La coopération, c’est l’exercice d’un pouvoir AVEC vos enfants

Ce n’est pas la première fois qu’en avançant sur ce chemin de la parentalité positive, j’y trouve ces mots de pouvoir, de respect, de coopération.

C’est cependant la première fois qu’ils sont présentés de manière si explicite, dans la première partie de parents respectueux, enfants respectueux.

Pourtant, cela fait un moment que ces notions dansent en moi.
Nous avons déjà réfléchi à la notion parfois toute relative du respect, et nous avons également parlé du pouvoir, et du modèle que nous donnons à nos enfants en l’utilisant de manière autoritaire.

Ici, les auteurs creusent cette idée qui fait partie des fondements de la parentalité positive, de l’exercice d’un pouvoir avec nos enfants. Nous entrons alors dans la coopération.
“La coopération est une voie à double sens.”
Et oui, comme nous le disions à propos du respect, il arrive que ces mots soient utilisés plutôt à sens unique : certains adultes attendent que les enfants “coopèrent” en agissant selon les instructions données par l’adulte, sans se plaindre, tandis que les parents n’ont, eux, pas besoin de coopérer.
Dans la coopération, il y a l’idée d’écouter les besoins de chacun pour trouver une solution qui convient à tous.
C’est ce que nous cherchons à leur enseigner pour régler leurs disputes, alors la première étape devrait bien être de chercher à leur en donner l’exemple !

Je ne dis pas que c’est facile, non. Parce qu’entre nos désirs profonds et les situtations de vie réelles, il y a toujours un écart…

Dans cet article, je vous propose donc de voir ensemble comment avancer vers plus de coopération ?

1 – En réfléchissant à la notion de respect

Oui, si, suite au lien ci-dessus, vous n’avez pas été relire  l’article sur le respect, je vous encourage à le faire, comme je l’ai fait en écrivant celui-ci, car c’est toujours important de se reposer ces questions. Et nous pouvons même échanger sur ce thème avec les enfants, s’ils sont en âge de le faire.
Que signifie le respect ?
Qu’attend quelqu’un qui demande du respect ?
Est-ce toujours mutuel ?
Faites vous bien la différence entre le respect pour la personne et le respect de l’instruction, c’est à dire l’obéissance ? (On dit d’ailleurs “respect des consignes”, mais ce n’est pas du tout le même respect !!)
Le respect des valeurs, comment le vivre ?

Dans cette partie du livre, il est dit que dans l’étymologie du mot respect, il y a l’idée de regarder. Ainsi, pour les auteurs du livre, “respecter l’autre, c’est regarder ce qu’il vit, en particulier ses sentiments et besoins dans le moment présent.”
J’aime bien cette définition. On devient observateur, on cherche à prendre l’autre en compte, pas à le changer…

2 – En arrêtant de se braquer sur les mauvais comportements

Oui, nous avons cette tendance. Nous ne passons pas facilement leurs erreurs à nos enfants, nous voudrions que tout fonctionne toujours bien.
N’oublions pas cependant que tout apprentissage demande du temps, et que montrer ce qui est réussi fonctionnera toujours mieux que d’insister sur ce qui ne l’est pas. Parce que ça changera l’image que l’enfant aura de lui-même.

Ainsi, je suis déçue les matins où, après avoir accompagné les petits à l’école, je m’aperçois que les grands n’ont pas vidé le lave-vaisselle et nettoyé le plan de travail ; mais je savoure les jours où c’est le contraire, et je mettrai ces jours-là plus en valeur, jusqu’à ce qu’ils soient plus fréquents.

3- En se concentrant sur les besoins

Ceux de nos enfants, et les nôtres.
Nous avons une fâcheuse tendance à ne voir les choses que de notre point de vue. Mais, soyons clairs : lorsque notre enfant fait quelque chose qui nous déplait, il est rare que ce soit pour nous déplaire. En général, il le fait plutôt pour répondre à son propre besoin, et c’est à ce besoin qu’il faudrait s’attacher plutôt que de se sentir visé.
(Là encore, je sais, plus facile à dire qu’à faire…)
Pour mieux comprendre leurs comportements, et savoir s’ils répondent à un besoin d’attention ou autre, la perspective exposée par la discipline positive sur les comportements inappropriés peut aider. Car, si l’on en croit les principes d’Adler, un enfant qui se comporte mal est un enfant découragé.

Quant à nos besoins, savoir les écouter, c’est également faire preuve de respect : respect de soi dans ce cas, et en donner le modèle aux enfants. Ce point-là mérite bien d’être creusé, et cela sera fait dans un article spécifique : Les parents aussi ont des besoins.

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2 réponses
  1. joelle
    joelle dit :

    Je suis entièrement d’accord, c’est là où j’en suis aussi dans mes réflexions.
    Un de mes problèmes du moment, c’est quand les besoins de ma fille (beaucoup d’attention, être avec elle etc…) viennent à l’encontre des miens justement (en ce moment, grand besoin de revenir à moi, de solitude, ou du moins d’un minimum de calme …).
    Ma fille (2.5 ans en juillet) n’entends pas mon besoin de me reposer ou d’être tranquille. Elle fera en sorte d’attirer mon attention et faire des sur-enchères de bêtises et de “provocations” en tout genre ! de plus, il y a aussi sa sœur de 11 mois. Et les 2 familles sont loins. Donc pas facile d’arriver à un compromis qui nous respectent toutes les 2 …

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