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Parler aux ados… Chapitre 4 : Trouver une solution ensemble

Dans Parler pour que les enfants écoutent…, cette méthode est décrite en fin du chapitre 3 sur les alternatives aux punitions.

Ici, c’est un chapitre à part entière, ce que je trouve bien parce que ça vaut vraiment le coup de s’y attarder. C’est assez logique que ça prenne plus de place dans le livre concernant plus spécifiquement les ados, parce que, si cette méthode peut fonctionner avec les petits, elle devient carrément nécessaire quand on parle d’ado. Pourquoi ? Parce que s’ils ne veulent pas coopérer, ils ne coopéreront pas. Point. La période du “parce que je te le dis” est révolue, et je pense fondamentalement qu’adopter cette attitude face à un ado aura pour seul effet de l’éloigner de nous.

Ainsi, il faut qu’il se sente impliqué, engagé, dans la résolution du problème, quel qu’il soit.

En première approche, on peut penser que ça prend plus de temps, mais à plus long terme, autant faire en sorte que l’ado fasse partie de l’équipe dès le début, sinon la résolution rapide du problème n’en est pas une, et on a bien perdu du temps en le faisant trop vite.

D’où le titre du chapitre : “Trouver une solution, ENSEMBLE”

Il s’agit de faire face à la situation qui pose problème (heure de coucher non respectée, attitude face à son frère, rangement, quoi que ce soit) en plusieurs étapes

1- Ecouter le point de vue de l’ado
Pour participer à la suite, il faut tout d’abord que l’ado se sente écouté, sinon, ce n’est même pas la peine de continuer.

2- Exprimer son point de vue
A l’inverse, il s’agit de lui enseigner à voir la position de l’autre, et comprendre pourquoi la situation constitue un problème pour nous. Ca l’aidera à réfléchir dans la suite du processus.

3- Brainstorming
On réfléchit ENSEMBLE et on note toutes les idées qu’on a, bonnes ou mauvaises, sans jugement.

4- Choix de la solution
On relit la liste, et on choisit ce qui pourrait être mis en application pour répondre au besoin de chacun.

Ensuite, il ne faudra pas oublier la dernière étape en différé :

5- Vérifier que les 2 parties continuent à respecter l’accord conclu.

Parfois, on est tenté d’oublier cette dernière étape, mais je crois qu’elle a son importance. Parce qu’on a tendance à dériver peu à peu de ce qui a été décidé, ou juste parce qu’il est bon de réaliser que ça marche bien, ce qui démontre que l’exercice valait la peine !

 

Depuis que j’ai écrit cet article, j’ai eu l’occasion de me rendre compte à quel point cette méthode d’implication du jeune dans la résolution du problème était puissante, et, si je n’ai pas écrit toutes les occasions où j’ai eu l’occasion de m’en servir, j’ai finalement fait un article sur le cas où je m’en suis servie pour une amie !!

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