hebdomadaire…). Mais il y a des détails auxquels on ne pense pas toujours : vider la poubelle de recyclage, s’assurer qu’il y a des rouleaux de papier de réserve dans les différents toilettes, faire le tour des paniers de linge sale avant la lessive, etc…

Or je crois vraiment que les enfants doivent contribuer.

Je leur ai donc présenté ma liste en leur demandant ce pour quoi ils pourraient se porter volontaires. Au fur et à mesure de ma lecture, chacun disait “Ca, je peux le faire.”, jusqu’à ce qu’on arrive à une répartition qui nous convenait.

On a même inclus Léon (5 ans) sur 2 petites taches particulières. Je lui ai demandé le lendemain s’il était d’accord. Il l’est. On n’y est pas encore, mais ça vient peu à peu.

Ensuite, la mise en place de ces taches sur le mur de la cuisine (comme le montre la photo de cet article) a été l’occasion la semaine suivant d’un moment particulier avec ma fille que ça enchantait, et pour l’instant… tout roule !