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Parler aux ados… Chapitre 2 : nous continuons de vérifier

Nous sommes ici proches du concept de Comment susciter la coopération, vu dans Parler pour que les enfants écoutent…

A la lecture du livre, et de tout ce que certains parents vérifient auprès de leur ado, je note que nous ne vérifions PAS :
Qu’il petit-déjeune bien
Qu’il fasse ses devoirs
Qu’il change ses vêtements
Qu’il n’oublie pas ses affaires pour l’école
Qu’il travaille son piano
A quelle heure il se couche

Mais nous vérifions :
Qu’il ne provoque pas de dispute avec sa soeur
Qu’il ne sorte pas sans nous dire où
Qu’il range ses affaires qui trainent
Qu’il ne passe pas trop de temps sur son ordi

 

Dans ce chapitre, on nous suggère de modifier un peu notre approche :

Plutôt que de vérifier et d’être en mode contrôle, communiquer avec les mêmes techniques que celles présentées dans le chapitre sur la coopération de Parler… complétées de quelques autres qui ne sont pas plus nouvelles, mais qu’il est bon de revoir, et de se mettre enfin à appliquer !

1- Plutôt que de donner des ordres (“Repose cette part de pizza !”), décrire le problème (“C’est une petite pizza, il y a seulement une part par personne.”)
2- Au lieu d’attaquer l’ado (“On ne peut pas compter sur toi !”), décrire ce que l’on ressent (“Je suis déçu, je pensais que tu aurais fait ça avant mon retour..” -noter au passage le message Je, et non “tu me déçois”)
3- Au lieu de blâmer (“Regarde ce que tu as fait avec mon pull !”), donner des informations (“C’est une bonne idée de vérifier l’étiquette avant de mettre du linge à laver.”)
4- Au lieu de menacer, ou de donner des ordres, encore, (“Il n’est pas question que tu portes ça au restaurant ! Si tu ne te changes pas, tu restes à la maison !”), donner le choix (“Nous allons dans un restaurant chic. Tu peux porter une chemise non déchirée, ou cacher celle que tu portes sous un pull.”)
5- Au lieu d’un long discours (“Combien de fois t’ai-je dit de ne pas mettre ton sac sur le plan de travail ?”), le dire en un mot (“Lise, ton sac.”)
6- Au lieu de signaler ce qui ne va pas (“Tu es méchante avec ta sœur, tu n’arrêtes pas de la critiquer .”), exposer nos valeurs et attentes (“Je n’aime pas qu’on dénigre les gens dans notre famille. S’il y a quelque chose qui selon toi peut être utile à ta sœur, alors je m’attends à ce que tu lui en parles d’une manière qui ne soit pas blessante.”)
7- Au lieu de réprimander avec colère, réagir de façon inattendue. (On en revient à l’humour, dont on a parlé dans Parents épanouis…)
8- Au lieu de harceler, le mettre par écrit.

 

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