C’est parti : les portes de la formation POINT DE RENCONTRE sont ouvertes !

C’est parti, les portes de POINT DE RENCONTRE sont à présent ouvertes !

Cliquez ici pour devenir un parent qui chemine

Je suis vraiment heureuse de pouvoir vous proposer ce cheminement, de pouvoir bientôt vous accompagner vers une ambiance familiale apaisée.

Ne ratez pas l’occasion de faire partie de ce nouveau groupe de parents qui chemineront ensemble dès la semaine prochaine : inscrivez-vous avant le 17 décembre.

Cliquez ici pour vous inscrire dès maintenant

POINT DE RENCONTRE en quelques points clefs :
– une piste chaque semaine pour découvrir une autre manière d’avancer
– des pas en avant qui vous suivent dans votre quotidien
– des supports écrits et audios
– des séances de coaching commun pour se re-booster tous les mois

– 7 mois de cheminement pour prendre le temps…

Cliquez ici pour voir tous les détails

On se retrouve tout de suite sur le chemin… prêts pour entamer ce voyage qui vous mènera à l’ambiance familiale à laquelle vous aspirez tant.

POINT DE RENCONTRE : Les parents qui cheminent racontent !

Au cours des mois écoulés, j’ai eu la chance de pouvoir accompagner une vingtaine de parents vers une meilleure ambiance familiale. Je suis à chaque fois ravie des échanges que j’ai avec ces parents, et je voudrais aujourd’hui partager leurs retours avec vous.

Chloé, maman de Stella, 9 ans, et de Violette, 6 ans.

Chloé raconte comment elle vit son cheminement avec POINT DE RENCONTRE.

 

Géraldine, maman de Sacha, 3 ans, crie 10 000 fois moins !

Géraldine

Voilà donc ce qui m’a poussée à m’inscrire à cette formation. Avant POINT DE RENCONTRE, il y a d’abord eu la découverte de la page et du blog “Les 6 doigts de la main”. Des articles vivants, toujours bien écrits, du concret, du vécu, qui chaque fois me poussent à réfléchir dans les situations que je rencontre au quotidien, avec mon fils de 3 ans, mais aussi dans mon travail d’animatrice, auprès des enfants que je côtoie tous les jours.

Alors oui, des formations en parentalité positive, on en trouve un paquet. Mais là, pour la première fois, j’ai eu envie d’y participer. Car quand on lit les articles de Coralie, on sent qu’on a le droit d’être imparfaits, on est humains et on a droit à l’erreur. Et puis il y a du concret, elle a plusieurs enfants de tous âges, et on se rend compte du chemin qu’ont parcouru ses enfants en grandissant, et donc que son cheminement est efficace. Il y a aussi du dialogue dans cette formation, de l’entraide, avec Coralie mais aussi avec les autres participants à la formation. On ne se sent pas seuls, on peut demander conseil, échanger nos avis, avancer ensemble ou chacun de notre coté, et surtout, on peut aller à son propre rythme. J’ai un peu (beaucoup) de retard sur l’avancement de la formation, mais elle est menée de telle façon que je ne me sens pas larguée.

Pour finir, depuis le début de POINT DE RENCONTRE, du changement dans ma famille, il y en a, et pas qu’un peu ! Je crie 1000 fois mois, on parle de sentiments, mon fils sais mieux canaliser ses émotions, on vit plus en harmonie. Nous avons encore du chemin à faire, il y a beaucoup de remise en question, mais ça avance petit à petit.

Alors si c’était à refaire, oui je me réinscrirais pour cette formation à coup sûr.

Merci Coralie 😊

 

Claire, maman de Gabriel, 6 ans, et Valentine 3 ans, suit la formation sans son mari, qui ne croit pas en la parentalité positive…

Le coeur de la maison de Claire, selon ses enfants

POINT DE RENCONTRE, pour moi, c’est:

– des coachings communs qui vous reboostent à fond!
A la fois grâce à Coralie, ses encouragements bienveillants, ses pistes d’amélioration distillées avec tact, douceur et empathie, mais aussi grâce à tout le groupe, son soutien et ses partages.
De vrais beaux moments de partage dont je ressors à chaque fois gonflée à bloc pour repartir du bon pied.
Merci, merci, merci les filles!

– une page Facebook secrète pour le groupe: où chacun(e) peut “vider” son sac, sans jugement et sans diffusion externe non plus (ce qui pour moi est essentiel : je suis personnellement la formation de Coralie en solo, sans mon compagnon qui n’adhère pas à la parentalité positive. J’apprécie que mes posts ne soient pas publics tant que je ne me sens pas assez “forte” dans ce domaine pour pouvoir en discuter avec lui avec les “bons” arguments pour le faire évoluer en matière d’éducation à donner à nos enfants, sans railleries de sa part sur mes naufrages encore bien trop fréquents!).

– toutes les semaines une nouvelle piste envoyée par Coralie: tout plein d’avantages à cette façon de fonctionner:

  • un accompagnement dans la durée;
  • une incitation à ne pas vouloir aller trop vite, ou à lire dans le désordre, prendre le temps d’assimiler;
  • une incitation à suivre/ s’accrocher, même dans les moments où on manque de temps: la piste de la semaine, dans ma boîte de réception, me rappelle que je prends du retard et que je risque de perdre mon objectif de vue. Du coup, je tâche de trouver toujours un petit moment dans la semaine pour y revenir;
  • un ordre qui, pour ma part en tout cas, m’a beaucoup aidée à mettre en lien différent(e)s concepts/idées que j’avais déjà lu(e)s: la logique s’organise dans ma tête et je ne désespère pas qu’un certain nombre de choses finissent par devenir naturelles…
  • différents formats pour s’approprier les pistes, qui permettent à chacun(e) d’y trouver son compte;
  • et pour ne rien gâcher, j’adore la façon d’écrire de Coralie: limpide, pleine d’exemples hyper enrichissants/parlants, bref, je suis fan!:)

– une ribambelle de pépites! De ces petites phrases “choc” que je note sur la page de garde de mon cahier, roues de secours des moments difficiles où il me faut revenir aux bases rapidement!

J’en redécouvre à chaque fois, même après plusieurs relectures d’une même piste.

En résumé, POINT DE RENCONTRE, pour moi, c’est un vrai “+” aux posts déjà si chouettes de Coralie sur son blog “Les 6 doigts de la main”.

Et Coralie, mon phare dans la tempête: je pense à elle, à ses petites pépites, et d’un coup j’arrive à voir la situation (et mes enfants) autrement.*

Dès que je prends 5 minutes, je finaliserai mon inscription aux 15 jours pour accompagner les émotions, je suis sûre que ce sera aussi “chouette”!

Claire, maman de Gabriel (6 ans) et Valentine (3 ans), tous deux très (très!) en forme!

*Pas à tous les coups, il faut être honnête… Je ne suis encore qu’un petit padawan en parentalité positive… Mais vraiment, la formation et tous ses “+” cités ci-dessus me sont d’un grand secours !

 

Emilie, maman de deux garçons de 5 et 7 ans nous dit que POINT DE RENCONTRE l’a aidée à ressentir plus d’amour inconditionnel pour ses enfants

Je m’appelle Emilie, je suis maman de deux petits garçons de 5 et 7 ans.

Je suis enseignante en maternelle. Ceci à son importance car mon questionnement sur la parentalité a été une conséquence de la remise en question de ma pédagogie.

Il y a 2 ans j’ai modifié en profondeur ma pratique en tant qu’enseignante et parallèlement, j’ai envie de dire inéluctablement, cette démarche à influé sur le rapport que j’entretenais avec mes propres enfants.

C’est ainsi que j’ai commencé à lire,  à me renseigner, à me former en ligne sur la parentalité positive. Dans cette quête j’ai découvert  sur le tard le génialissime blog de Coralie : les 6 doigts de la main. Il a agit comme un révélateur. Pour moi c’était de loin le meilleur support que j’avais rencontré jusque là.

Pourquoi le meilleur ? Par sa clarté dans les explications, par sa richesse inouïe, par ses exemples vécus nombreux et si parlants, par son approche toujours connectée à la réalité du quotidien et déculpabilisante, par sa capacité à synthétiser et rendre simple des concepts compliqués sur lesquels je butais depuis des mois.

Pour toutes ces raisons quand Coralie a lancé sa formation POINT DE RENCONTRE  je n’ai pas hésité une seconde à m’inscrire.

Pour la petite anecdote il s’agissait là de ma quatrième inscription à une formation en ligne… Les autres me faisaient progresser mais je ne me m’y retrouvais pas complètement et par conséquent je ne m’y investissais qu’à moitié.

Et bien je n’ai pas été déçue par POINT DE RENCONTRE, au contraire !  J’aimais le blog,  j’ai adoré la formation !

Non seulement on y retrouve les qualités du blog que j’ai cité plus haut mais Coralie y propose une progression pas à pas construite comme un chemin à suivre. Cette progression permet d’organiser les pensées, de faire des liens et d’ancrer les outils. Tout est soigneusement relié, explicité et réfléchi pour nous aider à avancer avec douceur et déculpabilisation.

J’insiste sur la déculpabilisation car je pense que ca a longtemps été un obstacle pour moi et Coralie a cette bienveillance de déminer à chaque étape le terrain de ce côté là. Grâce à sa formation on se sent mieux avec ses enfants et avec soi même. Les besoins ou la réalité du parent sont systématiquement  pris en compte en parallèle de ceux des enfants et ça a été pour moi un très puissant accélérateur  de progrès!

La formation est ultra compatible avec la vie de famille. Elle s’inscrit volontairement dans le temps pour favoriser l’assimilation. Pour autant chaque semaine entre 20 à 30 minutes d’investissement suffisent pour avancer vraiment, la mise en pratique s’inscrivant elle dans le quotidien.

Chaque semaine la nouvelle étape est proposée en format pdf et en podcast. Pour ma part j’ai adoré  à la fois la portabilité du podcast ( je me suis formée dans la voiture, dans mon lit, en épluchant les légumes … ) et la complémentarité entre les deux supports . Toutes les semaines Coralie nous propose quelques actions concrètes à mettre en place «  les pas en avant »  et c’est cela qui nous fait sentir petit à petit les changements.

Je trouve que la formation s’adresse aussi bien aux parents de jeunes enfants que d’adolescents ce qui est particulièrement rare et intéressant.

Enfin L’ENORME et peut être atout UNIQUE qu’offre POINT DE RENCONTRE est l’accompagnement. Coralie s’occupe d’un petit nombre de stagiaires, elle est archi disponible et accessible. Elle est joignable par mail, sur une page facebook dédiée et des coachings communs mensuels sont organisés. Cette dynamique permet de rester motivé en permanence. Cet accompagnement fait toute la différence. En définitive je n’ai pas eu le sentiment d’une formation en ligne assez froide ou le même discours est servi mot pour mot à tous. Chacun peut parler au sein de cette formation  de ses problématiques particuliers  avec les autres stagiaires ou avec Coralie : c’est un soutien inestimable.

Voilà quelques exemples de ce qui a concrètement changé dans mon quotidien :

–  j’ai une meilleure connexion avec mes enfants, je ressens moins de rancœur et plus de joie et d’amour inconditionnel.

– j’ai appris à voir les besoins derrières leurs comportements inappropriés et à mieux y répondre.

– nous communiquons mieux nos émotions et nos besoins respectifs, il y a moins de conflits entre les membres de la famille.

– j’ai appris à lâcher-prise et l’ambiance est plus détendue.

– nous avons résolu certains problèmes du quotidien comme les repas difficiles, l’implication dans les tâches ménagères …

Tout n’est pas encore parfait et ce n’est pas le but. En revanche toute la famille avance sur le chemin avec la carte et la boussole transmise par Coralie. Je me sens  à la fois armée pour faire face aux éventuels conflits et défis qui ne manqueront pas de se présenter à nous et en même temps je n’ai enfin plus de doutes sur cette approche de la parentalité.

J’adhère complètement à la philosophie de la formation aussi bien sur le fond que sur la forme. Je trouve le travail de Coralie vraiment d’excellente qualité. J’aurais aimé rencontrer plus tôt les 6 doigts de la main et POINT DE RENCONTRE dans mon cheminement. On se perd souvent dans l’infini des possibles du web et de la littérature. Si vous voulez vous concentrer, éviter de trop vous disperser et avancer sereinement et efficacement,  c’est le choix de POINT DE RENCONTRE qu’il faut faire !

Encore un doute ? Naviguez un peu sur le blog des 6 doigts de la main puis foncez !

 

Marguerite, maman de 4 enfants de 11, 8, 5 et 1 ans, explique que les interactions entre chacun sont plus posées

J’ai rencontré Marguerite !

Comme je lisais le blog “les 6 doigts de la main” depuis un bout de temps, et que je me retrouvais un peu dans le parcours de Coralie (4 enfants, expat), j’ai sauté sur l’occasion quand j’ai su que Coralie proposait une formation en ligne. Quel confort, une formation sur 6 mois, chez soi, et en français, le must. La formation a donc commencé en Juin, à raison d’une session ou “piste” par semaine, via un lien qu’on reçoit chaque jeudi dans sa boite email. L’ensemble du contenu est extrêmement structuré, avec des enchaînements très fluides, donc on sait toujours où on en est et on comprend bien où Coralie veut nous emmener dans notre réflexion.

Les enseignements sont très concrets avec des exercices qui permettent de se poser les bonnes questions, et des “pas en avant” qui permettent d’expérimenter immédiatement ce qu’on apprend sur nos enfants.

Arrivée presqu’à la fin de la formation, si tout n’a pas changé à la maison, je constate que mon état d’esprit se métamorphose peu à peu, et que les interactions entre chacun sont plus posées et construites sur le respect de l’autre et la bienveillance. Alors évidemment 6 mois pour transformer 4 garçons en petits chérubins, c’est un peu court, mais j’ose espérer que notre famille est à présent pour de bon sur le chemin de la parentalité positive !

Eve, 38 ans, maman de jumeaux de 3 ans “ne regrette pas d’avoir cliqué sur oui” !

Eve

Je suis maman de jumeaux de 3 ans. En recherche d’informations sur une éducation bienveillante, je parcourais beaucoup les blogs et autres pages Facebook.

Un jour je suis tombée sur un webinaire de Coralie. En même temps, j’ai vu la présentation de sa formation.

Je n’avais jamais imaginé suivre une formation payante par internet, je me disais que les pages gratuites suffisaient. Mais elle a su répondre à mes questions, j’ai senti une grande patience et gentillesse chez elle. Je me suis dit que j’avais un mois pour arrêter si je voyais que ça ne me plaisait pas. Je me suis donc lancée quelques heures avant la fermeture !!

Le premier mois est passé vite, j’ai beaucoup aimé les pistes, les notions approfondies par rapport au web. J’ai donc continué. Jamais déçue, les étapes sont un vrai cheminement vers ce à quoi j’aimerais ressembler. Coralie répond toujours à nos questions, cherche avec nous des solutions. Et le groupe Facebook est aussi important, on se motive, on se donne des idées. C’est chouette de voir cette entraide. J’ai encore beaucoup à apprendre et surtout à mettre en pratique mais, grâce à Coralie, j’ai le canevas, à moi de faire le reste!

Les plus : les pistes hebdomadaires sont courtes. Cela permet de s’y mettre facilement sans prévoir 2h de notre temps. Le contenu est toujours intéressant et il y a toujours matière à réfléchir.

Les coaching communs en fin d’étape: un très beau moment d’échange et un suivi personnalisé.

Les moins: une piste par semaine me fait réaliser à quelle rapidité passe le temps !!!

Je ne regrette pas d’avoir cliqué sur «oui» la première fois même si j’étais sceptique. J’ai appris beaucoup et nous avons mis plusieurs choses en place à la maison qui facilitent la vie familiale !

 

Anita, manan d’un garçon de 2 ans évite les conflits inutiles

Grâce aux outils donnés par la formation, je vois vraiment comme j’évite les conflits inutiles en utilisant d’autres chemins pour formuler mes demandes et les règles (plutôt que des ordres). Je prends soin du lien avec mon fils tout en lui laissant sa liberté et voit comme il est heureux de faire par lui-même, de contribuer à la famille.

 

Christa, maman d’une fille de 14 ans sent une meilleure compréhension, et une meilleure connexion

Christa et sa fille Sophie

J’ai 57 ans, et je vis au Liban depuis 22 ans. Je suis divorcée et j’ai une fille adoptée qui a 14 ans et me donne pas mal de fils à tordre…Ma fille Sophie partage son temps entre son père et moi ce qui n’est pas une chose facile vu nos styles d’éducation différents.

Ce qui m’a poussée à m’inscrire, c’est que je n’étais pas contente de ma relation avec ma fille… Je trouvais qu’elle ne me respectait pas, qu’on n’avait pas un bon échange et souvent des conflits. J’avais lu un livre sur la discipline positive que j’ai adoré. J’ai senti que c’était la bonne route mais je n’arrivais pas à appliquer ce qui était conseillé…. Chaque fois, mes vieux schémas parentaux et les réactions automatiques prenaient le dessus…. Je sentais que j’avais besoin d’un accompagnement et voilà la proposition de Coralie qui tombait très bien….

Les sujets abordés étaient vraiment ce qui me concernait ; les articles étaient parfaitement bien rédigés et clairs avec des pistes à suivre. J’ai vraiment bien avancé et je sens une meilleure compréhension et connexion entre ma fille et moi, la parole circule.

Les conflits existent toujours, mais ils sont mieux gérés, et on y revient à froid. J’essaye de mieux comprendre mon besoin profond et aussi celui de ma fille derrière son comportement… Il reste du chemin à faire, car j’ai parfois l’impression qu’elle « abuse » un peu de ma bienveillance et pense que du coup comprendre les besoins de l’autre veut dire y répondre aussi…..

Enfin, être parent est un vrai apprentissage…

 

Mélanie, maman de 3 enfants de 5 ans, 2 ans1/2 et 1 an 1/2, parle de la dynamique familiale

Mélanie

J’ai beaucoup aimé les réunions mensuelles, un moment riche d’échange et de partage, qui nous permet à tous de savoir qu’on n’est pas seul dans cette démarche.

Ces échanges soulèvent aussi le fait que cela peut prendre du temps avant d’arriver au but fixé, qu’on doit parfois essayer une piste puis une autre avant de trouver ce qui fonctionne pour nous, notre patience et notre adaptabilité peut être mise à rude épreuve car comme nous évoluons en permanence, enfants compris,  c’est une constante remise à niveau.

J’ai aimé autant le travail introspectif en tant que parent (notamment la fenêtre d’acceptation, la place du silence, mon style parental) que les façons différentes de voir nos enfants (le oui derrière le non, réagir en fonction du réservoir, se sentir utile), cela nous a beaucoup appris sur nous tous et la dynamique familiale s’en ressent.

Une phrase me restera en tête celle de Haïm Ginott: “Pour se comporter bien, il faut se sentir bien” et aussi plus personnel à mon niveau de maman “je suis responsable de mon bien-être”.

Ces 2 phrases ainsi que choisir mes batailles et privilégier la connexion me permettent dans les moments plus difficiles de rester sur la route et de me recentrer pour faire face d’une manière plus adaptée.

Certes, nous avons encore du chemin à faire mais la prise de conscience est là et le retour de nos enfants dans certaines situations ou pour certaines choses nous confortent dans notre décision d’avancer sur cette voie.

Marie, maman de 2 enfants de 7 ans et 2 ans 1/2, affirme avoir grandi grâce à POINT DE RENCONTRE

Marie

Bonjour , je m’appelle Marie, j’ai 2 enfants de 2,5 et 7 ans et nous vivons dans les Hautes Alpes avec leur papa.

Le blog de Coralie et la formation POINT DE RENCONTRE sont apparus dans ma vie après la naissance de mon deuxième enfant. Avec la reprise du boulot et les enfants qui grandissent sont apparus les colères, les conflits et les cris d’une maman fatiguée et en recherche d’un équilibre familial à trouver à 4.

J’avais besoin de soutien et de contenu clair, fourni et bienveillant pour répondre à l ‘intensité des relations entre chacun des membres de notre famille. Se sentir accompagnée grâce à POINT DE RENCONTRE : ses pistes, ses exercices, ses pas en avant, les 2 formats proposés (audio et écrit) est une réelle expérience personnelle et familiale.

Aujourd’hui, POINT DE RENCONTRE m’aide à recevoir et à répondre à mes émotions et à celles de mes garçons avec plus de recul, de calme et de connaissance de leur importance . Les échanges lors des coachings communs sont un plus pour partager avec des parents concernés aussi par la reconnexion de leur famille !

Le groupe mail ou facebook ne m’a par contre pas vraiment convenu mais est un plus proposé.

Coralie est présente, bienveillante et d’une douceur qui donne envie de poser parfois ses soucis sur son épaule sans avoir peur d’être jugé ou de se sentir un mauvais parent. J’ai grandi dans mon rôle de parent grâce à POINT DE RENCONTRE et j’y puise de l ‘énergie au quotidien pour diminuer les conflits et vivre sereinement en famille.

Toutes les réponses à vos questions sur la formation POINT DE RENCONTRE

La question ne se pose plus, c’est maintenant un fait : oui, vous êtes motivé pour améliorer l’ambiance de votre famille. J’ai reçu suffisamment de commentaires et de questions qui me l’ont confirmé ! Et j’en suis enchantée.

Car, ces derniers jours, je me suis attelée, d’abord à vous montrer qu’il était effectivement possible d’améliorer l’ambiance familiale. Je vous ai ensuite donné quatre pistes pour améliorer cette ambiance.

Et je vous ai parlé de la formation que je propose pour vous y accompagner, cette formation qui a déjà été suivie par des parents, dont les témoignages vous ont visiblement touchés.

Vous l’avez compris, je suis sur le point de rouvrir les portes de POINT DE RENCONTRE – dès la semaine prochaine, en fait ! – et cela explique que je communique tant avec vous cette semaine.

Avant que ces portes ne s’ouvrent, je voudrais répondre aux questions que vous me posez déjà.

Comment se déroule POINT DE RENCONTRE ?

La partie solitaire

POINT DE RENCONTRE, c’est d’abord un cheminement.

Et pour cheminer, il faut ménager sa monture. Nous avancerons donc doucement, semaine après semaine.
Chaque semaine, vous recevrez un mail de ma part. La plupart du temps (environ 3 fois sur 4),  il contiendra le lien vers un nouveau contenu, proposé sous forme de guide pdf, et de podcast.

En effet, il est fondamental que le contenu soit le plus accessible possible pour vous. Que vous puissiez le consulter à votre guise, que ce soit en vous posant, ou en cheminant. Que vous soyez plus visuel ou plus auditif.

Ce contenu a pour objectif de vous éclairer sur un point en particulier, la piste de la semaine. Le podcast dure entre 10 et 15 minutes. Chaque piste contient de plus des “pas en avant”, à mettre immédiatement en application dans votre famille.

Ce contenu est organisé de sorte à vous accompagner vers votre point de rencontre.
Nous passerons pour cela par 7 étapes, avant d’arriver au voyage en solo.

Cliquez ici pour voir les étapes de POINT DE RENCONTRE.

A la fin de chaque étape, mon mail contiendra un lien vers une petite vidéo résumé de l’étape, afin de revenir rapidement sur les notions vues les semaines précédentes.

La partie en groupe

En parallèle de ce cheminement qui vous emmènera doucement vers le parent que vous avez envie d’être, nous aurons l’occasion d’avoir de nombreux échanges :

  • tout d’abord, par le groupe Facebook de POINT DE RENCONTRE, qui permet d’échanger avec tous les inscrits à la formation
  • ensuite au travers des coachings communs : une fois par mois, nous nous retrouverons en ligne, et pourrons échanger autour des diverses problématiques qui se posent, des questions sur le contenu de la formation, etc…

J’ai peur de ne pas avoir assez de temps…

Voici une question récurrente. Bien sûr, nous manquons tous de temps.
J’ai quand même envie, avant de répondre de façon plus concrète, de soulever le point suivant : avez-vous le temps de vous disputer avec vos enfants ?
Ou préférez-vous trouver une alternative ? Une nouvelle manière de mener votre barque, qui permette de laisser entrer la coopération dans votre famille ? C’est ce que je vous propose ici !

POINT DE RENCONTRE est conçu pour s’inscrire dans votre vie, pas pour vous ajouter un stress supplémentaire. Le contenu de la semaine prend environ un quart d’heure de découverte, avant d’être mis en pratique dans votre famille. (et dans vos réflexions, bien sûr !)

Vous pouvez de plus suivre la formation à votre rythme. Il n’y a aucun problème à avancer moins vite, si vous devez faire une pause une semaine par exemple.

Qu’est-ce que POINT DE RENCONTRE apporte de plus que le blog ?

Je sais que les articles de mon blog vous servent déjà de guides. Mais vous naviguez dans ces articles en ordre aléatoire. Or, il est beaucoup plus efficace d’organiser son avancée selon un cheminement qui suit votre évolution. Beaucoup plus simple d’être guidé d’une étape à la suivante.

C’est ce que j’ai voulu vous offrir avec ce programme. Ce cheminement permet d’aller plus loin, de se pénétrer réellement des principes et de la philosophie de la parentalité positive, pas seulement d’y puiser des “outils”. Parce que la plupart des outils dont je parle sur le blog dépendent surtout de notre communication, de nos sentiments, de la manière dont nous les utilisons. Et cela demande du temps, de l’approfondissement.

C’est également la raison pour laquelle cet accompagnement est prévu sur 7 mois. Parce que ce changement profond, celui qui transformera votre famille, prend un peu de temps. Parce que pour vous comme pour eux, il faut laisser le temps à l’apprentissage !

Quel est l’investissement pour le programme ?

L’inscription à POINT DE RENCONTRE permet

  • l’accès au contenu chaque semaine pendant 7 mois : guide et podcast, ou video.
  • la liberté de consulter ce contenu n’importe quand, et depuis n’importe où.
  • la participation au groupe Facebook des parents de POINT DE RENCONTRE
  • la participation au coaching commun mensuel (avec envoi du replay)

Mon objectif est de réunir rapidement un groupe de parents motivés qui démarreront tous en même temps la formation dès le mardi 18 décembre.

C’est pourquoi, j’ai décidé, pendant cette période de constitution du nouveau groupe, du 10 au 17 décembre, de vous proposer un tarif avantageux de 57€/mois.

57€/mois pour changer l’ambiance de votre famille ! Pensez-vous que cela en vaille la peine ?

N’hésitez pas, pour vous faire votre opinion, à aller de nouveau consulter les témoignages des parents qui ont déjà passé le pas
Et sachez, de toute façon, que POINT DE RENCONTRE vient avec une garantie sans condition de 30 jours. D’où ma réponse à la question suivante. 

Et si je me rends compte que ca ne me correspond pas ?

Je n’ai pas de doute que POINT DE RENCONTRE peut aider votre famille.

Mais je sais également qu’il vous aidera si vous le voulez vraiment. Car si votre coeur n’y est pas, toute l’aide qu’on pourra vous apporter ne suffira pas.

C’est pourquoi, afin d’être sûre que vous puissiez faire votre choix en connaissance de cause, je vous offre une garantie 30 jours sans condition. Oui, vous avez bien lu : dans les 30 jours qui suivront le premier envoi, vous pourrez décider de changer d’avis. Sur simple email, sans explication, et je vous rembourserai.

Je crois cependant que, dans 30 jours, tout comme Eve, vous direz plutôt : “Je ne regrette pas d’avoir cliqué sur «oui» la première fois même si j’étais sceptique.”

Alors… on se retrouve sur le chemin ??

Soyez à l’écoute : vous recevrez le lien d’inscription dès lundi matin, le 10 décembre !

4 pistes pour améliorer l’ambiance familiale

Lors de mon dernier article, je vous ai parlé de la possibilité d’améliorer l’ambiance familiale. Vous avez vu les témoignages de mamans qui ont choisi de faire bouger les choses, de cheminer, pour améliorer leur relation à leur enfant, pour accéder à plus de sérénité, à plus de bonheur, tout simplement.

Je savais que c’était possible pour elles, parce que je l’avais fait chez moi. Avec quatre enfants… Alors, comment fait-on ? Quels sont les secrets qui permettent d’arrêter de se battre au quotidien ?

1 – Penser long terme

Certes, nous sommes avec nos enfants au quotidien, et notre rôle de parent est aujourd’hui de les accompagner dans leur quotidien : se lever, aller à l’école, faire les devoirs, se laver, se nourrir sainement, dormir suffisamment… Mais si nous nous permettions, pour un moment, de sortir le nez du guidon et voir un peu ce que nous voudrions les aider à développer à plus long terme ?

C’est en suivant une formation que j’ai d’abord fait cet exercice. Celui de dresser la liste des qualités que j’aimerais voir chez mes enfants lorsqu’ils seront adultes. Cela parait simple, parce que finalement, quels que soient les parents auxquels je fais faire cette liste, nous nous rendons compte que nous tournons tous autour des mêmes qualités. Nous avons à peu de choses près les mêmes ambitions pour nos enfants. Est-il bien nécessaire de l’exprimer ainsi, alors que c’est évident ?

En fait, en faisant cet exercice, je me suis rendue compte de deux choses :

  • la première, c’est que les choses sont vraiment plus évidentes lorsqu’elles sont explicites
  • la deuxième, c’est qu’expliciter les choses permet de mieux les prendre en compte

Ainsi, lorsque j’écris sur ma liste que j’aimerais que mes enfants soient indépendants, qu’ils aient confiance en eux, qu’ils sachent prendre des décisions ; je conçois différemment les moments où ils s’opposent à moi. En fait, je me rends compte que lorsqu’ils s’opposent, ils montrent leur confiance en eux, ils montrent leur indépendance, et je n’ai plus envie de modifier ça !

En revanche, j’ai également envie de leur enseigner l’empathie, le respect de l’autre, l’attention, la coopération… Et pour ça, je comprends qu’il vaut mieux employer d’autres méthodes que “parce que je te le dis, et puis c’est tout !”…

2- Poser un regard bienveillant

Non, je ne vais pas rabâcher ce que vous avez déjà lu 150 fois, ici et ailleurs. Je veux juste insister sur l’importance qu’aura ce regard sur notre attitude.

Si nous apprenons des techniques parentales sans chercher à mieux comprendre notre enfant, il y a fort à parier que ces techniques seront peu efficaces. Parce qu’elles seront appliquées sans sincérité du coeur. Ce qui nous aidera à modifier réellement notre posture parentale, et notre relation à notre enfant, c’est le regard que nous poserons sur lui.

De l’agacement, nous évoluerons vers l’acceptation et l’attention. Nous parviendrons peu à peu à déchiffrer notre enfant, à être curieux de lui, à avoir envie de mieux le connaitre pour ce qu’il est, et non pour ce que nous voulons qu’il soit.

Alors, il sera plus facile de l’entourer de notre amour pour l’aider à grandir de manière épanouie.

3- Sortir de la relation verticale

Notre enfant est un enfant. Soit. Il a cependant besoin de s’exprimer, besoin de se sentir important, besoin d’être. En croyant en lui-même, et en ses capacités.

Seulement voilà, héritiers de l’éducation que nous avons reçue, nous restons souvent dans un schéma éducatif que nous reproduisons sans y songer, dans lequel, clairement, l’adulte a une position de supériorité par rapport à l’enfant. C’est donc l’adulte qui prend les décisions, et qui les transmet à l’enfant pour exécution (immédiate si possible).

Pas facile de changer cela… D’autant plus que les exemples autour de nous manquent. Que se passera-t-il si nous sortons de cette relation verticale ? La peur de se laisser déborder, de voir les enfants prendre le contrôle… Argh.. mes enfants ne sont quand même pas mes égaux ?? Ce n’est quand même pas à eux de prendre les décisions ?

Soit. Nos enfants ont moins d’expérience que nous. Nous sommes là pour les guider. Je ne dis absolument pas qu’il faut les laisser prendre le contrôle. Je vous propose cependant une autre perspective : et s’il était possible de partager ce contrôle ?

Si nous parvenions à respecter leur rythme ? A les accompagner plutôt qu’à nous imposer à eux ? Et à fonctionner avec eux, avec nos propres besoins et limites, mais avec les leurs également.

Je crois vraiment que notre rôle de parent est d’encourager nos enfants. Nous sommes là pour les encourager alors que, tout au long de ces années passées avec nous, ils apprennent à marcher. Pas pour les réprimer lorsqu’ils font un pas de travers.

4- Avoir confiance, et le transmettre

Avez-vous eu peur, lorsque votre enfant apprenait à marcher, qu’il n’y arrive jamais ? Non, vous saviez que, tôt ou tard, à sa manière, en empruntant son chemin, et l’ordre qui lui convenait à lui, il finirait par faire ses premiers pas. Et à marcher.

Et lorsqu’il tombait, vous ne lui faisiez pas de reproche, vous ne lui tombiez pas dessus parce qu’il avait échoué ! Au contraire, vous vous émerveilliez des pas qu’il avait d’abord fait, confiant qu’il s’y remettrait, et qu’il s’améliorerait.

Notre regard de confiance a alors été pour lui un vrai soutien. Grâce à notre attitude, notre enfant n’a pas non plus douté de lui-même. Imaginez ce que pourrait être leurs réussites si nous gardions cette attitude face à nos enfants….

Pourquoi est-ce si difficile ?

Pourquoi cela devient-il si difficile lorsqu’ils grandissent un peu ? Parce que, encore une fois, ce n’est malheureusement pas le modèle que nous avons reçu…

C’est donc inconfortable pour nous. Cela demande de remettre certaines choses en question, d’accepter de sortir des sentiers battus…

Pourtant, je sais que c’est une démarche que vous avez déjà entamée. Sinon, vous ne seriez pas sur ce blog à lire cet article. Vous êtes déjà sorti des sentiers, et vous essayez autre chose. Et c’est encore difficile. Et vous vous sentez frustré, comme nous le sommes tous, à chaque fois que les vieux réflexes refont surface !

C’est là que la culpabilité pointe son nez, qu’on a l’impression de ne pas être à la hauteur.

J’ai envie de vous offrir une autre perceptive, de vous encourager à poser un regard bienveillant sur vous-mêmes également. Car il aurait été facile pour vous de ne pas vous poser de question. De rester dans les schémas connus. Et vous êtes ici, et vous cherchez autre chose pour votre famille.

Alors, y a-t-il lieu de se sentir coupable, ou bien plutôt fier ? Fier de ce que vous avez déjà entamé, fier de ce que vous êtes encore en train de développer, d’apprendre, de mettre en place. Excité de tous ces changements à venir pour votre famille, pas après pas ! Parce que vous aussi, vous apprenez à marcher…

Et si vous voulez aller plus loin, alors restez à l’écoute : je vais très bientôt rouvrir les portes de POINT DE RENCONTRE…

Ca vous tente ?

 

Est-il possible d’améliorer l’ambiance familiale ?

Lorsque nous avons choisi d’avoir des enfants, nous n’avions pas en tête une vie de famille pleine de disputes et de tension. Nous ne nous projetions pas dans les remontrances, les répétitions incessantes, les disputes… Non, nous rêvions plutôt d’harmonie, d’échanges, de jeux, de rires, d’amour…

Voilà pourquoi, il y a quelques années, lorsque j’ai pris conscience que les cris l’emportaient, j’ai décidé de changer ma manière de faire. Je ne pensais pas, alors, me lancer dans une aventure qui deviendrait la clef de voute de ma vie, tant personnelle que professionnelle !

Mais j’ai découvert, en avançant, que ce que j’apprenais pouvait vraiment changer les choses.

Et au fur et à mesure que l’ambiance de ma famille changeait, j’avais envie de tout partager avec les autres parents qui m’entouraient. Je me disais, “bon sang, mais on peut tous avancer vers plus de sérénité !! C’est tellement dommage de ne pas le faire !”

J’ai donc commencé à animer des ateliers, des conférences, et à tenir ce blog.

Chaque mois, vous êtes de plus en plus nombreux à le suivre, et à vous en inspirer pour avancer dans votre rôle de parent. Cela me remplit d’allégresse, et j’ai toujours à coeur de vous apporter plus, encore plus.

Il y a 6 mois, j’ai lancé la formation POINT DE RENCONTRE, une formation conçue pour accompagner les parents vers de meilleurs échanges avec leurs enfants.

La première “promotion” est en train de terminer cette formation, et les retours que je reçois m’encouragent encore à continuer !

Quel bonheur de lire Géraldine, qui m’écrit, en milieu de formation : “Même quand je suis fatiguée, stressée, je ne craque plus comme avant. Mon fils et moi, nous communiquons beaucoup mieux, nous nous comprenons mieux, il y a moins de conflits.”

Quelle joie de lire Marie : “J’ai grandi dans mon rôle de parent grâce à POINT DE RENCONTRE et j’y puise de l ‘énergie au quotidien pour diminuer les conflits et vivre sereinement en famille.”

Cela me confirme que C’EST POSSIBLE ! Oui, il est possible d’apprendre à être le parent que l’on a envie d’être !

Mon rôle, ici, par ce blog, c’est justement de vous y aider.

Et dans mon prochain article, je vous donnerai déjà 4 pistes pour améliorer l’ambiance familiale.

Je rencontre régulièrement des parents qui sont séduits par cette idée, qui me disent “ah ben, on en aurait bien besoin !”, et qui, pourtant, ne changent pas grand chose à leurs façons de faire. Je m’interroge. Je sais qu’il faut être prêt et motivé, pour se mettre à avancer réellement. Ces parents semblent motivés, ils semblent prêts. Est-ce qu’ils ne le sont pas vraiment, ou bien est-ce qu’ils considèrent que personne ne pourra les y aider ?

Si c’est votre cas, je vous encourage à consulter les témoignages de ces parents qui ont suivi POINT DE RENCONTRE ces derniers mois, et à juger par vous-mêmes l’effet que cela a eu sur eux, et sur leur famille…

Cliquez ici pour consulter les témoignages des parents qui ont suivi POINT DE RENCONTRE.

Alors seulement, dites-moi, en commentaire, ou par mail si cela correspond à ce que vous aimeriez pour votre famille. Et surtout, surtout, si vous êtes prêt à faire ce chemin !

(Si votre réponse est positive, surveillez bien le prochain article à venir : 4 pistes pour améliorer l’ambiance familiale)

Comment appréhender les émotions et leur expression avec bienveillance ?

— Note : cet article est d’abord paru dans le magazine Grandir Autrement – N 73 de nov-dec 2018 —-

Lorsque l’on parle d’éducation bienveillante, impossible de ne pas évoquer la question des émotions. Ces émotions qui sont au coeur de la démarche. Car dans une relation de bienveillance, on trouve d’abord de l’écoute. De la compréhension. Or, il n’y a pas de compréhension ou d’écoute si l’on passe outre les émotions. Tant les nôtres que celles de nos enfants.

Malheureusement, nous avons rarement appris à exprimer nos émotions de façon juste. Comment, dans ce contexte, accompagner nos enfants vers l’expression des leurs ?

La négation des émotions

Notre société n’est pas vraiment à l’aise avec les émotions. Il vaut mieux les refouler, les dissimuler. Comme il n’est pas facile de faire face à celles des autres, on a essaye plutôt de les minimiser : “Il n’y a pas de raison d’avoir peur !”, “Pas besoin de s’énerver pour ça”, “Ne sois pas triste…”. Croit-on vraiment que cet impératif va aider la personne à ne plus être triste ?

A force de se rendre compte que nos émotions gênent, nous nous remettons en question. Car, en effet, ai-je “raison” d’avoir peur ? La clef est là, pourtant : il n’y a pas besoin de raison pour ressentir. Le simple fait que l’émotion soit présente est une raison en soi. Nier ce que je ressens, c’est mettre en doute ce qu’il y a au plus profond, c’est ne pas croire en moi-même.

Ainsi, pour développer la confiance en soi d’un enfant, rien de tel pour commencer que de le laisser être à l’écoute de ses émotions. Donc, surtout, surtout, éviter de les nier !

Voyons donc quelles sont les raisons qui nous poussent à nier les émotions de nos enfants.

Eviter les émotions négatives

D’abord, nous n’aimons pas voir nos enfants souffrir. Nous aimerions donc pouvoir leur épargner les émotions négatives. Les en protéger. Seulement voilà, les émotions ont toutes leur raison d’être. Qu’elles soient agréables ou pas. Sans peur, nous irions face au danger, sans colère, nous nous laisserions exploiter… Et puis, dans le fond, sans moments difficiles, nous ne gouterions pas aux moments de bonheur !

Nos enfants vont donc devoir apprendre à faire face à ces émotions désagréables. Notre rôle est donc de les aider à traverser leurs premières difficultés. S’y entrainer près de nous leur permettra de le faire en sécurité. Lorsque la situation les rend tristes, laissons-les expérimenter la tristesse. Aidons-les à identifier alors ce qu’ils ressentent, à le comprendre, puis à s’apercevoir d’eux-mêmes que la tristesse s’estompe, et qu’ils sont encore debout. Alors, ils auront appris à traverser l’émotion. Ils auront appris que les émotions viennent, et passent.

Simplifier la vie quotidienne

Pour être tout à fait honnête, il y a une autre raison à notre tendance à la négation des émotions. Une raison plus personnelle : notre besoin de simplicité. Parce que, franchement, ce serait plus facile que le diner se déroule sans cette tempête émotionnelle parce que la couleur du verre ne convenait pas… En tant que parents, nous nous épuisons parfois à faire face à ces complications quotidiennes. Et avons d’autant plus de mal à les supporter que leurs raisons nous semblent futiles. Ce qui explique que nous dénigrions parfois les sentiments qui s’y rapportent exprimés par nos bambins. C’est pourtant voir les choses de notre perspective. Pour eux, la couleur du verre importe, car elle fait vraiment partie de leur monde actuel. Parce que choisir la couleur, c’est l’opportunité de prendre une décision, ce dont nous leur offrons peu l’occasion.

Afin de sortir de ce blocage, deux attitudes me semblent primordiales. La première : ne pas prendre les choses personnellement. Car, dans la majorité des cas, l’enfant ne cherche pas à nous compliquer la vie. Il cherche à répondre à une force interne qui l’aide, lui, à maitriser son monde. Si nous arrivions à nous défaire de l’agacement de son opposition, nous aurions déjà plus de facilité à l’écouter et l’accepter. La deuxième : considérer ces moments d’émotion forte comme des opportunités. L’opportunité d’accompagner notre enfant. De l’aider à accueillir l’émotion, à l’identifier, puis à la traverser. Ainsi on l’aide à développer une compétence fondamentale dans sa vie présente et future. En sachant qu’au passage, les connexions dans son cerveau se développent, et que la gestion des émotions lui deviendra de plus en plus accessible.

Accompagner nos enfants

Concrètement, comment cela peut-il se passer ? Comment réellement aider nos enfants à traverser ces émotions ? La première étape, vous l’aurez compris, est d’apprendre à ne plus les nier. Ce qui est réellement une étape en soi, tant cette tendance est ancrée dans notre société. Ensuite, nous pouvons aider l’enfant à mettre des mots sur ce qu’il ressent : “J’ai l’impression que cela t’a rendu triste.”, “Tu m’as l’air sacrément en colère !”. Le simple fait de se sentir entendu permettra à l’enfant de s’apaiser, tout en identifiant ce qu’il se passe en lui. Parfois, l’enfant aime à parler des émotions de façon plus distante. On peut alors se tourner vers des livres sur le sujet, qui serviront de point de départ à des discussions plus personnelles.

L’étape suivante, lorsque l’enfant commencera à identifier ce qui lui arrive, et qu’il se sentira le droit de l’exprimer, sera de l’aider à canaliser cette expression. Car si les émotions sont toutes valables, les manières de les exprimer ne le sont pas forcément… Chacun devra trouver en lui, et développer, ses facultés de gestion des émotions. Pour cela, nous pouvons leur faire des suggestions. Chercher le contact. Respirer. Attendre. L’idée est de faire en sorte que l’enfant voie qu’il dispose de ressources, et que c’est son choix qui le guidera. Construire avec lui une roue des options est une manière puissante de le lui montrer.

Cependant, et je me sens moi-même concernée par ces mots, l’enfant apprend plus de ce qu’on lui montre que de ce qu’on lui enseigne. La meilleure manière, donc, de lui apprendre à exprimer ses émotions de manière adaptée, c’est de l’apprendre nous-mêmes… de lui en donner le modèle !

POUR ALLER PLUS LOIN

Si ce sujet vous intéresse, allez donc voir la solution très simple que je vous propose pour apprendre à accompagner les émotions de vos enfants.

 

Remplir son propre réservoir affectif

Pour que les relations soient harmonieuses, il faut d’abord que chacun ait un réservoir affectif plein. Nous l’avions évoqué lorsque je vous avais présenté cette notion de réservoir affectif, ou réservoir d’amour. En tant que parents, nous veillons donc à contribuer à remplir les réservoirs de nos enfants, mais aujourd’hui, je voudrais insister sur l’idée de remplir notre propre réservoir !

Ma quête quotidienne

Ma quête quotidienne, c’est d’être la maman que j’ai envie d’être. Il y a d’autres choses dans la vie que d’être maman, et j’ai besoin de me remplir sur plusieurs fronts à la fois, mais pour moi, ce rôle là, il est important, il est fondamental. Ce n’est pas le seul, mais il est fondamental.

Donc, c’est ma quête centrale, être la maman que j’ai envie d’être, j’ai aligné ma vie sur cette valeur-là, en ce moment. Ces dernières années, je me suis formée, développée, j’ai grandi en compétences pour avancer sur le chemin qui ferait de moi la maman que j’avais envie d’être. Est-ce que j’ai réussi ? Pas encore, et probablement jamais, mais je me suis quand même rapprochée de cette maman.

Pourquoi parler de remplir mon réservoir affectif ?

Vous vous interrogez sur le lien entre cette quête et le réservoir, le voici.

Sur ce chemin, j’ai découvert aussi que pour être le parent que l’on a envie d’être, ça demande de l’énergie. Au quotidien. Ca demande de l’énergie pour poursuivre cette quête et se développer et grandir, mais ça demande de l’énergie dans tous les petits instants du quotidien aussi. Pour ne pas retomber dns les anciennes habitudes, pour ne pas craquer dans tous ces petits moments où nos enfants testent notre patience. Sans vouloir la tester, mais où finalement notre patience est testée.

Si je veux être la maman que j’ai envie d’être, il faut que mon réservoir affectif soit plein. Ou du moins qu’il ne soit pas vide. Il faut que je veille à moi.

Je sais que beaucoup de parents qui, comme moi, placent l’accompagnement de leurs enfants dans leurs priorités, se perdent au passage. Ils pensent qu’en prenant soin d’eux-mêmes, ils volent du temps à leurs enfants, ils pensent qu’en prenant soin d’eux-mêmes, ils n’avancent pas vers leur objectif. Et ce que je voudrais leur dire aujourd’hui, c’est justement que, en prenant soin de soi en tant que parent, on est aussi dans la démarche d’avancer vers le parent que l’on voudrait être.

Parce que si mon réservoir est vide, alors nul doute que je vais me mettre à crier sur mon enfant, nul doute que je ne vais pas réagir comme j’en aurais envie. Parce que je serai fatiguée, épuisée, et parce que je n’arriverai plus à me contrôler, je n’arriverai plus à avoir le discernement dont j’ai envie.

Il est donc fondamental de faire attention à mon réservoir affectif avant de pouvoir prendre soin de mes enfants.

Chacun est responsable de son propre réservoir affectif

Autre chose qu’il est important de rajouter : je suis responsable de mon réservoir affectif. Parfois, quand on parle de remplir le réservoir affectif des enfants, on transmet involontairement l’idée que nous sommes responsables de remplir leur réservoir affectif. Et pourtant, nous ne le sommes pas.

Chacun est responsable de son propre réservoir. Nos enfants sont responsables du leur, nous sommes responsables du nôtre. Le fait que nos enfants sont responsables du leur, ça nécessiterait peut-être un article à part entière…

Pourquoi parle-t-on de faire attention à remplir le propre réservoir affectif  de nos enfants ?

Je le vois plus sous l’angle du regard qu’on pose sur eux. Du fait que beaucoup des choses que nous faisons ne vont pas dans le sens de remplir leur réservoir, mais plutôt dans celui de le vider. Alors, si nous y sommes sensibilisés, nous pourrons changer cette dynamique, et plutôt contribuer à le remplir.

Etre sensibilisé au réservoir d’amour de nos enfants, c’est aussi essayer de comprendre pourquoi ils réagissent d’une certaine façon. D’autant qu’ils sont plus jeunes, ils n’ont pas encore développé les aptitudes nécessaires à prendre soin d’eux-mêmes, et ils vont l’apprendre peu à peu. Je prendrai probablement le temps d’en reparler.

Notre propre réservoir

Aujourd’hui, ce sur quoi je voudrais plus insister, c’est le fait que nous sommes responsables de notre propre réservoir. Ca vaut la peine de le rappeler, car, de la même façon, on pourrait attendre de nos enfants, de notre conjoint, d’amis, qu’ils soient en charge de remplir notre réservoir affectif. En fait, nous sommes en charge de remplir notre propre réservoir affectif.

Bien sûr, certaines actions de notre entourage nous y aident. Lorsque l’on rentre à la maison, et que notre enfant se précipite vers nous avec un grand sourire et les bras tendus, cela contribue à remplir notre réservoir. Quand notre conjoint nous soutient, nous partage son admiration pour l’un de nos succès, cela contribue à remplir notre réservoir affectif. Lorsque l’on déjeune avec un ami proche, et que l’on passe tout le déjeuner à rire avec lui, cela contribue à remplir notre réservoir affectif.

Mais quand même. D’une part, pour ces moments-là, il faut s’y être ouvert. Soi-même. C’est nous qui avons prévu ce déjeuner, c’est nous qui rentrons en accueillant notre enfant avec le sourire… D’autre part, s’il n’y a pas ces moments-là, s’il n’y a pas ces circonstances-là, nous avons quand même les ressources en nous, la capacité de remplir notre réservoir nous-mêmes.

C’est plus ou moins facile, selon les circonstances, les contraintes que l’on a dans la vie, mais c’est quand même toujours dans une certaine mesure un choix, un choix de vie, à condition qu’on le mette dans nos priorités.

Aujourd’hui, je voudrais donc vous encourager à réfléchir, pour vous-mêmes à ce qui peut remplir votre réservoir affectif. Et pour l’illustrer, je vais vous parler de mon propre cas, ce qui dans ma vie remplit mon réservoir. Mais avant cela, laissez-moi vous donner une petite marche à suivre.

4 étapes pour remplir notre propre réservoir

La démarche est la suivante.

1- Comprendre que l’on a besoin que notre réservoir soit rempli

A ce stade, j’espère que vous n’avez plus besoin d’en être convaincu.

2- Comprendre que l’on est responsable de remplir son propre réservoir

C’était l’objet du paragraphe précédent.

3- Se poser la question de ce qui remplit notre réservoir

C’est ce que je vous invite à faire, là, maintenant.

Lorsque l’on se pose la question de ce qui nous nourrit, on peut commencer par observer ce qui nous fait du bien. Quels sont les moments dans la journée – posez-vous la question : aujourd’hui, hier, avant-hier.. le week-end, à la maison, au travail… – qui vont ont procuré des émotions positives ? Ce sont ces choses-là qui ont rempli votre réservoir affectif.

4- Décider de ce que l’on peut faire en ce sens

Ensuite, une fois qu’on a identifié ce qui peut remplir notre réservoir, on peut se demander comment créer plus de ces moments-là.

Une remarque intéressante, c’est que cela peut dépendre de la période, de ce qu’il y a dans nos vies. Ca dépend de ce que l’on traverse, de ce à quoi l’on est sensible, de l’environnement.
Les balades sur la plage qui me faisaient tant de bien à Puerto Rico ne sont plus possibles aujourd’hui ! Alors, je réfléchis à la manière de mettre en place des moments en forêt. C’est moins facile, alors ce n’est pas encore fait, mais ça viendra probablement.

Non seulement les choses peuvent dépendre du moment, mais il ne faut hésiter à vérifier également si on est toujours aligné avec les décisions qu’on a prises. Il peut arriver que cela change. Par exemple, faire un certain sport peut remplir notre réservoir à un moment donné, puis on peut se rendre compte que, finalement, ce n’est plus le cas. Parce que le sport nous plait moins que ce que l’on croyait, le nouveau professeur nous plait beaucoup moins que l’ancien, nos priorités sont différentes… pour tout un tas de raisons, il peut arriver que les actions que l’on a mises en place pour remplir notre réservoir ne soient plus alignées avec nos envies.

Ne pas hésiter à se poser cette question de l’alignement, quitte à faire des modifications. Nul besoin de considérer que les choses sont figées.

Ce qui me remplit mon réservoir

Comme promis, à titre d’illustration, je vais vous parler de ce qui me nourrit en ce moment, dans ma vie telle qu’elle est aujourd’hui.

Une approche générale

Quand on fait les choses, beaucoup plus souvent que ce que l’on croit, ce sont des choix, et non des obligations. Par exemple, j’ai parfois l’impression de passer un temps fou à la préparation des repas. Je tombe parfois dans le travers de m’en plaindre : “Tous les soirs, ça revient… Je dois préparer les repas pour la famille, je dois couper les légumes… passer du temps à cuisiner..”. Or, si l’on y réfléchit vraiment, je pourrais très bien acheter des pizzas surgelés pour tous les soirs, ça me prendrait beaucoup moins de temps, et ce serait beaucoup plus efficace. Mais je choisis d’offrir à ma famille des repas variés et équilibrés. Je ne dois pas, je choisis de.

Et lorsque l’on décide de voir les choses comme ça, lorsque l’on décide, sur chaque acte quotidien, de se dire “Je ne dois pas, je choisis de”, (Je ne dois pas emmener mes enfants à l’école, je le choisis), notre façon de vivre les choses est différente. Appréhender la vie comme ça, c’est une bonne manière de remplir son réservoir !

Avancer chaque jour

Ce qui me nourrit le plus, ce dont j’ai le plus besoin pour me sentir pleine d’énergie, c’est de savoir que j’apprends, et que j’avance chaque jour. Certains jours, évidemment, sont meilleurs que d’autres. Je ne suis pas un super-héros ! Mais avancer chaque jour, pour moi, c’est continuer d’essayer de mettre en place des attitudes qui ressemblent à mes principes. D’aborder la vie différemment, tout comme dans mon paragraphe précédent. Et je savoure chaque réussite, parce que c’est toujours un pas dans la bonne direction.

Mes lectures

Je mets ce terme au pluriel, parce que j’ai toujours plusieurs lectures en cours. Ne serait-ce que parce que j’alterne entre les lectures d’éducation positive, de développement personnel et les romans. Chaque lecture m’apporte à réfléchir et/ou à rêver. Un moment de lecture, c’est toujours riche pour moi (d’ailleurs, je n’hésite plus à abandonner, ou à parcourir en diagonale un livre qui ne me donne pas envie de m’accrocher. Il y a trop de bons livres pour perdre son temps…).
J’adore lire, et je trouverai toujours un moment pour cela, même si c’est seulement au coucher. Je me débrouille souvent pour être au lit suffisamment tôt pour en profiter.

Les moments partagés

J’aime les gens. Alors, j’adore partager des moments avec ceux que j’aime. Avec la famille, avec les amis. J’adore voir des amis, j’adore quand on rit en famille.

Je nourris mon réservoir lorsque l’on fait des jeux de société. A deux, à quatre.. Avec un petit, avec un grand. Faire un jeu de société, c’est un moment partagé que j’apprécie.

Et pour partager des moments avec ceux qui sont loin, je n’hésite pas à appeler. Cela n’arrive jamais aussi souvent que je le voudrais, parce que, bien sûr, notre vie quotidienne est toujours une course. Mais lorsque je passe une demi-heure avec une amie au bout du monde, je n’ai jamais l’impression d’avoir perdu mon temps.

Une tasse de thé

Oui, ca a l’air idiot… mais boire une tasse de thé remplit mon réservoir. C’est mon moment, j’ai l’impression de prendre un moment pour moi.

Là encore, on rejoint le fait de choisir d’appréhender la vie de manière différente, pas vrai !

Respirer

Je ne le fais pas assez souvent, mais je sais que respirer est une manière de m’assurer du niveau de mon réservoir. Non seulement de le remplir, mais aussi de m’y connecter. D’être à l’écoute de moi-même pour vérifier où j’en suis.

Lorsque j’avais fait mon défi de 8 semaines de méditation quotidienne, je m’étais bien rendue compte que cela me faisait du bien. Peu à peu, j’en ai perdu la pratique. Aujourd’hui, je médite peu souvent. A chaque fois pourtant, j’aime. Et lorsque je prends le temps, ne serait-ce que de respirer, ça me fait toujours du bien.

Accompagner les parents

Ce qui me nourrit le plus, en ce moment, c’est mon métier ! J’adore encourager mon entourage à avancer sur le chemin de la parentalité positive. J’en parle souvent, évidemment, avec les gens qui m’entourent, mais j’ai également des échanges avec vous, les lecteurs. J’adore avoir vos retours.

A chaque fois que je me rends à une formation, à une conférence, je me sens portée et inspirée.

Et l’une de mes plus belles expériences, qui me nourrit beaucoup, c’est de suivre les parents qui se sont inscrits à la formation POINT DE RENCONTRE en mai ! Il y a là une vingtaine de familles, qui avancent au quotidien vers une meilleure ambiance familiale. Avec des hauts et des bas, bien sûr, le chemin est parfois semé d’embûches, mais, là aussi, je savoure chacune de leurs réussites.

Récemment, je leur ai demandé de faire un peu le point, de voir s’ils avaient noté une évolution entre le début de la formation et maintenant, et quand je lis leurs retours, je me sens nourrie !

J’ai reçu par exemple les messages suivants :

“Grâce aux outils donnés par la formation, je vois vraiment comme j’évite les conflits inutiles en utilisant d’autres chemins pour formuler mes demandes et les règles (plutôt que des ordres). Je prends soin du lien avec mon fils tout en lui laissant sa liberté et vois comme il est heureux de faire par lui-même, de contribuer à la famille.”

“Cette formation nous a transformés dans le sens où on se comprend mieux en tant que parents ce qui nous permet par la même occasion de mieux comprendre nos enfants et échanger avec eux, ce n’est pas magique tout ne change pas du jour au lendemain, toutefois on est plus confiant car on a des outils et qu’on se sent entouré.”

Ca nourrit mon réservoir affectif de savoir que j’aide ces parents. Que je les aide à faire une différence chez eux. De savoir que la formation les encourage à prendre du temps pour eux, pour leur famille, et à avancer vers le parent qu’ils voulaient être.

Ca me nourrit tellement que je sais maintenant que je ne m’arrêterai pas. J’aimerais pouvoir offrir ça à tous les parents que je croise ! Je sais que ce n’est pas possible. D’une part, parce qu’il faut que les parents soient motivés. Ce travail, c’est d’abord le leur. Ensuite, parce que si je veux le faire bien, il faut que je le fasse peu à peu, pour pouvoir vraiment accompagner les gens.

Je vais donc finir la formation avec les familles qui la suivent, et j’ouvrirai de nouveau les portes en décembre, pour un nouveau groupe. Un groupe de parents motivés pour améliorer les échanges avec leurs enfants.
Je suis actuellement en préparation pour que tout soit en place à temps, et que je sois disponible pour suivre les parents qui se lanceront alors dans l’aventure.
D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus, laissez-moi votre adresse dans le formulaire ci-dessous, pour être sûr de recevoir les prochaines informations.

Et en attendant, demandez-vous ce qui vous nourrit, ce qui pourrait remplir un peu plus votre réservoir, dès aujourd’hui. Et voyez quelle différence ça peut faire sur le parent que vous serez.


Pour ne rien rater


Vous voulez vous aussi améliorer vos échanges avec vos enfants ?

Restez à l'écoute de la prochaine ouverture des portes de POINT DE RENCONTRE

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Comment écouter un enfant qui ne veut pas parler ?

J’ai reçu cette question qui me semble intéressante : comment écouter un enfant qui ne veut pas parler ? En effet, il arrive que nous abordions notre enfant plein de bonnes intentions d’écoute, et même d’écoute active, et qu’il reste silencieux. Comment réagir à ce silence ? Cela signifie-t-il que notre posture n’est pas bonne ?

Les trois grandes failles de notre ecoute

Il est fréquent (mais non systématique) que notre enfant n’ait pas envie de parler parce qu’il ne croit pas vraiment à notre capacité d’écouter. Probable en effet que celle-ci comporte effectivement des failles ! Cela vaut donc la peine de commencer par voir quelles peuvent être ces failles.

Faille numéro 1 : écouter toujours

L’écoute est une compétence relationnelle fondamentale, que ce soit avec nos enfants ou avec les adultes qui nous entourent. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faut y avoir systématiquement recours.

Dans la vie quotidienne, bien des situations ne nécessitent pas une grande attention.

Je ris en m’imaginant ce que serait notre vie si nous cherchions à être en mode “écoute active” à tout instant ! Imaginons par exemple que mon fils me dise “Maman, tu peux me passer le sel ?”, je ne vais pas lui répondre “Ah… Tu voudrais que je te passe le sel ?”

Si nous y avons recours trop souvent, notre écoute manquera de sincérité. Alors, il y a fort à parier que notre enfant parlera moins. Sachons écouter sans abus.

L’écoute vraie, celle qui nous implique sincèrement, est celle que nous emploierons lorsque nous constaterons que notre enfant a besoin de partager. Nous lui servirons alors de miroir pour avancer, si nous parvenons à éviter la faille numéro 2 : celle de juger.

Faille numéro 2 : écouter en jugeant

C’est probablement l’attitude la plus difficile à corriger.
Il nous est en effet souvent impossible de faire taire notre petite voix intérieure qui nourrit nos pensées par rapport à ce que nous raconte notre enfant.

Le problème est le suivant : plus nous exprimerons des jugements (voire des reproches) face à ce que nous raconte notre enfant, plus il se mettra sur la défensive.
Alors, de nouveau, il aura de moins en moins envie de nous parler. Evidemment.

Je sais… je sais que parfois on a complètement “raison” de réagir comme nous le faisons ! Qu’on lui avait déjà dit qu’il ne devait pas faire ci ou ça.. Qu’il est impossible de ne pas lui dire que ce n’était pas une bonne idée… Je sais…
Voyons dans ce cas les choses sous l’angle positif : sachant que cela ne nous plairait pas, il a eu d’autant plus de courage de nous en parler !

Dans ce cas, posons-nous la question suivante : qu’est-ce qui est le plus précieux ? Lui faire la leçon, ou m’assurer que mon enfant continue de me parler au lieu de me mentir ?

Car plus nous ferons la morale, moins nous l’encouragerons à nous parler.

J’ajouterai que de toute facon, plus nous communiquerons notre jugement, moins il le recevra. Donc, même sur le coup, notre message ne passera pas.
Sachons faire confiance à notre enfant : s’il a la liberté de s’exprimer, il saura prendre lui-même le recul nécessaire sur la situation. Il saura conclure qu’il aurait dû agir autrement.

D’ailleurs, souvent, il le sait déjà, il n’a pas besoin de nous pour le lui dire.

Au contraire, il a besoin de notre acceptation pour se rendre compte qu’il est normal de faire des erreurs, que nous sommes dans son équipe, que nous ressentons à son égard un amour inconditionnel, et que, quoi qu’il advienne, nous serons là pour l’aider à apprendre et à grandir.

Alors, il pourra trouver la solution en lui.

Faille numéro 3 : Ecouter avec un objectif

Il y a des situations qui nous posent problème à nous, et pas à notre enfant.
Il y a des situations qui posent problème à notre enfant, et pas à nous.

Je trouve que cette approche, présentée par Thomas Gordon, aide vraiment à ajuster notre posture à la situation. Dans Parents efficaces au quotidien, Thomas Gordon parle de zones d’acceptation, au sujet desquelles je vous ferai un article dédié.

Sans entrer trop dans la théorie ici, comprenons simplement que l’écoute est vitale lorsque notre enfant nous parle d’une situation qui lui pose problème.
Une frustration, une difficulté… Parce que, de nouveau, nous pourrons être là pour l’entourer.

En revanche, si le problème est purement nôtre, ce n’est pas l’écoute simple qui permettra de changer les choses. Si nous écoutons avec cet objectif en tête, nous allons tout droit à l’échec.

Prenons un exemple.

Imaginons un jeune ado qui, chaque jour, rentre de l’école, jette son cartable et ses chaussures dans l’entrée, sort de quoi goûter, et laisse tout en plan ensuite.
Clairement, la situation posera problème au parent. Malheureusement pour nous, pas à l’enfant.

Dans ces conditions, ce sera donc à nous d’exprimer ce qui nous pose problème, plus que de chercher à écouter ce qui se passe pour l’enfant. (Pour cela, c’est probablement le message JE qui sera le plus efficace, et je note que je dois également écrire un article là-dessus !)

Si c’est dans ce contexte que nous cherchons à écouter, il n’est pas surprenant que l’enfant ne parle pas : je dirais presque que cela ne le concerne pas… Je le répète : cette fois, c’est plutôt à nous de parler.

J’apporterai quand même un bémol ici, qui est d’importance, même si cela sort du cadre du thème qui nous intéresse aujourd’hui.
Si notre communication sous forme de message JE n’apporte pas ses fruits, il nous faudra entrer dans une recherche de solution.

Dans ce cas, effectivement, nous passerons par une étape d’écoute de notre enfant. Nous essayerons de comprendre ce qu’il se passe pour lui au moment où il rentre de l’école. Pourquoi les choses restent en plan. Est-ce qu’il est fatigué, est-ce qu’il oublie, est-ce qu’il ne se rend pas compte ? Et là, il faudra pouvoir écouter sans juger… Mais cette fois, l’objectif aura été annoncé : nous nous serons assis avec lui en lui expliquant que nous cherchons à régler la situation.

Ecouter ou se taire

A présent que nous en sommes conscients, nous cherchons à mettre en place une écoute sans faille. Et malgré cela, notre enfant ne s’ouvre toujours pas à nous…

Laisser le temps au temps

Il va falloir faire preuve de patience. Nous changeons, nous en sommes convaincus, mais notre enfant ne l’est pas encore. Il nous a trop entendu avant, il a besoin de se sentir de nouveau en confiance pour avoir envie de partager.

Ne cherchons pas à précipiter les choses. Allons-y doucement.

Etre disponible pour bien écouter

Dans les moments où notre enfant veut nous raconter quelque chose – que ce soit une difficulté ou une joie, il s’agit d’être disponible pour lui donner vraiment toute notre attention.
Or, ce n’est pas toujours le cas.

Si nous sentons que nous ne le sommes pas, il vaut mieux le lui communiquer avec sincérité.
Cela donnera :
“J’ai vraiment envie d’entendre ce que tu as à me dire, et je suis occupée pour le moment. Tu peux attendre quelques minutes ?”
ou bien
“Mince, je voudrais rester et t’écouter, mais je dois préparer le diner… Tu viendrais dans la cuisine avec moi pour me le raconter en même temps ?”
ou bien
“Ecoute, je suis désolée, je dois absolument terminer ce que je fais, et je sais que je ne vais pas pouvoir bien t’écouter en même temps. Tu voudrais bien garder cette histoire pour le diner ?”

Il se peut que cela frustre notre enfant. Et en même temps, ne vaut-il pas mieux le frustrer sur le moment, et être ensuite bien disponible pour lui que d’essayer de faire tout à la fois et de ne pas vraiment l’entendre ?

Plus il prendra l’habitude d’être pleinement écouté lorsqu’il se confiera, et non d’une oreille distraite, plus notre enfant aura envie de nous parler.

Ouvrir le dialogue

Pour encourager l’enfant à commencer à parler, l’écoute n’est pas toujours la meilleure technique.
Parfois, il est plus efficace d’ouvrir simplement le dialogue.
“Tu voudrais me parler de… ?”

En effet, l’écoute facilite la communication, mais elle ne la crée pas. C’est seulement lorsque l’enfant aura commencé à s’exprimer que nos capacités d’écoute se révéleront un réel atout.

Donner l’exemple

Comme toujours, ce que nous faisons a souvent plus d’impact que ce que nous disons. Ainsi, si nous désirons encourager nos enfants à nous parler, le plus simple et souvent de leur parler également.

Racontons ce qui nous est arrivé dans la journée, nos réussites, nos difficultés, nos erreurs. Alors, nous inviterons réellement à l’échange.

Accepter le silence

Malgré tout, il y a des personnes plus enclines à partager que d’autres. Les enfants n’échappent évidemment pas à cette règle. Si ce n’est pas notre cas, il faudra quand même l’accepter chez notre enfant, que nous acceptons tel qu’il est.

Si cela est un problème pour nous, il n’est pas interdit de l’exprimer, mais nous ne pourrons pas le contrôler et le faire changer. L’acceptation, dans ce processus, est clef.

Car c’est de l’acceptation que nait le désir de partage.

Qu’en pensez-vous ?

La question des devoirs : vers une autonomie des enfants

— Note : cet article est d’abord paru dans le magazine Grandir Autrement – N 72 de sept-oct 2018 —-

Lorsque l’on demande à un groupe de parents de parler de leurs difficultés avec leurs enfants, il n’est pas rare d’entendre parler de devoirs. En effet, cette tâche quotidienne se transforme régulièrement en bataille, et devient sujet sensible, pour les parents comme pour les enfants.

En fait, les parents aimeraient que leurs enfants soient responsables de leurs devoirs, et les enfants aimeraient que les parents les laissent prendre cela en charge. A priori, ces objectifs ne sont pas seulement compatibles, ils sont identiques ! Alors, d’où vient le dérapage ?

Sur ce sujet, les mots de Jean-Michel Blanquer, présentant le projet “devoirs faits” sont assez révélateurs : “Ça signifie que des devoirs, il y en a, mais qu’ils ne sont pas faits pour être faits à la maison mais plutôt dans l’établissement, de façon à créer une forme de tranquillité en famille sur ces sujets, à amenuiser les inégalités qui peuvent exister entre les familles et à avoir du temps heureux en famille.”1
Si l’objectif d’amenuiser les inégalités est clair, on peut s’interroger sur celui de “créer une forme de tranquillité en famille” : cela confirme bien, s’il en était besoin, la tension qui existe autour de ce moment…

Notre objectif ici est de proposer des pistes pour revenir à l’objectif commun initial : encourager notre enfant à être autonome sur la question des devoirs, et l’accompagner dans cette direction sans heurt si ce n’est pas encore le cas.

A quoi servent les devoirs ?

Peut-être faudrait-il déjà commencer par là.

Cette simple question est un débat en soi. Certains n’hésiteront pas à citer la circulaire de 1956 qui bannit théoriquement les devoirs écrits au primaire, jugés inutiles… Mais quelle que soit notre position, si notre enfant rentre à la maison avec des devoirs, il va bien falloir qu’il y fasse face.

Or, lorsqu’un enseignant décide de donner des devoirs à ses élèves, il ne le fait certainement pas dans le but de leur nuire. Au contraire. Comprendre les raisons qui soutiennent cette décision sera donc un premier pas important.

Et les raisons sont multiples. Les bénéfices attendus pour l’enfant seraient ainsi : le fait de s’approprier la leçon, voir s’il a bien compris, et s’entrainer pour mieux maitriser les notions abordées ; apprendre à s’organiser dans son travail personnel, compétence qui lui sera bien utile. Et pour l’enseignant : s’assurer une certaine homogénéité dans le groupe, vérifier que les explications ont bien été comprises, ou déceler au contraire un besoin d’approfondissement.

Prend-on le temps de discuter de ces bénéfices avec l’enfant ?

Malheureusement, l’adulte – que ce soit l’enseignant ou le parent – se positionne souvent dans une relation verticale, dans laquelle il attend que l’enfant obéisse, même s’il ne sait pas pourquoi. Je vous encourage aujourd’hui à vous poser la question suivante : cette posture est-elle compatible avec le fait d’attendre de l’enfant qu’il prenne la responsabilité de ces devoirs ?

Pour qui l’enfant fait-il les devoirs ?

C’est une question clef. Car les neurosciences nous ont montré une activité du cerveau bien plus forte lorsque l’activité est choisie, et non imposée. Donc, pour que l’apprentissage soit efficace, il faut éviter que les devoirs soient une simple obligation.

Pas facile. Cependant, si l’on ne peut contrôler l’autre, on peut se contrôler soi-même. Il sera peut-être difficile de persuader notre enfant qu’il fait bien les devoirs pour lui-même, mais ce sera déjà un bon point de départ de ne pas lui enseigner, par notre comportement, qu’il les fait pour nous.

Le simple fait de lui demander, encore et encore, s’il a bien fait ses devoirs, lui montre bien l’importance que cela revêt pour nous, bien plus que le contenu de ce qu’il apprend, dont on lui parle en général très peu… Plutôt que de nous intéresser au contenu de son apprentissage, nous restons focalisés sur le bulletin, qui doit être bon pour nous plaire. Et voilà comment l’enfant en vient à travailler pour nous, plus que pour lui.2

Rendre à César ce qui est à César

L’année dernière, j’assistais à la réunion parents-profs de ma fille, en équivalent CM23. L’une des mamans cherche à faire annuler les notes d’une évaluation, arguant que les notions au programme n’étaient pas claires sur le site qui permet aux parents de voir tous les devoirs de leurs enfants, et qu’elle n’a donc pas préparé son fils de manière adéquate. Je ne peux m’empêcher de penser que si elle avait laissé son fils prendre lui-même cela en charge, au lieu de regarder elle-même le sujet du contrôle, il aurait sûrement mieux su ce qu’il devait travailler…

Il s’agit pour nous d’un vrai travail de lâcher-prise : pour encourager nos enfants à l’autonomie face à leur travail scolaire, laissons-leur cette autonomie. Arrêtons de les harceler, et laissons-les faire. Si les devoirs ne sont pas faits, ils apprendront.

La difficulté vient de notre inquiétude : si notre enfant ne travaille pas bien à l’école, va-t-il bien s’en sortir dans la vie ? Poussés par cette inquiétude, nous prenons souvent le problème à l’envers. En effet, il vaut mieux le laisser “échouer” lorsque cela a encore peu d’importance, afin de lui laisser le temps de développer des qualités d’organisation, plutôt que d’être derrière lui sans cesse, jusqu’à ce qu’il perde tout intérêt dans la démarche.

Lorsque les devoirs mettent l’enfant en échec

Parfois, la difficulté vient du fait que l’enfant “n’y arrive pas”. Il veut bien faire ses devoirs, mais les trouve trop difficiles. A nous alors d’adopter une posture d’écoute, et d’essayer de comprendre ses difficultés. On peut également échanger avec lui sur ce qui est attendu en fonction du contexte. Car quand on fait quelque chose, on peut être en zone d’apprentissage ou en zone de compétence4. Quand l’enfant répond aux questions d’un contrôle, on attend de lui qu’il soit en zone de compétence. Mais quand il fait ses devoirs, il est, au contraire, en zone d’apprentissage. Il est donc normal de se tromper. C’est même important. Car c’est en essayant, et en se trompant, qu’on ajuste le tir. C’est de l’erreur que vient réellement l’apprentissage.

Notre rôle devient alors d’aider l’enfant à comprendre que les choses ne sont pas définies une fois pour toutes. Que ce n’est pas qu’il n’y arrive pas, mais qu’il n’y arrive pas encore. Et ce “encore” fait toute la différence. C’est ce que les anglo-saxons appellent le “growth mindset”5. Et pour l’accompagner vers cette amélioration, mettons bien en valeur ce qu’il réussit, plutôt que ce qu’il fait “mal”. Montrons-lui qu’il est capable6. Car c’est par la confiance en soi que passe la réussite.

Le rôle du parent dans les devoirs

Notre rôle est uniquement de soutenir. Les devoirs leur appartiennent, et ils peuvent avoir besoin d’aide, à n’importe quel âge, pour apprendre à mettre en place des méthodes. Nous pouvons les encourager à trouver des manières originales d’apprendre leur poésie, à explorer ce qui fonctionne le mieux pour eux. A mettre en place un programme de progression si cela est nécessaire.

Soyons à l’écoute. Prenons les notes pour ce qu’elles sont : un indice utile que quelque chose n’a pas été bien compris. Sans jugement, nous pouvons les aider à réfléchir à ce qu’ils peuvent mettre en place pour y remédier. Les encourager à trouver leur propre solution.

Notre attitude sera alors un vrai message de confiance, qui les aidera à croire en eux-mêmes, et les mettra sur la voie de cette autonomie dont nous rêvons pour eux !

 

  1. https://www.nouvelobs.com/education/20170529.OBS9976/et-si-cette-fois-c-etait-vraiment-la-fin-des-devoirs-a-la-maison.html
  2. https://les6doigtsdelamain.com/je-suis-fier-de-toi-mais-je-ne-te-le-dis-pas/
  3. En système américain, plus cours d’espagnol.
  4. “How to get better at the things you care about”. Eduardo Briceño. TEDxManhattanBeach, Novembre 2016.
  5. “The power of believing that you can improve”. Carol Dweck. TEDxNorrkoping, Novembre 2014.
  6. “L’éducation positive” Claire Blondel. TEDxLyon, Novembre 2011.

Une manière simple et ludique de développer l’empathie de nos enfants

Développer l’empathie de nos enfants… On en rêve tous, non ? Parce que, finalement, l’empathie, c’est bien la base de tout. Si nous avions appris, dès tout jeunes, à être à l’écoute de l’autre, à comprendre ce qu’il ressent, ce serait bien plus simple d’avoir des relations respectueuses avec chacun… Ce serait plus naturel d’être aimable, et de respecter les limites de l’autre. Du coup, ce serait même plus naturel de poser nos propres limites, tout en comprenant que ce sont les nôtres, et qu’accuser l’autre au passage ne nous aidera pas. Un idéal, carrément.

L’empathie… de quoi parle-t-on ?

Je ne vais pas ici m’avancer sur la définition précise de l’empathie, parce que je lis et j’entends des choses différentes, et ne voudrais surtout pas contribuer au flou artistique qui règne autour de cette notion.

Je vais plutôt vous expliquer ce que cela signifie pour moi.

L’empathie est une notion émotionnelle (vous avez constaté à quel point les émotions sont au coeur de tout ce cheminement ?). C’est ce qui nous permet d’écouter vraiment l’autre, de le comprendre, et de l’appréhender, non seulement sur le plan cognitif, mais également sur le plan émotionnel.

L’empathie nous permet de vraiment comprendre ce qui vit l’autre. De nous projeter. De sorte que cela devient alors naturel de le soutenir, et de faire attention à lui.

On parle également d’auto-empathie, lorsque qu’on est capable d’être ainsi à l’écoute de soi-même, ce qui est d’ailleurs probablement le point de départ pour développer ensuite l’empathie envers les autres…

Développer l’empathie des enfants, est-ce réellement possible ?

J’ai eu l’occasion il y a quelques semaines d’interviewer une maîtresse d’école qui a décidé de mettre l’empathie au coeur de son projet de classe. Et ce qui s’est développé dans sa classe semble magique. Je vous en parlerai bientôt, promis.

En tout cas, nul doute ne subsiste. Oui, il est possible de développer l’empathie. 

Encore faut-il que cela nous soit proposé. Faire attention aux autres, essayer de comprendre ce qu’ils vivent, ce qu’ils ressentent, c’est un exercice quotidien. 

Vous vous êtes sûrement rendu compte déjà que s’ouvrir aux émotions, ce n’est pas évident. Souvent élevés dans un contexte qui ne laissait pas beaucoup de place à celles-ci, nous n’avons pas appris à écouter les nôtres, et avons tendance à nier celles des autres.

Cependant, pour vous qui êtes sur ce blog, l’intérêt de s’ouvrir aux sentiments n’est pas une idée nouvelle. Voilà pourquoi, aujourd’hui, j’ai voulu aller plus loin, et vous parler de s’ouvrir à l’empathie !

Ma méthode pour développer l’empathie : saisir les occasions

Finalement, ce que je vous propose est assez simple. 

Partant du principe que l’empathie correspond au fait de comprendre les émotions de l’autre, j’ai commencé à jouer avec cette idée avec mon fils Anatole, 4 ans.

Je suppose que vous avez, comme moi, entendu vos enfants vous demander, un jour : “Pourquoi il pleure, ce garçon ?”, lorsqu’il croisait un enfant en pleurs dans la rue. Avant, je répondais simplement que je ne le savais pas, avant de passer à autre chose.

Maintenant, je saisis l’occasion, et, tout en admettant effectivement que je ne le sais pas, je propose à mon fils d’imaginer les raisons possibles.

 

Ce que cela donne

Ainsi, la semaine dernière – et c’est ce qui m’a donné envie de vous partager cette idée -, j’étais seule avec Anatole, et nous nous rendions au marché.

Sur le chemin, nous sommes passés à côté d’un garçon qui pleurait. Il avait environ 6 ans, et était accompagné de son papa, de son grand frère, et de son petit frère en poussette. Après la question classique, Anatole et moi avons discuté de raisons possibles pour lesquelles ce petit garçon pouvait bien pleurer. 

“Parce qu’il est avec son papa alors qu’il voudrait être avec sa maman.” me suggère Anatole.
– Au passage, je note le message de mon fils, qui traverse une période d’insécurité dans laquelle il veut sans cesse être avec moi ! –
C’est le point de départ d’une discussion. 

Oui, il est possible que ce garçon veuille être avec sa maman. Et pourquoi sa maman n’est pas là ? Et comment peut se sentir le papa ? (“Triste, parce que lui il veut être avec le garçon…”)
Nous creusons cette piste. Et je laisse Anatole dérouler son scénario.

Puis, j’ouvre les possibilités : “Et est-ce qu’on pourrait imaginer une autre raison pour laquelle ce garçon pleure ?
– oui
– alors… pourquoi il pleure ?
– Peut-être parce que lui et le bébé, ils ne veulent pas aller au marché.
– ah. Et pourquoi est-ce qu’ils ne veulent pas aller au marché ?
– parce que… parce que… parce que le papa leur a dit qu’ils allaient aller en voiture, et eux, ils veulent aller à pied !
– ah, c’est pour ça qu’il pleure ?
– oui
– Et alors qu’est-ce qu’il pourrait faire le papa ?
– il pourrait dire “je suis désolé”, mais le petit garçon, il serait quand même triste.”
Et ça continue !

“Est-ce qu’on a encore une autre idée de pourquoi ce petit garçon était en train de pleurer ?”
Tant que mon fils est ouvert à cette discussion, nous imaginons. Puis, il me dira qu’il ne veut plus discuter de ça et nous pourrons changer de sujet.

L’effet de ce genre d’exercice

Grâce à cette démarche, mon Anatole s’ouvre à l’idée que les raisons pour lesquelles ce petit garçon peut être en train de pleurer sont infinies. 
Et il s’exerce à les deviner. 

Ce n’est pas une démarche évidente, car elle implique la partie de son cerveau qui n’est pas encore mature. Et justement, je crois fermement au fait que plus je l’encourage à créer des connexions dans cette zone-là, plus il lui sera facile d’y faire appel lorsqu’il en aura besoin.

Ainsi, j’espère que cette démarche lui servira lorsqu’il fera face à des camarades de classe en détresse, par exemple. S’interroger devrait lui permettre d’être plus à l’écoute. 

Et c’est grâce à cette empathie, qu’il aura peu à peu développée, qu’il pourra plus facilement trouver des solutions en cas de conflit. Car la compréhension de ce qui est vivant chez l’autre en est un pré-requis !

Et vous, quelles méthodes avez-vous pour développer l’empathie chez vos enfants ?