La méditation, la gratitude, le yoga… des pratiques que l’on rencontre forcément sur notre chemin vers la bienveillance. Nous sommes tous à des endroits différents de ce chemin, et cela peut nous sembler plus ou moins facile de transmettre ces notions à nos enfants. Comment parler naturellement de bien-être dans une société qui ne met pas toujours bien ça en avant ?

Je vous parle aujourd’hui des jeux de 7 familles de “Meditation kid“, testés avec les enfants !

Pourquoi un jeu pour parler de méditation ?

Je pose moi-même cette question, à laquelle je voudrais répondre avant d’aller plus loin.

En effet, ceux d’entre vous qui pratiquent la méditation doivent trouver surprenant, voire contradictoire, de concilier jeu et méditation !

Je crois que cela répond pourtant à un vrai besoin de partage.

Bien sûr, plus on avance, et plus nos propres pratiques sont faciles à partager.

Si je médite moi-même, mes enfants me verront méditer. Si je fais du yoga, idem. Si je tiens un carnet de gratitude avec eux, mes enfants comprendront ce qu’est la gratitude, et ce qu’elle peut leur apporter au quotidien.

Seulement, nous sommes tous à des endroits différents de notre cheminement sur tous ces points. Comment, dès lors, soulever ces notions dans nos échanges, pour nos enfants, et pour nous-mêmes ?

Florine, de “Meditation Kid” a eu la riche idée de faire un jeu de cartes pour introduire tout cela par le jeu.

Le principe est tout simple : un jeu de 7 familles, qui parle de bonheur et de bien-être. Tout simplement.

Mais ce n’est pas que la thématique du jeu qui est spécifique… c’est aussi son fonctionnement !

Comment est fait le jeu “Méditation et bien-être” ?

La grande différence entre ce jeu et un jeu de 7 familles classique, c’est, d’une part, le nom des familles, mais également la manière dont on y joue.

Le jeu “Méditation et bien-être” contient les familles suivantes :

  • Famille Émotions
  • Famille Bol d’air
  • Famille Bonheur
  • Famille Méditation
  • Famille Gratitude
  • Famille 5 sens
  • Famille Yogi

Et le principe est le suivant :

quand on gagne une carte, on doit faire l’action dictée par la carte !

Ainsi, chaque membre de la famille Gratitude nous encourage à partager 3 choses pour lesquelles on est reconnaissant, ou bien 3 choses que l’on aime faire…

Les membres de la famille Yogi nous font faire chacun une pose de yoga,

etc…

Et le principe est le suivant :

quand on gagne une carte, on doit faire l’action dictée par la carte !

Ainsi, chaque membre de la famille Gratitude nous encourage à partager 3 choses pour lesquelles on est reconnaissant, ou bien 3 choses que l’on aime faire…

Les membres de la famille Yogi nous font faire chacun une pose de yoga,

etc…

Ici : Anatole souffle sur sa main de deux manières différentes, comme le lui a indiqué le grand-père de la famille bol d’air

L’occasion, donc, de goûter un peu à chacune de ces familles de manière concrète !

Et l’enthousiasme est communicatif : chez nous, en général, quand l’un doit faire une action, on la fait tous…

Un deuxième jeu pour varier les plaisirs…

Devant le succès de ce jeu de 7 familles (vendu également dans les écoles), Florine a voulu aller plus loin, et en a conçu un autre, intitulé “Méditation et 7 chakras”.

Au départ, il m’attirait moins, juste parce que je n’en suis pas encore à parler de chakras ni à mes enfants, ni à moi-même…

Mais finalement, j’ai été séduite.

Parce qu’il ancre simplement les choses, en traduisant les chakras par des notions concrètes.

Les familles portent les couleurs des chakras, et portent les noms suivants :

  • Je comprends
  • Je vois
  • Je parle
  • J’aime
  • Je fais
  • Je ressens
  • Je suis

Dans chaque famille, une carte présente le chakra, et toutes les autres proposent des actions en lien avec le thème.

C’est effectivement une manière très ludique d’intégrer ces notions, tout en restant bien ancré dans leur signification.

Ce que j’ai aimé et ce que je n’ai pas aimé dans ces jeux

Vous l’avez compris, j’ai trouvé ces jeux chouettes, sinon je ne vous en parlerais même pas !

C’est vraiment une manière sympa de parle de poses de yoga, de tester des techniques de souffle, d’échanger sur ce qu’on aime, de prendre conscience de son corps.. la liste est longue et tout cela accompagne bien notre démarche de parentalité bienveillante.

Apporter du concret à la théorie est toujours plus efficace, et les enfants aiment manipuler, voir, etc…

Impliquer tous les sens dans l’apprentissage permettra toujours mieux au message de passer.

Les jeux sont donc adoptés par nos plus jeunes.

Une chose cependant : savoir lâcher-prise sur le jeu lui-même quand on prend ces cartes-là !

Car il faut admettre qu’interrompre le jeu par les actions n’aide pas la concentration…

On a rapidement oublié si on avait demandé le père ou le grand-père, et ce que l’autre n’avait pas !!

Donc, si vous voulez vraiment jouer aux 7 familles, prenez un jeu “normal”.

Si vous cherchez une manière ludique d’introduire toutes ces notions à vos enfants, prenez ceux de “Meditation Kid” :

celui sur la méditation et le bien-être

celui sur la méditation et les chakras

Et dites-moi ensuite ce que vous en aurez pensé !

Apprendre la parentalité positive, c’est un peu comme apprendre une langue :

savoir comprendre, savoir répondre.

Et la CNV (ou Communication Non Violente) est une vraie aide, un vrai soutien dans cette démarche.

Voilà pourquoi je voulais vous présenter aujourd’hui les 4 types d’oreilles de la CNV.

Parce qu’en prendre conscience peut nous permettre de changer les oreilles que nous choisissons de mettre dans tous ces moments où nous n’aimons pas ce que nous entendons.

Et, en général, ça change la suite…

Ca vous dit de voir ce que ça peut donner en pratique ?

C’est par ici !

Déménager, c’est toujours stressant. Sur un plan logistique comme émotionnel. Un déménagement, c’est en effet un vrai chamboulement, qu’il soit choisi ou subi. Et quand on ajoute des enfants dans l’équation, cela s’avère encore plus délicat… Le déménagement pour l’enfant est toujours subi. En tant que parent, quelles précautions pouvons-nous prendre pour que nos enfants vivent au mieux ce déménagement ? Pour les accompagner dans cette période, alors que nous-mêmes sommes sous stress.

Faire les cartons, vider l’appartement ou la maison, vendre, donner, trier… plus tout l’administratif… Et encore, tout cela ne parle que de l’aspect pratique des choses. Que se passe-t-il au niveau émotionnel ? Et surtout : comment garder une ambiance familiale la plus sereine possible, dans ce chamboulement ? Pas facile ! Quel est l’impact du déménagement sur les enfants ?

Dans notre famille, des déménagements, on en a connu énormément. Cela ne rend pas les choses simples pour autant.. mais à force, on a appris quelques trucs. On a appris à prendre quelques précautions bien utiles lorsqu’on déménage avec des enfants. Alors que nous venons de vivre un n-ième changement de pays, j’ai pensé qu’il pourrait être utile de les partager avec vous !

Précaution no1 : Ecouter ce que nos enfants vivent

S’il n’y avait qu’un conseil à retenir, ce serait celui-là.

Si nos enfants ne font pas face au même stress logistique que le nôtre, ils n’en vivent pas moins un stress émotionnel.

Avant, pendant, et après le déménagement en tant que tel.

Il n’est pas simple de tout quitter, et le mieux que l’on puisse faire pour eux dans ces moments-là, c’est de les écouter. Simplement. Je vais encore vous parler d’accompagner les émotions. Accompagner les émotions quand il faut tout quitter.

Oui, parce que c’est bien ce qui leur arrive. Et ce n’est pas simple.

On ne va pas changer leur situation, on ne va pas trouver des solutions. Notre rôle est simplement d’être là, et d’entendre.

Entendre pourquoi ils ne veulent pas partir, ce qui va leur manquer. Ils ont le droit et le besoin de le partager, sans qu’on leur réponde “Mais tu vas voir, ça va être bien là-bas !” (même si on va également les aider à se projeter, en choisissant nos moments, on en reparle plus bas…).

Le droit, ensuite, de dire qu’ils n’ont pas envie d’être dans ce nouvel endroit, qu’ils voudraient retourner à l’ancien, sans qu’on leur réponde : “Pourtant, tu as dit hier que c’était bien ici…”.

Comme chez tout être humain, leurs émotions vont et viennent, et rien ne peut mieux les aider à développer leur résilience que de les vivre, simplement.

On me demande parfois “Comment faire accepter un déménagement ?”. Mais l’idée n’est pas de faire accepter. L’idée est plutôt de s’ouvrir à ce que vit notre enfant dans ce déménagement qu’il n’a pas choisi. C’est en recevant cette information là qu’on l’aidera le mieux à accepter sa situation. Parce qu’au lieu de se sentir forcé, il se sentira entendu et compris.

Pour se comporter bien, il faut se sentir bien.”

Haïm Ginott

👉🏻 15 jours pour apprendre à accompagner les émotions de votre enfant

Laissez-moi vous parler un peu de ce dernier déménagement avec les enfants. Nous avons quitté la région parisienne pour nous installer à Londres.

Au fur et à mesure que la date approchait, une certaine excitation montait en nous : l’envie de la découverte, savoir comment ça allait être… Notre exclamation régulière : “London, baby !”

Alors, quand l’Eurostar est entré dans la banlieue londonienne, j’ouvrais grand mes yeux, tout en montrant ce que je pouvais à Anatole (6 ans), en lui expliquant qu’on arrivait. Mais, lorsque je me suis tournée vers ma fille Alice (13 ans), je me suis rendue compte qu’elle pleurait. Cette arrivée n’était pas une joie chez elle. Pas à ce moment-là. C’était au contraire, probablement, le signe concret qu’il n’y avait plus de retour en arrière, qu’elle allait vraiment vivre dans une ville loin de ses copains…

J’ai donc atténué mon enthousiasme, et j’ai essayé de recevoir : “Je suis désolée.”

Et c’est vrai. Je suis désolée de lui faire subir cela. Car c’est le bon terme : “subir”. Pas seulement bien sûr ! Je sais que nous offrons également de grandes chances à nos enfants, en leur faisant découvrir le monde, en leur donnant l’opportunité d’apprendre d’autres langues. Mais la médaille a son revers, et, vraiment, j’en suis désolée.

Précaution no2 : Les aider à se projeter

Transition délicate après ce que je viens d’écrire, mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’un déménagement, pour un enfant, c’est un peu comme des montagnes russes. (Pour nous aussi, d’ailleurs…)

Donc, si on doit être là pour écouter et entendre leur détresse lorsqu’elle se présente, on peut aussi être présent pour susciter leur enthousiasme dans les moments où ils sont au sommet.

Vous voyez la différence ?

Autant il n’est pas question de leur dire “Mais ça va être bien, tu verras !” au moment où ils nous parlent de leur tristesse, parce qu’alors, on ne serait pas du tout dans l’écoute de ce qu’ils vivent, autant on peut saisir les bons moments pour parler de notre destination avec enthousiasme.

Et dans ces moments-là, une bonne méthode, c’est de les aider à se projeter. Concrètement.

Parce que ce déménagement, il reste très théorique pour un enfant. Surtout pour les plus jeunes.

On va donc essayer de les aider à visualiser ce que cela signifiera pour eux.

Pour cela, plusieurs méthodes, à adapter à l’âge des petits.

Le plus simple, et qui marche pour tous : des photos !

Des photos du lieu de vie en particulier. Je ne vous dis pas combien de fois on a montré les photos de la future maison à Léon (8 ans). On a même pu parler des attributions de chambre, de comment on placerait les meubles, etc…

On a également été sur google maps pour voir le plan de Londres, où on serait, le parc d’à côté – et puis on a pris le petit bonhomme pour se promener grâce aux photos satellites : on a virtuellement fait le chemin de la maison au parc, puis de la maison à l’école…

Avec Alice, plus grande, j’ai eu des échanges autour du choix de son collège, les discussions que j’avais eues, les impressions. On a sorti le plan de métro, on a regardé les adresses des différentes maisons à visiter et le temps de trajet à partir de chacune d’elles… Je l’ai en fait impliquée ainsi dans les préparatifs, pour qu’elle soit moins dans la position de l’enfant qui subit, justement.

Et en même temps, j’ai un souvenir d’elle, quand elle avait 2 ans, et que nous quittions l’Afrique du Sud pour la France. C’était compliqué pour une si petite fille de comprendre ce qu’il se passait autour d’elle.

L’agitation, les meubles qui partaient en container, nous avec nos valises…

On avait alors eu recours, pour rendre les choses plus concrètes pour elle, au jeu.

J’avais pris des personnages playmobils, pour représenter les membres de notre famille – grands-parents compris – un avion jouet, des paquets-valises, un camion, et j’avais joué les scènes devant elle de tout ce qui allait se passer :

les déménageurs qui chargent les meubles dans le camion, qui les emportent, et les mettent dans un bateau, tandis que nous préparons nos valises, et prenons l’avion. Nous arrivons chez les grands-parents, chez qui nous logeons le temps de trouver un appartement ; pendant ce temps, le bateau avec les meubles arrive, puis nous leur demandons d’apporter les meubles dans l’appartement qu’on aura trouvé, et on y va à notre tour, avec nos valises !

Je sentais bien que tout cela restait compliqué pour elle, mais ça l’avait quand même apaisée. Elle avait compris qu’il y allait avoir un nouveau dans lequel on allait retrouver nos affaires. Elles n’étaient pas simplement emportées par des gars costauds !

Les personnages playmobils ont alors intégré notre sac de voyage, et on les sortait régulièrement pour refaire des bouts de la scène – je les vois encore dans l’avion, ils faisaient à l’époque partie des objets rassurants de cette petite fille qui avait bien du mal à appréhender ce qui se passait autour d’elle…

Précaution no3 : Impliquer les enfants dans le tri pré-déménagement

Cette fois, on va parler un peu de l’aspect concret de ce déménagement avec les enfants.

Parce qu’on le sait bien : un déménagement, c’est l’occasion de faire le tri, de se délester un peu. Et ce serait plus facile de faire ce tri sans eux : pas question de déménager tous les petits bouts de carton gardés “pour le jour où”, les bâtons et autres bouts de ficelle.

Oui mais…

Oui mais parfois, un bout de ficelle a une importance qui nous échappe.

Là encore, il faudra s’adapter à l’âge de l’enfant. Il va de soi qu’un enfant de 2 ans aura du mal à identifier ce qu’il faut garder ou pas. En revanche, quand l’enfant a 6 ans, il peut être impliqué.

Impliqué dans le rangement et le tri des jouets. L’aider à voir ce qui ne lui correspond plus, ou ne lui va plus, et décider ensemble de le donner au petit frère d’un copain, par exemple.

Impliqué ans la préparation de la valise, pour décider ce qu’il veut garder avec lui. (C’est également une occasion de se projeter : les premiers jours, tout sera dans les cartons, que voudras-tu avoir pour t’occuper ?)

Et cela demandera de notre part un certain lâcher-prise.

Si on se rappelle que déménager est un chamboulement pour notre enfant, on pourra plus facilement accepter d’assouplir la limite quant à ce qu’il faut garder ou pas.

Avec Léon (8 ans), nous avons préparé une boîte qu’on a intitulée “activités manuelles”, dans laquelle il a choisi les morceaux de ficelle et autre bric-à-brac “pour fabriquer un truc un jour” qu’il voulait. C’était le bon équilibre pour lui et moi.

C’est également rassurant pour les enfants, à l’arrivée, de retrouver leurs objets.

Précaution no4 : Prendre le temps de dire au revoir

Avant d’arriver, il faut partir.

Et partir, ça veut dire quitter un endroit qu’on aime, et des personnes auxquelles on tient.

Je vois encore Léon, au moment où l’on a quitté la cour d’école pour la dernière fois, il y a quelques semaines, fondre en larmes en réalisant qu’il ne passerait plus ce portail…

De notre côté, un bon mois avant de partir, nous avons fait la liste des personnes que nous avions vraiment envie de voir encore une fois avant le départ. Pourquoi ne pas faire la même chose avec nos enfants ?

Dans cette période, je savais que rien n’était plus important pour eux que ces derniers moments partagés.

Alors, on a invité des copains, on a laissé Alice passer tout le temps qu’elle voulait à l’extérieur, ou à dormir chez des copines. Elle est même partie passer un week-end à Lyon chez des amis !

On a organisé un goûter d’anniversaire en avance pour Léon.

Tout ça ne marche que si on accepte que “todo no se puede”. Je vous traduis… Ca veut dire “Tout ne se peut pas”. C’est une phrase que j’ai apprise et intégré lorsque nous avons vécu au Mexique, et qui m’aide à me défaire de la perfection à choisir mes combats.

Ainsi, je me suis moins attachée à l’aspect scolaire… Les relations étaient plus importantes, dans cette période de leur vie. Donc, tant pis si Alice est rentrée fatiguée de son week-end à Lyon, ça en valait tellement la peine !

Pour le goûter d’anniversaire, on ne pouvait pas rajouter des contraintes… alors on a juste invité les enfants au parc, et j’ai acheté un gâteau chez Picard (et une maman nous en a apporté un maison !)

Ce qu’on faisait, c’était déjà bien. On faisait de notre mieux.

Et même quand on se rate, on peut se rattraper. Ainsi, j’ai réalisé que j’aurais aussi dû inviter Chloé, une copine d’Anatole. Il m’en malheureusement parlé trop tard (de l’importance de faire la liste avec eux avant…).

Ce raté est ressorti en arrivant à Londres, lorsqu’il a vu pleurer sa soeur…

Alors, dans le taxi, j’ai appelé la maman de Chloé, et nous avons pris rdv pour le lendemain, pour que les enfants puissent se parler, et qu’Anatole puisse dire vraiment au revoir à son amie.

Précaution no5 : Impliquer les enfants dans l’installation post-déménagement

Ça y est, le déménagement en tant que tel a eu lieu. C’est l’heure d’investir le nouvel espace.

Certains parents pensent alors qu’il est plus simple de tout préparer avant l’arrivée des enfants (quand c’est possible), et je crois que c’est une erreur.

Moins les enfants seront impliqués dans la démarche, plus ils seront dans la position de la subir. Si on repense à cette fausse bonne idée de “faire accepter” le déménagement aux enfants, on comprend que la meilleure piste, c’est de les en rendre acteurs.

C’est comme pour tout en fait : Imposer à nos enfants aura tendance à engendrer l’opposition. Redonner du pouvoir à nos enfants encouragera la coopération.

Ici, on leur donne du pouvoir par l’action, par les choix.

Comment tu veux placer tes meubles ? Tu m’aides à remonter celui-là ? Tiens, voilà les vis… Et ces jouets-là, on les met plutôt ici, ou plutôt là ?

Pour les ados, bien sûr, pas besoin de leur donner le choix du placement des jouets… ils sauront organiser leur chambre seuls.

Mais on peut les impliquer sur d’autres plans, tout en étant à l’écoute. Ainsi, Alice m’a aidée à installer la cuisine, à décider où on mettrait les assiettes, les casseroles.. Je n’aurais pas demandé ça à son grand-frère Oscar que ça n’aurait pas du tout intéressé ! Lui aurait plutôt participé à remonter le canapé. (Malheureusement, Oscar est resté en France pour ses études, mais c’est une autre histoire…)

Jusqu’où peut-on aller dans cette implication de l’enfant à l’arrivée ? Y a-t-il une règle ? Je vais partir d’un exemple.

Récemment, une maman m’a demandé conseil pour son fils. Voici ce qu’elle m’écrit :

Mon fils (4 ans1/2) dort toujours dans son petit lit de bébé (bien juste pour lui !!). Il a un lit au sol (taille adulte 1 personne) sur lequel je lui propose régulièrement de dormir en lui disant qu’il y serait plus à l’aise. Mais il refuse. Je m’étais dit que dans le nouvel appartement, je lui mettrais directement son lit de grand, mais ça fait peut-être bcp pour lui, non ?

En fait, il n’y a pas de réponse toute faite à une telle situation. Tout dépend du garçon : comment il se sent dans ce déménagement, s’il a besoin de retrouver le cadre sécurisant qu’il connait, ou s’il se sent au contraire prêt à ce nouveau départ.

Parfois, un changement d’environnement fait grandir nos enfants d’un coup. Parfois, au contraire, cela leur fait perdre leurs repères, et on sent qu’ils ont besoin de se récréer un cadre de sécurité.

Lorsque nous sommes rentrés de Puerto Rico, il y a deux ans, Anatole, 4 ans, voulait que je m’asseye tout proche de lui à chaque repas. Et cela a duré des semaines. Parce qu’il avait besoin de se raccrocher à quelque chose.

J’encourage donc cette maman à être à l’écoute de son fils. A soulever la question avec lui. Et à voir comment il réagit aux différentes options. Peut-être que la solution est dans un lit intermédiaire : un lit d’enfant juste pour lui, qui ne soit plus à barreaux ?

Précaution no6 : Ne pas être trop pressé de vider les cartons !

Si l’installation dans ce nouveau lieu est importante, pour s’y sentir bien, il y a également quelque chose d’encore plus important : de se sentir bien ensemble !

Cela demande de veiller à l’ambiance familiale, surtout au début.

Là encore, des choix à faire.

Bien sûr, on n’a pas envie que l’installation traine des mois. Mais l’échéance n’est plus la même qu’avant le départ. On peut donc se permettre de prendre un peu plus de temps, pour avoir celui de partager.

Faire passer le message, d’abord, que “notre maison, c’est notre famille.

Cela changera peu à peu, au fur et à mesure que chacun se fera à son nouvel environnement, se récréera son sentiment de bien-être, se sentira de nouveau appartenir à un lieu, et acceptera enfin pleinement ce déménagement.

Mais au début, c’est clair : rien ne nous attend dans le nouveau lieu, et la seule constante, c’est notre famille !

Alors, prenons-en soin, et mettons-là en priorité.

Faites des pauses dans le déballage pour vous retrouver, et créez les activités qui vous ressemblent.

Lorsque nous sommes arrivés à Puerto Rico (il y a 6 ans de cela), un de mes premiers achats a été un gaufrier ! Et je l’ai ressorti ici, pour créer des goûters sympas en famille…

Une tradition chez nous : la lecture de Harry Potter à haute voix… C’est notre moment de reconnexion, de partage.

On l’a lu avec Oscar en arrivant au Mexique, puis avec Oscar et Alice en arrivant à Puerto Rico, maintenant avec Alice, Léon et Anatole, dans ce contexte londonien qui lui correspond si bien !

Des semaines de moments partagés tout définis (nous en sommes actuellement au tome 4…)

Trouvez votre équilibre entre ce besoin d’aménagement et ce besoin de lien. Tout peut se faire, il suffit de se donner le temps.

Et puis, bien sûr, n’hésitez pas à sortir, à découvrir votre environnement, votre nouveau lieu de vie.

Lorsque l’on vient d’arriver dans un endroit, on pose sur les choses un oeil encore neuf, qui permet de s’émerveiller bien plus. C’est le moment de partager cela ! La forme du métro, l’accent des gens, le soleil sur la tamise, les écureuils de Hyde Park… voici quelques unes de nos premières découvertes… Même si les règles du confinement ne nous aident pas !!

Précaution no7 pour bien vivre un déménagement avec les enfants : Prendre soin de soi

Enfin, je terminerai par un conseil pour vous. Car dans le déménagement avec les enfants, il y a toujours vous.

Et si ce conseil de prendre de soi est toujours valable, il l’est encore plus dans cette période. Car, si déménager est stressant pour nos enfants, il l’est également pour nous.

Alors, si l’on veut être en mesure d’accompagner nos enfants.

Si on veut pourvoir faire des gaufres, ou de les impliquer dans le remontage des meubles, il faut d’abord avoir l’énergie de le faire. Or, si notre réservoir est vide, nous n’aurons aucune énergie.

Je sais bien que le temps nous manque pour prendre soin de nous… Il est pourtant nécessaire de trouver ce qui nous permet de maintenir cette énergie qui nous permettra de traverser ces changements sereinement. Trouver ce qui nous ressource en temps limité.

Et puis, adapter nos attentes, accepter de faire de notre mieux, même s’il est moins haut qu’à d’autres moments.

Petit rappel : Bienveillance bien ordonnée commence par soi-même.

Alors, vous aurez toutes les ressources nécessaires pour mettre en place toutes ces précautions, et faire en sorte que ce déménagement avec les enfants, et en famille, se passe au mieux !

Nous ne sommes pas tous égaux face aux câlins. Certains auront eu la chance d’en recevoir plus que d’autres au cours de leur enfance. Il est cependant temps de considérer devenir tous de grands câlineurs. En effet, la science a découvert qu’il y a de nombreux bienfaits à multiplier les marques d’affection auprès de nos enfants. Des études montrent qu’un régime strict de tendres accolades prévient les nez qui coulent et réduit les conflits. Comment un simple geste de tendresse peut-il renfermer autant de vertus ? Le câlin détient en réalité des super-pouvoirs qui volent au secours des enfants et aussi de leurs parents !

— Cet article a été écrit par Méline Troussard, Rédactrice Web

Les 4 principaux pouvoirs des câlins sur les enfants

Tout au long de leurs journées en société, les enfants accumulent des moments de stress et des petites frustrations. De retour à la maison, il arrive que ces sentiments contenus veuillent s’exprimer et cela peut créer des moments parfois… explosifs. 

1. Sécrétion de l’ocytocine | L’hormone de l’affection

Les enfants cherchent à évacuer ces sentiments devenus confus et cela influence leurs comportements. D’ailleurs, les retours chez soi à reculons, parce qu’on a eu un jour difficile, n’arrive pas qu’aux enfants…

Il est grand temps de se faire un câlin pour que l’hypothalamus sécrète de l’ocytocine, cette hormone antistress qui nous fait sentir plus calme et plus heureux. Une étude scientifique du département de psychologie de l’Université Carnegie Mellon, aux États-Unis, explique que les contacts physiques équilibrent le système nerveux, réduisent l’anxiété sociale et aident à prévenir les conflits. La durée recommandée pour que l’hormone du bonheur ait le temps d’agir est approximativement de 20 secondes. Cependant, l’effet sera peut-être moins profitable si vous êtes concentré à faire le décompte. La solution la plus efficace : relâcher l’étreinte seulement lorsque tous les paramètres de l’action de l’ocytocine auront été validés.

  • Observation n° 1 : Cœur enveloppé d’une douce chaleur du type petit pain brioché.
  • Observation n° 2 : Cerveau légèrement ramolli et relâchement des tensions de la boîte crânienne.
  • Observation n° 3 : Prise de conscience de l’instant présent ; mais qui suis-je ?

Vous l’aurez compris, les contacts physiques sont importants dans la régulation du stress. Le réconfort et le bien-être qu’ils engendrent, nous permettent à tous d’aborder la vie avec plus de sérénité.

2. Diffusion de sérotonine pour réguler le rythme circadien

Un contact physique prolongé active la sécrétion de sérotonine qui est une hormone impliquée dans la régulation du rythme circadien. Le rythme circadien est en quelque sorte notre horloge interne. C’est lui qui est à l’origine de l’alternance des différents cycles dans une journée : forte activité, baisse de l’attention, sommeil, etc. La sérotonine va agir sur notre système pour nous apaiser et nous amener plus facilement dans une phase d’assoupissement.

Avec les enfants, c’est tout l’intérêt de mettre en place la routine du coucher. En faisant un câlin prolongé, en prenant le temps de border nos enfants ou de leur lire une histoire, les esprits s’apaisent et les rythmes cardiaques ralentissent. Étant donné que l’effet agit à double sens, les parents aussi se mettent à bâiller à 20 heures…

3. Augmentation de la confiance en soi chez les enfants

Voici un super-pouvoir supplémentaire du câlin sur les enfants : il participe à renforcer leur confiance en eux-mêmes ainsi que l’affection réciproque. Chaque fois qu’un enfant reçoit de l’affection, il construit son estime de soi. Parce que l’amour donné à son enfant est un acte bienveillant et dénué d’intérêt, celui-ci comprend qu’il a de la valeur par le simple fait d’exister. Lorsqu’un enfant se sent aimé, il transporte avec lui la sécurité nécessaire pour s’ouvrir au monde qui l’entoure, explorer et entreprendre de nouvelles aventures. 

Au niveau de notre cerveau, des neurones miroirs s’activent. Cela se produit aussi bien quand nous faisons une action que lorsqu’on observe une autre personne en action. Ces neurones miroirs seraient à l’origine de cette irrépressible envie de bâiller, au moment où l’on voit une autre personne le faire. C’est aussi la raison pour laquelle on se sent automatiquement plus en confiance quand une personne arrive vers nous en souriant et nous prend dans les bras.

4. Amélioration du système immunitaire | C’est bon pour le moral

Le soutien social et les démonstrations d’affection aident le système immunitaire à nous défendre contre les infections. En effet, une seconde équipe de chercheurs de l’Université Carnegie Mellon, a démontré que les câlins sont bénéfiques pour la santé en nous  protégeant contre les effets pathogènes du stress. Les résultats sont étonnants : les personnes câlinées sont plus résilientes aux maladies infectieuses comme le rhume ou la grippe. Lorsqu’elles sont malades, elles présentent des symptômes moins graves et se rétablissent beaucoup plus rapidement.

On peut retrouver également les résultats d’une étude surprenante dans le livre The Rabbit Effect du Dr Kelli Harding. Le Dr Harding retrace l’histoire, en 1978, d’un étudiant postdoctoral qui participait à une étude en laboratoire. Cet étudiant était tout particulièrement attentif au bien-être du groupe de lapins dont il avait la charge. À l’origine, le Dr Robert Nerem qui menait l’étude cherchait à établir une relation entre des maladies cardiovasculaires et une alimentation trop riche en graisses. Le groupe de lapins qui était sous les soins de l’étudiant présentait un taux de graisse beaucoup plus faible que tous les autres lapins de l’étude, et ce, malgré un régime identique. Parmi l’ensemble des résultats, il en fut un totalement inattendu : douceur et tendresse aident à conserver une bonne santé.

Les câlins sont donc super polyvalents et sont à préconiser sans modération. Ailleurs sur la planète, certains pays les mettent à l’honneur. 

Les câlineurs de par le monde 

La Journée Internationale du Câlin

Le saviez-vous ? Il existe une journée internationale du câlin. Cette idée serait apparue aux États-Unis dans les années 80 sous le nom de Hug Day. Un révérend aurait remarqué qu’après les fêtes de fin d’année, le mois de janvier marquait une période de manque affectif pour de nombreuses personnes, et ce, jusqu’à la Saint-Valentin en février. Suite à cette constatation, il aurait proposé que le 21 janvier devienne la journée officielle pour célébrer le tendre réconfort d’une bonne accolade. Ne soyez plus étonnés s’il vous arrive de croiser des personnes portant une pancarte Free Hug dans la rue !

Cette idée était sûrement appréciée de la thérapeute familiale Virginia Satir qui expliquait, déjà dans les années 70, que nous avons besoin de 4 câlins par jour pour survivre, 8 pour nous sentir bien et 12 pour nous aider à grandir. Cela paraît être considérable, et pourtant, il semble que beaucoup de marques d’affection envers ceux que l’on aime valent mieux que pas assez. Cet article sur le concept de réservoir d’amour explique également ce constat.

Le Hygge | Un état d’esprit venu du Danemark

Le terme danois « hygge » qui se prononce « hu-gue », traduit un état d’esprit propre aux pays scandinaves. Si vous cherchez la traduction dans Google, vous obtiendrez le mot « amusement », mais le hygge c’est bien plus que cela. Pour bien le saisir, il faut se placer dans le contexte des longs hivers sous la neige et s’imaginer en train de boire une tasse de boisson chaude, emmitouflé auprès d’une personne qu’on aime. Une fois l’image bien en tête, vous comprendrez facilement le concept du hygge qui est devenu populaire dans toute l’Europe. Il représente le bien-être ensemble, car il n’y a rien de plus réconfortant que de passer du temps de qualité avec ceux qu’on aime. Cela peut prendre la forme d’un dîner entre amis ou bien d’un moment qu’on s’accorde à soi-même. Finalement, c’est l’art de se dorloter et de faire du cocooning une philosophie de vie. 

Ceci expliquerait-il pourquoi le Danemark est toujours en tête de classement parmi les pays où la population est la plus heureuse ? Une chose est sûre, cette notion permet aux Danois d’avoir conscience d’un réel besoin de tendresse et de mettre en place, dans leur quotidien, des activités toutes simples pour le combler.

Les super-pouvoirs des câlins sur les enfants sont à prendre au sérieux. En êtes-vous maintenant persuadé ? Si oui, il vous restera encore à convaincre votre entourage… dans le réconfort de vos bras. Et pour ceux qui sont moins tentés par des accolades 12 fois par jour, verbaliser son affection, se montrer disponible, jouer et raconter des histoires sont autant de marques d’amour qui permettent aux enfants de se construire. 

Si vous aussi, vous avez de doux rituels en famille qui apportent du bonheur dans votre maison, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

Sources :

Maux de ventre tous les matins ou crise avec pleurs et hurlements, les enfants peuvent parfois se mettre dans des états extrêmes avant d’aller à l’école. Et si ces symptômes physiques et cette détresse émotionnelle n’étaient pas une crise passagère, mais les signes d’une phobie scolaire ? Ces troubles sont en augmentation chaque année. Quels sont les symptômes et quelles solutions pour traiter la phobie scolaire ? On vous dresse un panorama visant à vous aider en tant que parents à mieux accompagner vos enfants.

« Si les chiffres varient d’une étude à l’autre, les spécialistes s’accordent à dire que la phobie scolaire concernerait en France entre 2 et 5 % des enfants scolarisés ». Chiffre plus fiable, la phobie scolaire constitue 5 à 8 % des motifs de consultations en pédopsychiatrie (www.fondationhopitaux.fr).

La phobie scolaire concernerait en France entre 2 à 5 % des enfants scolarisés.

 

— Note : Cet article n’a pas été écrit par moi, mais par Karine Barriol, rédactrice, en lien avec son ami psychologue. Voilà pourquoi, pour une fois, la photo qui l’illustre n’est pas de notre famille ! — 

Qu’est-ce que la phobie scolaire ?

Définition

La phobie scolaire se définit par une angoisse extrême et incontrôlable de se rendre à l’école. Pour des raisons irrationnelles, l’enfant a peur de fréquenter l’établissement. Cette crainte n’a rien à voir avec les résultats scolaires ou un désintérêt pour l’apprentissage. Souvent, les élèves atteints de phobie scolaire désirent, au fond d’eux, combattre cette anxiété sévère pour retrouver les bancs de l’école. Bien souvent, ils en sont simplement incapables, physiquement et psychologiquement, et ce blocage est totalement involontaire.

La phobie scolaire ne doit pas être confondue avec le refus scolaire qui est souvent lié à des attentes trop hautes. Une pression exercée sur l’enfant et sur ses résultats scolaires, un environnement trop compétitif, brisent la motivation. L’enfant se sent incapable de répondre aux attentes et cherche donc une échappatoire en refusant d’aller à l’école.

Ne pas confondre non plus, avec le décrochage scolaire qui démarre souvent par une démotivation et un désintérêt pour l’école.

Selon le Professeur Marie-Rose Moro, chef de service de la Maison de Solenn (maison de soins psychiatriques pour adolescents), « Le pic de phobie scolaire intervient principalement au collège, entre les classes de sixième et de troisième ». Toutefois, les élèves de primaire sont aussi concernés.

Les principales causes de la phobie scolaire

Les causes sont multiples, et diffèrent autant qu’il y a de patients.

Toutefois, dans la majorité des cas, on relève 2 facteurs principaux de déclenchement :

  • des angoisses liées à la séparation : ces terreurs peuvent être enfouies, depuis la petite enfance par exemple, se réactiver et ainsi déboucher sur la phobie scolaire ;
  • chez les enfants plus âgés, des traumatismes liés à l’école : agressions physiques ou morales, harcèlement, humiliations…

Pour un diagnostic efficace et pour trouver des solutions à la phobie scolaire, la cause devra être clairement identifiée.

Conséquences

Pour l’enfant, la 1e conséquence est évidemment un absentéisme scolaire qui peut s’installer dans le temps et devenir important. Les effets peuvent être graves sur le plan scolaire et à plus long terme sur l’avenir professionnel.

Côté social, l’enfant est automatiquement isolé et en rupture sociale. Ce qui peut amener d’autres difficultés comme la culpabilité, la dépression et le manque de confiance en soi.

Pour les parents et la famille aussi, les conséquences sont dures. En 1e lieu, les parents se trouvent souvent désemparés devant cette situation. Ensuite, ils peuvent réagir différemment : culpabilité, angoisse, offense ressentie à cause de l’enfant qui refuse de bénéficier d’une bonne école, troubles dus au changement de vie sociale…

Le coût de traitement n’est pas neutre non plus pour la famille : adaptation des organisations (voire du travail pour plus de présence à la maison), prise en charge psychologique, cours particuliers, etc.

 

Détecter les symptômes, c’est déjà une solution à la phobie scolaire

Les signes annonciateurs sont toujours difficiles à déceler. Les parents, pris dans la routine quotidienne, n’y prêtent pas attention. Ou alors, ils prennent les 1e symptômes pour des caprices, du refus scolaire ou un manque d’intérêt pour l’école.

Pourtant, déceler les premiers signes, c’est déjà une étape pour affirmer qu’il y a un problème, établir le diagnostic et donc trouver des solutions à la phobie scolaire.

Les 1e symptômes sont physiques

Les avertissements physiques sont les premiers à permettre de détecter la phobie scolaire. L’enfant rencontre des maux de ventre et de tête, des nausées et vomissements, des insomnies les veilles de classe et même de la tachycardie.

Des signes qui disparaissent le week-end

Ces malaises se font généralement sentir le matin même, avant de se rendre à l’école ou au collège. De même, les maux s’apaisent souvent les jours où il n’y a pas classe : les week-ends et vacances. Et si vous décidez de garder votre enfant à la maison suite à des maux de ventre par exemple, il se sentira vite mieux dès qu’il saura qu’il peut rester chez lui.

L’erreur à ne pas commettre

Si l’enfant exprime un refus catégorique d’aller à l’école, qu’il vous fait part de ses peurs ou parait très angoissé, il est essentiel de NE PAS le forcer à rejoindre son établissement. L’élève face à une phobie scolaire trouvera une façon de détourner le problème en passant la journée à l’infirmerie, ou pour les grands en faisant l’école buissonnière.

Phobie scolaire : en cas de forte anxiété, NE FORCEZ PAS votre enfant à rejoindre son établissement scolaire.

 

Phobie scolaire : quelles solutions ?

En préambule, montrez à votre enfant que vous êtes à l’écoute et qu’il peut compter sur vous. Prouvez-lui que la communication est possible, qu’elle fait du bien, que vous le comprenez. Enfin, informez-le des solutions pour vaincre cette phobie scolaire et qu’il ne sera pas seul dans les étapes de la guérison.

Parlez-en à un spécialiste

Un suivi psychologique est indispensable pour permettre aux enfants de guérir. Plus le traitement thérapeutique sera mis en place tôt, plus l’amélioration des troubles sera rapide. Malheureusement, si les parents tardent à réagir, le stress et l’angoisse seront profondément ancrés. Le suivi sera donc long dans la plupart des cas.

La prise en charge la plus simple est souvent de type psychothérapie cognitivo-comportementale. Les TCC donnent d’excellents résultats en agissant sur le plan cognitif et sur le plan comportemental avec des outils concrets à utiliser quotidiennement.

Des thérapies familiales sont aussi à envisager.

Dans les cas les plus graves, l’élève peut intégrer un établissement spécialisé pour les enfants en phobie scolaire.

En fonction de l’âge, le médecin peut prescrire un traitement médicamenteux anxiolytique pour une courte durée.

Identifier les causes pour mieux surmonter l’angoisse

La phobie scolaire repose bien souvent sur un traumatisme : décès, harcèlement, agression… ou sur des peurs et angoisses, qui remontent à la petite enfance, enfouis depuis bien longtemps.

Traiter ces causes profondes, c’est comme s’occuper du problème à la source plutôt que de soigner seulement les symptômes.

L’accompagnement thérapeutique permettra de travailler sur les causes.

Conservez la socialisation

Pendant une période transitoire, l’enfant peut trouver refuge à la maison. Attention, les professionnels insistent lourdement sur le fait que cette période doit être la plus courte possible et que l’objectif reste de retourner à l’école.

Dans ce cas, le lien doit être maintenu avec l’extérieur et l’école pour ne pas s’isoler ni rompre la socialisation. Cela pourrait engendrer d’autres dérives comme l’isolement ou la dépendance aux jeux vidéo.

Pour cela, le maintien du lien avec l’école et les camarades est primordial :

  • maintien au maximum des activités extrascolaires ;
  • invitation d’amis à la maison ;
  • devoirs à faire à 2 ;
  • transmission des cours.

Une collaboration élève, famille, école et soignants

Un retour le plus rapidement possible à l’école est à privilégier. Après le démarrage du suivi thérapeutique, et dès que l’enfant sera prêt, l’objectif sera de l’aider à reprendre le chemin de l’école. Progressivement, il affrontera alors sa peur.

Pour cela, il est essentiel de mettre en place une collaboration étroite entre l’élève, la famille, les enseignants, voire le thérapeute. Le but est d’adapter et de personnaliser la réinsertion scolaire.

Phobie scolaire : il est déconseillé d’éloigner l’enfant trop longtemps de l’établissement scolaire.

 

L’élaboration d’un PAI (Projet d’Accueil Individualisé)

Ce document permet de préciser les adaptations à apporter à la vie de l’enfant ou de l’adolescent. Les modalités peuvent être définies avec le médecin et les enseignants. Ainsi, un cadre personnalisé peut être mis en place :

  • commencer par simplement retourner dans les locaux ;
  • envisager une scolarisation partielle, sur certains créneaux horaires ;
  • lister les cours suivant en présentiel et les autres à distance ou via le CNED ;
  • etc.

 

 

Votre enfant a lui aussi souffert de phobie scolaire ? Quelles solutions avez-vous mises en place ? Partagez votre témoignage en commentaire. Histoire et conseils bienveillants pourront aider à détecter la phobie scolaire et à la soigner.

A quoi tient la capacité au bonheur ? Nous savons aujourd’hui que le bonheur n’est pas lié à la facilité de notre situation de vie. Certaines personnes ont “tout pour être heureux”, et ne le sont pas. D’autres, au contraire, vivent des difficultés immenses, et gardent la foi en la vie, le sourire, la confiance. Il suffit souvent d’une vie simple pour être bien. Alors, d’où ça vient ? Comment être heureux ? Est-ce que ça s’apprend ? Est-ce que ça s’enseigne ? Oui, peut-on peut apprendre le bonheur aux enfants ? C’est ce dont j’aimerais parler aujourd’hui…

A la poursuite du bonheur

Droit inaliénable

Chaque individu, probablement, est en quête du bonheur. Une quête tellement fondamentale qu’elle est inscrite en droit inaliénable dans la déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique :

“Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux, qu’ils sont dotés par leurs créateurs de certains Droits inaliénables, parmi lesquels la Vie, la Liberté, et la poursuite du Bonheur.”

Ensuite, bien sûr, chacun a sa propre manière de trouver le bonheur… ou du moins de chercher comment être heureux !

Cette quête du bonheur explique-t-elle partiellement le consumérisme américain, encouragé par des publicités qui induisent que posséder tel ou tel produit vont permettre le bonheur ? Je ne me lancerai pas dans ce débat ici.

Ce que je voudrais partager en revanche, c’est cette aspiration qui nous anime, en tant que parents, à chercher le bonheur non seulement pour nous, mais également pour nos enfants.

Transmettre la faculté au bonheur à nos enfants

Lorsque j’anime des ateliers pour les parents, je prends toujours un moment, lors de la première séance, pour faire le point sur ce que l’on aimerait voir plus tard chez nos enfants.

Une manière d’encourager les parents à faire un premier pas vers leur plan de route parental.

C’est une bonne méthode également pour s’interroger sur nos valeurs, sur nos priorités.

Si je vous donne une liste de qualités, de compétences, de valeurs positives, vous allez me dire que vous aimeriez toutes les voir chez vos enfants. Evidemment ! Mais en réalité, on se rend compte que nous ne plaçons pas tous nos priorités aux mêmes endroits.

Hier soir, avec le Cercle des parents heureux, nous avons partagé une séance atelier sur nos “feuilles de route”, et ça a été l’occasion de voir à quel point ce que nous avions chacun noté reflétait ce qui comptait pour nous, et de pousser la réflexion, encore.

Enfin, tout ça pour dire qu’en général, lors de cet exercice, on trouve un parent qui évoque cette aptitude au bonheur. Parce que dans le fond, c’est bien ça l’essentiel, non ? Que souhaite-t-on le plus pour nos enfants ? Qu’ils soient heureux… Mais cela ne nous tombe pas simplement dessus, l’important, en fait, c’est qu’ils trouvent comment être heureux !

Comment être heureux ?

Une fois qu’on a posé cet objectif, on n’a pas pour autant trouvé la recette. Si elle existait, cela se saurait !

Et si la recette était propre à chacun ? Je dis souvent à mes enfants “Tu es responsable de ton bonheur.”

Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’il y a des méthodes, et qu’on peut choisir, plutôt que de simplement attendre que le bonheur nous tombe dessus, de les apprendre, pour apprendre à être heureux.

Se connaitre, s’écouter, se faire confiance

Plus j’avance dans la vie, et plus je perçois qu’effectivement, la recette est, et doit être, individuelle.

Ce qui implique que pour trouver notre propre recette, il faut d’abord se connaître.

Notre société laisse peu le temps à l’introspection, mais quand même…

Ces dernières années, on parle de plus en plus de méditation, en pleine conscience ou pas, (la pratique de la méditation m’avait bien inspirée moi-même, et je poursuis cette démarche de manière irrégulière), de prendre le temps, de faire des pauses.

Prendre conscience qu’il y a un monde en nous, et qu’il en vaut la peine. Qu’être fidèle à ce que nous sommes  a plus de prix que celui de se conformer…

Encore faut-il savoir s’écouter ! Pas toujours simple, on ne l’a pas appris !

Qu’est-ce que je ressens, là, maintenant ? Quels sont mes besoins ?

Première étape dans la démarche : s’ouvrir à ses émotions, à celles de nos enfants. (Vous n’y êtes pas ? Commencez par ma formation en 15 jours sur le sujet : Accompagner les émotions, et votre perspective sur ce sujet aura déjà un peu changé…)

Alors seulement, on pourra s’interroger sur la manière dont nous répondons à ces besoins, sur ce qui nous nourrit, indépendamment peut-être de ce qui est attendu de nous.

Chercher comment concilier nos besoins avec ceux des autres, trouver des consensus, être authentique.

Et nos relations s’en trouveront enrichies !

Savourer

Un autre aspect qui me parait fondamental dans cette capacité au bonheur est celui de savourer.

Savoir savourer ce que l’on a, ce que l’on vit.

Arrêter d’attendre. Ne pas se dire que tout ira bien quand..

Ce moment est ce qu’il est. La vie, c’est maintenant. Prenons ce qu’elle nous offre, et savourons-le.

Cela n’empêche pas les projets, ni l’ambition. On peut toujours continuer à avancer, à améliorer, à “chercher le mieux”, comme on dit dans le cercle. Mais le chemin est également appréciable.

Garder la joie de vivre pendant notre cheminement, avoir confiance, profiter.. Voici des valeurs que j’aimerais transmettre à mes enfants !

Concrètement, comment le vit-on ? Et comment le transmet-on, pour apprendre le bonheur à nos enfants ?

Je réunis ces deux questions dans mon titre, parce que les deux se font simultanément, je crois.

On transmet beaucoup plus par notre exemple, notre modèle, que parce que ce que l’on dit, c’est bien connu.

C’est merveilleux d’ailleurs, parce que cela veut dire qu’il “suffit” de se consacrer à notre propre apprentissage pour le transmettre à nos enfants. Voilà pourquoi ce chemin de parentalité positive est devenu un chemin de développement personnel.

Donc, pour transmettre à nos enfants une certaine aptitude au bonheur, il s’agit d’abord de la développer pour nous-mêmes.

Car apprendre le bonheur à nos enfants, c’est d’abord les aider à développer cette aptitude au bonheur, qui dépend de chacun.

On ne pouvait pas mieux tomber, les recherches en psychologie positive de ces dernières décennies nous y aident, nous donnent enfin des pistes sérieuses.

La gratitude

D’abord, première réponse apportée par la psychologie positive à “comment être heureux ?” :  la gratitude !

Ça, c’est déjà une très bonne manière de savourer ce que l’on a !

Etre conscient des petits bonheurs de la vie, prendre le temps de s’arrêter dessus, d’en prendre conscience, d’en être heureux, justement. De remercier la vie pour cela.

Alors, oui, mes grands se moquent un peu de mon expression de la gratitude parfois : “#gratitude” disent-ils un peu ironiquement… mais je sais qu’ils reçoivent le message.

Gratitude d’avoir une famille unie

Gratitude du temps partagé

Gratitude de pouvoir aider les autres

Gratitude d’apprendre, tous les jours, de nouvelles choses

Gratitude de voir la pleine lune, si belle…

Savez-vous qu’en prenant l’habitude de noter chaque jour nos gratitudes de la journée, on entraine vraiment notre cerveau à se focaliser sur le positif, et à être plus heureux ?

C’est d’ailleurs le premier exercice que nous propose Tal Ben-Shahar dans son bouquin “Apprendre à être heureux“…

Désirer ce que l’on a déjà

Dans la même veine, mais encore en amont, je me suis mise à prendre le temps de désirer ce que j’ai déjà. Et à le verbaliser.

Par exemple, il m’arrive de dire, alors que je suis sur le canapé, à lire un livre à mon fils : “Je désire avoir mon petit garçon blotti contre moi pendant que je lui lis l’histoire… Oh ! Je l’ai !”

Récemment, j’ai vu une petite vidéo qui m’a interpellée, et m’a confortée sur cette voie.

C’est l’extrait d’un cours de philosophie de André Comte-Sponville, de Genève, intitulé “La phrase la plus triste de l’histoire de la philosophie.”

Pour bien la comprendre, il faut voir la vidéo. Cependant, en voici l’essentiel :

  • La phrase en question :

“Ainsi, toute notre vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui.” Schopenhauer

  • Souffrance -> parce que je désire ce que je n’ai pas
  • Ennui -> parce que j’ai ce que, dès lors, je ne désire plus

Ca rejoint bien ce que l’on disait, non ? Moi, en tout cas, j’en déduis que si je veux le bonheur, si je veux sortir de cette oscillation de la souffrance à l’ennui, et compte tenu de cette démonstration, il suffit que je désire ce que j’ai !

cqfd.

Qu’en dites-vous ?

Ici et là, je vois fleurir cette idée de “journal du confinement”….

Honnêtement, je la trouve super ! Je me projette dans un projet familial, où chacun pourrait contribuer en mettant ce qu’il a aimé chaque jour, ce qu’il a appris, ce qui lui pose des difficultés…

Ca pourrait être un chouette moment partagé, l’occasion de s’ouvrir et d’échanger. On pourrait y parler des émotions qui nous traversent…

Et puis, aussi, ce serait top de pouvoir le garder en souvenir ! En souvenir de cette période littéralement extra-ordinaire…

Je m’imagine plus tard, disons dans 10 ans, ressortir le journal et le feuilleter avec les enfants, revoir tous les moments partagés..

Bien sûr, c’est une belle idée !

Et en même temps…

En même temps, ça me fait le même effet que les albums photo à faire et qui ne le sont pas : je me retrouve à me dire que je suis un peu nulle de ne pas le faire !D’autant que le concept même de journal impose un rythme “journalier” qui fait que chaque jour qui passe nous met de plus en plus en retard… L’angoisse…​

Mais chaque jour qui passe est rempli d’autres moments, partagés ou non ; chaque jour qui passe à son nombre d’heures, avec un autre rythme… et je le savoure déjà pas mal.

Alors, je ne crois que ce soit une mauvaise idée de faire un journal du confinement, au contraire ! Je reste sur cette avis que l’idée est TOP !

Et AUSSI, j’accepte que je ne peux pas faire tout ce que je trouve top…

Que c’est top aussi de lire des livres avec les enfants, de faire des jeux de société, d’aller les border dans la tente, de dîner avec les plus grands, de ranger le sous-sol, et de faire du karaoké… De travailler aussi ! De continuer à dépenser mon énergie pour aider les parents, pour développer mon activité en ligne… C’est top de prendre du temps pour moi, de profiter du décalage de l’heure du matin pour me lever avant tout le monde et lire des livres d’éducation, de me faire des oeufs pour le petit-déjeuner, et du thé toute la journée !

Il y a tellement de choses dans notre vie, tellement de moments à savourer…

Voici donc ce que je vous propose :

  • D’abord, de garder les idées de ce qui serait top et que vous ne faites pas pour le jour où vous trouverez ça suffisamment top pour que ça passe avant le reste
  • Ensuite, de vous réjouir pour les parents qui ont passé le pas, sans que cela n’ait d’influence sur vous, si ce n’est de l’inspiration
  • Enfin, d’être content de ce que vous faites à la place – parce que tout est une question de choix…

Qu’en dites-vous ?

Et puis, parce que quand même, ça me titille…

  • Si vous faites partie de ces parents qui ont réellement mis l’idée du journal du confinement en pratique, écrivez-moi pour me dire à quoi ça ressemble, qui y participe, comment vous avez commencé, ce que vous y mettez, etc !

On ne sait jamais.. on a encore quelques semaines devant nous, je pourrais bien faire passer ça sur le dessus de la pile à un moment ??

Je ne vous parle pas souvent d’activités pour les enfants, mais j’avais vraiment envie de vous parler de celle-ci, qui vaut le détour !

Chez nous, on adore les jeux de société. Alors, quand je veux partager une activité avec les enfants, cela se fait souvent autour d’un plateau de jeu. Mais parfois, j’aime bien leur proposer un certain enrichissement culturel, lire un livre documentaire, ou chercher des infos.

Grâce à mes amis Coline et Rémy, j’ai trouvé l’activité parfaite pour concilier les deux !

Ils ont en effet conçu une chasse au trésor géante, sur 10 mois (ou au rythme qu’on veut, en réalité…), avec des activités qui s’enchainent, dans des contextes différents, mais avec le même fil conducteur.

Ainsi, leurs personnages, les gômes, nous demandent de reconstituer un parchemin… Chaque morceau sera obtenu au bout d’ateliers particuliers.

La première partie nous fait voyager dans le monde, et découvrir d’autres cultures, la deuxième nous emmène dans les musées…

Coline et Rémy ont incroyablement bien construit leur aventure, puisque les énigmes permettent d’avancer, de jouer, et d’apprendre à la fois ;  et chaque module est construit autour d’une compétence particulière.

Lorsque nous avons su que les écoles allaient fermer, l’une des premières choses que j’ai faite, c’est d’organiser l’impression de la suite de l’odyssée pédagogique.

C’est tellement simple de les embarquer : ils connaissent déjà l’univers, on n’a même pas besoin de mise en route, et en même temps, c’est chaque fois différent quand même.

Et c’est magique pour moi de voir mes garçons choisir de faire un atelier de plus avant de s’arrêter pour le goûter !

Pourquoi je vous en parle justement aujourd’hui ?

Parce que Coline et Rémy sont sur le point de rouvrir les portes de leur odyssée !

Ils ne le font que deux fois par an. Pour la petite histoire, je les connais depuis plus d’un an, mais je voulais avoir avancé dans l’odyssée avec mes propres enfants avant de vous en parler. Maintenant, je peux valider sans hésitation !

Avant que ces portes n’ouvrent, vous pouvez les suivre et mieux les connaitre, dans leur “quinzaine de l’estime de soi”.

Ensuite, vous déciderez si vous voulez vous aussi vous lancer dans l’aventure avec eux !

Je ne vais pas m’étendre, mais j’insiste un peu, parce que cela en vaut la peine : en ces temps de confinement, qui sont également l’occasion de partager plus de temps de qualité avec nos enfants, et d’encourager d’autres méthodes d’apprentissage, cette odyssée ne pouvait pas mieux tomber.

Cliquez ici pour vous inscrire à la quinzaine de l’estime de soi de Coline et Rémy, et découvrir l’univers des gômes dont ils vont bientôt vous parler…

Ensuite, vous reviendrez me dire ce que ça vous aura inspiré !

 

Il se passe cette semaine quelque chose d’extraordinaire : la France entière découvre l’école à la maison. Mais dans un contexte particulier : celui du confinement… Si l’école à la maison découle habituellement d’un choix, et laisse une certaine liberté, cette fois, parents et enfants se trouvent contraints à ce modèle d’instruction en famille, dont le programme est généralement transmis par les enseignants.
Les questions sont nombreuses : comment organiser leur temps de travail ? Quelle liberté se laisse-t-on ? Quels impacts sur la vie familiale ?

Un vrai chamboulement

Ce n’est pas simple de faire face du jour au lendemain à un tel chamboulement.

Lorsque nous avions commencé l’école à la maison chez nous l’année dernière, j’avais eu le temps d’y réfléchir, et d’anticiper. Aujourd’hui, le défi est l’improvisation !
C’est pourquoi je voudrais vous proposer des pistes.

Chaque famille trouvera son propre équilibre, ses propres réponses. Mon rôle sera simplement de nourrir votre réflexion, de vous suggérer des approches qui pourraient vous aider, et faire baisser la tension.

Et je sais que cette tension existe. Chez nous aussi, nous la ressentons.
Chacun a des raisons différentes d’être tendu.
Cela peut être pour la situation extérieure, pour le travail scolaire, pour le confinement, pour le manque de temps, pour le bruit, la collaboration, le partage des tâches…
Chacun son inquiétude, chacun sa difficulté.

Je me réjouis de vivre dans une famille dans laquelle nous avons déjà mis en place des habitudes qui vont nous aider dans les semaines à venir.

Première action implémentée :
Lors de notre réunion familiale de dimanche dernier (que nous faisons d’habitude toutes les semaines), nous avons décidé de passer le rythme à tous les 2 jours, le temps de bien définir notre fonctionnement…

Tout ce que j’aimerais partager avec vous…

Il y en a tellement ! J’ai l’impression que tout ce dont je veux vous parler est urgent !

 

Ces deux derniers jours ont été pour moi l’occasion d’une vraie réflexion, pour jeter sur mes petits papiers tout ce qui pourrait vous aider dans cette situation, et mettre au point le plan d’un contenu spécial confinement.

Voici donc ce à quoi j’ai abouti.

 

Le plan de CALME = “Confinement A La Maison et Ecole”

  1. Le contexte – prise de recul
    • Nos pensées, notre vécu, et le leur
    • Prendre le temps
    • Priorité à l’ambiance de la famille
  2. L’école à la maison
    • Apprentissage informel et enthousiasme
    • Rythme et emploi du temps
    • Le contenu académique
    • Quand les enfants ont des âges différents
    • En suis-je capable ?
    • Bonus : contenu spécifique corona virus
  3. Un équilibre pour chacun
    • Se sentir bien pour se comporter bien
    • Prendre soin de soi
    • Un mot sur le télétravail
  4. Les opportunités du confinement
    • Construire ensemble des règles de vie
    • Organiser des réunions familiales qui ont du sens
    • Développer l’autonomie
    • Vivre ensemble

Concrètement…

Concrètement, j’essaye de faire face. Comme vous.
Entre l’école à la maison, le travail de chacun, les espaces et les horaires de chacun (“Pas de bruit devant la chambre d’Oscar : il suit un cours en ligne !”), les repas où nous sommes tout le temps 6, je trouve mes moments pour avancer dans cette formation que je sais être utile.

Voilà pourquoi je ne m’étends pas plus que cela aujourd’hui : je sais que mon énergie sera mieux consacrée à produire effectivement le contenu que je vous ai listé ci-dessus, le plus vite possible.

J’ai déjà commencé.
Et le reste suivra le plus rapidement possible.
Note : contrairement à ce que j’ai écrit au début, je ne prévois pas pour l’instant d’en faire des versions podcast, car écrire le contenu me prend déjà beaucoup de temps…

Ca vous intéresse ? Cliquez sur l’image ci-dessous pour vous inscrire.

 

 

Changer d’endroit, découvrir un nouveau lieu, éventuellement une nouvelle culture, peut être très excitant. C’est en tout cas le point de vue des familles qui choisissent de changer régulièrement de lieu de vie.      

Et en même temps… partir est souvent un moment difficile. Parce que l’on a tissé des liens à l’endroit que l’on va quitter, parce que l’on anticipe une certaine nostalgie de ces endroits que l’on ne reverra peut-être pas.. 

Un mélange de sentiments vit alors en nous, pas toujours simple à accueillir. Pour nos enfants, c’est souvent encore plus compliqué. Non seulement parce qu’ils en ont moins l’expérience, mais en plus parce qu’ils ne l’ont pas choisi ! 

— Note :  cet article a d’abord été publié dans Grandir Autrement, numéro 78 de septembre-octobre 2019, dans le dossier “La vie nomade”

— Si vous voulez écouter cet article dans sa version audio, c’est possible ! Il suffit de cliquer sur play ci-dessous, ou sur télécharger juste en dessous —

Une tendance à la projection

Face à la détresse de notre enfant, la tendance est de réagir en essayant de l’aider à se projeter dans un avenir plus positif. « Tu verras, ça sera chouette là-bas ! » 

En somme, nous cherchons à effacer sa tristesse. Cela nous fait de la peine de le voir malheureux, nous aimerions le retrouver souriant. Une partie de nous voudrait croire que si nous faisons tous très fort semblant que la tristesse n’a pas lieu d’être, elle disparaîtra toute seule. 

Pourtant, en refusant de recevoir ce que vit notre enfant a ce moment-là, en l’emmenant trop vite vers des lendemains qui chantent, nous le privons à double titre d’une expérience fondamentale. 

D’abord parce que de manière générale, et quel que soit le contexte, nier l’émotion de notre enfant, c’est lui passer implicitement le message que ce qu’il vit n’a pas lieu d’être. On risque alors de le faire douter de ce qu’il sent en lui. En tout état de cause, on ne lui enseigne pas à savoir s’écouter, à se faire confiance. Au contraire. 

Ensuite, parce que cette période de détresse au moment du départ est saine. Les spécialistes de l’expatriation vous le diront : il y a, à chaque changement, une période de deuil, qu’il est important de vivre pour mieux passer à la suite. 

Ainsi, il est parfaitement naturel que notre enfant ait du mal à gérer la transition. Ses sources de tristesse et d’inquiétude sont multiples : ce qu’il quitte, dont il doit se séparer, l’inconnu qui l’attend. A cela s’ajoute le fait que, justement, il ne comprend peut-être pas très bien ce qu’il est en train de vivre. Parfois, chez les jeunes enfants, cette incompréhension est palpable. Je me souviens de mon fils qui, deux mois après notre déménagement du Mexique à Porto Rico, me disait encore : “Mais non, maman, on ne rentre pas à la maison ! Ici, on est à Porto Rico ; notre maison, elle est à Guadalajara !”. Dans ces cas-là, le message est facile à recevoir pour nous, parents. Mais lorsque les enfants grandissent un peu, on pense parfois que les explications suffisent, qu’ils peuvent les comprendre. 

Pourtant, l’afflux d’émotions est encore fort, et notre enfant peut toujours se sentir dérouté, même s’il ne l’exprime pas de la même manière. C’est peut-être la première fois qu’il ressent un tel mélange de sentiments, presque contradictoires.

Démêler les émotions

Rappelons-nous qu’un enfant, comme un adulte, a toujours raison de ressentir ce qu’il ressent. On peut ne pas toujours le comprendre, mais si l’émotion est présente, c’est qu’elle a une raison d’être, pour lui en tout cas. 

Parfois, il reste délicat de réussir à démêler ce qui se passe en nous. Alors, à la manière du monstre des couleurs, et ce quel que soit l’âge de l’enfant, le mieux est probablement de l’aider à recevoir une émotion après l’autre. 

Avant de se projeter dans la suite, d’essayer d’entrevoir le futur, que nous espérons certes excitant, il est bon de se laisser le temps du deuil. Deuil de ce que l’on a connu, vécu, partagé. Deuil des lieux, des gens. 

Ne pressons donc pas les choses. Sachons vivre ce moment, utile et vrai. Prenons le temps de parler avec notre enfant de ce qui va lui manquer, de ce qu’il a apprécié. Offrons-lui le temps de dire au-revoir, la possibilité de pleurer s’il le veut. De savourer ces derniers moments. Recevoir ses difficultés surtout sans chercher à les atténuer en lui parlant de tout le positif qu’il vivra plus tard, après le déménagement. 

D’autant qu’en réalité, ce qu’il vivra plus tard est probablement également sujet à inquiétude pour lui. L’inquiétude de l’inconnu. L’incertitude est souvent l’une des situations les plus difficiles à vivre. 

Recevoir ce que vit notre enfant consistera donc à ne pas chercher à recouvrir les difficultés, mais bien plutôt à le laisser s’exprimer. S’exprimer tout au long de son processus de deuil, le partager avec lui en lui disant ce qui va également nous manquer ; et s’exprimer sur son inquiétude également. Ce qui, convenons-en sera bien plus honnête de notre part ! 

D’abord, nous n’avons en réalité aucune idée de comment les choses se passeront après le déménagement. Bien sûr, nous espérons qu’il retrouvera des amis, et c’est probable. Certes, nous avons cherché à préparer le meilleur des environnements. Mais nous n’avons pas de boule de cristal, et il le sait. Donc, lui expliquer tout ce qui se passera de bien… plus tard… est un peu vain. Tout au plus pouvons-nous partager nos espoirs, ce qui n’est déjà pas négligeable. 

Ensuite, même s’il est vrai qu’il retrouvera ses marques, qu’il se sentira bien dans son nouvel environnement, cela ne change rien, absolument rien, au fait qu’en attendant, là, maintenant, au moment du déménagement, ce n’est pas le cas. 

La meilleure manière d’aider notre enfant dans cette transition sera donc bien de prendre les choses comme elles viennent, en pleine conscience. Non seulement nous faciliterons alors pour lui le processus d’acceptation, mais nous l’accompagnerons également dans une expérience de vie qui, plus que tous nos messages d’encouragement, lui enseignera la résilience. 

Alors, on ne doit pas rassurer ? 

Tout dépend de ce que l’on entend par rassurer. Rassurer un enfant en lui démontrant qu’il a tort d’être triste, ou inquiet, ce n’est pas rassurer. Rassurer, c’est plutôt accueillir ce que ressent notre enfant, pour qu’il se sente compris, écouté, encouragé au quotidien, pour qu’il sache qu’il n’est pas seul, et que ce qu’il vit est valable, et valide.

Et dans tout ce chamboulement, il reste une constante, peut-être la principale : c’est notre famille. Certes, la famille change d’endroit, peut-être de pays, peut-être de langue. Certes, les amis seront loin, nous ne les verrons plus au quotidien. Certes, les habitudes vont devoir changer, nous sortons de notre zone de confort. Nous ne savons peut-être pas encore quel sera notre logement. 

Mais, quoi qu’il se passe, nous serons ensemble. Quoi qu’il advienne, nous aurons nos marques entre nous. Notre monde va changer, mais nous gardons notre maison. Car notre maison, c’est notre famille.