Enseigner la politesse aux enfants et aux adolescents

Bonjour. Au revoir. Merci. BAM. La combinaison gagnante. Où que vous emmeniez votre enfant, on attendra de lui qu’il soit poli. Ne dit-on pas d’ailleurs, dans ce cas, qu’il est “bien élevé” ? Comme si tout l’éducation se mesurait au niveau de politesse acquis. Parfois, on aimerait se révolter contre cela. Clamer que ce n’est pas au “bonjour” que l’on peut voir si notre éducation porte ses fruits. Mais dans le fond, nous attachons également de l’importance à cette “bonne éducation”. Parce que cela va au delà des codes sociaux, la politesse, c’est une manière de se connecter à l’autre, de lui témoigner du respect. Comment faire, alors, pour enseigner la politesse à nos enfants, pour qu’ils intègrent ces codes ? Et comment faire, surtout, pour que cela dépasse les apparences ? Qu’une fois arrivés à l’adolescence, cela ait encore un sens. Pour qu’ils vivent les notions de politesse pour ce qu’elles sont censées être : un respect de l’autre.

Note : cet article est en réalité un double article écrit à 4 mains. C’est la deuxième fois que je me prête à cet exercice avec ma comparse Floriane, du blog Parents Naturellement. Le principe : nous choisissons un thème en commun ; Floriane écrit un article apportant son éclairage, et la manière dont elle le vit avec un jeune enfant ; j’écris mon éclairage, et j’ouvre à des enfants plus âgés. La première fois, nous avions parlé de l’autonomie, et je crois que cet exercice vous avait bien plu…

Politesse, respect, des notions qui méritent un petit éclairage

La raison d’être de la politesse

Je prends le temps de m’arrêter sur cette question, parce que je crois que les habitudes tuent parfois la réflexion. En effet, il est courant de trouver des situations dans lesquelles les gens (nous y compris) ne savent pas bien pourquoi ils font quelque chose. Ils le font parce qu’ils le font, parce qu’ils en ont pris l’habitude, et ne le remettent pas en question.

Ça vous arrive ?

C’est encore plus vrai pour des habitudes qui ont été adoptées par le plus grand nombre, et que l’on observe donc au quotidien, depuis que nous sommes petits.

Ainsi en est il de la politesse. Nul besoin de s’interroger sur les raisons pour lesquelles on dit bonjour au revoir. On le dit parce qu’on le dit, c’est tout. Ça se fait, c’est comme ça.

Et pourtant… Autant il y a des choses qui se font sans qu’il y ait de vraie raison, parce que ce sont de simples codes sociaux (le fait que les garçons ne mettent pas de jupe, par exemple), autant la politesse a une vraie raison d’être !

Être poli, c’est créer un lien avec l’autre. C’est bien ça, la vie en communauté : ne pas vivre les uns à côté des autres, mais vivre ensemble. La politesse est un vrai vecteur de connexion.

Dire bonjour permet de montrer à l’autre qu’on l’a vu, qu’on en tient compte.

D’ailleurs, dans mes séances de Discipline Positive en classe en CP, je commence toujours par dire bonjour à chacun dans le cercle. C’est un vrai moment de connexion et d’accueil.

La politesse suffit-elle à l’enseignement du vivre ensemble ?

Je me souviens avoir été marquée, il y a des années, à la lecture de Bébé made in France, d’un chapitre qui parlait du bonjour. L’auteure, une américaine (au sens états-unienne) vivant à Paris, fait la comparaison entre l’éducation à la française et l’éducation à l’américaine au travers de plusieurs aspects différents. L’un d’eux : la politesse, et en particulier le bonjour. Elle explique être impressionnée par le fait que les enfants français disent bonjour aux adultes, et, ajoute-t-elle, que les adultes français disent bonjour aux enfants ! Pour elle, ce bonjour donné également aux enfants est une manière de les respecter, de les inclure, de ne pas les considérer simplement comme des pièces rapportées. On les accueille, au même titre que leurs parents.

J’avais trouvé cette analyse très intéressante, et j’aimais cette idée de recevoir également chaque membre, adulte ou enfant.

Dès lors, on pourrait penser que les français développent de meilleures compétences de vie en communauté. Et pourtant… ce n’est absolument pas ce que j’ai ressenti adulte !

En France (à Paris particulièrement, c’est vrai, mais ailleurs aussi), on a souvent l’impression que ce que fait chacun ne concerne que lui. Qu’il ne faut pas se mêler des affaires des autres. Et à force de ne pas se mêler des affaires des autres, on oublie de tendre la main…

Aux Etats-Unis, c’est souvent bien différent. Mon mari et moi avons vécu 18 mois à Washington DC, au début de notre vie professionnelle. J’ai été marquée par le sens de la communauté que je sentais chez les américains. A bien des reprises, je me suis retrouvée dans des situations dans lesquelles quelqu’un m’a offert de l’aide, ou m’en a demandé. Des choses toutes simples parfois… comme de tenir un carton de pizza pendant que la dame ouvrait sa porte ! De ces petites choses qui font que les gens vivent ensemble. Beaucoup plus qu’en France.

Alors quoi ? Avoir appris à dire bonjour dans l’enfance ne nous amènerait pas, adulte, au sens de la communauté ? Il ne semble pas…

Un objectif, plusieurs stratégies

Je crois que cela est dû au fait que, parfois, on confond objectif et stratégie.

Oui, notre objectif est d’enseigner à nos enfants le bon comportement avec l’entourage. De leur enseigner le fait de faire attention aux autres. L’ouverture, l’amabilité.

Mais pour atteindre cet objectif, plusieurs stratégies sont possibles.

Certes, la politesse en est une. Mais ce n’est certainement pas la seule.

D’ailleurs, il nous est tous arrivé un jour d’être accueilli par un “bonjour” qui n’avait rien d’accueillant, n’est-ce pas ? Et de nous sentir mieux accueilli par un sourire sans le bonjour, non ?

Comme quoi, la politesse ne réside pas forcément toujours dans les mots.

Et si nous décidions donc d’enseigner la “vraie” politesse à nos enfants ? Non pas celle qui les oblige à dire “s’il vous plait”, mais celle qui l’encourage à parler de façon agréable, et de tenir compte de l’autre ?

Je suis persuadée qu’alors, les “mots magiques” viendront en plus, comme par magie, justement !

Enseigner la politesse aux jeunes enfants

Il n’est pas rare que la pression pour l’usage des mots de politesse se fasse sentir dès que l’enfant commence à parler. Ou même avant ! Comment trouver le juste milieu ?

La notion de code social, et le regard des autres

Si les parents transmettent cette pression à leurs enfants, c’est probablement parce qu’ils la ressentent eux-mêmes. Notre société appuie tant sur ce code social, qu’il est difficile d’y échapper.

Or, c’est bien connu : “l’enfant est un prolongement de nous mêmes”. Donc, s’il ne se comporte pas de façon convenue, c’est que nous l’avons mal élevé…

La première étape donc, si nous voulons avoir la liberté de nous recentrer sur la raison d’être de la politesse plutôt que de l’imposer sans y mettre de sens, c’est de réussir à se défaire du regard des autres.

Se recentrer sur notre enfant, sans s’arrêter à ce que pensent les gens de passage… Savoir ce qui est, pour nous, prioritaire. En sommes-nous capables ?

Je trouve cela bien plus facile depuis que j’ai pris à mon compte une phrase proposée par Isabelle Filliozat (était-ce dans “J’ai tout essayé ?”). Il s’agit, si notre enfant ne dit pas bonjour, de simplement partager ce que nous vivons avec l’autre personne : “Nous travaillons encore là-dessus.”. C’est une bonne manière, je trouve, de laisser le temps à l’enfant sans paraitre nous-mêmes “impolis”.

Modeler, et patienter

Dans le fond, nous savons bien que l’on n’enseigne jamais si bien que par l’exemple.

Cela parait évident, mais je crois qu’il est encore utile de le redire.

Parfois, on se perd dans nos principes.

Comme cette directrice d’école primaire, postée devant la grille le matin, et qui m’expliquait : “Moi, je ne dis pas bonjour aux enfants, je considère que c’est à eux de me le dire d’abord !”.

Une attitude qui est tellement loin de ce en quoi je crois…

Floriane insiste au contraire sur le modèle donné à l’enfant. Et précise que lorsque l’enfant qui l’a appris ainsi finira par dire merci, cela aura une toute autre valeur !
Je vous encourage à lire tous les conseils de Floriane à ce sujet dans son article dédié.

Enseigner la politesse aux adolescents

A l’adolescence, nous n’en sommes plus aux “mots magiques”. Enseigner encore la politesse à cet âge, c’est enseigner surtout les codes attendus en fonction des circonstances.

Nos ados fonctionnent de plus en plus en autonomie. Nous ne sommes pas à leur côté à chaque instant pour voir comment ils se comportent chez les autres.

Il s’agit donc de leur faire confiance pour appliquer les principes auxquels nous croyons, les valeurs que nous avons cherché à leur transmettre.

Lien entre politesse et empathie

Si nous revenons au fait que la politesse sert à entrer en lien avec l’autre, je pense qu’il suffit de développer l’empathie. Car, si nous sommes empathiques, la politesse devient une simple conséquence logique.

C’était déjà ce que je mettais en avant lorsque je vous avais parlé de ma manière d’inciter mes enfants à dire merci, et je crois que c’est encore plus vrai pour des enfants plus âgés.

En effet, au fur et à mesure que l’enfant grandit, son cerveau préfrontal se développe, et son aptitude à l’empathie également. Cela ne veut pas dire qu’elle vient toute seule. L’empathie se travaille, et ce, dès le plus jeune âge. Cependant, la possibilité de comprendre ce que vit l’autre se développe au cours des années, et je crois que l’appel à l’empathie est une bonne manière d’encourager nos enfants sur la voie de la politesse.

Quand le manque de politesse se transforme en agression

Il y a peu, j’ai assisté à une scène un peu surréaliste. J’étais avec ma fille Alice dans un bus, et tout était tranquille, jusqu’à ce que le bus se retrouve bloqué par une voiture en double-file. Bloqué. La situation se prolonge un peu, et, comme cela arrive parfois, les positions empirent, jusqu’à ce que les véhicules soient complètement arrêtés, dans les deux sens.

L’aspect surprenant de la scène : dans la voiture en double-file, le conducteur est présent, mais ne bouge pas ! Pourtant, il y avait de quoi se mettre en place livraison un tout petit peu plus loin. Pourquoi ne se déplace-t-il pas ? Je ne sais pas….

Pourtant, la situation prend rapidement de l’ampleur : le chauffeur du bus descend lui parler, les klaxons retentissent derrière, les habitants interviennent depuis leurs balcons…

Dans le bus, les commentaires s’enveniment. Ce sont toujours les mécontents qui parlent le plus fort, avez-vous remarqué ? “Non, mais quand on sait pas conduire, on reste chez soi !”

Pour moi, bloquer la rue n’a rien à voir avec le fait de savoir conduire ou pas, c’est plutôt du savoir vivre, non ? Au bout d’un moment, la voiture dégage. Et moi, je m’interroge.

Sur les raisons qu’avait cette personne de ne pas bouger malgré les vindicatives. Il y en avait peut-être ? Et sur la rapidité à laquelle les gens sont devenus agressifs. A l’insulter. Sans même savoir vraiment ce qu’ils se passaient.

On juge souvent le monde de sa lorgnette. Mais sait-on ce qu’il se passe pour l’autre ?

Autre anecdote.

Il y a quelques semaines, je suis allée à Marseille avec mes parents. En sortant du train, il nous faut passer les portillons du quai. L’un des affichages est faux : le portillon dit “passage libre”, alors qu’il est prévu pour laisser entrer les gens, dans l’autre sens. Mon père, 74 ans, focalisé sur l’affichage, essaye de sortir par là. L’employée de l’autre côté, qui s’apprêtait à en laisser entrer d’autres, lui demande sèchement de sortir de là. Il est un peu perdu : “Il y a écrit passage libre..”. La femme : “Non, mais vous voyez bien qu’il y a des gens, là ! Faut regarder !!”. Oui, seulement, mon père ne peut pas regarder justement… Il a perdu la moitié de son champ de vision suite à une méningite il y a plus de 10 ans. Ça ne se voit pas, mais c’est une adaptation du quotidien pour lui. Pourquoi cette agression, alors qu’elle ne le connait pas, qu’elle ne sait rien de lui ?

A-t-on tellement perdu le contact humain qu’on ne sait plus se parler normalement, dès qu’on est contrarié ?

Voilà pourquoi je cherche à faire ici le lien entre l’empathie et la politesse.

Je crois réellement que, si nous parvenons à développer notre sens de l’empathie, alors il est bien plus facile de faire preuve de politesse.

Le partage par le dialogue

Ainsi, avec mes adolescents, bien sûr je partage les codes de la société. Bien sûr, je leur explique ce qui “se fait” et ce que “ne se fait pas”. Pour qu’ils puissent comprendre, pour qu’ils sachent ce que la société attend d’eux.

Mais, surtout, je partage avec eux ce que je vis. Mes ressentis.

Lorsque leurs copains viennent à la maison, je n’hésite pas à leur dire ensuite ce que j’ai apprécié ou pas.
“Tu sais, quand l’un de tes copains arrive, j’aime bien qu’il me dise bonjour avant d’aller dans ta chambre. C’est une manière de saluer quand on arrive chez quelqu’un.”
Depuis, non seulement Oscar invite ses copains à me dire bonjour, mais également à dire bonjour à ses petits frères, même si je ne le lui ai pas demandé.

“J’aime bien ton copain X. J’ai trouvé ça super sympa qu’il vienne me demander si j’avais besoin d’aide pour préparer le déjeuner. J’ai été un peu déstabilisée par le fait qu’il me tutoyait, mais il était très aimable…”
Oui, ledit X a été longtemps dans une école alternative où les élèves tutoient les profs. C’est un peu surprenant, mais n’enlève rien à la sympathie de ce jeune homme !

“Alice, je trouve que ta copine M est agréable à avoir. Elle n’a pas de mal à se mêler à la conversation. J’ai bien aimé aussi qu’elle me remercie quand elle est partie.”
Ou au contraire : “J’aurais trouvé ça agréable qu’elle me remercie de l’accueil avant de partir.”

Pour moi, mon rôle s’arrête là. Ensuite, lorsque mes enfants vont chez les autres, je ne vérifie pas après s’ils se sont “bien comportés”, s’ils ont dit bonjour et merci.

Je leur en ai donné le modèle lorsqu’ils étaient dépendants de moi.
Je leur fais encore passer le message lorsque je reçois leurs amis, comme je viens de l’écrire.
Il ne me reste plus qu’à les laisser faire.

A savoir qu’ils suivent maintenant leur propre voie, et qu’ils sauront faire leurs les principes qu’ils ont appris.
(Et si ce n’est pas le cas, ce n’est pas mon contrôle qui les y aidera !)

Je choisis donc de leur faire confiance, et pour l’instant, je n’ai reçu que des commentaires positifs !

Et vous, comment concevez-vous la politesse à l’adolescence ?

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4 réponses
  1. Anne-Christine
    Anne-Christine dit :

    Bonjour et merci pour cet article très intéressant.
    Il me semble que si les enfants ont été “forcés” petits à se fondre dans le moule de la politesse, ils n’arrivent pas à donner de sens à ce qu’ils font? Arrivés à l’adolescence et avec leur prise d’autonomie… cela n’a aucune utilité pour eux. Si en revanche, petits, comme vous le montrer bien dans cet article, on ne les force pas mais on leur explique pourquoi, comment on crée du lien, on respecte l’autre, on prend soin de lui… alors l’empathie qu’ils auront devrait rendre la politesse “naturelle”.
    Je redoute toujours les “si tu ne fais pas de bisous, tu n’auras pas ton cadeau…”. J’avoue que j’ai du mal à m’interposer à ce moment là, mais j’explique ensuite à mon enfant, qu’il n’y a aucun lien entre les deux. Si vous avez une petite phrase à placer à ce moment là, je suis preneuse !! 😉

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  2. Ludivine
    Ludivine dit :

    Merci Coralie pour cet article “à 4 mains”. Je ne connaissais pas le concept et je le trouve intéressant. Il y a plus d’idées dans 2 cerveaux que dans 1!
    Quant au sujet de la politesse, c’est vrai qu’il n’est pas toujours évident de savoir comment réagir face à notre enfant qui refuse de dire bonjour ou merci. Je te pique l’idée du “nous travaillons encore là-dessus” 😉 Merci! Chez nous, j’essaie aussi de susciter l’empathie de ma fille (3 ans), en lui disant, “tu as entendu, un tel/une telle t’a dit bonjour” pour que le bonjour vienne d’une envie de répondre et d’entrer en communication avec l’autre. Parfois, elle n’est tout simplement pas encore prête. Chaque enfant a son propre rythme. Pas plus tard qu’hier, j’ai reçu des cadeaux pour mon anniversaire, et après avoir ouvert tous les paquets, j’ai fait la bise à chacun, en disant merci. Je n’avais pas vu que ma fille m’observait et lorsque j’ai terminé mon tour, elle m’a demandé pourquoi j’avais fait un bisou. Je lui ai tout simplement répondu que j’avais fait cela pour remercier les personnes de m’avoir offert un cadeau. Je pense que ce genre d’exemple porte bien plus ses fruits que la contrainte…

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  3. Marine
    Marine dit :

    Merci pour cet article. Je retrouve tellement de choses que je pense aussi.
    Je vis à Paris, je vois bien le quotidien des gens mécontents, qui ne se mettent pas dans les chaussures des autres. J’ai cherché à comprendre pourquoi, je n’ai toujours pas trouvé haha ! J’ai fini par me dire que plus les gens s’entassent les uns sur les autres et trop souvent, plus ils risquent d’être agressifs. Je pense que dans notre société où l’individu est souvent plus mis en valeur que la communauté, on a un besoin d’espace vital important. A Paris, que ce soit au boulot ou dans les transports on est toujours trop près les uns des autres. Il n’y a que chez soi qu’on est tranquille, et pourtant là encore… on entend le voisin d’à côté, celui d’en dessous fume et ça remonte par nos fenêtres… Même quand on est chez soi on ne peut pas choisir de respirer ce qu’on veut ou inversement de fumer tranquille sans déranger les autres. Alors la politesse au bout d’un moment on ne l’attend même plus haha.
    Du coup je pense aussi que c’est une question d’environnement et de valeurs et que ça se transmet par l’exemple. Moi aussi je pense qu’au fond ce n’est pas insister pour dire bonjour ou au-revoir qui est important mais l’empathie et le respect. La politesse en découle. Et puis la politesse c’est une question de valeurs personnelles (et sociales) mais au fond on a tous des valeurs différentes et donc des façons différentes de concevoir la politesse. En revanche, le respect, savoir ce qui se fait et ne se fait pas en présence de l’autre, ça c’est quelque chose qu’on apprend en vivant ensemble et ce n’est pas des codes de société déjà établis. Pourtant selon moi c’est le plus important, et encore plus à l’adolescence où on a tendance à être dans sa petite bulle (essentielle pour se construire en tant qu’individu) et à oublier les autres (paradoxalement en revanche on ne les oublie pas quand il s’agit de donner son avis, moment où les autres sont les plus importants dans la vie d’un adolescent mais c’est une autre histoire).

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