Il est souvent difficile de savoir comment réagir face à un enfant qui ne veut pas faire ses devoirs.

Source de conflits dans bien des familles, les devoirs sont un point de blocage car ils cristalisent certaines de nos peurs autour de l’avenir de nos enfants.

Pourtant, imposer ce travail en étant dans la lutte n’est pas une solution, et n’aidera pas à l’enfant à apprendre à travailler !

Voici donc le thème de ma vidéo : travail scolaire : jusqu’où l’imposer ?

Pour aller plus loin sur cette notion de posture et de motivation interne-externe

👉🏻 Téléchargez mon cycle de 3 vidéos « Comment concilier le plaisir d’être parent et la liberté pour nos enfants d’être qui ils sont ? »

Le mois de septembre avance avec son lot d’activités qui redémarrent, ses nombreux engagements et ses acrobaties avec l’organisation.

Est-il possible d’en faire moins ? D’aller moins vite ? Faudrait-il ralentir ?

Il me semble que c’est en tout cas une bonne période pour faire un pas de côté afin de s’interroger sur notre rythme de vie un peu fou. 

En effet, il y a là de quoi largement vider le réservoir du parent bienveillant

Dans cet article je vous propose de prendre un temps d’observation de votre rythme avant d’ouvrir quelques pistes de réflexion pour vous aider à trouver votre propre tempo.

L’enjeu étant de choisir son rythme en conscience plutôt que de subir, sans même s’en rendre compte, un rythme imposé.

—- Cet article est écrit par Emilie, à partir d’une séance thématique du cercle des parents heureux — 

Le contexte : Un rythme rapide et uniforme

Malgré toutes les machines qui nous aident dans nos tâches quotidiennes, l’amélioration des moyens de communication et des transports, nous avons la vive sensation que la vie s’accélère, que nous sommes pris dans un tourbillon, et que, comme 80% des européens, nous manquons de temps . 

Tout se passe comme si nous avions réinvesti le temps gagné pour répondre à cette forme d’injonction implicite d’être performant dans tous les domaines de notre vie : vie professionnelle , vie familiale , vie culturelle, vie sportive… 

Nous devons être brillants partout, entrainés par une société qui valorise à outrance les valeurs de productivité, de réactivité, d’immédiateté, du « plus vite, plus haut, plus fort ».  

De plus, le sentiment s’impose d’un rythme non seulement rapide mais aussi uniforme

L’exemple le plus flagrant est celui de l’école où chaque classe d’âge doit avancer en même temps.  Pourtant, clairement, certains auraient besoin de ralentir, d’autres d’accélérer encore !

Je pense aussi aux besoins des familles qui sont assez peu respectés, avec des congés de naissance qui restent courts, ou encore, même si on commence à en entendre un peu parler, au rythme spécifique lié au cycle féminin qui est encore largement ignoré. 

Ainsi, plus ou moins consciemment, nous subissons la pression d’un rythme qui s’impose à nous et auquel il est difficile (mais pas impossible !) de résister. 

Se connaitre soi-même pour déterminer « son » bon rythme

Tout le monde ne se sent pas bien dans un rythme identique à celui de l’autre.  

Au-delà même, une personne n’a pas des besoins constants en la matière selon les périodes de sa vie. 

Certains vont s’épanouir en cumulant de nombreuses activités et d’autres en ralentissant. Il n’existe pas de recette universelle. Le dénominateur commun est de faire une pause et de se demander si l’on subit un rythme ou si l’on est à l’aise avec lui

Ainsi, trouver son propre rythme, c’est s’autoriser à observer pour plonger dans l’écoute de ses émotions et de ses besoins et mettre de la conscience dans nos choix.

Quelques outils : 

  • Une astuce issue de la cnv  (communication non violente) consiste à observer sa « boussole intérieure » : si je suis dans la joie , dans l’ouverture alors je suis dans le bon tempo, si au contraire je suis dans la contraction, la fermeture , j’ai sans doute un problème de rythme. Cela génère une frustration que quelqu’un (moi ou un tiers) paiera  forcement à un moment  ou un autre.
  • Pour favoriser le lâcher-prise on peut faire une pause et s’interroger sur nos impératifs. Sont-ils si impératifs, conscients, choisis en accord avec nos valeurs ? Finalement il n’y a parfois pas d’autres impératifs que ceux que l’on se met … En prendre conscience et s’adapter en fonction de notre prise de recul est précieux. 

Du vécu : Récemment nous nous sommes mis beaucoup de pression pour des travaux , pression générant de la fatigue et des tensions. Finalement nous avons revu nos ambitions à plus long terme, cassé le rythme des travaux pour accorder plus de temps à la famille et au repos. « Il n’y a pas d’autres impératifs que ceux que je me mets » à pris tout son sens pour moi sur ce coup là ! 

On peut le dire c’est un effort conscient que de résister à cette injonction inconsciente de faire ! 

  • Être au clair avec notre essentiel, ce qui est le plus précieux pour nous et se consacrer à cette seule priorité sans se laisser interrompre, en posant ses limites.
  • Se demander ce que l’on ferait si nous avions plus de temps et mettre en œuvre le plus petit pas possible en ce sens.

Ralentir

On ne va pas se mentir, on a parfois besoin d’accélérer mais le plus souvent notre quête sera de ralentir, de retrouver un rapport apaisé au temps. C’est ce que nous aborderons dans les points suivants. 

Insérer des bulles de lenteur 

Peut-être avez-vous entendu parler de cette philosophie de vie en plein essor : la slow life. Elle consiste à ralentir pour prendre le temps de vivre , de savourer l’instant présent et les choses simples .

On peut s’en inspirer. Sans être radical, et sans changer complètement de vie, on peut choisir d’insérer des bulles de lenteur dans notre quotidien

Quelques exemples : 

  • Se déplacer à pied ou à vélo (sans compter le nombre de pas ni les calories dépensées : on veut fuir la performance !) , 
  • Prendre vraiment le temps pour une pause déjeuner, même les jours travaillés, sans aucune autre distraction.
  • Être vigilant sur son sommeil (pas moins de 6 heures par nuit)
  • Pratiquer la méditation pour apprendre à revenir à l’instant présent
  • Mettre en place une utilisation raisonnée de son smartphone : diminuer ses applications, choisir avec beaucoup de parcimonie ses notifications, racheter un réveil pour éloigner le portable du lit et pourquoi pas même choisir consciemment de délaisser son portable une heure, une journée ou un week-end. 

Aller moins vite : abandonner le multitâche

Le saviez-vous ?  Contrairement à une attitude valorisée dans notre société , aucun cerveau ne peut porter son attention sur deux choses à la fois (sauf pour les activités devenues réflexes comme la marche) . 

Quand on fait deux choses à la fois le cerveau bascule d’une tâche à l’autre. Certes il s’agit de millièmes de secondes, mais à force de répétition on perdrait jusqu’à 20% de notre temps !  

Autre conséquence : on est moins efficace dans les deux activités, on perd des informations, on commet des erreurs … n’avez-vous jamais connu cela ? Moi si !  

Enfin cette bascule demande énormément d’énergie et entraine de la fatigue, du stress et de l’anxiété.

Il est donc urgent 😉 de ne faire qu’une chose à la fois ! 

Choisir d’en faire moins

Activités extra-scolaires, emploi du temps surchargé le week-end, tout voir, tout faire en voyage pour ne rien manquer … attention à cette course au plus possible d’activités, de richesses, de loisirs, de sorties, de visites. 

Et si nous choisissions consciemment d’en faire moins ? 

La parentalité est une question de rythme. 

Passons à l’adaptation de ces principes dans le domaine de la parentalité. 

Prendre soin de soi 

On ne peut pas s’occuper aussi bien que l’on voudrait de nos enfants si nous ignorons trop nos propres besoins. D’où l’importance de prendre des temps de pause pour s’écouter, de faire des activités qui nous nourrissent (mais pas trop nombreuses !) et de savoir poser nos limites.

Le problème du parent interrompu 

La première réflexion qui vient c’est qu’en tant que parent nous devons forcément être multitâche et sommes très souvent interrompus par les enfants dans ce que nous faisons. 

Plusieurs solutions s’offrent à nous : 

  • Choisir sa priorité et décider ou non de faire ce que nous avons à faire à un autre moment. 
  • Choisir d’impliquer notre enfant dans ce que nous faisons en acceptant que ça prenne plus de temps. 
  • POSER NOS LIMITES, souvent on n’ose pas assez. Il est essentiel de le faire, en  verbalisant « je veux lire ce livre/écouter cette émission/téléphoner à mon ami …. Ça va me prendre tant de temps et ensuite je serais disponible pour toi. »

Il est important que les enfants apprennent à respecter notre temps, qu’ils s’intéressent à ce qui se passe pour leur entourage et qu’ils sachent s’adapter. Pour cela cessons de culpabiliser de ne pas être systématiquement à leur disposition, assumons de nourrir nos propres besoins. Quand nous sommes dans cette énergie d’alignement, cela se passe généralement bien avec les enfants . 

La parentalité positive  : un autre rapport au temps

Quand on chemine sur le sentier de la parentalité positive, le rapport au temps devient autre. 

En effet la philosophie veut que nous entretenions une vision à long terme de ce que nous voulons pour nos enfants. Cela implique que nous acceptions de perdre du temps à l’instant t pour en gagner à moyen et long terme.   

Il s’agit donc encore de ralentir.

Voilà de nombreux outils qui illustrent ce propos : 

  • L’écoute et la validation des sentiments.
  • La recherche de solution.
  • L’anticipation , l’aménagement de l’environnement pour éviter les situations de stress qui peuvent conduire à des crises . 
  • Le moment particulier 
  • Changer d’échelle de temps pour arriver à nos objectifs : voir l’évolution à 3/4 mois plutôt que d’attendre un résultat immédiat obtenu par la contrainte…

Toutes ces pratiques et habitudes nous demandent d’adopter petit à petit (car il n’est pas simple de nous reformater)  un autre rythme que celui prédominant dans la société .

Vivre en harmonie avec les autres

Nous avons jusqu’ici beaucoup parlé du rythme personnel. 

Cependant nous sommes des êtres sociaux et on ne peut faire l’économie de savoir nous adapter au rythme global – parce que c’est ça aussi l’ouverture à l’autre.  

En effet, il n’est pas question de se recroqueviller sur soi au détriment des autres ni de se couper du groupe. 

Et puis certaines contraintes s’imposent à nous : prendre un train, arriver à l’heure à un dîner ou bien manger tous ensemble en famille et c’est aussi une vraie compétence à transmettre à nos enfants que de leur apprendre à s’adapter pour vivre en harmonie . 

L’objectif est de trouver la juste « danse » entre le rythme du groupe et son rythme personnel. 

Ce qui me vient pour parvenir à cette harmonie, c’est que le besoin de respecter son rythme personnel est pondéré par d’autres besoins tout aussi fondamentaux

Ainsi, le besoin d’appartenance poussera chacun à mettre en pause ce qu’il fait pour se rendre à l’heure au rendez-vous avec les copains ; ou le besoin de communiquer amènera tout le monde à se réunir autour de la table pour discuter.

En résumé, si nous ne pouvons pas changer radicalement nos modes de vie, nous pouvons en revanche mettre de la conscience dans nos choix et dans nos activités. 

C’est en effet bien de cela qu’il s’est agi tout au long de cet article : sortir la tête du guidon , questionner notre  rythme personnel qui est unique, se demander s’il nous convient, si on le subit et comment l’articuler avec un rythme global pour vivre en harmonie avec ses valeurs et avec les autres.  

Et vous quel rapport au temps entretenez-vous ? 

« Les enfants n’ont point d’affaires plus sérieuses que leurs jeux. » Michel de Montaigne

(article rédigé par Emilie) 

La parentalité ludique est tellement complémentaire de la parentalité positive qu’on pourrait dire qu’elle en est l’une des facettes. 

Elle utilise le jeu et l’humour pour répondre à de très nombreux objectifs du parent positif :  la connexion, le remplissage du réservoir, la validation des sentiments, la coopération, la diminution des conflits …  

Le premier soir où j’ai assisté à une soirée de formation sur la parentalité ludique dans le cercle des parents heureux , j’étais tellement enthousiaste, que j’avais envie d’aller réveiller mes enfants pour tester et partager avec eux ! 

Je remercie d’ailleurs énormément, Gwen , du blog petit bou(t) par petit bou(t) pour cette soirée riche d’enseignements et de bonne humeur ! 

Je vais essayer de vous montrer dans cet article à quel point le jeu c’est du sérieux …et  j’espère  titiller votre plaisir et votre créativité pour vous donner l’envie d’essayer et d’adopter la parentalité ludique 

DES 1001 RAISONS DE PRATIQUER LA PARENTALITÉ LUDIQUE…. 

On a dit sérieux hein !? 

Nous allons donc balayer ici les différents fondements théoriques du parentage ludique. 

Du plus évident ….

a. Jouer et rire ensemble mettent de la bonne humeur et de la légèreté dans notre quotidien, aussi bien pour les enfants que pour nous-même.  Mettre de la joie peut changer la dynamique en nous mettant dans une belle énergie face aux aléas de la vie. 

b. Puisqu’il y a plus de complicité, la connexion est meilleure et donc la qualité de la relation l’est nécessairement aussi. Cela est précieux à tout âge, mais encore plus à l’adolescence, quand le besoin d’appartenir à la bande de copains prend le pas sur l’appartenance à la famille. 

c. Dans une atmosphère détendue et connectée on obtient plus facilement la coopération, diminuant ainsi de nombreux moments de tension. 

d. C’est un moyen de recharger notre réservoir et celui de nos enfants  . On sait comme ce sont des éléments clés pour se sentir bien en famille. Gros bonus : pouvoir le faire simultanément est vraiment précieux dans nos vies à 100 à l’heure ! 

e. Pour l’enfant tout est jeu, ça tombe bien quand on sait qu’il apprend par le jeu ! C’est prouvé scientifiquement on apprend mieux dans la jubilation que dans la douleur. 

…. Au plus subtil.

f. Grâce au jeu et à l’humour on montre comment rendre agréables des moments rébarbatifs de la vie, transmettant ainsi le goût de l’effort.  Cela peut paraitre contre-intuitif et pourtant quand il faut faire quelque chose et qu’on n’en a pas très envie, autant rendre ça plus plaisant : moins de découragement, plus de petits et grands projets aboutis ! 

g. Le jeu permet à l’enfant d’exercer son pouvoir personnel, un de ses 2 besoins fondamentaux. Il n’a alors plus d’intérêt  à le faire en s’opposant à nous.

h. Il permet de préparer en amont des situations délicates (hospitalisation, déménagement …)

i. Il a même un pouvoir guérisseur.  Parfois on engramme un traumatisme, c’est-à-dire un souvenir que le cerveau n’arrive pas à traiter et qui reste donc à vif. En le rejouant on oblige le cerveau à l’assimiler pour qu’il ne vienne plus nous tarauder. 

j. Grâce au jeu on va pouvoir accompagner des enfants à sortir de leur « rôle » et abandonner leurs étiquettes

k. On pourra parfois libérer des blocages et dénouer des situations complexes et engluées, aussi bien chez les plus jeunes que chez les adolescents. 

l. Il sera possible de renouer le contact physique, donner de l’attachement et de la sécurité, sans trop en avoir l’air. 

m. On favorisera ou restaurera l’estime de soi en perdant lamentablement, au profit des enfants qui sont suffisamment en position d’infériorité dans la vie de tous les jours.

n. On peut améliorer la relation dans la fratrie, construire la complicité et l’esprit d’équipe en laissant les enfants s’opposer ensemble contre nous. 

o. Dans la même veine, si l’on sent que le jeu se tend pour des histoires d’égo, on peut y prendre part en prenant la place du nul/clown : la bonne humeur revient, les estimes de chacun sont préservées. 

p. Bon je ne suis pas allée jusqu’à Z mais quand même , ça fait un bon nombre de raisons de tester vous ne trouvez pas ?! 

MISE EN PLAISIR …euh pardon MISE EN PRATIQUE et CAS CONCRETS DE LA PARENTALITÉ LUDIQUE 

Place maintenant aux différents types de jeu et d’humour et à leurs jubilatoires illustrations ! ☺ 

Les chansons et les jeux insolites

Tous deux sources de motivation pour se lever, ranger, aller à la douche, se brosser les dents… 

Les chansons peuvent, en plus, permettre de créer du lien en entrant dans le monde de votre ado, ou, à tous les âges, en transmettant une culture musicale. 

On peut laisser le choix de la chanson aux enfants, et qui dit choix dit pouvoir personnel.

On peut en inventer, en personnaliser et créer une proximité avec cet air rien qu’à nous.

C’est une belle journée, une si belle journée qui commence … ♬♩.

Aldebert : range ta piaule ! 

Les jeux insolites, eux, sont redoutables pour les transitions difficiles.  

On y va comme un éléphant, une fusée, un gorille,  en fermant les yeux, on demande à l’enfant de nous rejoindre en faisant une entrée spectaculaire, on met les chaussettes sur les mains …. 

Les défis

Pour faire vivre le plaisir de gagner et favoriser l’estime de soi, ou pour donner du rythme quand il en manque.  

Dans les deux cas on prend soin de rater, de rater ridiculement et lamentablement, on en fait des tonnes !  

L’exemple emblématique est celui de la course, mais aussi tous les jeux et défis pendant lesquels les enfants vont s’unir contre nous : jeux de société, cap de … ? 

  💣   Le défi se fait contre l’adulte pas entre enfants, pour ne pas stimuler la rivalité. 

Quand on prend le rôle du perdant et que les enfants peuvent lutter contre nous, ils n’ont plus besoin d’essayer de se défausser du rôle du nul sur une autre personne (le copain , le petit frère … ) 

Faire parler les objets

Un must,  qui marche aussi bien chez les plus jeunes que chez les grands. Le message est pérenne, l’humour aide à ancrer sans répéter ni harceler. Il enlève un poids à tout le monde ! 

On peut coller une affiche ou un post-it avec un message humoristique. 

On peut faire écrire un courrier de la part de l’objet et pourquoi pas le personnifier en lui donnant un nom ? C’est vrai ça ! Lucette la lunette des toilettes en a ras le bol de se faire arroser à tout va ! 

On peut prendre une voix insolite pour faire parler un objet : la serviette qui pleure parce qu’elle traine par terre toute mouillée, le sol qui éternue car il s’enrhume… 

Du vécu : C’est un peu la lutte pour avoir des toilettes propres quand on passe après mon plus jeune fils.

Un jour, j’ai collé cette affiche , que je me suis bien régalée à créer. On en a bien ri et l’effet est radical depuis. De temps en temps un petit rappel «  tu as checké gentleman ? » , ou un peu d’humour avec l’accent anglais et c’est réglé ! 

Les jeux de chahut et de contact physique

Ils permettent de libérer les tensions de la journée.

Ils sont aussi très puissants pour les enfants qui ont du mal à réclamer les câlins alors qu’ils en ont besoin. 

Avec les ados qui prennent leur distance c’est un moyen de cultiver un contact physique devenu plus difficile à instaurer. 

Pistolet à bisous , bataille de coussins, trappe-trappe , karaté chaussette (accroupi  essayer d’attraper les chaussettes de l’autre ), le jeu du géant ( les enfants tentent de faire tomber l’adulte qui joue le géant )  …

Encore une fois on prendra soin de perdre théâtralement et de laisser les enfants « se liguer »  contre nous !  

Après quelques jours de mise en place c’est une super méthode de reconnexion pour des soirées plus apaisées et plus fluides ! 

 💣   On peut craindre que l’excitation de ces jeux ne retombe pas. Cela procure tellement de plaisir aux enfants que ça pourrait être le cas. La solution c’est de le ritualiser :  5 minutes par jour avec des règles précises (on reste sur le lit, on tape seulement en dessous des épaules… ) . 

Si les enfants savent que c’est quotidien, ils seront rassurés sur le fait qu’ils auront leur dose et accepteront de s’arrêter. 

Les jeux de pouvoir

Laisser l’enfant exercer son pouvoir de manière non conflictuelle : 

L’enfant détermine les règles.  On peut en plus modéliser le fait que ce n’est pas facile pour nous de suivre des règles qui nous déplaisent (ça aidera quand ce sera son tour ) . 

Il est la locomotive du train, on est le robot qu’il guide ou la poupée molle dont il fait ce qu’il veut. 

Les jeux d’attachement 

C’est la mise en scène de l’amour par le jeu. On joue à expérimenter le plaisir de se séparer et de se retrouver. 

Chez les touts-petits c’est l’emblématique caché-coucou !  Avec les plus grands on joue à s’attraper et à des parties de cache-cache en milieu varié ! 

Les jeux inappropriés

Parfois l’enfant porte en lui une préoccupation qu’il ne parvient à exprimer que par une utilisation inappropriée du jeu (coller des gommettes de manière compulsive, décapiter les playmobils, jeter des objets par la fenêtre, casser, jouer frénétiquement aux jeux vidéos … )

Jouer avec lui  ( en dépassant notre malaise ) permet à l’enfant de lâcher sa préoccupation . Une fois que la pulsion d’agressivité est accueillie par l’adulte, l’enfant s’en libère.

Pour les ados qui sont souvent enfermés dans leur chambre à jouer aux jeux vidéo, et que l’on désespère de voir coopérer, il y a de très nombreux bénéfices à partager une partie avec eux de temps en temps.

Du vécu : Que ce soit pour évacuer de l’anxiété, exercer son pouvoir personnel ou attirer l’attention, qui n’a pas rencontré le problème des gros-mots intempestifs ? 

La parentalité ludique offre plusieurs solutions : dédier un lieu pour déverser les gros-mots, faire une fête aux gros mots où durant quelques minutes tout est permis, remplacé le gros mot par des mots insolites ( cucurbitacée , les gros mots du capitaine Haddock …).

Les jeux « thérapeutiques »

  1. On remet en scène des moments difficiles pour aider le mental à les digérer. 

On utilise les peluches, les légos ou playmobils, on théâtralise ensemble pour revivre l’opération, la séparation, une douleur … 

Tout en le guidant, on laisse l’enfant diriger le jeu , choisir une version exacte ou la modifier et répéter autant qu’il en a besoin. 

2. Même processus pour anticiper un moment délicat : un déménagement, une hospitalisation, ou bien comment il faudra se tenir au restaurant. 

On joue à imaginer des variantes : être un enfant horrible au restaurant ou au contraire le client d’un restaurant très « select » , être le docteur , être le malade…

On apprivoise la situation dans un contexte aimant et avec du rire. 

Les jeux pour expérimenter autrement

Par le jeu, on s’entraîne à adopter de nouveaux comportements, on sort de son rôle ou de son étiquette. 

En utilisant des situations imaginaires, l’enfant se met dans des rôles différents.

L’enfant timide va pouvoir faire un spectacle, le fragile sauver une personne en détresse, le gros dur s’adoucir en jouant le médecin, le brusque jouer les funambules ….

💣   Se laisser guider par l’enfant pour voir ce qu’il est prêt à expérimenter, sans le forcer. 

Les injonctions paradoxales

Le principe est de casser la résistance qui n’a alors plus de sens, tout en permettant à l’enfant d’aller à l’encontre de notre demande. 

La philosophie c’est de reconnaitre que chacun fait le meilleur choix pour lui à l’instant T.  

Plus on va essayer de le convaincre du contraire plus l’autre va s’accrocher à son idée. 

Au contraire si on admet que c’est le meilleur choix pour lui en ce moment, alors l’enfant peut prendre du recul sur ce choix et se demander s’il n’en aurait pas d’autres. 

Du vécu : Ca fait plusieurs fois que j’appelle les garçons pour faire les devoirs , rien n’y fait . Je leur dis « ok , je comprends , plus de devoirs , ça ne sert à rien de s’entrainer un peu de toute façon et puis ça prend du temps sur le jeu c’est embêtant…. » Dans les 10 minutes ils étaient au travail. 

Autre exemple : « je ne te donne qu’une règle surtout, surtout ne mets pas ton pyjama !!! »

Avec un ado, on m’a rapporté l’anecdote suivante :

L’enfant est décrocheur de l’école depuis plus de deux mois :  il se lève tard , ne se lave plus … 

Après avoir tout essayé la maman à bout d’argument tente un « ok j’imagine que tu as de bonnes raisons … ».  15 jours plus tard le jeune avait rangé sa chambre, s’était lavé , habillé et demandait du soutien pour être réadmis au lycée .

 💣   Attention au ton qui ne doit être ni moqueur ni ironique mais bienveillant pour que l’enfant entende que l’on reconnait sincèrement son choix.

Pour conclure, il est bon de se souvenir que chaque enfant sera sensible à un moyen ou à un autre. Leurs besoins vont changer en fonction du moment, du vécu de la journée et de l’âge.

On pourra mixer certaines pratiques, changer, bref faire preuve d’adaptation et de créativité. 

Pas toujours évident.

Comme tout, c’est un apprentissage qui se révèlera facile pour certains et demandera des efforts à d’autres. 

Il n’empêche, tout le monde peut s’approprier certaines de ces approches.  

Si vous avez envie d’aller plus loin je vous conseille la lecture des deux livres de référence dans le domaine : 

Surtout, surtout, je vous invite à expérimenter et à partager ce que vous mettez en place ! 

Découvrir l’éducation positive nous encourage à sortir de l’imposition, à être beaucoup plus à l’écoute de nos enfants. C’est évidemment l’objectif, et c’est tellement chouette de partir à leur rencontre, de mieux les comprendre, de les considérer, enfin, comme les vraies personnes qu’ils sont.

Parfois, pourtant, cette bienveillance déborde un peu… A force de les écouter eux, on peut se perdre, soi.

Comment trouver l’équilibre ? Comment ne pas tomber dans cette tendance du « no limit », cette bienveillance poussée qui frôle la permissivité ?

C’est à cette question, posée par une lectrice à partir d’un cas concret, que je tente de répondre dans cette vidéo.

Et vous ? Quel exemple avez-vous d’un moment où vous avez senti que le positionnement était délicat ?

“Tout travail mérite salaire”, c’est bien connu. Partant de ce principe, nous devrions sûrement rémunérer nos enfants pour leur participation aux tâches de la maison. Pourtant, nous ne sommes pas payés nous-mêmes pour l’accomplissement de ces tâches, ce qui contredit déjà le principe de départ… Y a-t-il deux poids, deux mesures sur cette question ? 

Les avis divergent… Entre les parents qui considèrent qu’il est normal que les enfants participent, et ceux qui cherchent à les motiver à faire plus, comment se situer ? 

— Note :  cet article a d’abord été publié dans Grandir Autrement, numéro 80 de janvier-février 2020, dans le dossier “Les enfants et l’argent” —

La participation à la vie de famille

Avant même de parler de rémunération, je voudrais vous encourager à considérer la participation à la vie de famille, pas seulement sous l’angle de l’obligation, mais plutôt sous celui du plaisir. Il me semble en effet que la confusion vient de ce que l’on imagine souvent que l’enfant n’a pas envie de participer. Qu’il va falloir l’y obliger, ou trouver une autre manière de l’y inciter. 

Pourtant, participer est également une joie. Et ce, pour plusieurs raisons ! 

L’appartenance

L’enfant, comme tout être humain, a un fort besoin d’appartenance. Participer à la vie de famille, c’est faire partie de la famille. Tout passe dans ce cas par notre communication sur le sujet. Si nous partons de l’hypothèse que les adultes organisent la maison, alors cela se traduira dans notre manière d’aborder la question avec l’enfant. Nous lui demanderons de nous aider, comme un service qu’il nous rend. Si, au contraire, nous considérons la contribution de chacun comme une participation à la vie en communauté, personne ne rend de service à personne. Chacun fait plutôt sa part, parce qu’il appartient au groupe, au même titre que les autres…

L’importance

Un autre besoin fondamental de l’être humain est celui d’importance. Chacun a besoin de sentir qu’il est utile, qu’il a un rôle, qu’il est capable. Et ce besoin d’importance recoupe justement celui de l’appartenance dans l’action de contribuer. Ainsi, laisser nos enfants contribuer dans la maison permet de nourrir leurs besoins fondamentaux, et les aidera à se sentir bien dans leur peau. La contribution est ainsi vue, non pas comme une contrainte, mais bien comme une manière d’être, soi-même, et avec les autres. 

Le sens

Participer aux tâches de la maison est peut-être l’activité qui a le plus de sens pour le jeune enfant. Combien d’enfants veulent à tout prix passer l’aspirateur, vider le lave-vaisselle, nettoyer la table ? Maria Montessori l’avait bien compris, qui a développé toute une gamme d’activités autour de la “vie quotidienne” : le jeune enfant a l’élan de copier ce qu’il voit. De faire siens les gestes dont il est témoin. De développer ses compétences pour participer à son tour. Il développe ainsi ses capacités dans un contexte qui a un sens, source d’un apprentissage qui rime avec plaisir. Ce n’est que plus tard, souvent parce que, malheureusement on l’a plutôt démotivé en le refrénant petit (parce qu’il ne faisait pas bien, parce que c’était plus rapide de faire sans lui) que l’enfant perd cet élan pour les tâches de la maison. Dommage. 

La récompense démotive

Venons-en maintenant au coeur de la question du jour : rémunérer ou pas. On peut bien sûr voir l’aspect positif de la chose. L’enfant a accompli quelque chose, et mérite bien de pouvoir se faire plaisir en retour. Voyez cependant comme la simple présentation ainsi rejoint l’exposé précédent, celui qui pré-suppose que participer n’est pas un plaisir. Malheureusement, plus l’enfant sera récompensé pour les tâches accomplies, plus cette vision des choses se développera. Car nous sommes ainsi faits que plus la récompense croit, plus notre motivation décroit. La récompense prend en réalité le pas sur la motivation intrinsèque. Et donc, au bout du compte, la récompense démotive. 

Un sacré piège1 ! Ainsi, en croyant motiver nos enfants, nous leur enseignons au contraire que la seule motivation à trouver à leur contribution est la récompense. 

A court terme, il y a fort à parier que la promesse d’une rémunération encourage nos enfants à accomplir les tâches demandées avec allégresse. Cependant, la question de la rémunération sera alors toujours présente. Si celle-ci disparait, la motivation disparaitra également… Or, quelle motivation aimerions-nous que nos enfants aient pour contribuer ? La rémunération qu’il vont toucher, ou plutôt le plaisir de contribuer ? Et si nous entretenions plutôt leur envie de satisfaire leurs besoins d’appartenance et d’importance en remplissant leur rôle dans la famille ?

D’après Alfie Kohn2, la coopération sans recherche de récompenses non seulement rend les tâches plus plaisantes, mais elle en améliore également le résultat. 

Cas particulier

Vous l’aurez compris : argent de poche et accomplissement des tâches se portent mieux quand ils sont décorrélés. Lorsque l’on choisit de donner de l’argent de poche à nos enfants, c’est que nous voulons les aider à développer leur sens de la gestion, nous désirons leur offrir un choix dans leurs achats. Ce ne devrait en aucune façon être une manière de prendre le pouvoir sur eux, par notre choix de le leur accorder ou retirer en fonction de leur comportement ! Ou alors on retombe dans une relation verticale dans laquelle nous leur enseignons que le plus fort gagne…

Est-ce à dire que nous ne pourrons pas aider nos enfants à gagner un peu d’argent lorsqu’ils en auront besoin ? 

Je crois qu’un cas particulier existe : c’est celui de la situation où tout le monde est gagnant-gagnant. Car il existe bien des tâches pour lesquelles nous sommes prêts à payer quelqu’un d’extérieur. Si tel est le cas, cette personne peut être notre enfant. Ainsi, je peux envisager de rémunérer mes enfants pour des tâches que je ne ferais pas moi-même. Dans certaines familles, cela peut être l’entretien du jardin, le lavage de la voiture, vider le caniveau, que sais-je encore ? Alors là oui, je ne cherche plus la participation à la famille, mais je donne l’opportunité du “petit job”.

Veiller aux relations familiales

Enfin, si la question de la motivation n’était pas suffisante, je terminerai en parlant des relations familiales. Car la question de la rémunération risque de soulever une autre difficulté : celle de la “justice”. Qui et que devrait-on rémunérer ? A quelle fréquence ? On peut facilement se retrouver face à un jeu de rivalités pour savoir qui va faire quoi, et pour combien…

Sans compter le ressentiment qui monte inconsciemment chez l’adulte qui, lui, n’est pas rémunéré, et trouvera rapidement usantes les réclamations que cette méthode aura incitées.

Si nous cherchons la paix de la famille, et l’élan à participer ensemble, abandonnons plutôt cette idée de rémunération, et cherchons un moyen pour que chacun trouve sa place. Organisons au besoin des réunions de répartition des tâches3, qui permettront de trouver le meilleur des fonctionnements ensemble, donnant au passage le modèle d’une vraie vie en communauté. 

Ce sera l’occasion de développer le soutien, l’esprit de groupe, le partage, l’empathie. 

A long terme, c’est quand même plus enrichissant, non ? 

Notes : 

1- Voir article Le piège des récompenses – Grandir Autrement N67 – nov/dec 2017

2- Punished by Rewards, Alfie Kohn, Mariner Books (1999)

3- Voir article Encourager les enfants à contribuer à la maison – Grandir Autrement N69 – mars/aril 2018

Dans mon dernier partage, je vous ai parlé de l’exercice des 2 listes que je trouve très utile pour prendre du recul sur le quotidien, et voir un peu plus à long terme ce que nous cherchons à développer, pour nous, et pour nos enfants.

Cette idée de long terme est vraiment fondamentale pour ancrer sa pratique de la parentalité positive, et l’intégrer plus largement dans une vraie philosophie de vie.
Pour nous en parler, je cède encore une fois ma plume à Emilie, membre du cercle des parents heureux.
—-
Skipper le navire de la parentalité positive implique par nature des passages de houle, de brouillard et des choix de directions. 

Pour ne pas nous perdre dans l’océan nous avons besoin d’une boussole qui nous donnera le cap. La feuille de route sera cette boussole. 

Au quotidien, il n’est pas toujours facile de garder l’équilibre pour ne pas chavirer : 

Dans nos vies, au rythme parfois fou, le pari est de trouver l’harmonie entre le fonctionnement du quotidien et notre vision de ce que l’on veut transmettre à long terme à nos enfants

Au sein de notre famille, il s’agit de partager nos valeurs et d’écrire ensemble l’histoire familiale dans le respect de la singularité de chacun. 

Entre les partenaires, l’enjeu est de concilier les aspirations personnelles, celles à deux, ainsi que les choix éducatifs.

Pour nous-même, le défi est d’incarner les valeurs et attitudes que nous souhaitons voir se développer chez nos enfants.

Aussi, pour affronter les nombreux aléas de la navigation, construisons ensemble une feuille de route

Qu’est-ce que construire sa feuille de route ? 

Très concrètement, il s’agit de prendre un temps formel en couple pour discuter de ce que l’on veut vivre au sein de notre famille. 

Quelques questions nous aideront à démarrer ce brainstorming : 

  • Qu’aspirons-nous à vivre en famille ? / Qu’est ce qui est important pour nous ?
  • Comment voyons-nous notre mission de parents ? / Avec quelles intentions interagissons-nous avec nos enfants ?  
  • Qu’espérons-nous pour nos enfants à long terme ?/ Comment les imaginons-nous à l’âge adulte ?/ Avec quels objectifs élevons-nous nos enfants ? 

Ensuite il s’agit de décliner les réponses à ces questions en : 

  • Objectifs à long terme. 
  • Attitudes à encourager. 
  • Valeurs à développer. 

Pourquoi faire une feuille de route ? 

Raison numéro 1 : une philosophie de vie. 

Loin d’être une succession de techniques à appliquer, la parentalité positive est une véritable philosophie. 

En effet, si l’on applique mécaniquement une gamme d’outils, sans l’ancrage du cœur, sans l’intention de la connexion, alors les enfants ne seront pas dupes. 

Nous obtiendrons peu, nous nous épuiserons et nous risquons de nous noyer face aux difficultés.

Du vécu. 

J’ai observé que je peux utiliser la même technique auprès de mes fils, employer exactement les mêmes mots, si, prise par le quotidien , je n’ai pas rempli leur réservoir c’est peine perdue ! 

De même si le ton qui va bien n’y est pas (souvent à cause cette fois de mon propre réservoir vide) j’observe que je n’obtiens jamais la coopération.

« Il y a des habits par terre dans la salle de bain. »

Avec les réservoirs plein et un ton léger sans accusation ni exigence ça marche, en mode impatient ou déconnecté c’est vain ! 

En posant les fondations solides à partir desquelles nous souhaitons accompagner nos enfants, la feuille de route permet d’ancrer notre intention et de revenir s’y ressourcer quand on est secoué par les aléas de la vie !  

Raison numéro 2 : Questionner nos habitudes parentales. 

La feuille de route va nous aider à prendre du recul et à choisir de sortir (ou pas) des conditionnements : habitudes familiales, sociétales et culturelles qui nous imprègnent. 

Pourquoi j’agis comme cela ? 

Est-ce que je dis ou je fais cela par habitude ? 

Parce que mes parents faisaient comme ça ? 

Parce que c’est le comportement dominant dans la société ? 

Du vécu.

L’un de mes enfants, peu tactile, est très mal à l’aise avec l’habitude de faire la bise pour dire bonjour et au revoir. 

Cela m’a d’abord gênée car ce n‘est pas évident d’assumer le regard des autres.

Je me suis questionnée. La bise sert à établir un lien, à reconnaitre l’autre, il me semble.

J’en ai parlé avec mon fils et je l’ai accompagné pour trouver une autre stratégie et assumer son choix. 

Je suis maintenant sereine. Je vois que ce défi développe les valeurs de prise de responsabilités, d’oser être soi-même tout en respectant les autres, de confiance en soi, de créativité et d’ouverture à de nouvelles stratégies. 

Raison numéro 3 : Prendre conscience de sa manière d’être parent.

La feuille de route va nous permettre de penser, d’agir et de nous exprimer en conscience. 

On le voit dans l’exemple précédent, la réflexion en amont permet de mieux assumer nos choix parfois à contre-courant, de mieux vivre le regard des autres, de nous sentir plus assurés et plus ancrés. 

Raison numéro 4 : Être en ligne dans le couple. 

La feuille de route nous assure d’être en ligne avec notre partenaire, elle permet à chacun de s’emparer de la philosophie de la parentalité positive évoquée plus haut. 

Elle diminue ainsi le décalage qui peut parfois se créer dans le couple. 

Face aux désaccords du quotidien, elle nous aide à lâcher-prise en nous rappelant que sur nos objectifs à long terme et nos valeurs nous sommes parfaitement en phase. 

Elle soude le couple en soulignant les valeurs communes. 

Enfin elle crée du sens et permet un passage de relai cohérent et plus serein. 

Raison numéro 5 : Grandir en famille.

En rédigeant la feuille de route on se rend rapidement compte que ces valeurs et attitudes ne concernent pas seulement les enfants. 

Avoir cette réflexion nous pousse en effet à observer nos propres comportements. Incarnons-nous chacune de ces valeurs et attitudes ? 

Par exemple est ce que je suis persévérant, généreux ou débrouillard comme je le souhaite pour mon enfant plus tard ? 

Cette réflexion nous conduira souvent à travailler sur nous-même pour acquérir les attitudes que l’on veut voir se développer chez nos enfants.

Quel impact de la feuille de route sur le quotidien ? 

Adopter de nouvelles lunettes

Souvent il faut trouver un équilibre entre nos besoins immédiats et nos objectifs à long terme.  

Comment faire quand notre enfant ne coopère pas comme on le voudrait ? 

Dans ce cas, avoir en tête sa feuille de route aide surtout à changer de lunettes. 

On pose plus facilement un regard bienveillant sur son enfant et on voit mieux le besoin derrière le comportement.  En effet les difficultés du présent sont parfois le signe d’une compétence à long terme qui se développe. 

Faciliter la relation horizontale

Grâce à la feuille de route, on bascule plus spontanément de la parentalité verticale à une relation de parentalité horizontale puisqu’on s’applique à tous les mêmes attitudes. 

Modeler

Enfin, elle a un impact fort sur le modèle donné en nous poussant à faire vivre nous aussi les valeurs qui y sont inscrites. 

Foire aux questions

1. Que contient la feuille de route ? 

On y inscrit nos valeurs profondes, ce qui nous anime. On n’est pas sur des règles de vie du quotidien mais sur une philosophie. 

On utilise des mots ou expressions courts : avoir confiance en soi, oser suivre son élan , être autonome , débrouillard , tolérant, respecter le vivant…

Souvent, on va se rendre compte au cours de la réflexion qu’on peut rapprocher certaines valeurs et attitudes. Un plan se dessine ainsi naturellement . 

Par exemple du particulier au général :  construction de l’individu dans sa singularité, puis ce qui relève de son rapport aux autres et enfin au monde. 

2. A quoi ressemble la feuille de route ?

C’est plus pratique si elle est succincte pour s’y référer d’un seul coup d’œil. Elle est affichée dans un endroit visible pour nous soutenir. 

Ex : une feuille A4 imprimée et accrochée sur le frigo.

3. Comment organiser sa rédaction 

En 3 temps : 

  1. Réflexion chacun de son côté sur ce que l’on veut pour que nos enfants soient des adultes épanouis.
  2. Partage et débat. 
  3. Rédaction de la feuille familiale.

Libre à chacun de se bloquer quelques heures pour dérouler ce processus en une fois ou bien de le laisser infuser plusieurs jours. 

4. Quand réaliser cette feuille route ? 

Tous les moments sont les meilleurs ! Ça peut être n’importe quand : à la naissance d’un enfant, suite à un défi, quand on en ressent l’envie, l’énergie… 

5. Cela a t-il du sens de faire cette feuille de route seul(e) ? 

Oui ! Ça permet de nous poser les questions à nous-même, d’incarner les valeurs et de nous ancrer.  Cela peut aussi offrir un point d’accroche pour discuter dans le couple. 

6. Les enfants connaissent-ils la feuille de route ? 

Le fait que ce soit au départ une réflexion d’adulte semble important pour les fondations. 

Pour autant, selon le ressenti personnel, les habitudes familiales et l’âge des enfants, la feuille peut être source de discussion, surtout si elle est affichée en évidence. Les plus grands pourraient même l’enrichir.

Pour les plus jeunes, on s’attachera surtout à leur transmettre le fond en le modelant et en verbalisant les valeurs familiales (on cherche la coopération pas l’obéissance, on est une équipe …). 

7. La feuille de route évolue-t-elle ? 

Oui absolument. 

Si l’évolution ne devrait pas être drastique puisque cette feuille reflète ce que l’on est au plus profond de nous, on peut par exemple y ajouter un élément suite à notre expérience du quotidien ou aux défis liés à l’âge des enfants. 

Exemples : Savoir accueillir ses émotions pour en faire une force / Développer une intelligence manuelle pour être débrouillard/ Être soi-même et s’affranchir du regard des autres … ou tout autre thème qui aurait pu nous échapper à la construction de la feuille. 

Mon article touche à sa fin, j’espère vous avoir donné l’envie de construire cette précieuse boussole afin de ne pas vous perdre dans la navigation mouvementée de la parentalité positive !  Il est précieux de pouvoir revenir à votre bonne vieille carte en cas de tempête ! 

Racontez-moi ce que vous en pensez, votre expérience et pourquoi pas son contenu si vous mettez la feuille de route en place chez vous. 

Lorsque l’on avance sur le chemin de la parentalité positive, on se retrouve parfois en décalage avec son partenaire. Soit parce qu’on a commencé ce cheminement seul, soit parce qu’on avance plus vite. Il arrive alors que ce cheminement de parent soit source de désaccords dans le couple. Les choix éducatifs ne sont plus si évidents. 

Comment réussir à continuer d’avancer quand on sent qu’on n’a pas l’aval de sa moitié ?

Difficile de garder la dynamique quand on a l’impression de lutter dans notre couple…

Nous avons abordé ce thème dans le cercle des parents heureux, et je passe aujourd’hui la main à un de ses membres, Emilie. 

Merci Coralie !  En effet c’est un thème qui a beaucoup résonné pour chacune de nous au sein du cercle . 

Comment faire pour ne pas se mettre dans une position supérieure en expliquant ce qui « devrait » être fait ?

Comment faire pour que le cheminement vers une éducation bienveillante ne devienne pas une source de conflit et déséquilibre lharmonie de notre couple ? 

Parce que j’avais peur de tout ça je me souviens avoir mis beaucoup de temps avant d’oser évoquer le sujet à la maison. 

Je vous propose dans cet article quelques réflexions et attitudes pour cheminer plus sereinement à deux. 

3 points qui peuvent nourrir le désaccord.

Point 1 :  le poids de l’histoire. 

Le déséquilibre peut venir de cet héritage. 

Malgré la transformation actuelle de notre société, il est difficile de balayer les schémas ancestraux.

Les rôles des hommes et des femmes sont en redéfinition et dans ce contexte chacun peut avoir du mal à trouver son équilibre.

Prendre conscience de cela, c’est déjà faire bouger les lignes dans son foyer.

En effet si l’on change (même un peu) sa position, alors celle du ou de la partenaire se modifie nécessairement aussi. 

Demandons-nous ce que nous sommes prêts à lâcher pour laisser sa place à l’autre.

Demandons-nous comment lalléger dans son rôle afin quil nous allège dans le nôtre.

Point 2 :  Celui qui choisit le cap.  

Le décalage peut parfois survenir parce que le choix de l’éducation positive vient au départ d’un seul membre du couple.

Ce choix s’impose alors au deuxième parent.

Acceptons que ce sujet de la parentalité ne nourrisse pas autant chacun. 

Voyons ce que les sujets tenant à cœur à notre partenaire apportent à la famille. 

Réjouissons nous si entre discussions et mimétisme il/elle essaye. En effet si lautre ne sest pas braqué, cest gagné : il emprunte notre chemin.

Point 3 : La tendance à revenir à des méthodes connues. 

Dernier piège pouvant briser l’harmonie : celui qui développe de plus en plus ses compétences de parent positif par ses lectures, ses formations … prend l’ascendant sur son partenaire dans ce domaine. 

Le risque étant de pousser l’autre, sans le vouloir, à se retrancher dans les vieilles habitudes pour exister. Il devient alors celui qui ordonne, qui dirige, qui crie … 

Pour que le décalage dans le couple ne devienne pas un gouffre.

Je suis consciente que ce qui nous sépare nécessite parfois d’autres mesures. 

Néanmoins, pour donner sa chance à sa relation, il peut être utile de rester ouvert, et on peut, dans un premier temps, essayer de se rapprocher des attitudes suivantes. 

Laisser faire sans intervenir. 

Il faut que chacun puisse oser faire

Si on sermonne celui qui prend en main quelque chose ou si on le conforte quand il laisse entendre qu’il ne sait pas gérer, alors on encourage une position de retrait ou conflictuelle. 

Comment lâcher-prise ?  

En discutant de nos visions pour nos enfants et de la place que chacun veut/peut prendre. 

En se rappelant que c’est en se confrontant le plus souvent à la réalité que l’on ajuste ses méthodes.

En faisant confiance à notre partenaire pour évoluer sans pression. 

En laissant le temps au cheminement individuel sans chercher à provoquer daccélération. 

En acceptant les dérapages. Craquer cest humain.  Chacun a appris par essais-erreurs et peut toujours être rattrapé, selon son énergie du moment, par de vieilles méthodes. 

Et si jamais notre limite est dépassée ? 

Alors, y revenir lors d’une discussion à froid en utilisant un message je plutôt que le tu accusateur : « de mon point de vue je ressens …est ce qu’il serait possible de faire autrement ? ». 

Eviter les leçons.

Pour cela, attention à deux points en particuliers : 

  • Soyons vigilants à ne pas donner de recettes toutes faites . Cela risque d’irriter et de cristalliser le décalage. 
  • N’oublions pas d’ écouter l’avis de l’autre. Il a une opinion légitime, et écouter son avis peut permettre d’échanger et de construire ensemble. 

On peut en effet passer implicitement le message que l’autre ne sait pas gérer ou bien que si les choses ne sont pas faites à notre façon alors ce n’est pas la bonne façon.  

Comment y parvenir ? 

En se souvenant qu’il ne s’agit pas de prendre le dessus mais bien d’être dans la même équipe. 

En faisant preuve dhumilité : on ne détient pas la vérité absolue, on doute, on se trompe. 

Une petite astuce qui aide bien à lâcher-prise je trouve, c’est de se projeter soi-même dans un domaine dans lequel nous sommes volontaire mais pas encore très compétent. 

Dans ces cas là nous sommes souvent déjà nous-même notre juge le plus cruel. 

Alors si notre partenaire vient nous dire en plus (même pétri de bonnes intentions) « ah mais tu sais ce n’est pas comme ça, tu aurais dû plutôt faire ceci ou cela  … » GRRRR  je ne sais pas vous mais pour moi ça rajoute de l’énervement à l’énervement ! 

Du vécu. 

Lors d’une soirée du cercle des parents heureux , l’une des membres (très large inspiratrice de cet article d’ailleurs) nous partageait cette anecdote du coucher délégué 3 soirs de suite. 

Le premier soir, cela s’est passé à l’autoritaire et ça a été une catastrophe. C. n’est pas intervenue. 

Le deuxième soir, son partenaire a essayé de copier ses méthodes de manière encore un peu tendue : le coucher s’est mieux passé. 

Le troisième soir,  il avait intégré et tout se passait bien. 

Ce qu’illustre cette histoire,  c’est à la fois la force de l’exemple et l’intérêt de faire sa propre expérience en dehors de toute pression. 

Vaincre le décalage en adoptant les mêmes principes avec notre partenaire qu’avec nos enfants.

Si l’on refuse les vieux schémas dans l’éducation, refusons les aussi dans notre couple et appliquons donc les mêmes méthodes : 

  • Rechercher la connexion avant le résultat. 
  • Avoir confiance que notre partenaire cheminera.
  • Chercher à développer la motivation intrinsèque. 
  • Se focaliser sur le positif. 
  • Trouver la raison derrière la stratégie.
  • Transmettre par l’exemple. 
  • Accepter l’erreur et lâcher prise dès que possible. 
  • Mettre de l’horizontalité dans notre couple comme on cherche à le faire avec les enfants.

Relativiser le désaccord dans le couple en voyant le bénéfice pour les enfants. 

Cela peut paraitre étrange au premier abord mais, d’une situation de décalage, peuvent naitre des bénéfices pour nos enfants. 

En prendre conscience nous aidera probablement à avoir une attitude plus détendue au quotidien.

Cela apprend aux enfant en le modelant  : 

  • à accepter l’autre tel qu’il est.
  • à accepter que les rythmes et les priorités différent. 
  • à respecter les points de vue différents, la diversité. 
  • à avoir le droit d’être en désaccord avec une personne aimée
  • à prendre conscience que désaccord ne veut pas dire désamour. 
  • à se mettre à l’écoute de l’autre. 
  • à s’autoriser à se tromper et à ne pas être parfait. 
  • à débattre des stratégies et à prendre conscience qu’il y en a plusieurs. 

Enfin gardons à l’esprit que les enfants seront de toute façon confrontés à des comportements très divers de la part des adultes, un décalage nourrit leur capacité d’adaptation. 

Porter un autre regard sur le déséquilibre : le bénéfice pour l’adulte. 

A ce stade on peut avoir l’impression frustrante que c’est celui qui est moteur qui doit fournir de (toute) beaucoup d’énergie, alors qu’il a aussi besoin de facilité et de soutien

Changeons de lunettes ! 

Quand on laisse notre partenaire gérer, on souffle et on profite !

Quand on l’écoute, il ou elle peut avoir des tonnes d’idées que nous n’aurions jamais eues.

Quand on laisse sa place à l’autre, on sallège du poids de la responsabilité de l’éducation.

Quand on ne juge pas les erreurs de l’autre, on accepte avec plus dindulgence ses propres dérapages et la pression baisse. 

Quand on lâche le contrôle sur l’autre et sur nous-même, on gagne en légèreté .

Laissons toute la place à notre partenaire en fonction de ce qu’il veut, peut, propose et ne perdons jamais de vue le si précieux « et au pire ? »

Au final ces situations qui peuvent sembler parfois délicates sont de belles leçons dacceptation et de tolérance. Ces dernières sont les deux clés pour laisser son/sa partenaire nous rejoindre à son rythme. 

Si l’on joue dans la même équipe, alors il n’y a plus de déséquilibre mais un nouvel équilibre commun à inventer ensemble ! 

Pour aller plus loin je vous parlerai bientôt de deux outils puissants pour continuer à co-créer cet équilibre commun : la feuille de route et l’empathie !

La méditation, la gratitude, le yoga… des pratiques que l’on rencontre forcément sur notre chemin vers la bienveillance. Nous sommes tous à des endroits différents de ce chemin, et cela peut nous sembler plus ou moins facile de transmettre ces notions à nos enfants. Comment parler naturellement de bien-être dans une société qui ne met pas toujours bien ça en avant ?

Je vous parle aujourd’hui des jeux de 7 familles de « Meditation kid« , testés avec les enfants !

Pourquoi un jeu pour parler de méditation ?

Je pose moi-même cette question, à laquelle je voudrais répondre avant d’aller plus loin.

En effet, ceux d’entre vous qui pratiquent la méditation doivent trouver surprenant, voire contradictoire, de concilier jeu et méditation !

Je crois que cela répond pourtant à un vrai besoin de partage.

Bien sûr, plus on avance, et plus nos propres pratiques sont faciles à partager.

Si je médite moi-même, mes enfants me verront méditer. Si je fais du yoga, idem. Si je tiens un carnet de gratitude avec eux, mes enfants comprendront ce qu’est la gratitude, et ce qu’elle peut leur apporter au quotidien.

Seulement, nous sommes tous à des endroits différents de notre cheminement sur tous ces points. Comment, dès lors, soulever ces notions dans nos échanges, pour nos enfants, et pour nous-mêmes ?

Florine, de « Meditation Kid » a eu la riche idée de faire un jeu de cartes pour introduire tout cela par le jeu.

Le principe est tout simple : un jeu de 7 familles, qui parle de bonheur et de bien-être. Tout simplement.

Mais ce n’est pas que la thématique du jeu qui est spécifique… c’est aussi son fonctionnement !

Comment est fait le jeu « Méditation et bien-être » ?

La grande différence entre ce jeu et un jeu de 7 familles classique, c’est, d’une part, le nom des familles, mais également la manière dont on y joue.

Le jeu « Méditation et bien-être » contient les familles suivantes :

  • Famille Émotions
  • Famille Bol d’air
  • Famille Bonheur
  • Famille Méditation
  • Famille Gratitude
  • Famille 5 sens
  • Famille Yogi

Et le principe est le suivant :

quand on gagne une carte, on doit faire l’action dictée par la carte !

Ainsi, chaque membre de la famille Gratitude nous encourage à partager 3 choses pour lesquelles on est reconnaissant, ou bien 3 choses que l’on aime faire…

Les membres de la famille Yogi nous font faire chacun une pose de yoga,

etc…

Et le principe est le suivant :

quand on gagne une carte, on doit faire l’action dictée par la carte !

Ainsi, chaque membre de la famille Gratitude nous encourage à partager 3 choses pour lesquelles on est reconnaissant, ou bien 3 choses que l’on aime faire…

Les membres de la famille Yogi nous font faire chacun une pose de yoga,

etc…

Ici : Anatole souffle sur sa main de deux manières différentes, comme le lui a indiqué le grand-père de la famille bol d’air

L’occasion, donc, de goûter un peu à chacune de ces familles de manière concrète !

Et l’enthousiasme est communicatif : chez nous, en général, quand l’un doit faire une action, on la fait tous…

Un deuxième jeu pour varier les plaisirs…

Devant le succès de ce jeu de 7 familles (vendu également dans les écoles), Florine a voulu aller plus loin, et en a conçu un autre, intitulé « Méditation et 7 chakras ».

Au départ, il m’attirait moins, juste parce que je n’en suis pas encore à parler de chakras ni à mes enfants, ni à moi-même…

Mais finalement, j’ai été séduite.

Parce qu’il ancre simplement les choses, en traduisant les chakras par des notions concrètes.

Les familles portent les couleurs des chakras, et portent les noms suivants :

  • Je comprends
  • Je vois
  • Je parle
  • J’aime
  • Je fais
  • Je ressens
  • Je suis

Dans chaque famille, une carte présente le chakra, et toutes les autres proposent des actions en lien avec le thème.

C’est effectivement une manière très ludique d’intégrer ces notions, tout en restant bien ancré dans leur signification.

Ce que j’ai aimé et ce que je n’ai pas aimé dans ces jeux

Vous l’avez compris, j’ai trouvé ces jeux chouettes, sinon je ne vous en parlerais même pas !

C’est vraiment une manière sympa de parle de poses de yoga, de tester des techniques de souffle, d’échanger sur ce qu’on aime, de prendre conscience de son corps.. la liste est longue et tout cela accompagne bien notre démarche de parentalité bienveillante.

Apporter du concret à la théorie est toujours plus efficace, et les enfants aiment manipuler, voir, etc…

Impliquer tous les sens dans l’apprentissage permettra toujours mieux au message de passer.

Les jeux sont donc adoptés par nos plus jeunes.

Une chose cependant : savoir lâcher-prise sur le jeu lui-même quand on prend ces cartes-là !

Car il faut admettre qu’interrompre le jeu par les actions n’aide pas la concentration…

On a rapidement oublié si on avait demandé le père ou le grand-père, et ce que l’autre n’avait pas !!

Donc, si vous voulez vraiment jouer aux 7 familles, prenez un jeu « normal ».

Si vous cherchez une manière ludique d’introduire toutes ces notions à vos enfants, prenez ceux de « Meditation Kid » :

celui sur la méditation et le bien-être

celui sur la méditation et les chakras

Et dites-moi ensuite ce que vous en aurez pensé !

Apprendre la parentalité positive, c’est un peu comme apprendre une langue :

savoir comprendre, savoir répondre.

Et la CNV (ou Communication Non Violente) est une vraie aide, un vrai soutien dans cette démarche.

Voilà pourquoi je voulais vous présenter aujourd’hui les 4 types d’oreilles de la CNV.

Parce qu’en prendre conscience peut nous permettre de changer les oreilles que nous choisissons de mettre dans tous ces moments où nous n’aimons pas ce que nous entendons.

Et, en général, ça change la suite…

Ca vous dit de voir ce que ça peut donner en pratique ?

C’est par ici !

Déménager, c’est toujours stressant. Sur un plan logistique comme émotionnel. Un déménagement, c’est en effet un vrai chamboulement, qu’il soit choisi ou subi. Et quand on ajoute des enfants dans l’équation, cela s’avère encore plus délicat… Le déménagement pour l’enfant est toujours subi. En tant que parent, quelles précautions pouvons-nous prendre pour que nos enfants vivent au mieux ce déménagement ? Pour les accompagner dans cette période, alors que nous-mêmes sommes sous stress.

Faire les cartons, vider l’appartement ou la maison, vendre, donner, trier… plus tout l’administratif… Et encore, tout cela ne parle que de l’aspect pratique des choses. Que se passe-t-il au niveau émotionnel ? Et surtout : comment garder une ambiance familiale la plus sereine possible, dans ce chamboulement ? Pas facile ! Quel est l’impact du déménagement sur les enfants ?

Dans notre famille, des déménagements, on en a connu énormément. Cela ne rend pas les choses simples pour autant.. mais à force, on a appris quelques trucs. On a appris à prendre quelques précautions bien utiles lorsqu’on déménage avec des enfants. Alors que nous venons de vivre un n-ième changement de pays, j’ai pensé qu’il pourrait être utile de les partager avec vous !

Précaution no1 : Ecouter ce que nos enfants vivent

S’il n’y avait qu’un conseil à retenir, ce serait celui-là.

Si nos enfants ne font pas face au même stress logistique que le nôtre, ils n’en vivent pas moins un stress émotionnel.

Avant, pendant, et après le déménagement en tant que tel.

Il n’est pas simple de tout quitter, et le mieux que l’on puisse faire pour eux dans ces moments-là, c’est de les écouter. Simplement. Je vais encore vous parler d’accompagner les émotions. Accompagner les émotions quand il faut tout quitter.

Oui, parce que c’est bien ce qui leur arrive. Et ce n’est pas simple.

On ne va pas changer leur situation, on ne va pas trouver des solutions. Notre rôle est simplement d’être là, et d’entendre.

Entendre pourquoi ils ne veulent pas partir, ce qui va leur manquer. Ils ont le droit et le besoin de le partager, sans qu’on leur réponde « Mais tu vas voir, ça va être bien là-bas ! » (même si on va également les aider à se projeter, en choisissant nos moments, on en reparle plus bas…).

Le droit, ensuite, de dire qu’ils n’ont pas envie d’être dans ce nouvel endroit, qu’ils voudraient retourner à l’ancien, sans qu’on leur réponde : « Pourtant, tu as dit hier que c’était bien ici… ».

Comme chez tout être humain, leurs émotions vont et viennent, et rien ne peut mieux les aider à développer leur résilience que de les vivre, simplement.

On me demande parfois « Comment faire accepter un déménagement ? ». Mais l’idée n’est pas de faire accepter. L’idée est plutôt de s’ouvrir à ce que vit notre enfant dans ce déménagement qu’il n’a pas choisi. C’est en recevant cette information là qu’on l’aidera le mieux à accepter sa situation. Parce qu’au lieu de se sentir forcé, il se sentira entendu et compris.

« Pour se comporter bien, il faut se sentir bien. »

Haïm Ginott

👉🏻 15 jours pour apprendre à accompagner les émotions de votre enfant

Laissez-moi vous parler un peu de ce dernier déménagement avec les enfants. Nous avons quitté la région parisienne pour nous installer à Londres.

Au fur et à mesure que la date approchait, une certaine excitation montait en nous : l’envie de la découverte, savoir comment ça allait être… Notre exclamation régulière : « London, baby ! »

Alors, quand l’Eurostar est entré dans la banlieue londonienne, j’ouvrais grand mes yeux, tout en montrant ce que je pouvais à Anatole (6 ans), en lui expliquant qu’on arrivait. Mais, lorsque je me suis tournée vers ma fille Alice (13 ans), je me suis rendue compte qu’elle pleurait. Cette arrivée n’était pas une joie chez elle. Pas à ce moment-là. C’était au contraire, probablement, le signe concret qu’il n’y avait plus de retour en arrière, qu’elle allait vraiment vivre dans une ville loin de ses copains…

J’ai donc atténué mon enthousiasme, et j’ai essayé de recevoir : « Je suis désolée. »

Et c’est vrai. Je suis désolée de lui faire subir cela. Car c’est le bon terme : « subir ». Pas seulement bien sûr ! Je sais que nous offrons également de grandes chances à nos enfants, en leur faisant découvrir le monde, en leur donnant l’opportunité d’apprendre d’autres langues. Mais la médaille a son revers, et, vraiment, j’en suis désolée.

Précaution no2 : Les aider à se projeter

Transition délicate après ce que je viens d’écrire, mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’un déménagement, pour un enfant, c’est un peu comme des montagnes russes. (Pour nous aussi, d’ailleurs…)

Donc, si on doit être là pour écouter et entendre leur détresse lorsqu’elle se présente, on peut aussi être présent pour susciter leur enthousiasme dans les moments où ils sont au sommet.

Vous voyez la différence ?

Autant il n’est pas question de leur dire « Mais ça va être bien, tu verras ! » au moment où ils nous parlent de leur tristesse, parce qu’alors, on ne serait pas du tout dans l’écoute de ce qu’ils vivent, autant on peut saisir les bons moments pour parler de notre destination avec enthousiasme.

Et dans ces moments-là, une bonne méthode, c’est de les aider à se projeter. Concrètement.

Parce que ce déménagement, il reste très théorique pour un enfant. Surtout pour les plus jeunes.

On va donc essayer de les aider à visualiser ce que cela signifiera pour eux.

Pour cela, plusieurs méthodes, à adapter à l’âge des petits.

Le plus simple, et qui marche pour tous : des photos !

Des photos du lieu de vie en particulier. Je ne vous dis pas combien de fois on a montré les photos de la future maison à Léon (8 ans). On a même pu parler des attributions de chambre, de comment on placerait les meubles, etc…

On a également été sur google maps pour voir le plan de Londres, où on serait, le parc d’à côté – et puis on a pris le petit bonhomme pour se promener grâce aux photos satellites : on a virtuellement fait le chemin de la maison au parc, puis de la maison à l’école…

Avec Alice, plus grande, j’ai eu des échanges autour du choix de son collège, les discussions que j’avais eues, les impressions. On a sorti le plan de métro, on a regardé les adresses des différentes maisons à visiter et le temps de trajet à partir de chacune d’elles… Je l’ai en fait impliquée ainsi dans les préparatifs, pour qu’elle soit moins dans la position de l’enfant qui subit, justement.

Et en même temps, j’ai un souvenir d’elle, quand elle avait 2 ans, et que nous quittions l’Afrique du Sud pour la France. C’était compliqué pour une si petite fille de comprendre ce qu’il se passait autour d’elle.

L’agitation, les meubles qui partaient en container, nous avec nos valises…

On avait alors eu recours, pour rendre les choses plus concrètes pour elle, au jeu.

J’avais pris des personnages playmobils, pour représenter les membres de notre famille – grands-parents compris – un avion jouet, des paquets-valises, un camion, et j’avais joué les scènes devant elle de tout ce qui allait se passer :

les déménageurs qui chargent les meubles dans le camion, qui les emportent, et les mettent dans un bateau, tandis que nous préparons nos valises, et prenons l’avion. Nous arrivons chez les grands-parents, chez qui nous logeons le temps de trouver un appartement ; pendant ce temps, le bateau avec les meubles arrive, puis nous leur demandons d’apporter les meubles dans l’appartement qu’on aura trouvé, et on y va à notre tour, avec nos valises !

Je sentais bien que tout cela restait compliqué pour elle, mais ça l’avait quand même apaisée. Elle avait compris qu’il y allait avoir un nouveau dans lequel on allait retrouver nos affaires. Elles n’étaient pas simplement emportées par des gars costauds !

Les personnages playmobils ont alors intégré notre sac de voyage, et on les sortait régulièrement pour refaire des bouts de la scène – je les vois encore dans l’avion, ils faisaient à l’époque partie des objets rassurants de cette petite fille qui avait bien du mal à appréhender ce qui se passait autour d’elle…

Précaution no3 : Impliquer les enfants dans le tri pré-déménagement

Cette fois, on va parler un peu de l’aspect concret de ce déménagement avec les enfants.

Parce qu’on le sait bien : un déménagement, c’est l’occasion de faire le tri, de se délester un peu. Et ce serait plus facile de faire ce tri sans eux : pas question de déménager tous les petits bouts de carton gardés « pour le jour où », les bâtons et autres bouts de ficelle.

Oui mais…

Oui mais parfois, un bout de ficelle a une importance qui nous échappe.

Là encore, il faudra s’adapter à l’âge de l’enfant. Il va de soi qu’un enfant de 2 ans aura du mal à identifier ce qu’il faut garder ou pas. En revanche, quand l’enfant a 6 ans, il peut être impliqué.

Impliqué dans le rangement et le tri des jouets. L’aider à voir ce qui ne lui correspond plus, ou ne lui va plus, et décider ensemble de le donner au petit frère d’un copain, par exemple.

Impliqué ans la préparation de la valise, pour décider ce qu’il veut garder avec lui. (C’est également une occasion de se projeter : les premiers jours, tout sera dans les cartons, que voudras-tu avoir pour t’occuper ?)

Et cela demandera de notre part un certain lâcher-prise.

Si on se rappelle que déménager est un chamboulement pour notre enfant, on pourra plus facilement accepter d’assouplir la limite quant à ce qu’il faut garder ou pas.

Avec Léon (8 ans), nous avons préparé une boîte qu’on a intitulée « activités manuelles », dans laquelle il a choisi les morceaux de ficelle et autre bric-à-brac « pour fabriquer un truc un jour » qu’il voulait. C’était le bon équilibre pour lui et moi.

C’est également rassurant pour les enfants, à l’arrivée, de retrouver leurs objets.

Précaution no4 : Prendre le temps de dire au revoir

Avant d’arriver, il faut partir.

Et partir, ça veut dire quitter un endroit qu’on aime, et des personnes auxquelles on tient.

Je vois encore Léon, au moment où l’on a quitté la cour d’école pour la dernière fois, il y a quelques semaines, fondre en larmes en réalisant qu’il ne passerait plus ce portail…

De notre côté, un bon mois avant de partir, nous avons fait la liste des personnes que nous avions vraiment envie de voir encore une fois avant le départ. Pourquoi ne pas faire la même chose avec nos enfants ?

Dans cette période, je savais que rien n’était plus important pour eux que ces derniers moments partagés.

Alors, on a invité des copains, on a laissé Alice passer tout le temps qu’elle voulait à l’extérieur, ou à dormir chez des copines. Elle est même partie passer un week-end à Lyon chez des amis !

On a organisé un goûter d’anniversaire en avance pour Léon.

Tout ça ne marche que si on accepte que « todo no se puede ». Je vous traduis… Ca veut dire « Tout ne se peut pas ». C’est une phrase que j’ai apprise et intégré lorsque nous avons vécu au Mexique, et qui m’aide à me défaire de la perfection à choisir mes combats.

Ainsi, je me suis moins attachée à l’aspect scolaire… Les relations étaient plus importantes, dans cette période de leur vie. Donc, tant pis si Alice est rentrée fatiguée de son week-end à Lyon, ça en valait tellement la peine !

Pour le goûter d’anniversaire, on ne pouvait pas rajouter des contraintes… alors on a juste invité les enfants au parc, et j’ai acheté un gâteau chez Picard (et une maman nous en a apporté un maison !)

Ce qu’on faisait, c’était déjà bien. On faisait de notre mieux.

Et même quand on se rate, on peut se rattraper. Ainsi, j’ai réalisé que j’aurais aussi dû inviter Chloé, une copine d’Anatole. Il m’en malheureusement parlé trop tard (de l’importance de faire la liste avec eux avant…).

Ce raté est ressorti en arrivant à Londres, lorsqu’il a vu pleurer sa soeur…

Alors, dans le taxi, j’ai appelé la maman de Chloé, et nous avons pris rdv pour le lendemain, pour que les enfants puissent se parler, et qu’Anatole puisse dire vraiment au revoir à son amie.

Précaution no5 : Impliquer les enfants dans l’installation post-déménagement

Ça y est, le déménagement en tant que tel a eu lieu. C’est l’heure d’investir le nouvel espace.

Certains parents pensent alors qu’il est plus simple de tout préparer avant l’arrivée des enfants (quand c’est possible), et je crois que c’est une erreur.

Moins les enfants seront impliqués dans la démarche, plus ils seront dans la position de la subir. Si on repense à cette fausse bonne idée de « faire accepter » le déménagement aux enfants, on comprend que la meilleure piste, c’est de les en rendre acteurs.

C’est comme pour tout en fait : Imposer à nos enfants aura tendance à engendrer l’opposition. Redonner du pouvoir à nos enfants encouragera la coopération.

Ici, on leur donne du pouvoir par l’action, par les choix.

Comment tu veux placer tes meubles ? Tu m’aides à remonter celui-là ? Tiens, voilà les vis… Et ces jouets-là, on les met plutôt ici, ou plutôt là ?

Pour les ados, bien sûr, pas besoin de leur donner le choix du placement des jouets… ils sauront organiser leur chambre seuls.

Mais on peut les impliquer sur d’autres plans, tout en étant à l’écoute. Ainsi, Alice m’a aidée à installer la cuisine, à décider où on mettrait les assiettes, les casseroles.. Je n’aurais pas demandé ça à son grand-frère Oscar que ça n’aurait pas du tout intéressé ! Lui aurait plutôt participé à remonter le canapé. (Malheureusement, Oscar est resté en France pour ses études, mais c’est une autre histoire…)

Jusqu’où peut-on aller dans cette implication de l’enfant à l’arrivée ? Y a-t-il une règle ? Je vais partir d’un exemple.

Récemment, une maman m’a demandé conseil pour son fils. Voici ce qu’elle m’écrit :

Mon fils (4 ans1/2) dort toujours dans son petit lit de bébé (bien juste pour lui !!). Il a un lit au sol (taille adulte 1 personne) sur lequel je lui propose régulièrement de dormir en lui disant qu’il y serait plus à l’aise. Mais il refuse. Je m’étais dit que dans le nouvel appartement, je lui mettrais directement son lit de grand, mais ça fait peut-être bcp pour lui, non ?

En fait, il n’y a pas de réponse toute faite à une telle situation. Tout dépend du garçon : comment il se sent dans ce déménagement, s’il a besoin de retrouver le cadre sécurisant qu’il connait, ou s’il se sent au contraire prêt à ce nouveau départ.

Parfois, un changement d’environnement fait grandir nos enfants d’un coup. Parfois, au contraire, cela leur fait perdre leurs repères, et on sent qu’ils ont besoin de se récréer un cadre de sécurité.

Lorsque nous sommes rentrés de Puerto Rico, il y a deux ans, Anatole, 4 ans, voulait que je m’asseye tout proche de lui à chaque repas. Et cela a duré des semaines. Parce qu’il avait besoin de se raccrocher à quelque chose.

J’encourage donc cette maman à être à l’écoute de son fils. A soulever la question avec lui. Et à voir comment il réagit aux différentes options. Peut-être que la solution est dans un lit intermédiaire : un lit d’enfant juste pour lui, qui ne soit plus à barreaux ?

Précaution no6 : Ne pas être trop pressé de vider les cartons !

Si l’installation dans ce nouveau lieu est importante, pour s’y sentir bien, il y a également quelque chose d’encore plus important : de se sentir bien ensemble !

Cela demande de veiller à l’ambiance familiale, surtout au début.

Là encore, des choix à faire.

Bien sûr, on n’a pas envie que l’installation traine des mois. Mais l’échéance n’est plus la même qu’avant le départ. On peut donc se permettre de prendre un peu plus de temps, pour avoir celui de partager.

Faire passer le message, d’abord, que « notre maison, c’est notre famille. »

Cela changera peu à peu, au fur et à mesure que chacun se fera à son nouvel environnement, se récréera son sentiment de bien-être, se sentira de nouveau appartenir à un lieu, et acceptera enfin pleinement ce déménagement.

Mais au début, c’est clair : rien ne nous attend dans le nouveau lieu, et la seule constante, c’est notre famille !

Alors, prenons-en soin, et mettons-là en priorité.

Faites des pauses dans le déballage pour vous retrouver, et créez les activités qui vous ressemblent.

Lorsque nous sommes arrivés à Puerto Rico (il y a 6 ans de cela), un de mes premiers achats a été un gaufrier ! Et je l’ai ressorti ici, pour créer des goûters sympas en famille…

Une tradition chez nous : la lecture de Harry Potter à haute voix… C’est notre moment de reconnexion, de partage.

On l’a lu avec Oscar en arrivant au Mexique, puis avec Oscar et Alice en arrivant à Puerto Rico, maintenant avec Alice, Léon et Anatole, dans ce contexte londonien qui lui correspond si bien !

Des semaines de moments partagés tout définis (nous en sommes actuellement au tome 4…)

Trouvez votre équilibre entre ce besoin d’aménagement et ce besoin de lien. Tout peut se faire, il suffit de se donner le temps.

Et puis, bien sûr, n’hésitez pas à sortir, à découvrir votre environnement, votre nouveau lieu de vie.

Lorsque l’on vient d’arriver dans un endroit, on pose sur les choses un oeil encore neuf, qui permet de s’émerveiller bien plus. C’est le moment de partager cela ! La forme du métro, l’accent des gens, le soleil sur la tamise, les écureuils de Hyde Park… voici quelques unes de nos premières découvertes… Même si les règles du confinement ne nous aident pas !!

Précaution no7 pour bien vivre un déménagement avec les enfants : Prendre soin de soi

Enfin, je terminerai par un conseil pour vous. Car dans le déménagement avec les enfants, il y a toujours vous.

Et si ce conseil de prendre de soi est toujours valable, il l’est encore plus dans cette période. Car, si déménager est stressant pour nos enfants, il l’est également pour nous.

Alors, si l’on veut être en mesure d’accompagner nos enfants.

Si on veut pourvoir faire des gaufres, ou de les impliquer dans le remontage des meubles, il faut d’abord avoir l’énergie de le faire. Or, si notre réservoir est vide, nous n’aurons aucune énergie.

Je sais bien que le temps nous manque pour prendre soin de nous… Il est pourtant nécessaire de trouver ce qui nous permet de maintenir cette énergie qui nous permettra de traverser ces changements sereinement. Trouver ce qui nous ressource en temps limité.

Et puis, adapter nos attentes, accepter de faire de notre mieux, même s’il est moins haut qu’à d’autres moments.

Petit rappel : Bienveillance bien ordonnée commence par soi-même.

Alors, vous aurez toutes les ressources nécessaires pour mettre en place toutes ces précautions, et faire en sorte que ce déménagement avec les enfants, et en famille, se passe au mieux !