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Avons-nous le droit de ressentir ?

Il est rare que l’on exprime clairement ce qu’on ressent.
Parfois, c’est pour ne pas blesser l’autre, parfois, c’est une norme sociale.
L’enfant nous regarde et comprend qu’il ne faut pas.
Il ne faut pas avoir envie que disparaisse ce petit frère qui prend tant de temps à sa maman, il ne faut pas avoir envie de taper le copain qui lui a pris son jouet…

Pourtant, tous ces sentiments sont valables. Il est bien sûr fondamental en revanche de faire la différence entre l’envie et la réalisation de cette envie.
Les sentiments sont valides rien que parce qu’ils sont, comme on l’a déjà dit dans Parents épanouis, enfants épanouis. (chapitre 2 : leurs sentiments sont bien réels)
Dans Au cœur des émotions de l’enfant, Isabelle Filliozat revient sur ce point. Empêcher l’enfant de ressentir, c’est brimer sa confiance en soi, son estime : il a tort de ressentir ce qu’il ressent, il doit le réprimer, il est mauvais…
Non, expliquons-lui au contraire qu’il est normal de ressentir : “Tu dois être triste qu’elle te dise ça  !”, on peut même lui montrer qu’on l’accepte avec ses sentiments : “Je comprends que tu sois en colère et je t’aime tout pareil.” (Citation Isabelle Filliozat)

Ce matin justement, on en parlait avec Léon (4 ans). Nous traversons une période où son petit frère (2 ans) ne cesse de le taper. Je sais que ça passera, mais en attendant… Pfff… Disons que j’ai hâte que ça passe !
En tout cas, je parlais avec Léon, lui commentant justement qu’on avait hâte qu’Anatole apprenne à ne plus taper, et il m’a fait cette réflexion si juste : “Moi aussi parfois j’ai envie de le taper. Mais je ne le fais pas.” Je suis ravie de constater que cette différence est claire pour lui !
Quant à l’expression de ses sentiments, parfois il dit aussi : “J’ai envie de jeter Anatole dans un volcan !” Le message est clair…

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