Enseigner la politesse aux enfants et aux adolescents

Bonjour. Au revoir. Merci. BAM. La combinaison gagnante. Où que vous emmeniez votre enfant, on attendra de lui qu’il soit poli. Ne dit-on pas d’ailleurs, dans ce cas, qu’il est “bien élevé” ? Comme si tout l’éducation se mesurait au niveau de politesse acquis. Parfois, on aimerait se révolter contre cela. Clamer que ce n’est pas au “bonjour” que l’on peut voir si notre éducation porte ses fruits. Mais dans le fond, nous attachons également de l’importance à cette “bonne éducation”. Parce que cela va au delà des codes sociaux, la politesse, c’est une manière de se connecter à l’autre, de lui témoigner du respect. Comment faire, alors, pour enseigner la politesse à nos enfants, pour qu’ils intègrent ces codes ? Et comment faire, surtout, pour que cela dépasse les apparences ? Qu’une fois arrivés à l’adolescence, cela ait encore un sens. Pour qu’ils vivent les notions de politesse pour ce qu’elles sont censées être : un respect de l’autre.

Note : cet article est en réalité un double article écrit à 4 mains. C’est la deuxième fois que je me prête à cet exercice avec ma comparse Floriane, du blog Parents Naturellement. Le principe : nous choisissons un thème en commun ; Floriane écrit un article apportant son éclairage, et la manière dont elle le vit avec un jeune enfant ; j’écris mon éclairage, et j’ouvre à des enfants plus âgés. La première fois, nous avions parlé de l’autonomie, et je crois que cet exercice vous avait bien plu…

Politesse, respect, des notions qui méritent un petit éclairage

La raison d’être de la politesse

Je prends le temps de m’arrêter sur cette question, parce que je crois que les habitudes tuent parfois la réflexion. En effet, il est courant de trouver des situations dans lesquelles les gens (nous y compris) ne savent pas bien pourquoi ils font quelque chose. Ils le font parce qu’ils le font, parce qu’ils en ont pris l’habitude, et ne le remettent pas en question.

Ça vous arrive ?

C’est encore plus vrai pour des habitudes qui ont été adoptées par le plus grand nombre, et que l’on observe donc au quotidien, depuis que nous sommes petits.

Ainsi en est il de la politesse. Nul besoin de s’interroger sur les raisons pour lesquelles on dit bonjour au revoir. On le dit parce qu’on le dit, c’est tout. Ça se fait, c’est comme ça.

Et pourtant… Autant il y a des choses qui se font sans qu’il y ait de vraie raison, parce que ce sont de simples codes sociaux (le fait que les garçons ne mettent pas de jupe, par exemple), autant la politesse a une vraie raison d’être !

Être poli, c’est créer un lien avec l’autre. C’est bien ça, la vie en communauté : ne pas vivre les uns à côté des autres, mais vivre ensemble. La politesse est un vrai vecteur de connexion.

Dire bonjour permet de montrer à l’autre qu’on l’a vu, qu’on en tient compte.

D’ailleurs, dans mes séances de Discipline Positive en classe en CP, je commence toujours par dire bonjour à chacun dans le cercle. C’est un vrai moment de connexion et d’accueil.

La politesse suffit-elle à l’enseignement du vivre ensemble ?

Je me souviens avoir été marquée, il y a des années, à la lecture de Bébé made in France, d’un chapitre qui parlait du bonjour. L’auteure, une américaine (au sens états-unienne) vivant à Paris, fait la comparaison entre l’éducation à la française et l’éducation à l’américaine au travers de plusieurs aspects différents. L’un d’eux : la politesse, et en particulier le bonjour. Elle explique être impressionnée par le fait que les enfants français disent bonjour aux adultes, et, ajoute-t-elle, que les adultes français disent bonjour aux enfants ! Pour elle, ce bonjour donné également aux enfants est une manière de les respecter, de les inclure, de ne pas les considérer simplement comme des pièces rapportées. On les accueille, au même titre que leurs parents.

J’avais trouvé cette analyse très intéressante, et j’aimais cette idée de recevoir également chaque membre, adulte ou enfant.

Dès lors, on pourrait penser que les français développent de meilleures compétences de vie en communauté. Et pourtant… ce n’est absolument pas ce que j’ai ressenti adulte !

En France (à Paris particulièrement, c’est vrai, mais ailleurs aussi), on a souvent l’impression que ce que fait chacun ne concerne que lui. Qu’il ne faut pas se mêler des affaires des autres. Et à force de ne pas se mêler des affaires des autres, on oublie de tendre la main…

Aux Etats-Unis, c’est souvent bien différent. Mon mari et moi avons vécu 18 mois à Washington DC, au début de notre vie professionnelle. J’ai été marquée par le sens de la communauté que je sentais chez les américains. A bien des reprises, je me suis retrouvée dans des situations dans lesquelles quelqu’un m’a offert de l’aide, ou m’en a demandé. Des choses toutes simples parfois… comme de tenir un carton de pizza pendant que la dame ouvrait sa porte ! De ces petites choses qui font que les gens vivent ensemble. Beaucoup plus qu’en France.

Alors quoi ? Avoir appris à dire bonjour dans l’enfance ne nous amènerait pas, adulte, au sens de la communauté ? Il ne semble pas…

Un objectif, plusieurs stratégies

Je crois que cela est dû au fait que, parfois, on confond objectif et stratégie.

Oui, notre objectif est d’enseigner à nos enfants le bon comportement avec l’entourage. De leur enseigner le fait de faire attention aux autres. L’ouverture, l’amabilité.

Mais pour atteindre cet objectif, plusieurs stratégies sont possibles.

Certes, la politesse en est une. Mais ce n’est certainement pas la seule.

D’ailleurs, il nous est tous arrivé un jour d’être accueilli par un “bonjour” qui n’avait rien d’accueillant, n’est-ce pas ? Et de nous sentir mieux accueilli par un sourire sans le bonjour, non ?

Comme quoi, la politesse ne réside pas forcément toujours dans les mots.

Et si nous décidions donc d’enseigner la “vraie” politesse à nos enfants ? Non pas celle qui les oblige à dire “s’il vous plait”, mais celle qui l’encourage à parler de façon agréable, et de tenir compte de l’autre ?

Je suis persuadée qu’alors, les “mots magiques” viendront en plus, comme par magie, justement !

Enseigner la politesse aux jeunes enfants

Il n’est pas rare que la pression pour l’usage des mots de politesse se fasse sentir dès que l’enfant commence à parler. Ou même avant ! Comment trouver le juste milieu ?

La notion de code social, et le regard des autres

Si les parents transmettent cette pression à leurs enfants, c’est probablement parce qu’ils la ressentent eux-mêmes. Notre société appuie tant sur ce code social, qu’il est difficile d’y échapper.

Or, c’est bien connu : “l’enfant est un prolongement de nous mêmes”. Donc, s’il ne se comporte pas de façon convenue, c’est que nous l’avons mal élevé…

La première étape donc, si nous voulons avoir la liberté de nous recentrer sur la raison d’être de la politesse plutôt que de l’imposer sans y mettre de sens, c’est de réussir à se défaire du regard des autres.

Se recentrer sur notre enfant, sans s’arrêter à ce que pensent les gens de passage… Savoir ce qui est, pour nous, prioritaire. En sommes-nous capables ?

Je trouve cela bien plus facile depuis que j’ai pris à mon compte une phrase proposée par Isabelle Filliozat (était-ce dans “J’ai tout essayé ?”). Il s’agit, si notre enfant ne dit pas bonjour, de simplement partager ce que nous vivons avec l’autre personne : “Nous travaillons encore là-dessus.”. C’est une bonne manière, je trouve, de laisser le temps à l’enfant sans paraitre nous-mêmes “impolis”.

Modeler, et patienter

Dans le fond, nous savons bien que l’on n’enseigne jamais si bien que par l’exemple.

Cela parait évident, mais je crois qu’il est encore utile de le redire.

Parfois, on se perd dans nos principes.

Comme cette directrice d’école primaire, postée devant la grille le matin, et qui m’expliquait : “Moi, je ne dis pas bonjour aux enfants, je considère que c’est à eux de me le dire d’abord !”.

Une attitude qui est tellement loin de ce en quoi je crois…

Floriane insiste au contraire sur le modèle donné à l’enfant. Et précise que lorsque l’enfant qui l’a appris ainsi finira par dire merci, cela aura une toute autre valeur !
Je vous encourage à lire tous les conseils de Floriane à ce sujet dans son article dédié.

Enseigner la politesse aux adolescents

A l’adolescence, nous n’en sommes plus aux “mots magiques”. Enseigner encore la politesse à cet âge, c’est enseigner surtout les codes attendus en fonction des circonstances.

Nos ados fonctionnent de plus en plus en autonomie. Nous ne sommes pas à leur côté à chaque instant pour voir comment ils se comportent chez les autres.

Il s’agit donc de leur faire confiance pour appliquer les principes auxquels nous croyons, les valeurs que nous avons cherché à leur transmettre.

Lien entre politesse et empathie

Si nous revenons au fait que la politesse sert à entrer en lien avec l’autre, je pense qu’il suffit de développer l’empathie. Car, si nous sommes empathiques, la politesse devient une simple conséquence logique.

C’était déjà ce que je mettais en avant lorsque je vous avais parlé de ma manière d’inciter mes enfants à dire merci, et je crois que c’est encore plus vrai pour des enfants plus âgés.

En effet, au fur et à mesure que l’enfant grandit, son cerveau préfrontal se développe, et son aptitude à l’empathie également. Cela ne veut pas dire qu’elle vient toute seule. L’empathie se travaille, et ce, dès le plus jeune âge. Cependant, la possibilité de comprendre ce que vit l’autre se développe au cours des années, et je crois que l’appel à l’empathie est une bonne manière d’encourager nos enfants sur la voie de la politesse.

Quand le manque de politesse se transforme en agression

Il y a peu, j’ai assisté à une scène un peu surréaliste. J’étais avec ma fille Alice dans un bus, et tout était tranquille, jusqu’à ce que le bus se retrouve bloqué par une voiture en double-file. Bloqué. La situation se prolonge un peu, et, comme cela arrive parfois, les positions empirent, jusqu’à ce que les véhicules soient complètement arrêtés, dans les deux sens.

L’aspect surprenant de la scène : dans la voiture en double-file, le conducteur est présent, mais ne bouge pas ! Pourtant, il y avait de quoi se mettre en place livraison un tout petit peu plus loin. Pourquoi ne se déplace-t-il pas ? Je ne sais pas….

Pourtant, la situation prend rapidement de l’ampleur : le chauffeur du bus descend lui parler, les klaxons retentissent derrière, les habitants interviennent depuis leurs balcons…

Dans le bus, les commentaires s’enveniment. Ce sont toujours les mécontents qui parlent le plus fort, avez-vous remarqué ? “Non, mais quand on sait pas conduire, on reste chez soi !”

Pour moi, bloquer la rue n’a rien à voir avec le fait de savoir conduire ou pas, c’est plutôt du savoir vivre, non ? Au bout d’un moment, la voiture dégage. Et moi, je m’interroge.

Sur les raisons qu’avait cette personne de ne pas bouger malgré les vindicatives. Il y en avait peut-être ? Et sur la rapidité à laquelle les gens sont devenus agressifs. A l’insulter. Sans même savoir vraiment ce qu’ils se passaient.

On juge souvent le monde de sa lorgnette. Mais sait-on ce qu’il se passe pour l’autre ?

Autre anecdote.

Il y a quelques semaines, je suis allée à Marseille avec mes parents. En sortant du train, il nous faut passer les portillons du quai. L’un des affichages est faux : le portillon dit “passage libre”, alors qu’il est prévu pour laisser entrer les gens, dans l’autre sens. Mon père, 74 ans, focalisé sur l’affichage, essaye de sortir par là. L’employée de l’autre côté, qui s’apprêtait à en laisser entrer d’autres, lui demande sèchement de sortir de là. Il est un peu perdu : “Il y a écrit passage libre..”. La femme : “Non, mais vous voyez bien qu’il y a des gens, là ! Faut regarder !!”. Oui, seulement, mon père ne peut pas regarder justement… Il a perdu la moitié de son champ de vision suite à une méningite il y a plus de 10 ans. Ça ne se voit pas, mais c’est une adaptation du quotidien pour lui. Pourquoi cette agression, alors qu’elle ne le connait pas, qu’elle ne sait rien de lui ?

A-t-on tellement perdu le contact humain qu’on ne sait plus se parler normalement, dès qu’on est contrarié ?

Voilà pourquoi je cherche à faire ici le lien entre l’empathie et la politesse.

Je crois réellement que, si nous parvenons à développer notre sens de l’empathie, alors il est bien plus facile de faire preuve de politesse.

Le partage par le dialogue

Ainsi, avec mes adolescents, bien sûr je partage les codes de la société. Bien sûr, je leur explique ce qui “se fait” et ce que “ne se fait pas”. Pour qu’ils puissent comprendre, pour qu’ils sachent ce que la société attend d’eux.

Mais, surtout, je partage avec eux ce que je vis. Mes ressentis.

Lorsque leurs copains viennent à la maison, je n’hésite pas à leur dire ensuite ce que j’ai apprécié ou pas.
“Tu sais, quand l’un de tes copains arrive, j’aime bien qu’il me dise bonjour avant d’aller dans ta chambre. C’est une manière de saluer quand on arrive chez quelqu’un.”
Depuis, non seulement Oscar invite ses copains à me dire bonjour, mais également à dire bonjour à ses petits frères, même si je ne le lui ai pas demandé.

“J’aime bien ton copain X. J’ai trouvé ça super sympa qu’il vienne me demander si j’avais besoin d’aide pour préparer le déjeuner. J’ai été un peu déstabilisée par le fait qu’il me tutoyait, mais il était très aimable…”
Oui, ledit X a été longtemps dans une école alternative où les élèves tutoient les profs. C’est un peu surprenant, mais n’enlève rien à la sympathie de ce jeune homme !

“Alice, je trouve que ta copine M est agréable à avoir. Elle n’a pas de mal à se mêler à la conversation. J’ai bien aimé aussi qu’elle me remercie quand elle est partie.”
Ou au contraire : “J’aurais trouvé ça agréable qu’elle me remercie de l’accueil avant de partir.”

Pour moi, mon rôle s’arrête là. Ensuite, lorsque mes enfants vont chez les autres, je ne vérifie pas après s’ils se sont “bien comportés”, s’ils ont dit bonjour et merci.

Je leur en ai donné le modèle lorsqu’ils étaient dépendants de moi.
Je leur fais encore passer le message lorsque je reçois leurs amis, comme je viens de l’écrire.
Il ne me reste plus qu’à les laisser faire.

A savoir qu’ils suivent maintenant leur propre voie, et qu’ils sauront faire leurs les principes qu’ils ont appris.
(Et si ce n’est pas le cas, ce n’est pas mon contrôle qui les y aidera !)

Je choisis donc de leur faire confiance, et pour l’instant, je n’ai reçu que des commentaires positifs !

Et vous, comment concevez-vous la politesse à l’adolescence ?

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“T’es pas mon chef !”, ou quand l’enfant répond…

Je suis comme vous : je rêve d’une ambiance familiale apaisée et sereine… Et cela demande de l’énergie ! En effet, pour atteindre la sérénité, il faut déjà en donner le modèle. Or, le modèle d’éducation traditionnel que nous avons souvent reçu n’entre pas tout à fait dans ce cadre. Je dirais même plutôt qu’il encourage à une certaine lutte de pouvoir entre parents et enfants. L’éducation positive propose de faire basculer la relation, pour passer d’un mode vertical à un mode horizontal. De quoi être perdu devant un enfant qui répond ! Que se passe-t-il en lui, et en nous, lorsque notre enfant nous déclare brutalement : “T’es pas mon chef !” ? Comment ne pas, alors, prendre cette tendance à “répondre” pour de l’insolence ? Et surtout, comment réagir ?

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Ce que l’enfant exprime réellement

Choisir de décoder le message

Si on veut éviter les altercations inutiles (y en a-t-il des utiles ?), il faut commencer par réussir à entendre ce que dit l’autre. Ou disons plutôt à entendre ce qu’il veut dire.

Malheureusement, nous n’avons pas appris à nous exprimer de manière claire et directe. Nous sommes souvent emportés par nos émotions, et nous exprimons de manière indirecte, de sorte que notre message est souvent difficilement recevable. Et, évidemment, c’est vrai dans l’autre sens.

La première étape, donc, sera toujours, lorsque  nous sommes en état de le faire (d’où l’importance de prendre soin de nous d’abord), d’essayer de décoder ce que nous dit l’autre, plutôt que de le prendre personnellement.

Le cas de l’enfant qui nous répond

Un enfant qui nous dit “T’es pas mon chef !” a beau dire “Tu”, il parle surtout de lui… Si nous parvenons à enfiler les oreilles girafe que nous propose Marshall Rosenberg, nous entendrons peut-être : “J’existe ! Je suis capable ! J’ai envie de pouvoir prendre mes propres décisions !”
Ce qui, convenons-en, change déjà pas mal les choses, non ?

Pourquoi cette réaction ?

Le besoin d’importance

Pour mieux comprendre l’attitude de notre enfant, il faut peut-être commencer par bien assimiler ce à quoi aspire tout être humain. Alfred Adler parle en effet de deux nécessités fondamentales : appartenir et avoir de l’importance.

On évoque souvent le besoin d’appartenir de l’enfant, qui s’exprime en particulier à travers son attachement, et lorsqu’il recherche de l’attention.

On parle moins de ce besoin d’avoir de l’importance, pourtant tout aussi fondamental.

Pour grandir en développant sa confiance en soi, il faut se sentir capable, utile… Or, un enfant qui ne fait que suivre les instructions qu’il reçoit à longueur de journée n’a absolument pas l’impression d’avoir de l’importance ! Comment alors peut-il croire qu’il a de la valeur ? Qu’il est digne de confiance ?

Lorsque l’enfant, dès 2 ans, se met à dire clairement “Non !”, il est déjà dans une démarche dans laquelle il réclame sa position : il veut avoir son mot à dire.

L’opposition de l’enfant, signe d’un bon développement

A tout prendre, je dois dire que je préfère un enfant qui m’explique que je ne suis pas son chef, plutôt qu’un enfant qui obéit aveuglément à tout ce que je lui demande. Non, je ne cherche pas l’obéissance chez mes enfants

Comprenez-moi bien : je n’ai pas dit que ce ne serait plus facile d’avoir des enfants qui obéissent au doigt et à l’oeil à ce que je leur demande. C’est sûr que cela me permettrait d’être plus en contrôle de la situation !

Seulement, lorsque l’on choisit d’être parent, on ne choisit pas une vie facile ! Non, on choisit d’accompagner des petits bouts d’êtres humains pour les aider à grandir, et à développer les compétences qui leur seront utiles lorsqu’ils voleront de leurs propres ailes. Ça, c’est mon plan parental !

Alors, si je réfléchis ainsi à long terme, je me dis que, finalement, le fait que mon enfant sache répondre, qu’il sache poser sa limite, montrer qu’il a aussi envie de s’exprimer, de décider, eh bien c’est plutôt une bonne nouvelle !

Comment réagir ?

“Tout ça, c’est très joli”, pensez-vous sûrement, mais que faire, alors ?

Ne pas en faire toute une affaire

Pour commencer, ne pas en faire toute une affaire. A ce stade de la réflexion, vous avez bien compris que lorsqu’un enfant réagit ainsi, il ne s’oppose pas forcément à vous. Il n’est pas en train de vous attaquer, de remettre en question votre relation. Il est en train de dire qu’il a également le droit à son opinion, à son pouvoir de décision. Il dit qu’il veut pouvoir se sentir libre parfois !

Nul besoin dans ce cas de réaffirmer votre rôle. Vous n’êtes pas en péril de perte d’autorité !

Rappelez-vous, comme l’explique si bien Thomas Gordon, qu’il y a plusieurs conceptions de l’autorité, et l’autorité par la force n’est pas celle que nous cherchons. Vous atteindrez au contraire une meilleure autorité auprès de votre enfant lorsque vous l’aurez entendu, lorsqu’il vous fera confiance, lorsque vous serez en lien avec lui.

Recevoir ce qu’il nous dit

On pourra donc commencer par tout simplement recevoir ce que notre enfant nous dit : “Non, en effet, je ne suis pas ton chef. Est-ce que je t’en ai donné l’impression ? Je suis ton parent, et je suis responsable de toi pour l’instant, je suis ton guide, et je suis là, entre autres, pour t’aider.”

Rien que ces mots peuvent déjà tout changer : c’est un point fort, c’est une action concrète, par laquelle nous refusons d’entrer dans une lutte de pouvoir.

Chercher des alternatives dans notre communication

Puisqu’il nous a si bien fait comprendre qu’il veut à son tour exprimer son pouvoir, à nous de modifier notre mode de communication pour lui en donner l’occasion !

Pour cela, une ligne directrice : moins d’ordres, moins d’ordres, moins d’ordres !

Cela ne veut pas dire qu’on ne demande plus rien à notre enfant. Mais que nous allons le demander autrement. Que nous allons nous entrainer à communiquer de manière moins directive.

Ca a l’air compliqué, mais, lorsqu’on y réfléchit, ça ne l’est pas tant que ça : on sait déjà le faire avec les adultes. Oui, lorsque nous demandons des choses à nos collègues, à des amis, il est bien rare qu’on le fasse en en donnant l’ordre direct. En général, on va plutôt :

  • faire une demande : “Tiens, tu pourrais mettre ton sac sous la table plutôt ?”
  • poser une question : “T’es bientôt prêt à partir ?”
  • donner une information : “Je crois que X est déjà en bas à nous attendre, il ne faudra pas qu’on traine..”
  • parler de nous : “J’ai peur d’être en retard…”
  • aider : “Tiens, j’ai ramassé ton papier qui était tombé.”
  • décrire la situation : “Tu sens le courant d’air ? Tes papiers risquent de s’envoler.”

Alors.. il n’y a plus qu’à appliquer les mêmes méthodes avec nos enfants !

Apprendre peu à peu à parler avec un langage plus bienveillant

Ca ne marchera pas à tous les coups, c’est sûr, mais plus nous y parviendrons, et plus cela changera la dynamique de nos échanges ! Parce qu’alors, nous laisserons nos enfants agir par eux-mêmes, et c’est un vrai message de confiance. Alors, ils pourront commencer à sentir effectivement qu’ils sont capables.

Ils n’auront plus besoin de lutter pour nous dire que “nous ne sommes pas leur chef !”

Ces instits qui font des choses atypiques

compffffDans notre pays, l’éducation nationale décide des programmes, donne un cadre et des compétences à développer, niveau par niveau. Mais, dans ce cadre, elle permet encore pas mal de liberté. Pour autant que les compétences-clefs soient développées, les instituteurs sont libres de leurs méthodes.

Il est donc possible de sortir du carcan que l’on croit imposé. Et, contrairement à ce que nombre d’entre nous pensent, beaucoup d’instituteurs le font. Seulement, ils le font discrètement, de leur côté.

Depuis 2014, Céline Alvarez a énormément fait parler d’elle, communiquant sur son expérience à Genevilliers. Elle y a été institutrice en maternelle pendant 3 ans, et n’a pas continué. Parce que son objectif premier n’était pas de changer les choses à Genevilliers, mais de montrer qu’une autre approche pouvait réellement changer les choses. Puis, de diffuser le message, autant que possible. De “donner un coup de pied dans la fourmilière”, comme elle le dit elle-même1. Son but : la révolution dans l’éducation. Et à la suite de la sortie de son livre Les lois naturelles de l’enfant 2, elle multiplie les interviews et conférences pour partager les résultats de son expérience, créant effectivement une révolution.

Elle sait cependant, et le souligne, que nombreux sont les enseignants qui ne l’ont pas attendue pour commencer à changer les choses, à leur échelle.

Et si nous allions aujourd’hui à la rencontre d’une de ces institutrices qui, effectivement, organise sa classe de manière atypique ?

J’ai eu la chance de m’entretenir avec Sophie Rémy, institutrice de CM2, qui déclare, elle, que “[son] but n’est pas de faire la révolution, mais de voir une évolution.”

— Note :  cet article a d’abord été publié dans Grandir Autrement, numéro 72 de sept-oct 2018 —

Comment Sophie a décidé de changer sa manière de faire

Sophie a été institutrice pendant des années, avant de devenir directrice. Elle était à ce moment-là dans une posture de management classique, c’est à dire qu’elle imposait ses décisions à son équipe. L’ambiance dans l’équipe étant tendue, elle décide de suivre une formation au management. Cette formation s’avère être une formation de communication non violente (CNV). C’est pour elle une véritable prise de conscience : le conflit est en moi, et le changement commence par soi.

Son intention devient alors autre, et Sophie s’aperçoit que sa vocation reste d’être auprès des enfants. Elle quitte donc son rôle de directrice, et décide de mettre en place une classe différente, à l’écoute de son bien-être et de celui des enfants, une classe dans laquelle l’empathie sera au coeur du processus.

Elle n’a rien dit à personne, sa priorité est de tenter l’expérience. Tant qu’elle répond aux attentes de la directrice et du programme, elle est libre des méthodes employées.

Le début de l’année avec les élèves

Ainsi, l’année commence sans annonce particulière. Pas même auprès des élèves, qui voient bien, pourtant, que leur classe est particulière. Au bout de deux semaines, avant la réunion de rentrée avec les parents, Sophie parle d’abord aux enfants. Ceux-ci font la liste de tout ce qu’ils trouvent différent de ce qu’ils connaissaient. Puis, une fois cette démarche faite, Sophie demande tout simplement aux enfants s’ils ont envie de continuer ainsi. Elle reçoit un grand oui. Certes, quelques élèves restent réticents. Ils ne sont pas rassurés par ce cadre atypique. Ils n’y retrouvent pas leurs marques. Sophie prendra le temps de s’asseoir avec chacun d’entre eux pour mieux comprendre leurs réticences. Il est important qu’ils soient écoutés.

Concrètement, quelles sont les choses atypiques dans la classe de Sophie ?

Le décor, déjà : la classe dispose d’un coin détente, avec des coussins, du sable, des objets pour se détendre. Pour que chacun, quand il le désire, puisse aller s’y ressourcer. Même au milieu d’un apprentissage. Selon Sophie, la priorité va à la gestion des émotions. Ce n’est pas la peine d’espérer d’un élève qu’il suive une séance de maths s’il n’est pas émotionnellement disponible pour cela ! explique-t-elle. Bien sûr, lorsqu’elle a conçu ce coin – qui me fait penser à celui du positive time out de Jane Nelsen3 -, elle s’est interrogée : vont-ils passer leur temps là-bas ? Mais non, ce n’est pas le cas. L’usage du coin respecte l’objectif initial.

Au niveau organisationnel, les enfants ont un temps collectif, qui permet de faire des jeux autour des émotions, de mener des réflexions, de débattre des problèmes qui se présentent. L’apprentissage se fait beaucoup par projets (Sophie est formée à la pédagogie Freinet). Et toutes les semaines, chacun conçoit un plan de travail individuel, qui lui permet d’avancer à son rythme. Il permet à l’élève de s’auto-évaluer, et à Sophie de suivre ainsi ses progrès, puisqu’il n’y a pas, dans cette classe, d’évaluation formelle.

Sophie a également réfléchi à son projet avec la psychologue scolaire et cette dernière intervient en proposant des ateliers visant a développer les compétences psychosociales.

Les peurs des parents

Lorsque Sophie a parlé de son approche aux parents, elle a eu des réactions variées. Certains ont été enthousiastes dès le départ, soit parce qu’ils étaient déjà en saturation de certaines méthodes observées dans l’éducation nationale, soit parce que cette approche leur semblait correspondre à leurs aspirations. D’autres, bien sûr, ont fait part de leur inquiétude. L’inconnu fait peur, c’est normal. D’autant que Sophie enseigne en CM2. Ses élèves seront-ils prêts pour la 6e ? Alors, Sophie a écouté les parents inquiets. Elle s’est rendue compte qu’il suffisait souvent de recevoir cette inquiétude pour qu’elle s’apaise.

En accord avec la psychologue scolaire, elle a également mis en place une “boite à devoirs”, dans laquelle les enfants qui pensaient en avoir besoin (que l’idée leur vienne d’eux ou de leurs parents) pouvaient puiser.

Au mois de janvier cependant, soit quelques mois seulement après le début de cette expérience, Sophie a reçu chaque parent (comme il n’y a pas d’évaluation, c’était bien le meilleur moyen de leur parler des progrès de leur enfant), et s’est rendue compte qu’elle avait alors 100% d’adhésion de leur part. Les inquiétudes ont disparu.

Source d’inspiration

Quand j’écoute Sophie me parler, j’ai tellement, tellement envie que ce qu’elle vit dans sa classe soit partagé, que son inspiration se propage à plus de gens, enseignants, parents, enfants… Je ne peux m’empêcher de lui demander si cela fait partie de ses projets.

C’est encore difficile à dire. Sophie a commencé de manière timide, et vit encore fortement chacune de ses avancées. On sent bien qu’elle savoure ce qu’elle vit. Qu’elle est dans l’instant, pas encore plus loin. Mais elle prend de l’assurance. Elle prend conscience peu à peu à quel point ce qu’elle vit peut en inspirer d’autres. Son partage a commencé timidement, par l’ouverture, sous un pseudo, de son blog : Marie écrit4, grâce auquel je l’ai connue, et avance doucement. Elle a récemment accepté de témoigner dans le cadre d’un stage de CNV, ce ne sera pas la dernière fois.

Cet échange que j’ai eu avec elle est aussi un pas en avant vers le partage. Je ne doute pas que d’autres occasions se présenteront à elle, et qu’elle saura les recevoir comme il le faut, à son rythme, à la manière qui lui ressemble : avec douceur.

Merci Sophie.

  1. Conférence à Autun, Juillet 2017
  2. Les lois naturelles de l’enfant, Les arènes, 2016
  3. Positive Time Out, and over 50 ways to avoir power struggles in the home and the classroom, Jane Nelsen, 1999
  4. https://marieecrit.com
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Eduquer sans punir, est-ce possible ?

Eduquer sans punir, en voilà une idée ! Lorsque j’explique que dans notre maison, la punition n’existe pas, cela surprend souvent. Et cela surprend encore plus lorsque l’on s’aperçoit que nos enfants ne sont pas des délinquants… Non seulement ils ne partent pas à la dérive, mais j’affirmerai même qu’ils ont en fait pas mal de limites. Nous ne sommes absolument pas des parents permissifs. Est-il possible, alors, d’éduquer sans punir ? Pourtant, l’idée reçue, c’est que la punition est une méthode éducative efficace et nécessaire. Que l’on punit les enfants “pour leur bien”. Que c’est la meilleure manière d’apprendre. Et surtout, surtout, si l’on ne punit pas, que fait-on ? Existe-t-il des alternatives ?

C’est l’objet de cet article, que j’écris en participant au carnaval d’articles lancé par Ludivine, du blog Graines de bienveillance. Un carnaval, vous le savez peut-être, ce n’est pas la première fois que j’y participe, c’est quand un blogueur lance un thème sur lequel différents blogueurs s’expriment. Le thème lancé par Ludivine aujourd’hui, c’est “Eduquer sans punir, est-ce possible ?”, et comme je trouve ce thème particulièrement intéressant, je suis ravie d’y participer ! Voici le lien vers l’article récapitulatif de Ludivine, si vous êtes curieux des différentes approches des participants… .

Ceci étant dit, revenons à nos moutons, euh… à nos punitions.

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Se faire à l’idée d’éduquer sans punir

Je comprends que cette idée d’éduquer sans punir puisse surprendre. Bien sûr que je le comprends ! Je mentirais en disant que je n’utilisais pas les punitions au début… Et la première fois que j’ai lu ce que les punitions pouvaient avoir de néfastes, je n’ai pas été immédiatement convaincue.

Un héritage à remettre en cause

Pour la grande majorité d’entre nous, nous avons grandi dans un contexte dans lequel il était normal et même bien de punir. La punition comme méthode éducative est donc bien une idée “reçue” : reçue de nos parents, de notre entourage lorsque nous étions enfants.

Or, nos parents nous aimaient. S’ils nous punissaient, nul doute qu’ils le faisaient pour notre bien. Comment remettre la punition en cause sans remettre nos parents en cause.

Notre cerveau sait nous protéger de ce qui nous dérange trop. Penser que nos parents nous ont causé du tort, c’est dérangeant. Autant rester sur l’idée simple que leurs méthodes avaient du bon, et les répéter.

D’ailleurs, l’enfant battu bat ses enfants, c’est connu. C’est un moyen de protection émotionnelle, d’une certaine façon. Pour ne pas remettre en cause ce que nous avons reçu.

De mon côté, je suis assez sereine sur ce point. Les parents ont toujours fait ce qu’ils croyaient être le mieux (avec leur propre héritage, de surcroit). Il n’y a pas de doute là-dessus. Remettre en question la méthode ne signifie pas remettre en question l’intention. L’ignorance justifie la méthode. Aujourd’hui, cependant, nous ne sommes plus ignorants, nous savons que la punition fait du mal à l’enfant.

Alors, sans nous attarder sur le passé, concentrons-nous sur le présent, et même sur le futur, en offrant à nos enfants ce que, à notre tour, nous pouvons faire de mieux !

Nager à contre-courant

Autre problème : même lorsque nous réussissons à remettre en cause l’éducation que nous avons reçue, nous évoluons en général dans un environnement qui n’a pas encore changé ses méthodes. Je dis “pas encore” parce que j’ai confiance que cela changera. Ca bouge déjà, doucement.

En attendant, il est certain que ceux d’entre nous qui ont banni les punitions nagent à contre-courant. Nous évoluons dans un monde qui cherche encore à éduquer par les punitions. Dans le collège de ma fille, comme dans beaucoup d’autres, si l’élève fait une erreur (il n’a pas fait un devoir, il a oublié son matériel, il bavarde en classe…), le prof lui met une croix sur son carnet. Au bout de 3 croix, une heure de colle. C’est comme ça.

Alors bien sûr, lorsque ces méthodes sont si communes, elles deviennent “normales”, au sens littéral, c’est à dire que c’est la norme. Et lorsque l’on sort de la norme, c’est toujours un peu plus difficile. Il est, là encore, plus confortable de suivre le groupe, de ne pas se sentir différent…

S’ouvrir à la possibilité

Et pourtant, malgré notre héritage, malgré notre environnement, j’ai envie de vous demander de vous ouvrir à la possibilité d’éduquer sans punir.

Pour ceux pour lesquels cette idée est nouvelle, je sais qu’il faut y aller doucement. Bien sûr. Pour toutes les raisons listées plus haut.

On m’a raconté d’ailleurs l’anecdote suivante. Un jour, Catherine Gueguen donnait une conférence à une assemblée d’enseignants. Elle leur parle, comme à son habitude, du fonctionnement du cerveau, de l’effet sur celui-ci d’une relation empathique, etc… Les enseignants sont intéressés. Jusqu’au moment où elle leur déclare que les punitions ne devraient pas être. Elle est allée trop loin trop vite, et une partie de son assemblée se ferme. Car ils ne sont pas prêts. D’une part, remettre en cause prend du temps, d’autre part, ces enseignants se heurtent au quotidien à la réalité de leurs classes, et n’ont pas encore d’alternative. On ne peut donc leur demander du jour au lendemain de supprimer les punitions de leurs méthodes éducatives.

Je ne serai donc pas ici définitive en vous demandant de supprimer toute punition de votre maison dès demain. En revanche, je vous demande de me prêter attention, pour vous ouvrir à cette possibilité d’éduquer sans punir. Ce sera déjà un bon premier pas.

Pourquoi éviter la punition ?

Avant de parler des alternatives à la punition, il me semble intéressant de faire un détour par les raisons pour lesquelles nous voudrions éviter la punition.

L’impact des punitions sur le cerveau

Plus possible de se mettre des oeillères. Les résultats des recherches en neurosciences affectives sont aujourd’hui claires : les punitions et autres “violences éducatives ordinaires” ont un effet néfaste sur le cerveau. Celui-ci se développe moins, et les aptitudes de l’enfant s’en trouvent diminuées.

Je vous conseille à ce sujet la lecture d’un article de Graines de bienveillance, justement : L’éducation bienveillante validée par les neurosciences.

Développer la motivation interne

Eduquer un enfant à coups de punitions, c’est lui donner, de manière répétée, des raisons externes de faire ou ne pas faire certaines choses. On développe ainsi sa motivation externe. Et ce, dès le plus jeune âge. Il suffit d’entendre mon fils de 6 ans m’expliquer que la raison pour laquelle il ne faut pas frapper son camarade de classe, c’est que sinon la maîtresse va le mettre dans le rouge. Voilà. Ce n’est pas parce que cela fera mal à l’autre, parce qu’il a de l’empathie, parce qu’il existe d’autres manières de régler les choses… Non, c’est parce qu’il y a punition derrière.

Cela signifie que l’on s’éloigne complètement des explications pour entrer dans un rapport de force. Moi, l’adulte, je vais t’apprendre à ne pas te comporter ainsi parce que tu vas avoir peur de ma réaction. J’attends donc une obéissance aveugle de ta part, et je te jugerai pour tes comportements, ce sont les principes des méthodes traditionnelles.

Cela marche à court terme. Mais qu’advient-il lorsque l’adulte n’est plus là pour vérifier ? L’enfant n’ayant jamais développé sa motivation interne, il y a bien des chances qu’il profite de l’absence de l’adulte pour adopter le comportement qu’on cherchait justement à éliminer…

A long terme, il est donc bien plus judicieux d’accompagner notre enfant à développer son contrôle interne, plutôt que de rester dans une position de contrôle externe.

L’apprentissage

Une approche de la question que j’aime également, c’est de réfléchir en termes d’apprentissage.

Lorsque, par exemple, l’élève a une croix dans son cahier parce qu’il bavarde, est-ce que cela lui enseigne vraiment à ne pas bavarder ? Ah oui, d’un certain côté, “ça va lui apprendre” ! Mais je parle plutôt en terme d’enseignement de compétences. Comment fait-on pour résister à l’envie de discuter ? Quel intérêt cela a-t-il pour lui ? Comment réussir à s’auto-contrôler, justement ?

Et pourtant, si l’on donne l’opportunité à l’enfant d’y réfléchir, d’analyser la situation, de trouver sa solution, il y a toutes les chances qu’il y parvienne. (Comme je l’avais d’ailleurs fait avec une amie de ma fille). Et là, on l’aura aidé à développer des compétences.

Ca, pour moi, c’est le rôle du parent.

Les alternatives

Je vous remercie de vous être ouvert à la possibilité d’une éducation sans punition. Maintenant, la question qui brûle les lèvres des parents qui m’ont entendue jusque là est en général : “Mais alors, comment fait-on ?”

Comme je sais que l’évolution doit se faire en douceur, je vais répondre à cette question en vous présentant mes outils en ordre croissant de bienveillance !

Les conséquences

La première étape, la plus facile, c’est souvent de passer des punitions aux conséquences. Cela ne veut pas dire que nous changeons le vocabulaire ! La conséquence a ceci de différent de la punition qu’elle a vraiment une intention d’enseignement. Elle a un rapport direct avec le comportement.

Je vous invite sur ce point à lire mon article sur la différence entre une punition et une conséquence.

La recherche de solution

Au fur et à mesure que vous changerez votre manière d’aborder les situations, vous vous rendrez compte qu’il est plus efficace d’inclure vraiment votre enfant dans la réflexion.

Pour cela, rien de mieux que la recherche de solution. Passer de la conséquence à la recherche de solution, c’est évoluer dans notre posture parentale. L’accompagner, l’aider à grandir, en répondant à ses nécessités de base : appartenir et avoir de l’importance.

Parfois, les blogs d’éducation positive donnent l’impression que lorsque l’on adopte ces principes, tout va alors toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je vous rassure, ce n’est pas le cas.

Ce n’est pas parce que nous suivons les principes d’une éducation bienveillante que les conflits disparaissent. Non, ils existent encore. Cependant, notre manière de les aborder a drastiquement changé. Aujourd’hui, nous sommes clairs sur le fait qu’il existe différentes manières de régler les conflits, et que la force n’est pas le meilleur exemple à donner à nos enfants. La recherche de solution ensemble est donc devenue notre meilleure amie.

Eduquer sans punir, c’est avoir confiance

Au delà des techniques et méthodes, je crois que pour éduquer sans punir, il faut surtout avoir confiance. Confiance dans le fait que notre enfant va apprendre. Comme nous n’avons jamais douté du fait qu’il allait savoir marcher un jour, nous ne doutons pas qu’il va grandir et savoir dire bonjour et merci. Qu’il saura ne pas taper ses camarades. Qu’il saura respecter son entourage, être responsable, se prendre en charge.

Bien sûr, cela lui prend du temps (à lui aussi !), mais ce regard de confiance change notre réaction devant les erreurs de parcours, ce qui a pour effet de changer sa réaction également.

Ainsi, ensemble, on grandit. L’énorme différence, c’est qu’au lieu d’être contre lui, on est avec lui.

L’importance de la connexion

Cette dernière phrase fait parfaitement la transition avec ce dernier paragraphe, qui me tiendra lieu de conclusion. En effet, avant de terminer, je dois vous parler de connexion.

Parce que vous expliquer la recherche de solution est une chose. Mais cela ne fonctionnera que s’il y a déjà une bonne connexion entre vous. On ne peut changer de style éducatif du jour au lendemain, et penser que tout va magiquement suivre. Votre enfant a appris à réagir en fonction de votre posture.

L’un des principes fondamentaux de la discipline positive, selon Jane Nelsen, c’est : “Connecter avant d’enseigner.”. Ainsi, pour espérer créer une autre dynamique dans nos foyers, il s’agit de d’abord s’éloigner de ce qui nuit à la coopération, puis de peu à peu apprendre à connecter avec nos enfants.

Alors, le reste suivra. Et fonctionnera. Ayez confiance !

 

Et pour ceux d’entre vous qui voudraient creuser encore cette question, je vous encourage à jeter un oeil sur ce que je propose dans mon livret “Tout ce qu’il faut savoir sur les punitions et les récompenses pour s’en débarrasser.”

Apprentissage libre en pleine nature…

Ah la nature ! Les arbres, le vent, le bruit des oiseaux, l’air pur, le silence… On est souvent loin du stress de la ville, du bruit, du rythme, du monde, de la pollution… Et si ce changement d’ambiance contribuait à une autre forme d’apprentissage ? Si c’était le contexte idéal pour un apprentissage libre ?

Pourquoi “la nature et les apprentissages” ?

Si je veux aborder ce thème aujourd’hui, c’est pour deux raisons.

Une nature qui fait son entrée chez nous

La première, c’est que, vous le savez, j’aime vous parler de ce qui résonne en moi, de ce que je vis. Or, depuis quelques semaines, je vis l’école à la maison avec mon fils Léon, 7 ans. Tout un changement à mettre en place, vous vous en doutez.

L’un des points importants pour nous, que j’ai rapidement mis en place, c’était le fait de trouver des manières d’être en contact avec d’autres enfants en IEF. Et j’ai découvert rapidement qu’un groupe se retrouvait une fois par semaine, dans la forêt proche de chez nous.

Moi qui rêvais, depuis notre installation en banlieue parisienne, d’avoir plus d’occasions d’aller en forêt, j’allais pouvoir faire d’une pierre deux coups !

Et voilà comment, depuis quelques semaines, la nature est entrée dans notre quotidien…

Un thème à creuser

La deuxième raison pour vous parler aujourd’hui de nature et d’apprentissage, c’est que c’est un thème que je n’ai jamais abordé, alors que je le trouve interessant. Je ne suis probablement pas la mieux renseignée sur ce point précis, mais je sais que nous nous enrichissons tous de l’échange avec les autres. Des points de vue et des perspectives diverses.

C’est pourquoi je suis ravie de me joindre au groupe de blogueurs qui contribueront au carnaval d’articles lancé sur ce thème par Coline et Rémy du blog Petites chasses au trésor. 
Si vous voulez voir ce qu’en disent les autres blogueurs participant, faites un tour par leur article récapitulatif, ou bien rendez-vous à la fin de cet article pour télécharger le livre de ce carnaval.
Coline et Rémy se dédient depuis quelques années au développement de chasses au trésor ludiques pour que l’apprentissage soit une fête. Je commence d’ailleurs à tester à la maison leur odyssée pédagogique, et je vous en parlerai plus bientôt.

Pour l’instant, restons centré, et revenons à notre nature.

La nature est apaisante

Parfois, je considère la nature un peu comme une oeuvre d’art… Pas seulement parce qu’elle est belle, mais plutôt dans notre relation à elle.

Une relation à la nature toute personnelle

En effet, comme devant un tableau, il n’est pas nécessaire de connaitre, ou comprendre, pour apprécier. Chacun y trouve ce qu’il y trouve, et nous avons chacun une sensibilité différente.

Je me suis par exemple rendue compte il y a quelques années que j’appréciais particulièrement la campagne, la forêt, le vert… Là où mon mari est plus attiré par la mer et son étendue.

Personne n’a raison ni tort, c’est un ressenti personnel, c’est tout.

Alors, quand j’écris que “la nature est apaisante”, finalement, je devrais écrire qu’elle est apaisante… pour moi. Car c’est réellement ce que je ressens.

Il y a deux semaines, j’ai hésité à honorer le rendez-vous forestier hebdomadaire, parce que je craignais un peu la neige, ou plutôt le froid ! Et puis, nous avons pris notre courage à deux mains, Léon et moi, et avons répondu à l’appel à de la forêt. Je ne l’ai pas regretté un seul instant.

Le simple fait de marcher sur les chemins, loin du bruit de la ville, m’a apaisée.
C’était calme, c’était beau. Et s’il n’y avait que cette raison, elle serait déjà suffisante, non ?

Un moyen de baisser le stress de nos vies, n’est-ce pas ce que nous cherchons tous ?

le rat des villes et le rat des champs

Il est amusant de constater à quel point cette réflexion, autour du stress, rejoint complètement la fable de La Fontaine. (Si vous voulez la lire, en voici une version en ligne)

La ville, réputée pour sa richesse, pour ses attraits, qui ne fait finalement pas l’envie du rat des champs car, de son côté pas de festin de roi, “mais rien ne vient m’interrompre”, dit-il.

Et je crois que tout est là, dans ce “rien ne vient m’interrompre”.

Si l’on juge la nature apaisante, c’est que le rythme y est différent.

Certes, cela dépend de notre lieu de vie. Difficile cependant, dans beaucoup d’endroits, d’échapper aux voitures, aux gens… Les interruptions sont fréquentes, et, même sans que nous en ayons conscience, cela crée une forme de stress. Un stress qui n’a plus lieu d’être lorsque l’on est dans un contexte où le calme règne…

Et l’apprentissage, dans tout ça ?

C’est bien joli tout ça, mais quel lien entre ma réflexion sur la nature qui m’apaise, et l’apprentissage ?

Laissez-moi répondre à cela en deux temps. D’abord de la manière la plus directe, et ensuite de la manière la plus intéressante.

Un apprentissage de la terre

La réponse la plus simple, la plus directe, c’est celle de l’apprentissage de la nature, tout simplement. La préoccupation pour la nature, pour la terre entre de plus en plus au coeur de nos préoccupations.

Créer une relation de proximité entre l’enfant et la nature est probablement la meilleure manière de développer sa sensibilité à celle-ci. Et, pour aller bien plus loin, c’est la meilleure manière de lui montrer que l’on n’a pas besoin de grand chose pour s’amuser.

En effet, quel que soit le contexte de nature dans lequel vous amenez vagabonder votre enfant, il est loin de sa chambre pleine d’objets et de jouets. Cette fois, c’est à lui de trouver l’inspiration dans ce qui l’entoure. De faire jouer son imagination, de se projeter, de vivre et de créer.

“Le simple fait d’aller marcher en forêt avec un enfant en vue de ramasser des pommes de pin, de la mousse et des feuilles mortes pour constituer un herbier et un panier de botanique lui permet d’être actif et d’engager son intelligence d’action. Il va chercher, étudier les possibilités, faire des choix et les revoir en cas de besoin.” écrit Céline Alvarez dans son livre Les lois naturelles de l’enfant.

Un apprentissage libre

Surtout, surtout, la nature offre à l’enfant le contexte idéal pour un apprentissage libre. Lui qui est souvent contraint par ce qu’on lui demande, par l’environnement et ses limites, qui est soumis aux règles, au fait de prendre soin des objets autour de lui (chez nous, on a toujours un souci avec les mains sur les murs, par exemple !), à ne pas crier, souvent.. va d’un seul découvrir une liberté d’action qui va lui permettre d’exprimer enfin pleinement son enthousiasme. Lui permettre de prendre ses propres décisions.

Et cela n’est pas négligeable. Pas du tout.

L’interêt d’un apprentissage libre

Cette question de l’apprentissage libre est tellement fondamentale qu’elle justifie un paragraphe spécifique. Car les bénéfices d’offrir à l’enfant des périodes de liberté sont nombreux, pour la construction de son caractère, pour son développement, pour sa confiance en lui, pour ses relations avec les autres.

La motivation intrinsèque

Nous l’avons déjà évoqué à maintes reprises : un être humain retire un bénéfice bien plus grand d’un apprentissage qu’il a choisi que d’un apprentissage imposé. Pour apprendre bien, il faut en avoir envie. C’est seulement à cette condition que les zones du cerveau liées à l’apprentissage s’activent réellement.

Ce n’est pas malheureusement pas ce qui est en général appliqué dans les écoles de nos enfants. Au contraire, les enfants subissent une activité imposée, avec horaire clair, et tout réside dans l’art de l’enseignant de savoir susciter de l’enthousiasme pour l’activité en question. Heureusement que certains enseignants sont brillants !

Lorsqu’à l’inverse, on laisse l’enfant guider l’activité, la magie s’opère. Il n’est pas question ici de laisser l’enfant abandonné à lui-même en considérant qu’il apprendra tout seul, mais simplement de le laisser maître de la direction à prendre, du thème à aborder. L’adulte est alors là pour étayer les connaissances qui surgissent.

“Ne nous y trompons pas : si nos enfants ont l’air “de ne rien apprendre” et ne faire que “s’amuser” lorsqu’ils sont laissés plus libres d’agir et d’explorer, ils sont pourtant bel et bien en train de construire quelque chose : leur concentration témoigne qu’une élaboration intérieure est en cours.” (Céline Alvarez toujours)

L’expérience du pouvoir personnel

Si vous suivez ce blog depuis un certain temps, vous m’avez sûrement déjà entendu parler de la question du pouvoir, qui est assez centrale en éducation positive. Il s’agit en effet de faire bien la différence entre le pouvoir personnel et le pouvoir positionnel, et laisser l’enfant découvrir, explorer, et exercer son pouvoir personnel.

Les enfants ont en fait assez rarement l’opportunité d’exercer leur pouvoir de décision. Dans une journée, ils passent surtout du temps à recevoir des instructions. Chercher les occasions de les laisser le faire est fondamental, car plus nous laisserons l’enfant exercer son pouvoir, et moins il cherchera ensuite à entrer dans des luttes de pouvoir.

Ainsi, non seulement nous l’aiderons à développer sa confiance en lui, mais nous oeuvrons également pour une meilleure relation entre nous !

Illustration personnelle : un atelier grandeur nature

J’ai envie de terminer cet article sur une illustration personnelle.

Chez nous, Léon, 7 ans, est féru de bricolage. Ca a commencé assez incidemment, à travers le montage des meubles ikea, puis ça s’est développé rapidement. Comme nous sommes d’avis qu’il est toujours bon de nourrir une passion au moment où elle se déclare (de nouveau : motivation endogène = apprentissage bien plus efficace !), nous avons fait ce que nous pouvions pour le laisser expérimenter.

Son anniversaire en octobre a donc été l’occasion de lui offrir des outils, des vrais : marteau, pinces, tournevis, et même une petite perceuse visseuse. (Je vous rappelle l’importance d’adapter les cadeaux à l’enfant !).

Nous avons laissé des vieux bouts de bois à sa disposition, et Léon a pu expérimenter. Parfois, cela signifiait simplement planter des clous dans une planche pour la rendre plus solide, puisque “le métal est plus dur que le bois”… Parfois, nous avons vu apparaitre un objet : une épée, une pancarte, un circuit de voitures… Donner libre cours à ses envies lui a permis de suivre les principes exposés plus haut.

A Noël, re-belote : planches, tasseaux, équerres… pour construire un bel établi + étau et scie à bois ! Cette fois, notre Léon est complètement équipé, et une zone du sous-sol est devenue sienne.

Alors, lorsque nous sommes partis en forêt, cela n’a pas trainé : Léon a mis sa scie, son marteau, et des clous dans son sac à dos. Vous vous imaginez le terrain de jeux que la forêt lui a offert ?? Parce que des bouts de bois à scier, dans la forêt, il y en plein sous les pieds !!

Pour télécharger le livre du carnaval, et consulter tous les articles des blogueurs participant sur ce thème, suivez ce lien.

Souvenirs d’enfance… Ils se construisent aussi par les aliments

J’ai lu récemment une citation qui disait : “Pour être dans les souvenirs de vos enfants plus tard, il faut être dans leur vie aujourd’hui.”. C’est tellement vrai, n’est-ce pas ? Nos souvenirs se sont créés au fur et à mesure, sans que l’on y prenne garde.
Ca vous est déjà arrivé de penser au fait que la petite chanson que vous chantez tous les soirs à votre enfant fera partie de ses souvenirs ? Que votre routine de sortie de bain le marquera à long terme ? J’aime bien de temps en temps faire ce pas en arrière et me dire que nous sommes en train de construire des souvenirs !
Alors, quand Marie, du blog Secrets de nutritionniste m’a invitée à participer à son carnaval d’articles sur le thème “Les 3 aliments qui me rappellent mon enfance”, ça m’a fait sourire, et j’ai eu envie de me livrer à cet exercice… Les voici donc.

Les framboises

Un exemple parfait de ces souvenirs qui se construisent sans que l’on s’en rende compte.
Il y a quelques années, alors que nous habitions au Mexique, je vois apparaitre des vendeurs de framboises aux feux. Il n’est pas rare là-bas d’acheter des choses diverses pendant que l’on attend que le feu passe au vert. Lors de la période des framboises, nombreux sont les vendeurs de pots de framboises, pour si peu…
J’achète donc mon pot par ma vitre baissée, et avale distraitement une framboise. Et là, boum ! Je me revois instantanément dans le jardin de mes grands-parents !
C’était incroyable ! La manière dont mon cerveau a associé cette framboise à leur jardin est dingue !
Je repense donc à ces framboisiers que nous dévalisions l’été, et qui prenaient de plus en plus de place au fur et à mesure des années… jusqu’à ce que mon grand-père, se sentant envahi, décide de passer la tondeuse. Je me souviens que j’avais trouvé ça bien triste…
Maintenant que j’en ai pris conscience, je ferme toujours les yeux en mangeant des framboises, pour me centrer sur mes souvenirs…

Le saumon entier rose à l’arête

Lorsque j’étais jeune ado, j’adorais le saumon ! Alors, pendant quelques années, à chaque anniversaire, mes parents préparaient mon repas préféré : un saumon entier, rose à l’arête, avec du riz. Ils savaient qu’ils ne manqueraient pas de me faire plaisir ainsi.
C’était devenu tellement évident, qu’au bout de quelques années, le manque de surprise du menu m’a pesé… et je leur ai demandé de faire autre chose.
C’est devenu une plaisanterie chez nous. Lorsque nous prévoyons un menu de fête, nous évoquons souvent le saumon rose à l’arête.

Les sablés

L’une des premières recettes que j’ai apprises, c’est celle des sablés. Ma mère n’a jamais été fan de cuisine. Ce n’était pas l’activité qu’elle préférait… Et pourtant, je me revois avec elle, je devais avoir 6 ans, en train de découper les sablés à l’emporte-pièce. Une étoile, un coeur…
J’aimais vraiment faire ça, et c’est un souvenir présent chez moi.
Un souvenir que j’ai voulu reproduire, et j’ai régulièrement fait des sablés avec mes enfants, surtout en période de Noël.

Je m’aperçois cependant, en écrivant ces mots, que nous n’en avons pas fait cette année. Ou du moins si, j’en ai fait pour le matin de Noël, mais les enfants jouaient avec leurs cousins, et je n’ai pas eu le courage de tous les appeler pour contribuer. Pourtant, si je veux que cela fasse partie de leurs souvenirs, ça aurait été chouette de les impliquer !
Je me le note, sans me culpabiliser : on fait ce qu’on peut… et puis, ils étaient probablement occupés à se créer des souvenirs entre cousins !!

A vous : quels sont les aliments qui vous renvoient à votre enfance ?

Le plus beau cadeau que l’on puisse faire à nos enfants

Chaque année, on s’interroge : qu’est-ce qui va faire plaisir à mon enfant ?

Réussir à trouver ce qui va lui mettre des étoiles dans les yeux…

Et si, finalement, c’était beaucoup plus simple que ce que l’on pensait ?

Les parents de cette expérience prennent conscience de ce que nous avons déjà à apporter à nos enfants, et qui est tellement plus important que tous les jouets qu’on peut leur offrir.

Vous êtes prêt ?

C’est parti : les portes de la formation POINT DE RENCONTRE sont ouvertes !

C’est parti, les portes de POINT DE RENCONTRE sont à présent ouvertes !

Cliquez ici pour devenir un parent qui chemine

Je suis vraiment heureuse de pouvoir vous proposer ce cheminement, de pouvoir bientôt vous accompagner vers une ambiance familiale apaisée.

Ne ratez pas l’occasion de faire partie de ce nouveau groupe de parents qui chemineront ensemble dès la semaine prochaine : inscrivez-vous avant le 17 décembre.

Cliquez ici pour vous inscrire dès maintenant

POINT DE RENCONTRE en quelques points clefs :
– une piste chaque semaine pour découvrir une autre manière d’avancer
– des pas en avant qui vous suivent dans votre quotidien
– des supports écrits et audios
– des séances de coaching commun pour se re-booster tous les mois

– 7 mois de cheminement pour prendre le temps…

Cliquez ici pour voir tous les détails

On se retrouve tout de suite sur le chemin… prêts pour entamer ce voyage qui vous mènera à l’ambiance familiale à laquelle vous aspirez tant.

POINT DE RENCONTRE : Les parents qui cheminent racontent !

Au cours des mois écoulés, j’ai eu la chance de pouvoir accompagner une vingtaine de parents vers une meilleure ambiance familiale. Je suis à chaque fois ravie des échanges que j’ai avec ces parents, et je voudrais aujourd’hui partager leurs retours avec vous.

Chloé, maman de Stella, 9 ans, et de Violette, 6 ans.

Chloé raconte comment elle vit son cheminement avec POINT DE RENCONTRE.

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur la formation POINT DE RENCONTRE

 

Géraldine, maman de Sacha, 3 ans, crie 10 000 fois moins !

Géraldine

Voilà donc ce qui m’a poussée à m’inscrire à cette formation. Avant POINT DE RENCONTRE, il y a d’abord eu la découverte de la page et du blog “Les 6 doigts de la main”. Des articles vivants, toujours bien écrits, du concret, du vécu, qui chaque fois me poussent à réfléchir dans les situations que je rencontre au quotidien, avec mon fils de 3 ans, mais aussi dans mon travail d’animatrice, auprès des enfants que je côtoie tous les jours.

Alors oui, des formations en parentalité positive, on en trouve un paquet. Mais là, pour la première fois, j’ai eu envie d’y participer. Car quand on lit les articles de Coralie, on sent qu’on a le droit d’être imparfaits, on est humains et on a droit à l’erreur. Et puis il y a du concret, elle a plusieurs enfants de tous âges, et on se rend compte du chemin qu’ont parcouru ses enfants en grandissant, et donc que son cheminement est efficace. Il y a aussi du dialogue dans cette formation, de l’entraide, avec Coralie mais aussi avec les autres participants à la formation. On ne se sent pas seuls, on peut demander conseil, échanger nos avis, avancer ensemble ou chacun de notre coté, et surtout, on peut aller à son propre rythme. J’ai un peu (beaucoup) de retard sur l’avancement de la formation, mais elle est menée de telle façon que je ne me sens pas larguée.

Pour finir, depuis le début de POINT DE RENCONTRE, du changement dans ma famille, il y en a, et pas qu’un peu ! Je crie 1000 fois mois, on parle de sentiments, mon fils sais mieux canaliser ses émotions, on vit plus en harmonie. Nous avons encore du chemin à faire, il y a beaucoup de remise en question, mais ça avance petit à petit.

Alors si c’était à refaire, oui je me réinscrirais pour cette formation à coup sûr.

Merci Coralie 😊

 

Claire, maman de Gabriel, 6 ans, et Valentine 3 ans, suit la formation sans son mari, qui ne croit pas en la parentalité positive…

Le coeur de la maison de Claire, selon ses enfants

POINT DE RENCONTRE, pour moi, c’est:

– des coachings communs qui vous reboostent à fond!
A la fois grâce à Coralie, ses encouragements bienveillants, ses pistes d’amélioration distillées avec tact, douceur et empathie, mais aussi grâce à tout le groupe, son soutien et ses partages.
De vrais beaux moments de partage dont je ressors à chaque fois gonflée à bloc pour repartir du bon pied.
Merci, merci, merci les filles!

– une page Facebook secrète pour le groupe: où chacun(e) peut “vider” son sac, sans jugement et sans diffusion externe non plus (ce qui pour moi est essentiel : je suis personnellement la formation de Coralie en solo, sans mon compagnon qui n’adhère pas à la parentalité positive. J’apprécie que mes posts ne soient pas publics tant que je ne me sens pas assez “forte” dans ce domaine pour pouvoir en discuter avec lui avec les “bons” arguments pour le faire évoluer en matière d’éducation à donner à nos enfants, sans railleries de sa part sur mes naufrages encore bien trop fréquents!).

– toutes les semaines une nouvelle piste envoyée par Coralie: tout plein d’avantages à cette façon de fonctionner:

  • un accompagnement dans la durée;
  • une incitation à ne pas vouloir aller trop vite, ou à lire dans le désordre, prendre le temps d’assimiler;
  • une incitation à suivre/ s’accrocher, même dans les moments où on manque de temps: la piste de la semaine, dans ma boîte de réception, me rappelle que je prends du retard et que je risque de perdre mon objectif de vue. Du coup, je tâche de trouver toujours un petit moment dans la semaine pour y revenir;
  • un ordre qui, pour ma part en tout cas, m’a beaucoup aidée à mettre en lien différent(e)s concepts/idées que j’avais déjà lu(e)s: la logique s’organise dans ma tête et je ne désespère pas qu’un certain nombre de choses finissent par devenir naturelles…
  • différents formats pour s’approprier les pistes, qui permettent à chacun(e) d’y trouver son compte;
  • et pour ne rien gâcher, j’adore la façon d’écrire de Coralie: limpide, pleine d’exemples hyper enrichissants/parlants, bref, je suis fan!:)

– une ribambelle de pépites! De ces petites phrases “choc” que je note sur la page de garde de mon cahier, roues de secours des moments difficiles où il me faut revenir aux bases rapidement!

J’en redécouvre à chaque fois, même après plusieurs relectures d’une même piste.

En résumé, POINT DE RENCONTRE, pour moi, c’est un vrai “+” aux posts déjà si chouettes de Coralie sur son blog “Les 6 doigts de la main”.

Et Coralie, mon phare dans la tempête: je pense à elle, à ses petites pépites, et d’un coup j’arrive à voir la situation (et mes enfants) autrement.*

Dès que je prends 5 minutes, je finaliserai mon inscription aux 15 jours pour accompagner les émotions, je suis sûre que ce sera aussi “chouette”!

Claire, maman de Gabriel (6 ans) et Valentine (3 ans), tous deux très (très!) en forme!

*Pas à tous les coups, il faut être honnête… Je ne suis encore qu’un petit padawan en parentalité positive… Mais vraiment, la formation et tous ses “+” cités ci-dessus me sont d’un grand secours !

 

Emilie, maman de deux garçons de 5 et 7 ans nous dit que POINT DE RENCONTRE l’a aidée à ressentir plus d’amour inconditionnel pour ses enfants

Je m’appelle Emilie, je suis maman de deux petits garçons de 5 et 7 ans.

Je suis enseignante en maternelle. Ceci à son importance car mon questionnement sur la parentalité a été une conséquence de la remise en question de ma pédagogie.

Il y a 2 ans j’ai modifié en profondeur ma pratique en tant qu’enseignante et parallèlement, j’ai envie de dire inéluctablement, cette démarche à influé sur le rapport que j’entretenais avec mes propres enfants.

C’est ainsi que j’ai commencé à lire,  à me renseigner, à me former en ligne sur la parentalité positive. Dans cette quête j’ai découvert  sur le tard le génialissime blog de Coralie : les 6 doigts de la main. Il a agit comme un révélateur. Pour moi c’était de loin le meilleur support que j’avais rencontré jusque là.

Pourquoi le meilleur ? Par sa clarté dans les explications, par sa richesse inouïe, par ses exemples vécus nombreux et si parlants, par son approche toujours connectée à la réalité du quotidien et déculpabilisante, par sa capacité à synthétiser et rendre simple des concepts compliqués sur lesquels je butais depuis des mois.

Pour toutes ces raisons quand Coralie a lancé sa formation POINT DE RENCONTRE  je n’ai pas hésité une seconde à m’inscrire.

Pour la petite anecdote il s’agissait là de ma quatrième inscription à une formation en ligne… Les autres me faisaient progresser mais je ne me m’y retrouvais pas complètement et par conséquent je ne m’y investissais qu’à moitié.

Et bien je n’ai pas été déçue par POINT DE RENCONTRE, au contraire !  J’aimais le blog,  j’ai adoré la formation !

Non seulement on y retrouve les qualités du blog que j’ai cité plus haut mais Coralie y propose une progression pas à pas construite comme un chemin à suivre. Cette progression permet d’organiser les pensées, de faire des liens et d’ancrer les outils. Tout est soigneusement relié, explicité et réfléchi pour nous aider à avancer avec douceur et déculpabilisation.

J’insiste sur la déculpabilisation car je pense que ca a longtemps été un obstacle pour moi et Coralie a cette bienveillance de déminer à chaque étape le terrain de ce côté là. Grâce à sa formation on se sent mieux avec ses enfants et avec soi même. Les besoins ou la réalité du parent sont systématiquement  pris en compte en parallèle de ceux des enfants et ça a été pour moi un très puissant accélérateur  de progrès!

La formation est ultra compatible avec la vie de famille. Elle s’inscrit volontairement dans le temps pour favoriser l’assimilation. Pour autant chaque semaine entre 20 à 30 minutes d’investissement suffisent pour avancer vraiment, la mise en pratique s’inscrivant elle dans le quotidien.

Chaque semaine la nouvelle étape est proposée en format pdf et en podcast. Pour ma part j’ai adoré  à la fois la portabilité du podcast ( je me suis formée dans la voiture, dans mon lit, en épluchant les légumes … ) et la complémentarité entre les deux supports . Toutes les semaines Coralie nous propose quelques actions concrètes à mettre en place «  les pas en avant »  et c’est cela qui nous fait sentir petit à petit les changements.

Je trouve que la formation s’adresse aussi bien aux parents de jeunes enfants que d’adolescents ce qui est particulièrement rare et intéressant.

Enfin L’ENORME et peut être atout UNIQUE qu’offre POINT DE RENCONTRE est l’accompagnement. Coralie s’occupe d’un petit nombre de stagiaires, elle est archi disponible et accessible. Elle est joignable par mail, sur une page facebook dédiée et des coachings communs mensuels sont organisés. Cette dynamique permet de rester motivé en permanence. Cet accompagnement fait toute la différence. En définitive je n’ai pas eu le sentiment d’une formation en ligne assez froide ou le même discours est servi mot pour mot à tous. Chacun peut parler au sein de cette formation  de ses problématiques particuliers  avec les autres stagiaires ou avec Coralie : c’est un soutien inestimable.

Voilà quelques exemples de ce qui a concrètement changé dans mon quotidien :

–  j’ai une meilleure connexion avec mes enfants, je ressens moins de rancœur et plus de joie et d’amour inconditionnel.

– j’ai appris à voir les besoins derrières leurs comportements inappropriés et à mieux y répondre.

– nous communiquons mieux nos émotions et nos besoins respectifs, il y a moins de conflits entre les membres de la famille.

– j’ai appris à lâcher-prise et l’ambiance est plus détendue.

– nous avons résolu certains problèmes du quotidien comme les repas difficiles, l’implication dans les tâches ménagères …

Tout n’est pas encore parfait et ce n’est pas le but. En revanche toute la famille avance sur le chemin avec la carte et la boussole transmise par Coralie. Je me sens  à la fois armée pour faire face aux éventuels conflits et défis qui ne manqueront pas de se présenter à nous et en même temps je n’ai enfin plus de doutes sur cette approche de la parentalité.

J’adhère complètement à la philosophie de la formation aussi bien sur le fond que sur la forme. Je trouve le travail de Coralie vraiment d’excellente qualité. J’aurais aimé rencontrer plus tôt les 6 doigts de la main et POINT DE RENCONTRE dans mon cheminement. On se perd souvent dans l’infini des possibles du web et de la littérature. Si vous voulez vous concentrer, éviter de trop vous disperser et avancer sereinement et efficacement,  c’est le choix de POINT DE RENCONTRE qu’il faut faire !

Encore un doute ? Naviguez un peu sur le blog des 6 doigts de la main puis foncez !

 

Marguerite, maman de 4 enfants de 11, 8, 5 et 1 ans, explique que les interactions entre chacun sont plus posées

J’ai rencontré Marguerite !

Comme je lisais le blog “les 6 doigts de la main” depuis un bout de temps, et que je me retrouvais un peu dans le parcours de Coralie (4 enfants, expat), j’ai sauté sur l’occasion quand j’ai su que Coralie proposait une formation en ligne. Quel confort, une formation sur 6 mois, chez soi, et en français, le must. La formation a donc commencé en Juin, à raison d’une session ou “piste” par semaine, via un lien qu’on reçoit chaque jeudi dans sa boite email. L’ensemble du contenu est extrêmement structuré, avec des enchaînements très fluides, donc on sait toujours où on en est et on comprend bien où Coralie veut nous emmener dans notre réflexion.

Les enseignements sont très concrets avec des exercices qui permettent de se poser les bonnes questions, et des “pas en avant” qui permettent d’expérimenter immédiatement ce qu’on apprend sur nos enfants.

Arrivée presqu’à la fin de la formation, si tout n’a pas changé à la maison, je constate que mon état d’esprit se métamorphose peu à peu, et que les interactions entre chacun sont plus posées et construites sur le respect de l’autre et la bienveillance. Alors évidemment 6 mois pour transformer 4 garçons en petits chérubins, c’est un peu court, mais j’ose espérer que notre famille est à présent pour de bon sur le chemin de la parentalité positive !

Eve, 38 ans, maman de jumeaux de 3 ans “ne regrette pas d’avoir cliqué sur oui” !

Eve

Je suis maman de jumeaux de 3 ans. En recherche d’informations sur une éducation bienveillante, je parcourais beaucoup les blogs et autres pages Facebook.

Un jour je suis tombée sur un webinaire de Coralie. En même temps, j’ai vu la présentation de sa formation.

Je n’avais jamais imaginé suivre une formation payante par internet, je me disais que les pages gratuites suffisaient. Mais elle a su répondre à mes questions, j’ai senti une grande patience et gentillesse chez elle. Je me suis dit que j’avais un mois pour arrêter si je voyais que ça ne me plaisait pas. Je me suis donc lancée quelques heures avant la fermeture !!

Le premier mois est passé vite, j’ai beaucoup aimé les pistes, les notions approfondies par rapport au web. J’ai donc continué. Jamais déçue, les étapes sont un vrai cheminement vers ce à quoi j’aimerais ressembler. Coralie répond toujours à nos questions, cherche avec nous des solutions. Et le groupe Facebook est aussi important, on se motive, on se donne des idées. C’est chouette de voir cette entraide. J’ai encore beaucoup à apprendre et surtout à mettre en pratique mais, grâce à Coralie, j’ai le canevas, à moi de faire le reste!

Les plus : les pistes hebdomadaires sont courtes. Cela permet de s’y mettre facilement sans prévoir 2h de notre temps. Le contenu est toujours intéressant et il y a toujours matière à réfléchir.

Les coaching communs en fin d’étape: un très beau moment d’échange et un suivi personnalisé.

Les moins: une piste par semaine me fait réaliser à quelle rapidité passe le temps !!!

Je ne regrette pas d’avoir cliqué sur «oui» la première fois même si j’étais sceptique. J’ai appris beaucoup et nous avons mis plusieurs choses en place à la maison qui facilitent la vie familiale !

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur la formation POINT DE RENCONTRE

 

Anita, manan d’un garçon de 2 ans évite les conflits inutiles

Grâce aux outils donnés par la formation, je vois vraiment comme j’évite les conflits inutiles en utilisant d’autres chemins pour formuler mes demandes et les règles (plutôt que des ordres). Je prends soin du lien avec mon fils tout en lui laissant sa liberté et voit comme il est heureux de faire par lui-même, de contribuer à la famille.

 

Christa, maman d’une fille de 14 ans sent une meilleure compréhension, et une meilleure connexion

Christa et sa fille Sophie

J’ai 57 ans, et je vis au Liban depuis 22 ans. Je suis divorcée et j’ai une fille adoptée qui a 14 ans et me donne pas mal de fils à tordre…Ma fille Sophie partage son temps entre son père et moi ce qui n’est pas une chose facile vu nos styles d’éducation différents.

Ce qui m’a poussée à m’inscrire, c’est que je n’étais pas contente de ma relation avec ma fille… Je trouvais qu’elle ne me respectait pas, qu’on n’avait pas un bon échange et souvent des conflits. J’avais lu un livre sur la discipline positive que j’ai adoré. J’ai senti que c’était la bonne route mais je n’arrivais pas à appliquer ce qui était conseillé…. Chaque fois, mes vieux schémas parentaux et les réactions automatiques prenaient le dessus…. Je sentais que j’avais besoin d’un accompagnement et voilà la proposition de Coralie qui tombait très bien….

Les sujets abordés étaient vraiment ce qui me concernait ; les articles étaient parfaitement bien rédigés et clairs avec des pistes à suivre. J’ai vraiment bien avancé et je sens une meilleure compréhension et connexion entre ma fille et moi, la parole circule.

Les conflits existent toujours, mais ils sont mieux gérés, et on y revient à froid. J’essaye de mieux comprendre mon besoin profond et aussi celui de ma fille derrière son comportement… Il reste du chemin à faire, car j’ai parfois l’impression qu’elle « abuse » un peu de ma bienveillance et pense que du coup comprendre les besoins de l’autre veut dire y répondre aussi…..

Enfin, être parent est un vrai apprentissage…

 

Mélanie, maman de 3 enfants de 5 ans, 2 ans1/2 et 1 an 1/2, parle de la dynamique familiale

Mélanie

J’ai beaucoup aimé les réunions mensuelles, un moment riche d’échange et de partage, qui nous permet à tous de savoir qu’on n’est pas seul dans cette démarche.

Ces échanges soulèvent aussi le fait que cela peut prendre du temps avant d’arriver au but fixé, qu’on doit parfois essayer une piste puis une autre avant de trouver ce qui fonctionne pour nous, notre patience et notre adaptabilité peut être mise à rude épreuve car comme nous évoluons en permanence, enfants compris,  c’est une constante remise à niveau.

J’ai aimé autant le travail introspectif en tant que parent (notamment la fenêtre d’acceptation, la place du silence, mon style parental) que les façons différentes de voir nos enfants (le oui derrière le non, réagir en fonction du réservoir, se sentir utile), cela nous a beaucoup appris sur nous tous et la dynamique familiale s’en ressent.

Une phrase me restera en tête celle de Haïm Ginott: “Pour se comporter bien, il faut se sentir bien” et aussi plus personnel à mon niveau de maman “je suis responsable de mon bien-être”.

Ces 2 phrases ainsi que choisir mes batailles et privilégier la connexion me permettent dans les moments plus difficiles de rester sur la route et de me recentrer pour faire face d’une manière plus adaptée.

Certes, nous avons encore du chemin à faire mais la prise de conscience est là et le retour de nos enfants dans certaines situations ou pour certaines choses nous confortent dans notre décision d’avancer sur cette voie.

Marie, maman de 2 enfants de 7 ans et 2 ans 1/2, affirme avoir grandi grâce à POINT DE RENCONTRE

Marie

Bonjour , je m’appelle Marie, j’ai 2 enfants de 2,5 et 7 ans et nous vivons dans les Hautes Alpes avec leur papa.

Le blog de Coralie et la formation POINT DE RENCONTRE sont apparus dans ma vie après la naissance de mon deuxième enfant. Avec la reprise du boulot et les enfants qui grandissent sont apparus les colères, les conflits et les cris d’une maman fatiguée et en recherche d’un équilibre familial à trouver à 4.

J’avais besoin de soutien et de contenu clair, fourni et bienveillant pour répondre à l ‘intensité des relations entre chacun des membres de notre famille. Se sentir accompagnée grâce à POINT DE RENCONTRE : ses pistes, ses exercices, ses pas en avant, les 2 formats proposés (audio et écrit) est une réelle expérience personnelle et familiale.

Aujourd’hui, POINT DE RENCONTRE m’aide à recevoir et à répondre à mes émotions et à celles de mes garçons avec plus de recul, de calme et de connaissance de leur importance . Les échanges lors des coachings communs sont un plus pour partager avec des parents concernés aussi par la reconnexion de leur famille !

Le groupe mail ou facebook ne m’a par contre pas vraiment convenu mais est un plus proposé.

Coralie est présente, bienveillante et d’une douceur qui donne envie de poser parfois ses soucis sur son épaule sans avoir peur d’être jugé ou de se sentir un mauvais parent. J’ai grandi dans mon rôle de parent grâce à POINT DE RENCONTRE et j’y puise de l ‘énergie au quotidien pour diminuer les conflits et vivre sereinement en famille.

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur la formation POINT DE RENCONTRE

Toutes les réponses à vos questions sur la formation POINT DE RENCONTRE

La question ne se pose plus, c’est maintenant un fait : oui, vous êtes motivé pour améliorer l’ambiance de votre famille. J’ai reçu suffisamment de commentaires et de questions qui me l’ont confirmé ! Et j’en suis enchantée.

Car, ces derniers jours, je me suis attelée, d’abord à vous montrer qu’il était effectivement possible d’améliorer l’ambiance familiale. Je vous ai ensuite donné quatre pistes pour améliorer cette ambiance.

Et je vous ai parlé de la formation que je propose pour vous y accompagner, cette formation qui a déjà été suivie par des parents, dont les témoignages vous ont visiblement touchés.

Vous l’avez compris, je suis sur le point de rouvrir les portes de POINT DE RENCONTRE – dès la semaine prochaine, en fait ! – et cela explique que je communique tant avec vous cette semaine.

Avant que ces portes ne s’ouvrent, je voudrais répondre aux questions que vous me posez déjà.

Comment se déroule POINT DE RENCONTRE ?

La partie solitaire

POINT DE RENCONTRE, c’est d’abord un cheminement.

Et pour cheminer, il faut ménager sa monture. Nous avancerons donc doucement, semaine après semaine.
Chaque semaine, vous recevrez un mail de ma part. La plupart du temps (environ 3 fois sur 4),  il contiendra le lien vers un nouveau contenu, proposé sous forme de guide pdf, et de podcast.

En effet, il est fondamental que le contenu soit le plus accessible possible pour vous. Que vous puissiez le consulter à votre guise, que ce soit en vous posant, ou en cheminant. Que vous soyez plus visuel ou plus auditif.

Ce contenu a pour objectif de vous éclairer sur un point en particulier, la piste de la semaine. Le podcast dure entre 10 et 15 minutes. Chaque piste contient de plus des “pas en avant”, à mettre immédiatement en application dans votre famille.

Ce contenu est organisé de sorte à vous accompagner vers votre point de rencontre.
Nous passerons pour cela par 7 étapes, avant d’arriver au voyage en solo.

Cliquez ici pour voir les étapes de POINT DE RENCONTRE.

A la fin de chaque étape, mon mail contiendra un lien vers une petite vidéo résumé de l’étape, afin de revenir rapidement sur les notions vues les semaines précédentes.

La partie en groupe

En parallèle de ce cheminement qui vous emmènera doucement vers le parent que vous avez envie d’être, nous aurons l’occasion d’avoir de nombreux échanges :

  • tout d’abord, par le groupe Facebook de POINT DE RENCONTRE, qui permet d’échanger avec tous les inscrits à la formation
  • ensuite au travers des coachings communs : une fois par mois, nous nous retrouverons en ligne, et pourrons échanger autour des diverses problématiques qui se posent, des questions sur le contenu de la formation, etc…

J’ai peur de ne pas avoir assez de temps…

Voici une question récurrente. Bien sûr, nous manquons tous de temps.
J’ai quand même envie, avant de répondre de façon plus concrète, de soulever le point suivant : avez-vous le temps de vous disputer avec vos enfants ?
Ou préférez-vous trouver une alternative ? Une nouvelle manière de mener votre barque, qui permette de laisser entrer la coopération dans votre famille ? C’est ce que je vous propose ici !

POINT DE RENCONTRE est conçu pour s’inscrire dans votre vie, pas pour vous ajouter un stress supplémentaire. Le contenu de la semaine prend environ un quart d’heure de découverte, avant d’être mis en pratique dans votre famille. (et dans vos réflexions, bien sûr !)

Vous pouvez de plus suivre la formation à votre rythme. Il n’y a aucun problème à avancer moins vite, si vous devez faire une pause une semaine par exemple.

Qu’est-ce que POINT DE RENCONTRE apporte de plus que le blog ?

Je sais que les articles de mon blog vous servent déjà de guides. Mais vous naviguez dans ces articles en ordre aléatoire. Or, il est beaucoup plus efficace d’organiser son avancée selon un cheminement qui suit votre évolution. Beaucoup plus simple d’être guidé d’une étape à la suivante.

C’est ce que j’ai voulu vous offrir avec ce programme. Ce cheminement permet d’aller plus loin, de se pénétrer réellement des principes et de la philosophie de la parentalité positive, pas seulement d’y puiser des “outils”. Parce que la plupart des outils dont je parle sur le blog dépendent surtout de notre communication, de nos sentiments, de la manière dont nous les utilisons. Et cela demande du temps, de l’approfondissement.

C’est également la raison pour laquelle cet accompagnement est prévu sur 7 mois. Parce que ce changement profond, celui qui transformera votre famille, prend un peu de temps. Parce que pour vous comme pour eux, il faut laisser le temps à l’apprentissage !

Quel est l’investissement pour le programme ?

L’inscription à POINT DE RENCONTRE permet

  • l’accès au contenu chaque semaine pendant 7 mois : guide et podcast, ou video.
  • la liberté de consulter ce contenu n’importe quand, et depuis n’importe où.
  • la participation au groupe Facebook des parents de POINT DE RENCONTRE
  • la participation au coaching commun mensuel (avec envoi du replay)

Mon objectif est de réunir rapidement un groupe de parents motivés qui démarreront tous en même temps la formation dès le mardi 18 décembre.

C’est pourquoi, j’ai décidé, pendant cette période de constitution du nouveau groupe, du 10 au 17 décembre, de vous proposer un tarif avantageux de 57€/mois.

57€/mois pour changer l’ambiance de votre famille ! Pensez-vous que cela en vaille la peine ?

N’hésitez pas, pour vous faire votre opinion, à aller de nouveau consulter les témoignages des parents qui ont déjà passé le pas
Et sachez, de toute façon, que POINT DE RENCONTRE vient avec une garantie sans condition de 30 jours. D’où ma réponse à la question suivante. 

Et si je me rends compte que ca ne me correspond pas ?

Je n’ai pas de doute que POINT DE RENCONTRE peut aider votre famille.

Mais je sais également qu’il vous aidera si vous le voulez vraiment. Car si votre coeur n’y est pas, toute l’aide qu’on pourra vous apporter ne suffira pas.

C’est pourquoi, afin d’être sûre que vous puissiez faire votre choix en connaissance de cause, je vous offre une garantie 30 jours sans condition. Oui, vous avez bien lu : dans les 30 jours qui suivront le premier envoi, vous pourrez décider de changer d’avis. Sur simple email, sans explication, et je vous rembourserai.

Je crois cependant que, dans 30 jours, tout comme Eve, vous direz plutôt : “Je ne regrette pas d’avoir cliqué sur «oui» la première fois même si j’étais sceptique.”

Alors… on se retrouve sur le chemin ??

Soyez à l’écoute : vous recevrez le lien d’inscription dès lundi matin, le 10 décembre !