Ce week-end, je me suis rendue à la 7ème édition du congrès Innovation en Education, qui avait lieu à Nimes. L’idée de ce congrès, organisé par Julien Peron, c’est de réunir des acteurs du monde éducatif (et en particulier beaucoup d’enseignants) autour de conférences sur le sujet. 

C’est toujours l’occasion d’une part de s’enrichir d’idées et de connaissances, d’autre part d’échanger avec des personnes qui vont dans le même sens que nous, et d’entendre des retours d’expériences qui, là encore, ouvrent le champ des possibles ! 

Pourquoi se rendre à ce congrès ?

Je connais les évènements de Julien depuis 2018 (avant ça, je vivais trop loin de la France). 

La première fois, j’étais bénévole au Festival de l’École de la Vie. Un festival qui n’a plus lieu maintenant, mais qui permettait, encore plus qu’au congrès, de se sentir moins seul…

Car je le dis tout de suite, même si ce n’est pas le 1er argument pour d’autres : l’un des intérêts de ces congrès, c’est de sentir qu’on est nombreux à bouger, ou à vouloir bouger !

A Nimes ce week-end, 800 personnes dans l’amphi. 

Quand on vit son quotidien, comme moi, inspirée mais un peu seule derrière son ordi, ça fait du bien de voir l’élan de toutes ces personnes qui croient sincèrement en un autre modèle. Des personnes qui veulent révolutionner l’école, et les rapports adultes-enfants en général. 

Pour le dire clairement : ça nourrit cet espérance dont on a tant besoin pour continuer à avoir de l’énergie pour avancer. 

Et en écrivant ça, j’ai presque les larmes aux yeux… parce que parfois, cette énergie, elle est vraiment loin.

Parfois, au contraire, on a envie de baisser les bras, on se désespère de voir un jour les choses changer. 

Parfois, clairement, c’est trop dur. 

Voilà pourquoi, au delà du contenu lui-même, j’aime me rendre au congrès Innovation en Education, et refaire le plein d’espérance.

Donc, j’ai fait le trajet depuis Londres, c’était long, mais c’était chouette, d’autant qu’au passage, à Paris, j’ai retrouvé mon amie Sophie de Graphiqueasy, et que partager ce week-end avec elle, ça valait le coup en soi !
(Quand elle les aura publiées, je vous partagerai aussi un lien vers ses notes illustrées…)

Les conférences

Ceci étant dit, évidemment, le congrès tourne autour des conférences.

Le week-end était dense : il y avait 1 table ronde et 5 conférences le samedi, puis 4 conférences le dimanche.

Voici le détail du programme : 

Je ne vais pas vous faire un retour/résumé détaillé de chacune de ces conférences, mais j’aimerais quand même vous transmettre certaines de mes pépites…

Je précise avant de commencer que mon retour, évidemment, ne parle que de moi.

Nous ne sonnes pas tous intéressés par les mêmes choses, et ce pour des tas de raisons. 

D’abord parce qu’on écoute ces contenus avec un angle différent (un.e enseignant.e et moi, par exemple, ne cherchons pas la même chose).

Ensuite parce que nous n’avons pas les mêmes centres d’interêts. Même si nous cherchons tous à faire progresser les méthodes d’éducation dans un sens globalement commun, on l’aborde chacun sous des angles ou avec des focus un peu distincts.

Enfin, parce que nous n’avons pas tous parcouru le même chemin. 

Donc, certains points semblent évidents, d’autres des découvertes, et ce ne sont pas les mêmes points que le voisin.

Ça semble évident quand je l’écris, mais ça reste parfois surprenant à constater. 

Par exemple, ma voisine a pris des tas de notes dans son carnet pendant la 1è table ronde, alors que j’étais plutôt détachée ; puis elle a colorié sa couverture distraitement tandis que je notais frénétiquement ce que partageait Catherine Gueguen. Rigolo, quand même ! 

Donc, je vous fais MON retour, piochez-y ce qui vous correspond ! 

(Je saute volontairement quelques points de ce programme qui m’ont moins intéressée, et je vous partage cet article avant qu’il soit complet, sinon, je me connais, il ne paraitra jamais !!)

Catherine Gueguen : Neurosciences affectives et sociales dans l’éducation

Catherine Gueguen au congres innovation en éducation

Bien sûr, je connais depuis longtemps le travail de Catherine Gueguen, par ses livres d’abord, et par des vidéos ou podcasts. (J’avais même partagé l’une de ses conférences sur ce blog il y a 9 ans…)

Cela fait cependant un moment qu’elle ne donne plus beaucoup de conférences (à ma connaissance en tout cas), et j’étais contente de la voir ! 

Pour ceux d’entre vous qui la connaissent, vous savez que Catherine Gueguen a approche très scientifique : elle part toujours d’études, et elle cite ses sources.

Ça m’a donné envie d’aller creuser certaines de ces sources, et j’espère pourvoir en prendre le temps dans les mois qui viennent, donc je vous en reparlerai peut-être. 

Globalement, elle est revenue sur des principes que nous connaissons bien, apportés par les neurosciences affectives et sociales.

Rappelons le contexte : les neurosciences affectives et sociales datent seulement de la fin du 20ème siècle, et révolutionnent l’éducation. 

Avant cela, les recherches en neurosciences n’étaient que cognitives : le fonctionnement du cerveau au niveau du stockage et de l’apprentissage. 

Avec les neurosciences affectives et sociales, on étudie le cerveau sur un plan émotionnel et relationnel. 

On découvre alors que : 

  • Le cerveau de l’enfant est beaucoup plus immature que ce que l’on imaginait
  • L’être humain nait avec la capacité d’être empathique et altruiste
  • Les humiliations verbales et physiques engendrent des troubles du comportement
  • La qualité de la relation avec l’enfant (empathie, soutien, encouragement…) sont essentiels pour le développement de son cerveau

Le bilan de tout cela, c’est ce pour quoi je me bats au quotidien, c’est le message que je cherche à transmettre encore et encore, et qu’elle résume ainsi : 

“On ne peut plus élever les enfants comme autrefois car on SAIT.” Catherine Gueguen

Il y avait déjà une convention internationale des droits de l’enfant, adoptée par l’ONU en 1989.

Depuis, les spécialistes encouragent à évoluer. 

Ce n’est pas pour rien que la France a enfin fait passer une loi en 2019 pour faire évoluer l’autorité parentale, qui doit maintenant s’exercer “sans violences physiques ou psychologiques.”

Je sais. Ce n’est pas simple de changer de mode éducatif. 

Qu’on veuille et qu’on n’y arrive pas, je le comprends… (et je participe comme je le peux à votre démarche d’apprentissage de l’éducation positive).

Ce que je ne comprends pas, c’est qu’on ne le veuille pas. 

Qu’il y ait encore des gens qui jugent qu’on n’est pas assez dur avec les enfants. 

Que l’éducation dite positive crée des délinquants.

Vous êtes allés voir dans les prisons ? Vous avez vu dans quel contexte ont grandi les délinquants ??

Non, ce que dit Catherine Gueguen, et qui résonne vraiment en moi : 

“La violence dite éducative est l’une des racines de la violence dans la société.” Catherine Gueguen

On pourrait le dire dans l’autre sens aussi d’ailleurs : 

La violence dans la société est l’une des racines de la violence dite éducative ! 

Ce qui est sûr, c’est que la violence est systémique. 

Et l’un de ses symptômes, c’est le harcèlement scolaire… 

Voilà pourquoi je réunis chaque année des experts dans le sommet du harcèlement scolaire pour faire avancer ce sujet de société.

En tout cas, et je conclurai mes notes sur cette intervention avec cette remarque de Catherine Gueguen : 

En 2026, l’éducation devrait respecter les droits des enfants.

Juste ça.

Emmanuelle Piquet : Votre enfant face aux autres

Emmanuelle Piquet au congrès innovation en éducation

Je ne vous présente plus Emmanuelle Piquet, que vous avez vue à plusieurs reprises sur mes réseaux, qui est intervenue dans les 2 premières éditions du sommet du harcèlement scolaire, et dont j’admire et l’approche et le bagout !

Si vous ne connaissez pas encore son approche, je vous encourage à aller écouter sa présentation de la méthode à 180° qu’elle propose, et que je ne vais pas ré-expliquer ici.

Je l’ai croisée avant sa conférence, et elle m’a dit : “Mais tu vas t’ennuyer, tu connais déjà tout par coeur !”

Oui, je connais, mais je ne m’ennuie jamais en écoutant Emmanuelle. 

Et puis certaines histoires touchent au coeur, même quand on les connait. 

Prenons celle de Jean-Paul par exemple, un classique. 

Oui, je la connais. Presque par coeur. 

N’empêche… Quand j’entends Emmanuelle dire : 

“Alors cassos’ ? Toujours tout seul ? Toujours pas d’amis ? En même temps t’as vu ta gueule ? Tu vas crever quand Jean-Paul ?”

Bon sang, j’ai le coeur qui se serre. A chaque fois.

Essayez pour voir ! Voici l’histoire de Jean-Paul

Donc, j’écoute encore Emmanuelle, qui sait faire passer ses messages avec humour, et ça renforce chaque fois un nouveau point, parce qu’on n’écoute jamais exactement de la même manière. 

Cette fois, par exemple, je ressors en particulier avec la difficulté d’IDENTIFIER les cas de harcèlement, ou même globalement les cas de souffrance relationnelle.

“La plupart des cas de souffrance relationnelle (au sens global du terme) passe sous le radar des adultes.” Emmanuelle Piquet

Il faut dire que ces dernières années, il y a eu de plus en plus d’actions pour agir contre le harcèlement scolaire. 

Ce qui, bien sûr est une bonne chose ! 

Mais cela signifie que les harceleurs, ou les agresseurs selon les cas, ont appris à être plus subtils, moins visibles. 

Et c’est ainsi que s’est développée une nouvelle tendance : celle de l’exclusion, de l’invisibilisation.

Selon Emmanuelle, 40% des cas de harcèlement scolaire aujourd’hui correspondant à cette catégorie.

Et ça, c’est hyper dur à voir pour les adultes de l’établissement !

C’est ce que me confirme Sandra Baudin, qui est assise à côté de moi dans l’amphi. 

Ancienne CPE, formée avec Chagrin Scolaire à l’approche de Palo Alto, elle constate aussi et la difficulté de capter ces situations, et l’augmentation de ces cas, de manière complètement empirique. 

Echanger avec elle après la conférence m’enrichit encore. 

Ah.. parce que s’il y en a une qui connait par coeur ce que raconte Emmanuelle, c’est bien elle ! 

A certains moments, elle complète la phrase avant qu’elle soit dite !! Ah ah !
Ça m’a fait penser à moi devant les conférences de Thomas d’Ansembourg…

On peut dire que j’ai trouvé une partenaire idéale pour préparer la formation Harcèlement scolaire : apaiser les relations à l’école – la boite à outils pour les pros !

En tout cas, une remarque m’est venue en fin de conférence. 

Emmanuelle a dit : “Les harceleurs, vous ne les voyez pas. Ceux que vous voyez sont des agresseurs.”

Et moi, j’ai pensé à la différence entre la violence du tigre, évidente, bruyante ; et celle de l’araignée, discrète et insidieuse.

C’est normal que j’aie pensé à ça, puisque je suis justement dans la lecture de “Le tigre et l’araignée, les deux visages de violence” d’Olivier Clerc.
Evidemment, ce qu’on entend résonne toujours avec ce qu’on est en train de découvrir. 
Enfin.. pour moi en tout cas ! 

J’ai donc hâte de vous faire découvrir ces deux types de violence (j’ai rdv avec Olivier Clerc pour parler de sa participation à la 3è édition du sommet…).

Et en attendant, essayons comme on peut d’ouvrir les yeux et d’être à l’écoute !!

Delphine Py : Mieux comprendre la santé mentale des jeunes

Delphine Py au congrès innovation en éducation

J’ai beaucoup apprécié cette intervention de Delphine Py.

En relisant mes notes, je me dis que je n’y ai pas découvert grand chose de nouveau pour moi ; mais j’ai vraiment aimé la structure du déroulé et les idées concrètes que Delphine Py nous a proposées. 

J’ai beaucoup apprécié cette intervention de Delphine Py.

Pour commencer, on a pu revoir certains des signes classiques de la période d’adolescence (je me refuse à la qualifier de “crise”, car ce n’en est pas une pour moi). 

Car l’adolescence est une période sensible, bien sûr. 

Or, selon l’exercice que nous a fait faire Delphine Py, quand on liste les symptômes de cette période, et qu’on la met en face des symptômes de mal-être, il y a des recoupements… (irritablité, isolement, énergie variable…)

Ce qui rend la question de la santé mentale des jeunes d’autant plus difficile à appréhender.

Qu’est-ce qui relève “juste” de l’adolescence, et qu’est-ce qui relève du mal-être ?

N’empêche, on peut se poser la question de ce sur quoi on peut agir. 

Après avoir rappelé que l’un des éléments importants de la santé mentale (et pas seulement pour les jeunes), c’est LE SOMMEIL, Delphine Py nous encourage à appréhender la question sous 3 angles.

1- Le stress

Le stress est une réponse physique, mentale, émotionnelle, sociale, à une contrainte. 

Or, dans la société actuelle :

“Nos ados grandissent avec un système d’alerte sollicité en permanence.” Delphine Py

Evidemment, cela se ressent dans le corps. 

Petit rappel au passage : oui les émotions sont liées à des réactions corporelles.
On en parle d’ailleurs dans cet article qui traite des sensations, sentiments et émotions.

En particulier, quand le stress monte, notre corps se prépare à une éventuelle fuite : le rythme cardiaque s’accélère pour envoyer pus d’oxygène à nos muscles.

La respiration se raccourcit. 

L’idée de respirer profondément, d’adopter un rythme plus doux est donc une bonne idée pour faire baisser le rythme cardiaque et sortir de cet état de stress.

MAIS, cette réaction physique préparait un mouvement qui n’a pas eu lieu. 

On peut donc également choisir, à la place ou en plus de rester, de BOUGER. 

Je crois que c’est la première pépite que j’ai retenue de cette intervention : la tension dans mes épaules viendrait peut-être d’un manque de mouvement ?

Delphine propose donc, pour évacuer le stress, de marcher, faire des génuflexions, danser…

Ou de respirer bien sûr, mais là, je ne vous apprends rien.

2- Les émotions

Ici, Delphine ne va pas se contenter de parler des émotions. 

Elle fait le lien avec les pensées qui génèrent ces émotions

Si vous lisez les 6 doigts de la main depuis un moment, vous connaissez déjà cette notion.

Allez, pour la peine, je vous insère ici un dessin d’Art-mella (en vous encourageant à aller lire l’extrait complet ici)

Une autre manière de le présenter, c’est ce que Clotilde Dusoulier (Change ma vie) appelle le modèle de Brooke, et dont je vous avais parlé dans ma pépite du cercle sur le modèle de Brooke

J’ai constaté cependant que cette notion était nouvelle pour certaines personnes dans l’assemblée.

L’idée que les pensées puissent exister avant les émotions est perturbante au départ…

La boucle des émotions selon Delphine Py - congres innovation en education

Voici la manière dont Delphine Py nous l’a dessiné, avec une idée supplémentaire : celle de la boucle qui continue !

La question est donc : d’où viennent les pensées des ados, et en ont-ils conscience ?

Là, Delphine nous parle des biais d’interprétation de l’adolescence (accrochez-vous, ça ne nous encourage pas à poser un regard trés positif sur nos ados…) :

  • Hostile
  • Anxieux
  • Égocentrisme

L’encouragement est donc de challenger nos ados sur leurs pensées (euh… c’est valable pour nous aussi, hein !)

0- en s’en distanciant : s’imaginer que la pensée est à l’extérieur

1- en les challengeant : d’où vient cette pensée ? Est-elle toujours vraie ?…

2- en la diffusant : c’est un fait ou une pensée ?

3- en la restructurant au niveau cognitif : Y a-t-il une autre explication possible ?

3- La boussole

Enfin, c’est le point qui me plait le plus je crois : reconnectons nos ados à ce qui donne du sens à leur vie !

J’aime bien cet angle, parce qu’il permet de se relier à ce qui est enthousiasmant dans cette période de vie qu’est l’adolescence.

Cette boussole, ce qui donne du sens à notre vie, est liée à nos valeurs.

On peut donc encourager nos ados à creuser leurs valeurs, via des questions larges : 

  • Cite-moi 3 personnes que tu admires – Pourquoi ?
  • Si ton petit frère te prenait en modèle, que voudrais-tu qu’il copie ?

Et surtout, aller à leur rencontre quand leur vie “s’agite” (le terme est de moi) : 

“Si cette situation te fait autant réagir, c’est que c’est important. Tu veux bien m’expliquer ?”

Enfin, on pourra les aider à relier valeurs et micro-actions..

Remarque : on avait déjà parlé des valeurs sur lesquelles échanger avec nos ados lors de la 1ère édition du sommet du harcèlement scolaire pendant l’intervention de Fany Ea intitulée : « Ce qui nous rend unique nous rend plus fort »
Elle avait même ajouté des cartes valeur dans le coffret du sommet !

Nadège Pétrel : La haute sensibilité chez l’enfant

– contenu à venir –

Marie-Jeanne Trouchaud : Le détachement sécure

– contenu à venir –

Christel Petitcollin : Comment accompagner l’enfant atypique ?

– contenu à venir –

Damien Sithivoravong (prof Sithi) : Oser l’innovation pédagogique

– contenu à venir –

L’expérience de la colonie de vacances, c’est souvent une petite révolution familiale. On se projette, on prépare les valises, on relit la liste… et en même temps, un cocktail d’émotions nous traverse : excitation, fierté, et souvent aussi un peu de doute. Alors comment choisir la bonne colonie pour nos enfants ?

En tant que parents engagés dans une éducation respectueuse et bienveillante, nous voyons la colo comme une expérience qui peut faire grand bien à nos enfants.

La question du départ en colonie n’est pas à prendre à la légère, elle interroge des valeurs profondes : la confiance, l’autonomie, la séparation, l’écoute du rythme de l’enfant, le rapport au collectif…

Il peut être difficile de choisir, entre envies, croyances, injonctions et réalité du terrain. Alors, que penser des colos ? Quels bénéfices en attendre, et quels points de vigilance garder à l’esprit pour garantir la réussite de l’expérience ?

Dans cet article (écrit par Emilie), pas de solution toute faite ni de jugement, mais un partage de repères, d’observations et d’expériences : ce que nous percevons comme les bénéfices majeurs des colos, ce qui mérite attention, et comment rester alignés avec vos convictions.

Que vous fassiez le bilan de l’expérience d’une colo passée ou que vous réfléchissiez pour l’avenir, cet article est fait pour vous !

Les atouts d’une colonie de vacances bien choisie

Bien choisies, les colos peuvent offrir à nos enfants bien plus qu’un moment de détente loin de la maison. Elles sont souvent des expériences riches, fondatrices et joyeuses, à condition qu’elles respectent le rythme et la sensibilité de chacun.

Grandir en autonomie à son rythme

L’autonomie de l’enfant est au coeur des valeurs que l’on cherche à transmettre aux 6 doigts de la main.

Préparer ses affaires, retrouver ses chaussettes, suivre un emploi du temps sans rappel parental… Tout ça c’est énorme pour un enfant.
Dans un cadre sécurisé, la colo permet à chacun de faire par soi-même, d’explorer sa propre manière d’être sans les automatismes familiaux. C’est une étape naturelle pour s’affirmer comme individu, tout en continuant à être soutenu.

Oser, gagner en confiance

Partir sans ses parents, dormir dans un lit inconnu, parler à des enfants qu’on ne connaît pas encore… tout cela demande du courage, en tout cas au début. Même les plus enthousiastes traversent une zone d’inconfort. Et c’est justement là que se joue quelque chose d’important : la fierté d’avoir osé. Les enfants reviennent souvent avec une petite flamme dans les yeux forts d’avoir dépassé certaines de leurs limites.

Un grand timide qui parle à des inconnus ou qui monte sur scène pour une saynète c’est quelque chose !


💡 Ces sujets vous interpellent ? Pour soutenir le renforcement de l’autonomie et le pouvoir personnel de vos enfants rien de mieux que notre duo de capsules : des activités pratico-pratiques pour progresser sur ces challenges tout en douceur.

Tisser du lien social, autrement

À la colo, pas de groupes figés comme à l’école. On se fait de nouveaux copains, on s’adapte à des personnalités différentes, on apprend à prendre sa place, on gère des conflits aussi parfois. Les enfants apprennent à vivre ensemble, à faire avec le collectif et à découvrir sa richesse.
Ce sont des compétences sociales clés, souvent plus facilement acquises en dehors des cadres scolaire ou familial.

Explorer, créer, s’émerveiller

Théâtre, escalade, bivouac, land art, sciences … les colos proposent souvent des activités variées qu’on ne pratique pas si facilement au quotidien.
Cette diversité permet aux enfants de nourrir leur curiosité, de vivre leur passion, de s’exprimer autrement, et d’oser des choses nouvelles sans pression de performance.

S’ouvrir à la diversité et au vivre-ensemble

En colo, on rencontre des enfants qui ne nous ressemblent pas forcément. Différents milieux, origines, habitudes se côtoient… Cette cohabitation crée une occasion unique d’expérimenter la différence et l’écoute de l’autre dans la vraie vie.

De retour de sa colonie mon fils me racontait qu’on préparait 3 variantes de chaque repas : végétarien, sans lactose et régime général. Pas de jugement, juste de la curiosité. La richesse du vivre-ensemble commence souvent là.

Une respiration pour l’enfant… et pour les parents

Une séparation temporaire peut faire du bien aux petits comme aux grands. Prendre du temps pour soi, se séparer pour meux se retrouver, nous en sommes convaincues : c’est indispensable !

Ce n’est pas fuir son rôle parental mais au contraire élargir l’espace d’épanouissement de chacun. Pour l’enfant on l’a vu c’est l’occasion de vivre autre chose sur bien des plans. Pour les parents c’est un temps pour se recentrer, souffler, et parfois reprendre confiance à la fois dans ses ressources parentales et dans son enfant.

Points de vigilance : choisir sa colonie avec lucidité

La colonie de vacances peut être une aventure extraordinaire porteuse de 1000 promesses pour autant elle ne convient pas à tous les enfants à tous les moments.
Nous savons combien chaque expérience doit être pensée avec l’enfant lui-même et ses besoins. Voici les principaux points que nous vous invitons à explorer pour choisir de vous lancer avec lucidité et bienveillance.

Est-ce le bon moment pour une première colonie ?

Dans l’imaginaire collectif, la colo est souvent perçue comme une étape pour grandir, presque un test d’autonomie.
Mais en réalité, tous les enfants ne sont pas prêts au même moment, et ce n’est pas un problème.

Certain·es partent avec joie à 6 ans. D’autres n’en ont pas envie à 10, ou même à 12. Et c’est OK.

Un enfant qui dit non à la colo ne rejette pas l’idée de grandir. Il exprime un besoin de sécurité, un besoin de lien ou de stabilité. Il a peut-être besoin d’être plus accompagné, ou simplement d’un cadre plus souple pour faire ses expériences.

Respecter le rythme de son enfant, c’est lui dire :  “Tu n’as pas à te forcer pour me rassurer. Je te fais confiance, même quand tu dis non.”

Conseil : Ce n’est pas grave si c’est « non » pour cette année. L’enfant évolue. Le refus d’aujourd’hui peut devenir un grand « oui » plus tard, à condition de ne pas forcer.

C’est ce que j’ai vécu avec mon aîné qui ne voulait entendre parler ni de colonie, ni même de centre-aéré et qui a eu le déclic à 12 ans dans le cadre offert pas son moniteur de parkour en qui il avait confiance.

L’encadrement : la clé de voûte pour une colo bienveillante

Tous les séjours ne se valent pas. Le projet pédagogique, la posture des animateurs, leur ton, la manière dont sont gérés les conflits, les besoins émotionnels ou la singularité de l’enfant… tout cela peut faire une immense différence. Un enfant peut revenir enchanté ou blessé.

C’était le cas pour Léon, le fils de Coralie, et vous pouvez lire son expérience ici : les colos de Léon

Certaines structures perpétuent des pratiques autoritaires ou infantilisantes, peu compatibles avec une éducation bienveillante. D’autres, au contraire, s’inspirent des pédagogies actives ou de la communication non violente.

Conseils : Si c’est important pour vous, lisez attentivement le projet éducatif et les avis sur le séjour. Appelez et posez des questions précises : Comment sont accueillies les émotions ? Les enfants ont-ils des temps libres ? Comment cela se passe si mon enfant refuse une activité ?

Le ton de la réponse est souvent aussi révélateur que le contenu.

Chez Coralie, l’aventure de la colo a connu des hauts et des bas… vous pouvez lire son expérience ici : les colos de Léon.

Le rythme du séjour : intensité ou « slow life » ?

Certaines colos sont très dynamiques, d’autres plus « slow life ». Mais même dans les plus actives, il est essentiel que le rythme respecte les besoins de repos, de retrait et de calme. Un enfant introverti, sensible, ou qui se fatigue vite socialement peut être rapidement saturé par un enchaînement trop intense d’activités.

Commencer par un format court peut être une excellente option : quelques jours, une petite semaine, un séjour près de chez soi, dans un petit groupe… Cela permet à l’enfant (et aux parents !) de vivre une première expérience rassurante, à taille humaine, et d’évaluer ce qui lui convient sans pression.

À surveiller : les temps de pause, la gestion du sommeil, la possibilité de se mettre un peu à l’écart, la durée du séjour, le nombre de participants… Tous ces détails font une grande différence dans le vécu de l’enfant.

La prise en compte des besoins de chaque enfant

Les enfants n’ont pas tous le même rapport au groupe. Ce qui enthousiasme l’un peut épuiser l’autre. Certains enfants se ressourcent dans le bruit et la dynamique collective ; d’autres ont besoin de moments de calme, de solitude ou de liens plus profonds avec une ou deux personnes. Et c’est complètement normal.

Chaque enfant a besoin d’être reconnu dans sa singularité, écouté, encouragé mais pas contraint.

La colo n’est pas censée forcer à « s’endurcir » mais bien proposer un cadre sécurisant et respectueux. Quand ces besoins ne sont pas entendus, l’enfant peut se refermer, se sentir seul ou en insécurité.

Conseils :  Parlez en amont avec votre enfant de comment il se projette, de ses craintes, de ce qui l’enthousiasme. Impliquez-le dans la préparation. Déduisez-en ses besoins et discutez de comment ils seront pris en compte avec les organisateurs.

👉🏻 Si vous souhaitez creuser cette question des émotions et des besoins aussi bien de vous à vous qu’avec vos enfants , nul doute que nos cartes émotions et nos cartes besoins vous seront d’une grande aide

Quand la colonie de vacances bouscule aussi le parent

Envoyer son enfant en colo, c’est un pas important pour lui… et pour nous aussi. Peurs, doutes, culpabilité peuvent surgir, et c’est tout à fait normal. L’essentiel, c’est de ne pas laisser ces émotions devenir un frein, mais au contraire des leviers pour mieux accompagner.

Voici quelques pistes concrètes pour les transformer ses peurs en forces.

1. Identifier ses émotions sans jugement
Prenez un moment pour vous demander : « Qu’est-ce que je ressens vraiment ? »

Peur de la séparation, peur que mon enfant souffre, doute sur la qualité du séjour… Mais aussi : excitation pour lui, enthousiasme de le voir découvrir un autre univers, hâte de l’espace que cela crée pour vous !

Reconnaître ces émotions sans culpabiliser est le premier pas.

2. Accepter le lâcher-prise, petit à petit
Le premier séjour ne sera peut-être pas parfait, ni pour vous ni pour lui. C’est un apprentissage mutuel. Se donner le droit à l’erreur, à l’imperfection, ça libère.

3. Se fixer une intention positive
Après ces deux étapes, petit à petit concentrez-vous sur ce que cette expérience peut apporter à votre enfant et à vous-même.

4. Préparer un rituel de retour
Anticiper un moment chaleureux pour écouter l’enfant, accueillir ses émotions, partager son vécu. Cela donne une belle clôture à l’expérience.

5. Et si ce n’est pas le moment ?
Parfois la réponse peut être un « non » pour cette année. C’est OK. Ce n’est pas un échec ni un frein, mais simplement le respect du rythme de l’enfant et du parent. L’essentiel est de rester à l’écoute et d’ouvrir la porte à cette aventure plus tard, quand le moment sera venu.

Une colonie choisie en conscience

Les colonies de vacances ne sont ni un passage obligé, ni une panacée.
Toutefois, bien choisies, bien vécues, au bon moment, elles peuvent devenir de formidables leviers de croissance, de joie et d’ouverture.

Comme souvent en parentalité positive, tout est question d’écoute – de soi, de son enfant -, de nuance, d’alignement. Prendre le temps d’explorer, d’échanger, d’écouter, de se poser les bonnes questions avant et après la colonie est aussi riche que le séjour lui-même.

Il existe aujourd’hui une grande diversité de colonies, et c’est une excellente nouvelle. Cela permet de trouver des formules vraiment alignées avec nos valeurs éducatives… et surtout avec les besoins spécifiques de chaque enfant.

Finalement, plus encore que ses caractéristiques (sport, nature, culture…) ce qui fait une bonne colo, selon nous, c’est une structure qui respecte l’enfant, l’écoute, le soutient sans le brusquer.
Un lieu où nos convictions éducatives ne sont pas mises entre parenthèses, mais prolongées autrement.

Ce qui compte, ce n’est pas tant partir en colo, que comment et pourquoi on le fait.
Parce qu’on peut laisser partir son enfant sans chercher à le “durcir” ou à le confronter à tout prix.
Parce qu’on peut croire en la richesse du collectif tout en continuant à valoriser l’individu.

L’autonomie, la confiance, le lien aux autres… sont de magnifiques trésors.
Si la colo peut être une belle occasion de les cultiver, il existe mille chemins pour apprendre à se connaître, s’ouvrir aux autres et découvrir ses forces.

La colonie n’est qu’une option parmi d’autres.
Mais si c’est celle qui résonne aujourd’hui… alors qu’elle soit un terrain fertile.

Pour vous aider à cheminer nous vous avons concocté une petite fiche des bonnes questions à poser ou se poser avant et après le départ à télécharger juste ici.

À l’école, nos enfants développent de vraies amitiés, et heureusement ! Ils y vivent aussi des relations difficiles.
Il y a les désaccords, les tensions, les maladresses… et parfois des situations plus douloureuses, qui laissent les parents et les professionnels démunis.

Face à cela, une question revient souvent : que pouvons-nous vraiment faire, en tant qu’adultes, pour aider les enfants ?

Soutenir, évidemment. Mais plutôt pas intervenir…
Alors… comment accompagner sans faire à la place ?
Les relations difficiles à l’école sont inévitables : comment réagir pour éviter que cela s’aggrave, sans les protéger de tout, sans transmettre l’idée que l’enfant est impuissant ?

Un regard éducatif sur les relations entre enfants

C’est ce questionnement qui m’a conduite à m’intéresser au travail de Philippe Aïm.

Son approche des relations entre enfants – et notamment des situations de harcèlement scolaire – m’a particulièrement touchée.
Il rappelle une idée essentielle :
➡️ un enfant n’est jamais responsable de ce qu’il subit,
➡️ mais il peut apprendre des compétences relationnelles pour faire face aux interactions agressives.

Cette posture ne minimise pas la souffrance.
Elle remet simplement l’éducation au cœur de l’accompagnement.

Entre protection et autonomie : un équilibre délicat

Quand un enfant va mal, notre premier réflexe est souvent de vouloir “régler le problème”.
Pourtant, certaines situations ne peuvent pas être résolues uniquement par l’intervention des adultes.

Philippe Aïm insiste sur un point souvent oublié :
les enfants vivent les difficultés relationnelles précisément là où les adultes ne sont pas toujours présents.
D’où l’importance de leur transmettre des outils concrets, adaptés à leur âge, pour qu’ils puissent se sentir moins démunis.

Cette réflexion fait écho à des questions que l’on retrouve bien au-delà de l’école :
➡️ comment accompagner sans surprotéger ?
(question que j’avais déjà soulevée dans cet article : Doit-on toujours voler au secours de son enfant ? )
➡️ comment aider sans promettre l’impossible ?
➡️ comment soutenir sans prendre toute la place ?

Saturation mentale : un éclairage complémentaire

Dans son livre Je désature, co-écrit avec Alicia Sendon, Philippe Aïm explore un autre sujet très actuel : la saturation mentale.

Un trop-plein de pensées, d’injonctions, de préoccupations…
Chez les adultes, mais aussi chez les enfants et les adolescents.

Lorsqu’une difficulté relationnelle occupe une place importante dans la tête d’un enfant, elle peut envahir son espace mental, au détriment de tout le reste : apprentissages, relations familiales, confiance en soi.

Faire le lien entre relations difficiles et saturation mentale permet de mieux comprendre certains comportements et de porter un regard plus ajusté sur ce que vivent les enfants.

Une conversation pour prendre du recul

J’ai eu envie de réunir ces réflexions dans une conversation avec Philippe Aïm.
Pas pour apporter des solutions toutes faites, mais pour prendre du recul et penser autrement notre rôle d’adulte.

Vous pouvez découvrir cette discussion ici :

Cette vidéo est une porte d’entrée vers une réflexion plus large sur l’éducation, les relations et la manière dont nous accompagnons les enfants face aux difficultés.

D’autres contenus viendront approfondir plus spécifiquement les outils et approches éducatives autour du harcèlement scolaire.

Quand on souhaite changer quelque chose dans sa vie, on se focalise souvent sur la décision à prendre.
C’est ce qui se passe avec les bonnes résolutions, avant qu’on se demande comment les tenir.

En fait, le changement se joue en deux temps : d’abord se mettre en mouvement, puis réussir à maintenir ce mouvement dans la durée.

Dans cet épisode, je vous parle en particulier du premier de ces 2 temps, et ce qui permet de vraiment passer à l’action.

Je partage pourquoi les formats de type défi ou challenge peuvent être de précieux alliés : ils aident à se concentrer, à se fixer une échéance, à sortir de l’inertie et à renforcer la confiance en soi au fil du chemin.

Un épisode pour comprendre comment initier un changement de façon plus consciente et plus soutenante pour soi.

Et si vous voulez suivre le défi du moment des 6 doigts de la main, bonne nouvelle, il commence bientôt !

C’est le défi « Je reste zen », du 12 au 25 janvier 2026.

👉🏻 Voici le lien pour s’y inscrire

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NOTE : vous pouvez aussi écouter ce podcast et vous abonner sur votre plateforme préférée :

Les messages positifs, simples et bien choisis, peuvent faire toute la différence dans la vie d’un enfant.

Dans le tourbillon du quotidien , les enfants peuvent facilement se retrouver submergés par les “il faut” : ranger sa chambre, finir ses devoirs, manger ses légumes, aller à l’école… Quand on fait un arrêt sur image, ce type de communication peut faire peur, et on se dit aussitôt : « bonjour l’ambiance !« 

Ces phrases positives viennent rééquilibrer le quotidien et nourrir  ce que l’enfant pense de lui-même et la façon dont il agit quotidiennement . Elles permettent de renforcer sa confiance, son autonomie et son envie de découvrir le monde.

Découvrez  tout de suite 30 messages positifs pour vous connecter à votre enfant tout en favorisant son épanouissement et sa confiance en lui.

Note : article écrit par Emilie

30 messages positifs classés par compétences

1. Confiance

  1. “J’ai remarqué la manière dont tu as réfléchi avant de prendre cette décision, c’était très clair et mature.”
  2. “Tu as osé essayer quelque chose de nouveau aujourd’hui, bravo pour ton courage.”
  3. “Regarde ce que tu arrives à faire tout seul, c’est impressionnant.”
  4. “Tu as trouvé une solution par toi-même, te sens-tu fier de toi ?”
  5. “Je vois combien tu es capable de rester concentré sur ce qui est important pour toi.”
  6. “Tu sais défendre tes idées avec respect, c’est une vraie force.”

2. Émotions

  1. “J’ai vu que tu as pris le temps de respirer quand tu étais frustré, c’est précieux.”
  2. “Merci d’avoir partagé ce que tu ressentais, ça aide vraiment à comprendre ce qui se passe.”
  3. “Tu as reconnu ton émotion et tu l’as exprimée, c’est de l’intelligence émotionnelle”
  4. “Tu sais quand tu as besoin d’un moment pour toi, et tu le prends, c’est une ressource.”
  5. “Je t’ai vu aider ton ami à exprimer ce qu’il ressent.”

3. Autonomie / créativité

  1. “J’adore la façon dont tu as imaginé cette histoire, elle est originale et vivante.”
  2. “Tu as choisi une façon différente de résoudre ce problème, c’est très créatif.”
  3. “Tu as organisé ton espace et trouvé ce qui te convenait le mieux, bravo pour ton initiative.”
  4. “Ton jeu inventé a rendu tout le monde heureux, quelle imagination !”
  5. “Tu as trouvé une méthode pour finir ton projet par toi-même.”

4. Erreurs / échecs / persévérance

  1. “Tu as essayé plusieurs fois et tu n’as pas abandonné, c’est exactement comme ça qu’on progresse.”
  2. “J’ai vu comment tu t’es relevé après cette erreur, tu as fait preuve de beaucoup de courage.”
  3. “Même quand ce n’était pas facile, tu as continué à donner le meilleur de toi-même, bravo.”
  4. “Tu as compris ce qui n’a pas fonctionné et tu as trouvé une nouvelle approche, c’est faire preuve d’intelligence.”
  5. “Tu as transformé un petit échec en apprentissage, c’est une vraie qualité.”

5. Gratitude / bienveillance

  1. “Merci d’avoir participé. Je me sens soutenu(e) et plus disponible maintenant.”
  2. “J’ai remarqué toutes les petites choses gentilles que tu fais chaque jour, merci.”
  3. “Tu as aidé sans rien attendre en retour, c’est ça la générosité.”
  4. Quand tu remercies les autres, ça les rend heureux.”

6. Lien affectif / amour

  1. “J’ai adoré ce moment passé avec toi !”
  2. “J’adore quand on rit ou joue ensemble, je me sens tellement connecté(e) !
  3. “Quand tu partages tes idées et tes histoires, ça nous rapproche.”
  4. “J’aime te voir prendre soin de ceux que tu aimes.”
  5. “Tu rends mes journées plus belles juste en étant toi-même.”

Comment les messages positifs influencent l’enfant ?

Si ces phrases font du bien à entendre, ce n’est pas un hasard.

Les mots que nous choisissons ont un impact réel sur la façon dont un enfant se voit, agit et grandit. Simples et bien choisis, ces messages peuvent faire toute la différence dans la vie d’un enfant.

Ici les phrases cherchent à aller bien au-delà des simples compliments ou du réconfort immédiat, elles aident l’enfant à prendre conscience de ses propres forces et capacités. Elles peuvent agir sur plusieurs dimensions essentielles de son développement : sa confiance, ses émotions, son autonomie, sa créativité, son rapport à l’erreur et aux échecs, sa gratitude, son lien affectif avec ses proches.

Une notion clé est celle du compliment descriptif.
Plutôt que de dire “Tu es intelligent” ou “Tu es gentil” – ce qui évalue l’enfant selon un critère extérieur – un compliment descriptif décrit ce que l’enfant fait ou comment il le fait.
Par exemple, “J’ai vu comment tu as pris le temps d’expliquer ce jeu à ton petit frère, c’était très clair et patient” ou “Tu as persévéré même quand c’était difficile, bravo pour ta détermination”.

C’est grâce à ce genre de phrases positives que l’enfant prend conscience de ses forces et compétences intrinsèques, sans chercher une validation extérieure. Il développe ainsi une estime de lui solide et autonome, et favorise l’envie d’essayer, de découvrir et de s’engager pleinement dans ses activités.

Comment distiller ces messages positifs au quotidien ?

Ces messages positifs ne sont pas faits pour être récités comme des formules magiques, mais pour se glisser naturellement dans la vie de tous les jours. L’idée n’est pas d’en faire trop, mais de choisir le bon moment.

Ils peuvent être partagés de différentes façons :

  • dans un moment calme, chuchotés dans le creux de l’oreille
  • sur le vif, quand vous observez un geste, un effort, une émotion ;
  • en célébration, après une étape franchie, même toute petite ;
  • en surprise, glissé sous l’oreiller ou dans la poche du manteau ;
  • affiché dans un endroit doux du quotidien (frigo, miroir, porte de chambre) ;
  • à piocher, comme un petit jeu ;
  • en rituel à table ou avant de dormir

L’essentiel est de rester authentique : un seul message sincère vaut mieux qu’une pluie de compliments artificiels.
Ce qui compte, c’est que l’enfant se sente vu, entendu et reconnu, pas parfait – simplement en train de grandir.



Dans cet épisode, j’explore une question que beaucoup de parents se posent sans toujours oser la formuler : a-t-on le droit Dans cet épisode, je reviens sur un outil très répandu à l’école : les échelles de comportement, ces systèmes qui affichent publiquement si un enfant est « dans le vert », « dans l’orange » ou « dans le rouge ».

Beaucoup de parents sentent confusément que quelque chose cloche… sans toujours savoir quoi. Ici, j’explique pourquoi ces dispositifs me posent problème, autant du point de vue du développement de l’enfant que de la relation éducative.

Au programme :

  • Ce que ces outils cherchent à faire… et pourquoi ils n’y arrivent pas vraiment.
  • Les effets souvent invisibles : honte, comparaison, perte de confiance.
  • Comment un enfant apprend réellement à ajuster son comportement.
  • Ce que l’on peut transmettre à nos enfants pour les aider à comprendre ces systèmes… sans les laisser se définir à travers eux.

Un épisode pour prendre du recul, remettre du sens et redonner à nos enfants un cadre qui les aide vraiment à grandir.

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Dans cet épisode, j’explore une question que beaucoup de parents se posent sans toujours oser la formuler : a-t-on le droit d’exprimer à son enfant que l’on n’est pas d’accord avec ce que propose l’enseignant.e ?

Je pars de l’histoire d’une maman que j’accompagne, persuadée qu’elle ne doit jamais « critiquer la maîtresse ». Pourtant, rester silencieux peut parfois envoyer à l’enfant un message implicite qui ne correspond pas vraiment à nos valeurs.

Alors, comment faire ?

Ici, je vous propose une approche nuancée :

  • Réaffirmer vos valeurs sans dénigrer la personne.
  • Donner du recul à votre enfant, l’aider à développer son sens critique.
  • Comprendre les intentions et les bonnes raisons de l’enseignant.e.
  • Trouver une façon de dialoguer qui respecte chacun et renforce la confiance.

Parce qu’on peut accompagner son enfant à penser par lui-même, tout en maintenant une relation apaisée avec l’école.

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Apprendre à écouter son enfant, c’est à la fois la base et l’un des plus grands défis de la parentalité consciente.

Nous pensons tous savoir écouter. Après tout, nous le faisons chaque jour : nous entendons, nous répondons, nous conseillons…
Et pourtant, c’est peut-être contre-intuitif, mais écouter vraiment, c’est tout autre chose.

Votre enfant pleure, se ferme, boude… ou explose.
Et vous, vous cherchez à comprendre, à apaiser, à aider.
Mais plus vous parlez, plus la distance semble se creuser.

Et si, avant de chercher à raisonner ou à résoudre, nous apprenions simplement à écouter ?

C’est l’écoute de l’enfant qui permet de valider les émotions, de nourrir le lien et de l’aider à retrouver son équilibre intérieur.

Grâce à cet article et à la fiche qui l’accompagne, nous allons éclairer et rendre plus concret cet art subtil qu’est l’écoute véritable.

Note : cet article a été écrit par Emilie

Le pourquoi : pas de validation des émotions sans écoute de l’enfant

En parentalité positive, on parle souvent de valider les émotions de l’enfant.
Mais que signifie vraiment cette expression que l’on retrouve partout ?
Valider, c’est accueillir ce que vit l’enfant sans chercher à le nier, à le minimiser ni à le changer.

Cela peut paraître simple — dire “je vois que tu es triste” ou “est-ce que tu es en colère parce que…” —, mais dans la pratique, c’est un vrai changement de posture.
Car valider, c’est reconnaître la réalité intérieure de l’autre, même quand elle nous dérange ou nous échappe.
C’est lui dire, en filigrane : “Quoi que ce soit, ce que tu ressens a de la valeur.”

Quand un enfant se sent entendu et compris, il n’a plus besoin de crier, de bouder ou de se fermer pour être reconnu.
Son réservoir affectif se remplit, et son système émotionnel peut s’apaiser, parce qu’il sent qu’il n’est plus seul avec ce qu’il vit.

Et c’est là que l’écoute de l’enfant entre en jeu.
On ne peut pas valider ce qu’on n’a pas écouté.

La validation des émotions naît de l’écoute véritable – celle qui ne juge pas, qui ne cherche pas à réparer, mais simplement à être présent.e à ce qui se passe.

Écouter, c’est offrir à l’enfant un miroir dans lequel il peut se voir et se comprendre.
C’est la première étape d’une communication centrée sur la connexion, celle qui construit la confiance, la sécurité intérieure et le lien.

Le comment : les différents types d’écoute de l’enfant

Être convaincu qu’écouter son enfant est essentiel, c’est une chose.
Mais écouter vraiment, c’en est une autre.
Entre la fatigue, les émotions et le rythme du quotidien, notre capacité d’écoute est souvent mise à l’épreuve.

Il existe plusieurs façons d’écouter, que l’on peut ajuster selon la situation et nos ressources du moment.

L’écoute passive ou silencieuse

C’est la plus simple… en apparence.
Elle consiste à être là, pleinement présent·e, sans interrompre ni commenter.
Un regard attentif, un léger hochement de tête, un hum suffisent parfois à dire : « Je t’écoute. »
Ces petits signes montrent à l’enfant qu’il peut poursuivre, qu’il a toute notre attention.

Et pourtant, c’est souvent la plus difficile.
Avez-vous déjà remarqué ce réflexe de vouloir conseiller, rassurer, corriger ?
Thomas Gordon parlait de ces « obstacles à la communication » : chercher des solutions trop vite, juger, interroger, moraliser…
Mais quand nous résistons à ces élans et que nous restons simplement présents, quelque chose change.
L’enfant sent qu’il peut déposer ce qu’il vit tel qu’il est.

L’écoute active

Ici, on pratique la reformulation miroir.
Il s’agit de redire, presque mot pour mot, ce que l’enfant vient d’exprimer — sans y ajouter notre interprétation.
Cette reformulation lui permet de s’entendre et de clarifier sa propre pensée.

Par exemple, si l’enfant dit : « C’est nul, j’ai tout raté mon dessin ! », on peut simplement répondre :
« Tu trouves que ton dessin est nul ? »

Ce miroir bienveillant lui permet d’explorer ce qu’il ressent, sans se sentir jugé ni corrigé.

D’autres micro-techniques d’écoute active montrent que nous recevons ce qu’il vit et l’aident à poursuivre :

 Une seule parole relance peut suffire :
« – J’en peux plus !  
Vraiment ? »
On peut nommer le sentiment sans interpréter la cause :
« Tu avais l’air furieux. » / « Je te vois triste. »
Ou encore accorder dans l’imaginaire pour reconnaître l’élan :
« Oui, ce serait génial d’avoir du chocolat à tous les repas ! »

Ces petits gestes d’écoute ouvrent un espace où l’enfant peut continuer à parler, se comprendre… et souvent, le simple fait d’être entendu suffit à apaiser.

L’écoute empathique

C’est l’écoute au sens de la communication non violente : aller au-delà des mots pour toucher les émotions et les besoins sous-jacents.
On ne répète plus seulement les mots, on écoute aussi ce qui se dit entre les lignes.

Premier niveau (“débutant”) : on propose une hypothèse sur ce que vit l’enfant.
→ « Tu te sens triste parce que tu aurais eu besoin que ce soit juste ? »
On reste dans la proposition, jamais dans l’affirmation.

Deuxième niveau (“approfondi”) : on peut, avec le temps, percevoir les différentes parts de l’enfant — celles qui se sentent blessées, frustrées ou impuissantes.

Cette écoute aide à mettre de la clarté là où tout semblait confus.

Chaque forme d’écoute peut devenir un pas vers plus de connexion.
Ce qui compte, c’est notre intention de comprendre plutôt que de résoudre ou juste répondre.

👉🏻 Pour avancer en famille sur ce type d’écoute, procurez-vous nos cartes sentiments et besoins et leurs activités.

Ce que l’écoute de l’enfant nous apprend sur nous-mêmes

Chaque fois que nous essayons d’écouter vraiment l’enfant, quelque chose se joue aussi en nous. Nos élans de réagir, de corriger, de conseiller nous renseignent sur nos propres émotions, sur ce que la situation vient toucher.

En écoutant l’autre, nous apprenons aussi à nous écouter nous-mêmes : à repérer nos besoins de repos, de reconnaissance, de partage…

L’écoute n’est pas une technique parfaite, mais une pratique vivante : par une qualité de présence, elle nous relie à l’autre tout en nous révélant à nous-mêmes.

Quand on n’a pas la disponibilité d’écouter son enfant

Il y a des moments où nous n’avons tout simplement pas l’espace intérieur pour écouter son enfant.
Notre réservoir émotionnel est vide, notre attention ailleurs.

Dans ces moments-là, plutôt que de forcer une écoute partielle, nous pouvons simplement reconnaître notre limite :

« Là, je ne me sens pas disponible, mais je veux t’écouter tout à l’heure. »
Ou encore :
« Ce que tu dis est important pour moi, je veux pouvoir t’entendre / être là pour toi, avec toute mon attention. »

Ce type de réponse protège la relation : il reconnaît le besoin de l’enfant et celui du parent. Cette authenticité montre que nous prenons soin du lien et que nous voulons être réellement présents, pas juste faire semblant d’écouter.

Quand nous ne sommes pas d’accord

Écouter son enfant ne veut pas dire être d’accord. On peut reconnaître la perception de l’enfant tout en gardant un autre point de vue. 

Puis, dans un second temps, après l’avoir écouté et s’il est prêt : « J’aimerais t’expliquer pourquoi je dis non parfois. Est-ce que tu veux m’écouter maintenant ? »

Ces moments montrent que le désaccord peut devenir un espace d’écoute réciproque.
On n’a pas besoin d’être d’accord pour se comprendre.

Accueillir avant de chercher une solution

Notre réflexe de parent, c’est souvent de vouloir aider, expliquer, réparer. C’est un élan du cœur, pour éviter à l’enfant de souffrir, mais parfois, il arrive trop tôt.

Avant de trouver une solution, l’enfant a besoin d’être entendu.
Quand il dit : « Personne ne veut jouer avec moi. », notre envie serait de répondre : « Tu n’as qu’à demander à Léa ! »

Pourtant, la vraie réponse, c’est d’abord : « Tu te sens triste ? Tu aurais aimé qu’on t’invite ? » Dans ce simple reflet, il se sent reconnu, et cela apaise.

Parfois, une recherche de solution viendra dans un second temps, quand l’enfant aura retrouvé son calme et sa clarté. Mais dans d’autres cas, il n’y aura pas de solution à donner — et c’est bien ainsi.

Certaines situations ne se résolvent pas : le principe de réalité s’impose. On doit aller à l’école même quand on n’en a pas envie ; on ne peut pas toujours changer ce qui est. Dans ces moments-là, l’écoute agit comme un baume : elle régule les émotions et aide à accepter la réalité. On pourra toujours passer aux explications plus tard.

Et puis, posons-nous la question : est-il bon de vouloir gommer tout inconfort à notre enfant ? Le protéger de toute frustration, est-ce vraiment le préparer à la vie ?

Le but de l’écoute de son enfant , justement, est de lui apprendre peu à peu à accueillir ce qu’il ressent sans s’y noyer pour retrouver son pouvoir d’agir. Et c’est sans doute l’un des plus beaux cadeaux qu’on puisse lui faire.

Et si on se « trompe » ?

Parfois, nous n’y arriverons pas. Les réflexes reviendront. Et c’est normal.
Nous couperons, nous réagirons trop vite, nous essaierons de solutionner.

Ces moments ne sont pas des échecs, mais des signaux : ils nous montrent que nous sommes fatigués, stressés, ou simplement humains.

Apprendre à écouter, c’est aussi accepter de ne pas toujours y parvenir.
L’important c’est de revenir à la relation et à l’authenticité dès que possible. Et c’est toujours possible.

Dire à son enfant « Je t’ai coupé, j’aimerais t’écouter mieux » ou « Je crois que je ne t’ai pas bien compris tout à l’heure »,
c’est de l’écoute.

Une écoute qui apprend à l’enfant que la relation se répare, et que l’erreur fait partie de la vie.

Utiliser la fiche-écoute

Comprendre ce qui se joue, c’est déjà un premier pas fondamental.

Cependant, entre comprendre et vivre vraiment l’écoute, il y a parfois un écart : celui du quotidien, des émotions, de notre bagage familial et culturel.

C’est précisément pour soutenir ce passage de la théorie à la pratique que cette fiche a été conçue.

Elle rassemble les repères essentiels et quelques formulations simples pour vous accompagner dans vos moments d’échange avec vos enfants.

👉🏻 Cliquez ici pour télécharger votre fiche offerte

Voici quelques pistes pour en faire un véritable soutien au quotidien :

  • Lisez-la régulièrement, pour garder les notions fraîches et nourrir votre posture d’écoute.
  • Surlignez ou entourez les phrases qui résonnent le plus avec vous.
  • Notez vos propres mots : ceux qui sonnent juste dans votre manière d’être avec vos enfants.
  • Choisissez une phrase ou une intention à garder en tête pour la journée — comme un petit fil conducteur.
  • Affichez-la à un endroit visible : sur le frigo, à votre bureau, près du miroir… Chaque regard posé dessus peut devenir un rappel, un ancrage pour revenir à vous, à votre intention d’écoute, surtout au milieu du tourbillon.
  • Expérimentez les techniques d’écoute proposées : écoute silencieuse, reformulations, nommer le ressenti, dire que vous n’êtes pas dispo… Observez ce que cela change — chez votre enfant, mais aussi en vous.

L’objectif n’est pas de tout appliquer, mais de laisser la fiche vous inspirer, pas à pas.

Avertissement : Cette fiche a été conçue pour le cercle des parents heureux, un endroit qui réunit des parents qui cheminent depuis un bon moment déjà… et nous y travaillons (entre autres) l’écoute mois après mois.
Prenez donc ce qui correspond à votre avancement, surlignez-le, et oubliez pour l’instant ce qui ne vous semble pas accessible.

Peu à peu, certaines phrases deviendront naturelles, comme des appuis intérieurs.
C’est ainsi que l’écoute passe du savoir au vécu.

Ecouter son enfant : une posture vivante


L’écoute n’est pas une méthode, c’est une posture intérieure.

Elle s’incarne dans nos gestes, nos silences, notre manière d’être présent.e à l’autre et à nous-mêmes.
C’est une danse délicate, qui se cultive plus qu’elle ne s’applique.
Il ne s’agit pas d’être le parent parfait, toujours calme et disponible, mais d’avancer, pas à pas, vers une écoute plus consciente.
A chaque fois que nous écoutons vraiment notre enfant le lien se renforce.
Et dans ce lien, l’enfant se sent compris, accueilli sans condition, aimé.

Que cette fiche et ces mots soient pour vous des compagnons de route.

Les devoirs à la maison… ce moment quotidien qui, dans bien des familles, devient synonyme de contraintes et disputes !
Entre les rappels incessants, les résistances, les vérifications, et le « manque de sérieux », beaucoup de parents finissent par redouter ce moment. (et beaucoup d’enfants, aussi !)

Et si, avant de chercher comment “faire faire” les devoirs, on se demandait simplement pourquoi on les fait ?

C’est tout le cœur de la question du sens.
Parce qu’un enfant qui comprend pourquoi il fait quelque chose n’a plus besoin d’être tiré, poussé ou surveillé en permanence.
Il avance parce qu’il y voit un but, une utilité, une logique.

Mais si ça n’a pas de sens pour lui… alors bien sûr qu’il résistera ! Et au fond, c’est logique, non ?

“On fait les devoirs parce qu’il faut les faire.”
C’est une phrase que beaucoup d’enfants entendent, sans même qu’on s’en rende compte.
Mais derrière cette évidence apparente se cache une vraie question : à quoi ça sert, pour lui ?

Le sens, moteur de l’apprentissage

Pourquoi la question du sens des devoirs est centrale ?

“On fait les devoirs parce qu’il faut les faire.”
C’est une phrase que beaucoup d’enfants entendent, sans même qu’on s’en rende compte.
Mais derrière cette évidence apparente se cache une vraie question : à quoi ça sert, pour lui ?

Ça commence par là. Personne n’aura envie d’apprendre quelque chose qui ne sert à rien.

Je vous donne un exemple, choisi parce qu’on en avait parlé avec mon fils Anatole.

Quand on marche dans la rue avec quelqu’un qui connait le chemin, on n’y prête pas forcément attention.
Non, on suit de manière passive, tout en discutant.

Ainsi, si j’amène mon enfant quelque part, il est probable qu’il ne puisse pas y retourner seul.
Sauf si c’est un chemin que l’on prend encore et encore et encore, qu’il aura donc intégré sans même le vouloir.

Cependant, s’il sait qu’il va devoir faire ce chemin seul rapidement, alors, il va devenir acteur : on va regarder ensemble quel magasin est au coin de la rue où il doit tourner par exemple, pour qu’il ait des points de repère.

Pourquoi s’implique-t-il dans la démarche ? Parce qu’elle a un sens.
Parce qu’il sait pourquoi il apprend, et ce à quoi cela va lui servir.

« Le projet oriente la volonté qui s’incarnera dans un « comment faire » d’où naitra la motivation » écrit Antoine de la Garanderie.

A l’école, souvent, on zappe la partie sens et motivation, et on mise plutôt sur la répétition pour que ça finisse par entrer… C’est dommage parce que c’est bien moins efficace, et ça favorise les luttes !

Le cas particulier de l’école à la maison

J’ajoute ici un petit encart pour les familles qui font l’école à la maison.

Dans ce cas-là, on pourrait considérer qu’il n’y a pas de devoirs à la maison, ou, au contraire, qu’il n’y a que ça.

J’ai moi-même fait l’école à la maison avec mon fils Léon pendant 6 mois, quand il avait 7 ans.

Ça a été une super expérience !

N’empêche que là encore, et même encore plus, si on veut que nos enfants s’impliquent dans leurs apprentissages formels (pour les informels, c’est plus simple..), il est bon de savoir comment les impliquer !

Quand les devoirs perdent leur sens

Pourquoi je dis qu’on zappe souvent la partie sens et motivation ?

Pour plusieurs raisons : d’abord, parce qu’on parle rarement de cette notion de sens aux enfants.
Ensuite, parce que nos attitudes et demandes vont à l’encontre de cette notion de sens !!

Une discussion qui n’a pas lieu

Le paradoxe, c’est qu’on ne prend pas le temps de leur transmettre le SENS des devoirs !
Comme si cela n’avait pas d’importance.

La croyance, c’est que quand on leur dit de faire les devoirs, ils devraient juste obéir, sans se poser de question, pas la peine d’en discuter.
Je sais, je caricature un peu… Mais avez-vous déjà vu beaucoup d’enseignants qui discutaient vraiment du sens des devoirs avec les enfants ?

Moi j’ai l’impression que dans le fond, c’est comme si les devoirs étaient une affaire d’adultes : des enseignants qui les donnent, des parents qui les surveillent, des enfants qui obéissent.

Sauf que dans ces conditions… pas surprenant qu’ils soient peu impliqués !!

Pourtant, on est clair : ce sont eux, les premiers concernés, non ?
Ce sont eux qui apprennent, progressent, doutent, se découragent ou se réjouissent.
Ne pas les inclure dans cette réflexion, c’est déjà leur retirer une part de leur responsabilité dans leur propre apprentissage.

Ce qui enlève le sens aux devoirs à la maison

Le contrôle externe

Le premier point, le plus présent (et le plus compliqué, j’en ai conscience), c’est le contrôle externe.

Les parents et les enseignants envoient en permanence aux enfants des messages explicites ou implicites qui leur montrent qu’ils ne font pas les devoirs pour eux-mêmes mais pour les adultes qui les entourent.

On les contrôle, on vérifie, on met des conséquences s’ils ne sont pas faits, etc…
Est-ce qu’on fait ça pour tous les autres trucs qui les concernent ?
Est-ce qu’on vérifie de quoi ils ont parlé avec leurs copains à la cantine ?

L’enfant ou l’adolescent n’est pas acteur de son apprentissage : il exécute pour répondre à une attente.

Et cela éteint sa motivation interne.

Le rythme du groupe

À l’école, les devoirs sont généralement identiques pour toute la classe.
Mais les enfants, eux, n’apprennent pas tous au même rythme.

Donc, d’un côté, on pense que les devoirs servent à l’apprentissage, et d’un autre, ils ne dépendent pas de ce que sait déjà l’enfant.. c’est contradictoire, non ?

Je sais, je sais… ce serait compliqué de faire différemment.
Ça n’empêche pas de réfléchir quand même à la théorie.

Parce que, si une bonne partie des devoirs est adaptée à une bonne partie de la classe, on se retrouve quand même (surtout au primaire) avec certains devoirs qui mettent les enfants dans l’une de ces deux catégories :

1- l’enfant se sent dépassé. Les exercices lui paraissent insurmontables, chaque devoir devient une épreuve, et vient renforcer le sentiment d’être nul. Découragement. Cercle vicieux.

2- l’enfant s’ennuie, en répétant des choses qu’il a déjà comprises, et sent juste qu’il perd son temps. Rejet de la démarche, cercle vicieux.

Dans les deux cas, on perd la connexion entre le devoir et son objectif personnel, et donc, on perd le sens.
Celui qui est d’aider l’enfant à aller plus loin dans SES apprentissages.

Pour redonner du sens, il faut adapter, dans la mesure du possible.
Parfois, c’est une question d’ajustement dans la quantité ou la difficulté.
Parfois, c’est simplement de relier le devoir à un objectif personnel : “Qu’est-ce que tu veux vérifier ?” “Sur quoi veux-tu t’entraîner ?”
C’est ce pas de côté, cette personnalisation, qui permet à nouveau à l’enfant de se sentir concerné.

À quoi servent réellement les devoirs à la maison ?

Allez, ça a l’air évident, mais ça ne l’est pas tant que ça !

Posez-vous d’abord la question : à quoi servent les devoirs ?
Posez la à votre enfant : « à quoi servent les devoirs, selon toi ? »

Ecoutez la réponse avant de donner la vôtre !! Même si la réponse est « à rien ! »

Parce que si l’enfant pense qu’ils ne servent à rien, vous savez pourquoi vous vous battez, et vous risquez de continuer à dépenser une sacrée énergie dans le vide…

Clairement, si vous en êtes là, c’est plutôt sur le sens des devoirs qu’il va falloir travailler, avant de bosser sur les devoirs eux-mêmes !

Quand je pose la question aux parents, les réponses qui viennent sont souvent de l’ordre de :

  • répéter pour ancrer les connaissances
  • ET s’entrainer pour aller plus vite

Ok.

Il faut donc répéter pour ancrer les connaissances ?
C’est vrai.
Mais… l’a-t-on expliqué aux enfants ?

Les devoirs aident à apprendre

Peut-être… mais pourquoi ? Comment notre cerveau apprend-il ?

En voilà un bon point de départ !
Si on veut que nos enfants comprennent que la répétition aide à ancrer les connaissances, il serait bon de commencer par leur expliquer comment le cerveau apprend !

Revenons avec eux sur la consolidation par la répétition espacée.

Sur les connexions neuronales, et l’élagage en fonction de la fréquence d’exposition.

Bref, dans un premier temps, vous les aiderez plus dans leurs devoirs en lisant avec eux des livres sur le fonctionnement du cerveau qu’en faisant lesdits devoirs…

Les devoirs aident à savoir s’organiser

Et si on parlait de tout ce qu’on apprend autour du contenu de fond ?

Bien faire ses devoirs, ça demande :

  • de s’organiser
  • de planifier et gérer son temps
  • de s’auto-évaluer (différencier ce que l’on sait de ce sur quoi il faudrait travailler)
  • de persévérer quand c’est difficile
  • d’organiser ses idées
  • d’identifier notre fonctionnement

Tout un tas de compétences transversales qui dépassent les contenus scolaires..

Oui, derrière les exercices, il y a la construction progressive de l’autonomie et la confiance en soi.

Et c’est là que le rôle du parent se situe, à mon avis : non pas de vérifier ou corriger les devoirs, mais d’aider l’enfant à gagner en autonomie sur ses devoirs.

Comment redonner du sens à la maison

Redonner du sens ne passe pas seulement par de grandes théories, mais plutôt par des messages du quotidien, dans nos conversations, et dans nos attitudes.

Echangez sur cette question de sens

Comme je le soulevais plus haut, commencez par écouter.
Demandez : “Selon toi, tu penses que ça sert à quoi, les devoirs ?”
Cette question simple ouvre souvent une porte.
Et quand l’enfant répond : “À rien”, résistez à la tentation de contredire.
Souvent, cette réponse traduit un découragement, ou une accumulation de frustration.

Accueillez ce “à rien” comme un point de départ.
Vous pouvez dire, par exemple :
« Ah ben je comprends mieux pourquoi tu n’as pas envie de les faire !
Si tu devais trouver une seule chose que ça peut apporter, ce serait quoi ? »

Prenez le temps, donnez une idée de ce que vous pensez, mais ne transformez pas ça en leçon, l’évolution se fera plutôt par petites touches.

Peu à peu, vous pourrez aussi souligner ce que vous observez.
Peut-être que ça lui permet de vérifier s’il a bien compris.
Ou de s’entraîner à écrire plus vite.
Ou encore, simplement, de terminer une tâche seul.
Chaque petit objectif est une victoire.

Y compris les progrès invisibles :

  • la manière dont il s’y prend,
  • sa concentration,
  • sa persévérance,
  • sa capacité à s’organiser seul.

Parce que ce sont ces compétences-là qui nourrissent durablement la confiance et la motivation.

Adaptez les devoirs au besoin de l’enfant

Pour redonner du sens, il faut adapter, dans la mesure du possible.

Si c’est trop difficile, baissez la quantité, ou la difficulté.

(J’en profite pour préciser qu’il est bon que les enfants fassent autre chose que des devoirs !
D’ailleurs, théoriquement, les devoirs à la maison écrits n’ont pas leur place au primaire…)

Si c’est trop facile, voyez comment couper, ou au contraire aller plus loin.
On est souvent plus inspiré quand c’est un challenge.

« L’enthousiasme, c’est l’engrais du cerveau » dit André Stern

Donc, faisons en sorte de ne pas couper nos enfants de cet enthousiasme !

Je sais que c’est compliqué, parce que nous aussi, on a grandi avec cette notion que si c’est ce qui est demandé, c’est ce qui doit être fait… mais c’est ce pas de côté (pas systématique !), cette personnalisation, qui permet à nouveau à l’enfant de se sentir concerné.

Quand vous parlez apprentissage, discutez de ce qu’ils apprennent !

Je parle peu scolarité avec mes enfants.
Je ne sais pas s’ils ont des devoirs ou des évaluations… sauf s’ils ont envie d’en parler eux-mêmes, ce qui arrive parfois.
Parfois, cependant, on parle de ce qu’ils apprennent.

Hier soir, par exemple, je discutais avec Léon (3è) de son cours de géographie.
Il me parle des courbes démographiques, je m’intéresse… et il part dans ses explications.
Tellement qu’il finit par aller chercher des exemples de courbes à me montrer pour mieux m’expliquer.

Là, on remet vraiment du sens dans son apprentissage !!

Du sens à la motivation : redonner la main à l’enfant

Quand on comprend le sens, la motivation peut enfin suivre.

Et quand la motivation est là, on ne se bat plus pour que l’enfant s’y mette : il s’y met parce qu’il y voit un intérêt pour lui.
Et c’est là que la magie opère : plus on lâche le contrôle, plus l’enfant s’engage.

Redonner du sens, c’est donc aller vers redonner du pouvoir d’agir.
Car ce que l’on cherche, c’est bien que l’enfant devienne responsable de son apprentissage.

Avec comme effet secondaire : moins de tensions, moins de rappels, moins de conflits.

C’est vraiment mon approche, et ma croyance : rendons leurs devoirs à nos enfants !!

C’est la seule vraie manière de les rendre acteurs de la démarche.
La seule vraie manière de leur transmettre qu’ils les font pour eux-mêmes.

Le sens est la première étape.
Après, on travaille la motivation interne (qui ne pourrait pas venir sans le sens), puis l’autonomie.

Et je le sais, je l’ai vu, que cette démarche demande un apprentissage.

Pour l’enfant bien sûr, mais aussi pour le parent !
Evoluer dans sa posture pour rendre les devoirs à ses enfants, c’est réussir à prendre du recul par rapport à ses peurs, et c’est aussi avoir conscience de tous les messages implicites que l’on passe sans même s’en rendre compte.

C’est pour soutenir cette démarche que j’ai créé la formation :

👉🏻 J’arrête de me battre pour SES devoirs

Ce changement de posture n’est pas forcément simple, mais il est possible.

J’en veux pour preuve le message de Florence, quand je lui ai demandé si elle était contente de s’être inscrite :

« Oh oui je suis contente !! J’en ai déjà retiré le fait que ce ne sont pas mes devoirs mais bien les leurs. C’est leur histoire. Et déjà en prenant cette distance j’ai constaté un changement chez eux. Pas tout de suite une « amélioration » mais ils se sont positionnés autrement. Et moi aussi, surtout moi en fait. »

Et c’est dans cette évolution, souvent discrète mais profonde, que naît un climat d’apprentissage plus apaisé.

Alors, êtes-vous prêt à rendre leurs devoirs à vos enfants ?

En juin dernier, j’ai eu la joie d’animer une première journée présentielle autour de la parentalité positive. Une journée parentalité.

Une journée entière pour souffler, se recentrer sur son rôle de parent, et partager avec d’autres qui vivent les mêmes questionnements.

Ce fut une expérience riche et profonde, aussi bien pour moi que pour les participants.

Depuis lors, j’avais envie de vous faire un retour sur cette journée, vuos expliquer ce que j’y ai vécu, et ce que vous pourriez y vivre également.
La 2è « journée pour respirer sa parentalité » approche : ce sera le 22 novembre. Il est donc temps de me poser pour vous partager tout ça !

Pourquoi proposer une telle journée

J’avais vraiment à coeur de proposer cette journée, qui correspond particulièrement à ce que j’aime vivre avec vous.
En effet, j’adore assister à ces mouvements internes et ces prises de conscience qui interviennent quand je travaille avec les parents.

Un exemple ? Quand je vois Christelle mettre le doigt sur un désalignement entre une valeur à transmettre qui lui est chère et un comportement face à ses enfants, je sais déjà que les choses vont évoluer.
Alors, je nourris pleinement mes besoins de transmission et de contribution !

Mais laisser moi vous dire surtout pourquoi une telle journée est bénéfique pour vous !

1- un atelier de parentalité permet de prendre du recul

J’ai animé de nombreux ateliers en présentiel par le passé, souvent sous la forme de cycles suivis, mais aussi par journées entières.

Et je l’ai observé à chaque fois : se poser pour réfléchir aux situations, pour conscientiser ce vers quoi on cherche à aller permet réellement de gagner en perspective.

C’est comme si on avait un peu des oeillères, et que la prise de recul ouvrait les horizons.

Ainsi, les participants repartent avec plus de confiance.

2- une journée permet de respirer

Cette notion de prise de recul que j’ai évoquée plus haut a également lieu pendant des sessions plus courtes.
Nous le vivons régulièrement dans nos sessions de groupe avec les membres de nos programmes.

Parfois, simplement « prendre le temps d’y réfléchir« , et recevoir des retours en miroir, même quand ce n’est pas très long, permet réellement de voir les choses autrement.

Mais une journée entière… c’est aussi une dimension supplémentaire.

C’est s’offrir une vraie parenthèse dans une vie quotidienne tellement tendue.
C’est prendre le temps de se déposer. De respirer.

On change de rythme pour gagner en sérénité.

Et ça aussi, ça permet de réfléchir autrement. De gagner en hauteur.

Voilà pourquoi j’aime le titre de cette journée : une journée pour respirer sa parentalité !
Ça transmet bien, je trouve, la bulle que j’avais à coeur de créer.

Comment ça s’est effectivement passé en juin

Le groupe

Moi qui vois clairement les bénéfices d’une telle journée, je pensais sincèrement que vous seriez nombreux à vouloir y participer.

Ai-je eu tort sur ce point, ou bien est-ce que la date était vraiment mal choisie (et communiquée trop tard…) ?
Il y a eu seulement 3 inscriptions, et nous n’étions donc que 5 à cette journée (en comptant ma comparse Emilie et moi).

Pour autant, ça a été une réussite, et chacune (oui… que des femmes) des participantes a dit vouloir revenir à la prochaine !

Le contenu

J’avais à coeur de profiter de ce temps pour instaurer un rythme doux pour prendre le temps d’échanger et de sentir ce que nous vivions.

Nous avons donc alterné entre

  • des moments d’introspection pour aller à la rencontre de soi,
  • des moments d’échanges et d’écoute de l’autre, qui aide à sentir qu’on n’est pas seul,
  • des exercices d’alignement, vécus ensemble dans un cadre bienveillant,
  • des ateliers pratiques, pour réfléchir autrement à certaines situations du quotidien,
  • et des pauses conviviales, qui ont permis de créer du lien.

Ce que les participantes ont vécu

Je pense qu’après cette journée, les participantes sont parties avec :
➡️ une meilleure clarté sur leur posture de parent,
➡️ des clés concrètes pour avancer sereinement,
➡️ et le sentiment fort de ne pas être seuls dans leurs défis.

Ecoutez plutôt leurs courts témoignages.

Comme le dit Emma, cette journée lui a apporté à la fois de l’élan et de l’apaisement.

Christelle explique que la journée l’a aidée à se connaitre mieux.

J


Enfin, Eline parle d’une belle parenthèse !

Pourquoi une telle journée est précieuse ?

Vous l’avez entendu : cette journée a été une réussite pour chacune des participantes.
En doutez-vous ? Laissez-moi vous présenter pourquoi je crois qu’elle telle journée est vraiment précieuse.

Le pouvoir du présentiel

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : je crois évidemment au pouvoir des formations en ligne !
C’est le coeur de mon activité, et j’ai déjà aidé des centaines de familles par ce biais.

Pour autant, il est bon de temps de temps de vivre les choses en présentiel :

  • On sort du quotidien et des écrans pour vivre une expérience humaine réelle
  • On ose souvent aller plus loin dans la sincérité et la profondeur des échanges
  • On est plus sensible au non- verbal
  • Le mouvement peut s’inviter dans la pratique
  • La dynamique du groupe soutient chacun et favorise des prises de conscience qu’on ne ferait pas seul

Un vrai temps pour soi en tant que parent

Au quotidien, tout va vite : travail, école, devoirs, repas… On enchaîne les tâches, souvent en mode automatique.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis mes formations en ligne entre deux autres activités, voire en temps masqué (en cuisinant par exemple). Ce qui est infiniment mieux que rien, et je n’ai pas l’intention d’arrêter.

Mais prendre toute une journée pour s’arrêter, pour se donner le temps de réfléchir à sa parentalité, c’est à la fois un cadeau pour soi, et un geste fort.

Un cadeau, car cela permet de sortir du « réagir » pour retrouver une posture plus choisie, plus alignée.
De plus, c’est un geste fort, car c’est reconnaître que ce rôle de parent compte et qu’il mérite qu’on s’y arrête.

Donc…. un cadeau pour sa famille également !

Les bénéfices concrets

Ce type de journée permet de :

  • repartir plus apaisé et plus ancré,
  • trouver des repères qui donnent confiance pour la suite,
  • se sentir légitime dans son rôle de parent,
  • découvrir que d’autres vivent les mêmes défis, et que c’est possible d’avancer ensemble.

Ce qui m’a marquée

De mon côté, j’ai été particulièrement touchée par le fait que, quel que soit notre contexte et notre avancement, nous pouvons nous retrouver sur les valeurs que nous souhaitons vivre.
Nous pouvons puiser des exemples des autres, qui nous aident, en miroir, à réfléchir à nos situations.

J’ai particulièrement aimé :

  • la sincérité et la profondeur des partages,
  • l’énergie du groupe heureux de ces connexions,
  • et la transformation que chacun a pu ressentir en si peu de temps.

Cette journée m’a confirmé combien prendre un temps hors du quotidien, entouré d’autres parents, peut être puissant et ressourçant.

Prochaine Journée pour respirer sa parentalité : le 22 novembre

Alors même que la participation à la journée de fin juin n’a pas été à la hauteur de mes espérances, j’en suis sortie avec un tel élan que j’ai décidé sur place de renouveler l’expérience !

📅 La prochaine Journée Présentielle aura lieu le samedi 22 novembre, à Paris.

Ce que vous y trouverez :

  • un cadre chaleureux et bienveillant,
  • des exercices et réflexions pour affiner votre posture de parent,
  • un groupe soutenant avec des problématiques et questionnements similaires,
  • des temps d’échange et de partage,
  • et des clés concrètes pour repartir plus confiant.e et aligné.e.

Si vous aussi vous avez envie de vous offrir cette parenthèse et de repartir plus ancré.e et confiant.e, réservez votre place dès maintenant :
👉🏻 une journée pour respirer sa parentalité

(Attention : pour des raisons d’organisation, le prix augmentera lorsque nous approcherons de la date)

J’ai hâte de partager ce moment avec vous !