Les 6 doigts de la main
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Archive d’étiquettes pour : conscience

Au fil de l'eau, Podcasts

Punir pour marquer le coup ?

“C’était grave… il fallait bien marquer le coup.”

C’est la réflexion d’une maman qui m’a écrit après avoir lu mon article Parler vaut mieux qu’une punition. Face à une attitude de son fils qui l’a profondément dérangée, elle avait choisi de le punir… et s’est demandé après coup si c’était vraiment la bonne réaction.

Dans cet épisode, je réponds à sa question, et plus largement à une idée très répandue :
➡️ lorsqu’un comportement nous choque ou nous inquiète, faut-il forcément punir pour que l’enfant comprenne ?

Nous allons explorer ensemble :
➡️ pourquoi la punition peut sembler “logique” ou nécessaire sur le moment,
➡️ ce qu’elle produit réellement chez l’enfant,
➡️ pourquoi elle est souvent contre-productive à long terme, même lorsqu’on veut bien faire,
➡️ et surtout, quelles alternatives permettent de poser un cadre clair sans passer par la punition.

Je vous partage aussi ce qui se joue souvent derrière notre besoin de “marquer le coup” : la peur, la colère, l’impuissance, le besoin d’être entendu… et comment accompagner un enfant autrement, sans minimiser ce qui s’est passé.

Un épisode pour réfléchir à notre posture de parent, sortir du réflexe punition, et trouver des façons plus constructives d’aider nos enfants à apprendre de leurs erreurs.

➡️ Article mentionné dans l’épisode : 👉🏻 ⁠https://les6doigtsdelamain.com/parler-vaut-mieux-quune-punition/

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10 juin 2026/0 Commentaires
https://i0.wp.com/les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2026/06/Punir-pour-marquer-le-coup.jpeg?fit=1573%2C1953&ssl=1 1953 1573 Nicole https://les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2020/07/logo-horizontal-small-300x218.png Nicole2026-06-10 13:11:582026-06-10 15:52:57Punir pour marquer le coup ?
Du vécu, Podcasts

Le consentement dans la fratrie

La fratrie est un terrain d’apprentissage relationnel. Parfois, c’est un apprentissage qu’ils font en autonomie, parfois, c’est nous qui leur transmettons (ou cherchons à leur transmettre) des compétences.

Dans les deux cas, ce que nous faisons, ou ce que nous ne faisons pas a un impact sur ce qu’ils apprennent.

L’autre jour, j’ai assisté à une scène familiale dans une gare.

Une scène où les filles de la famille se disputaient… et qui m’a interpellée.

Je me suis de nouveau rendu compte que la notion de consentement n’est pas toujours bien appréhendée par les parents, qui ne voient à quel point elle peut s’appliquer à d’autres circonstances que le corps.

Nous avions déjà parlé du fait d’enseigner le consentement aux enfants sur ce blog. Aujourd’hui, j’avais envie de me servir de cette scène pour vous donner un exemple concret de comment on peut vivre cette notion.

Et pour cela, les disputes entre frères et soeurs peuvent être une bonne opportunité de revisiter la notion de consentement !

Ah, et pour vous inscrire aux SOIRÉES FRATRIE des 6 doigts de la main : c’est par ici

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24 avril 2026/2 Commentaires
https://i0.wp.com/les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2026/04/Le-consentement-dans-la-fratrie-scaled.jpg?fit=1536%2C2048&ssl=1 2048 1536 Coralie https://les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2020/07/logo-horizontal-small-300x218.png Coralie2026-04-24 15:00:352026-04-24 15:00:36Le consentement dans la fratrie
Interview, Livres en détails

Et si on changeait d’angle (sur nos postures éducatives) ? – avec Fanny Vella

Connaissez-vous les violences éducatives ordinaires (VEO) ? Celles du quotidien, qui sont tellement ordinaires justement, qu’on ne les voit même pas ? C’est ce que Fanny Vella met en valeur dans son album « Et si on changeait d’angle ? »

Dans notre quotidien avec les enfants, beaucoup de choses nous paraissent normales.
Dire “merci”, finir son assiette, prêter ses affaires, dire bonjour d’une certaine manière…
Et comme elles nous paraissent normales, on les aborde parfois avec une posture très verticale, dans laquelle le respect pour l’enfant ne transparait pas toujours…
On ne pose pas la question, on impose. Comme on l’a appris, comme on l’a vu faire, ou comme on le voit encore faire.
Rien de choquant a priori.

Sauf que sous le crayon de Fanny, la situation bouge un peu… et on se surprend à bouger aussi notre regard, et notre conscience…
Une BD qui permet donc d’ouvrir un peu plus les yeux, avec humour !

Regarder autrement ce que vivent les enfants

C’est exactement ce que propose le travail de Fanny Vella à travers sa BD Et si on changeait d’angle ?.

Son idée est à la fois simple et très parlante :
➡️ reprendre des situations du quotidien…
➡️ et les observer comme si elles étaient vécues par des adultes.

Et tout d’un coup… ça devient choquant ! Etrange, non ?
Ça me fait penser à cette mise en situation relatée par Marshall Rosenberg dans le cadre d’ateliers de Communication NonViolente, qui mettait en valeur le décalage de respect devant des adultes ou des enfants…

Ce décalage mis en valeur ici par Fanny Vella permet de prendre conscience, sans jugement, de ce que peuvent ressentir les enfants dans certaines interactions que nous trouvons pourtant “banales”.

Le génie de Fanny Vella, c’est que la scène devient drôle… ce qui est remuant mais lui permet de passer son message sans culpabiliser, sans accuser ; juste en ouvrant une autre manière de voir les choses.

Une conversation pour prendre du recul

Suite au succès du 1er tome de « Et si on changeait d’angle ? », un 2ème tome est sorti, qui visite encore de nouvelles situations.

J’ai eu la chance d’échanger directement avec Fanny Vella, qui nous raconte simplement son parcours et l’objectif de ces albums. Je vous invite à la voir pour découvrir son travail, et ce qu’il peut nous apporter dans notre quotidien avec les enfants.

Une conversation pour prendre du recul, questionner certaines habitudes…
et peut-être, simplement, commencer à regarder les choses sous un autre angle.

8 avril 2026/0 Commentaires
https://i0.wp.com/les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2026/04/Vignette-Fanny-Vella.png?fit=1280%2C720&ssl=1 720 1280 Coralie https://les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2020/07/logo-horizontal-small-300x218.png Coralie2026-04-08 08:33:052026-04-08 08:35:48Et si on changeait d’angle (sur nos postures éducatives) ? – avec Fanny Vella
Au fil de l'eau

Cessez de chercher à être une « bonne mère » / un « bon père »

On ne le dit pas assez, mais devenir parent s’accompagne d’une pression silencieuse : être une “bonne mère”, un “bon père”, un parent irréprochable.

On veut bien faire, on veut même trop bien faire. Et c’est là que s’installe le stress : cette sensation de ne jamais faire assez, de ne jamais être assez.

Le problème, ce n’est pas vous.
Le problème, c’est le mythe.

Le mythe de la “bonne mère ”, le mythe du parent parfait, toujours disponible, toujours calme, toujours patient.e, qui cuisine bio, joue par terre, organise l’anniversaire le plus extraordinaire, pose des limites idéales et ne faillit jamais.

Ce parent qui coche toutes les cases, il n’existe pas.

Pourtant, on se compare, on se juge, on s’épuise, on s’énerve et on finit par perdre ce qui compte le plus : la qualité du lien avec ses enfants.

Note : cet article a été écrit par Emilie

Le poids des injonctions parentales

Vouloir être une “bonne maman” , « un super papa » peut vite devenir un piège.

Aujourd’hui, être un “bon parent” ressemble à une performance inatteignable :

On nous demande d’être :

  • attentif.ve et pas trop anxieux.se
  • doux.ce et ferme
  • disponible et parfaitement organisé.e (repas équilibré, activités variées, inspirantes, extraordinaires …)
  • ceinture noire de gestion des émotions
  • épanoui.e au travail, dans son couple et présent.e pour les enfants
  • créatif.ve, calme, bienveillant.e, informé.e, connecté.e mais pas trop

Bref largement de quoi se sentir « jamais assez bien  » ! Vous l’entendez vous aussi cette petite voix intérieure qui répète qu’on aurait dû faire mieux, parler autrement, être plus patient.e, manger autre chose que ce surgelé , jouer plus longtemps…

Cette pression et ce stress ne sortent pas de nulle part.
Les réseaux sociaux, les articles bien intentionnés mais culpabilisants, les attentes familiales, les comparaisons permanentes… tout cela nourrit ce que beaucoup de chercheurs appellent aujourd’hui le perfectionnisme parental, un facteur de risque identifié du burnout parental.

Redéfinir ce que signifie être une « bonne mère »/ « un bon père »


Et si on changeait de perpective ?

Un enfant n’a pas besoin d’un parent qui réussit tout, qui performe.
Il a besoin d’un parent conscient, présent, authentique.

Un « bon parent », c’est un adulte qui :

  • avance et apprend
  • écoute
  • se trompe et répare
  • accueille ses propres émotions
  • prend soin de lui pour être disponible

Ce n’est pas une posture fixe.
C’est un chemin, une danse.
C’est unique dans chaque famille.

Et c’est ce parent-là qui aide l’enfant à développer sécurité intérieure et confiance en lui.

5 clés concrètes pour s’affranchir du mythe de la « bonne mère »/ du « bon père »

Clé 1 — Cesser de se comparer

Il n’existe pas UNE bonne façon d’être parent.
Il existe votre façon, adaptée à vos enfants, votre énergie, votre histoire.

Astuce concrète :
Notez chaque soir une situation que vous avez gérée avec vos moyens du jour — même si c’était imparfait. Ça entraîne le cerveau à sortir du “jamais assez”.

Clé 2 — Voir les doutes comme un signe d’amour

Douter ne veut pas dire que l’on est un mauvais parent. Bien au contraire ! C’est un signe que l’on veut bien faire, que l’on se soucie.

Reformulation utile :
Remplacez “Je ne suis pas à la hauteur” / « je n’y arriverai jamais »… par “Je suis un parent qui apprend.”

Ce simple changement de pensée apaise la pression interne.

Clé 3 — Prendre soin de son énérgie

Un parent épuisé finit toujours par s’énerver plus vite.
Un parent rechargé est plus disponible.

Micropas réalistes (à choisir) :

  • au moins 10 minutes par jour sans enfant ni obligation
  • un “non” par semaine à quelque chose qui épuise
  • un repas simple mais serein plutôt qu’un repas « Instagram »
  • une activité qui vous ressource pour mieux vous connecter aux enfants après

Ce sont ces petites habitudes qui changent la dynamique familiale.
Nous avons besoin d’énergie pour offrir de la présence, de la patience, de la sécurité.

Prendre soin de soi n’enlève rien aux enfants : au contraire ça leur profite.

Clé 4 — Miser sur la qualité de présence plutôt que sur la quantité

Les enfants n’ont pas besoin d’un parent toujours disponible
Ils ont besoin de moments courts mais vraiment présents. Gardez à l’esprit que souvent 10 minutes de pleine présence ( sans téléphone ni aucune autre distraction ) créent plus de connexion qu’1h de présence distraite.

Idées de mini-rituels :

  • 10 minutes de “je t’écoute” au moment du retour de l’école
  • “3 choses de la journée” juste avant de dormir
  • un câlin de transition matin / soir
  • Une histoire partagée ou un petit jeu de société

Ces petits gestes disent “Je te vois. Je t’entends. Je suis avec toi. Je valide ce que tu vis. « 

Clé 5 — S’appuyer sur des repères simples et réalistes

De petits rituels simples peuvent aider à sortir du stress de « jamais assez bien » :

  • une phrase ancrage du matin : “Je fais de mon mieux avec l’énergie que j’ai.”
  • une pause respiration avant de réagir
  • une routine simple qui donne du cadre
  • l’acceptation que certaines journées soient juste simples, pas incroyables.

Ces repères aident à retrouver du calme, du sens, de la stabilité et à apprécier le moment présent.

Vous êtes déjà une « bonne mère »/ un « bon père »

Derrière votre envie d’être “une bonne mère” ou “un bon père”, il y a… de l’amour.
Cet amour, cette conscience, cette volonté d’accompagner suffisent déjà.

Les enfants ont besoin de vous, telle que vous êtes : sincère, présent.e, imparfait.e, parfois vulnérable.

Si vous vous posez la question, vous êtes déjà en train d’ inventer votre propre manière d’être un bon parent … et c’est exactement ça qui compte !

”.

23 mars 2026/8 Commentaires
https://i0.wp.com/les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2026/01/bonne-mere.jpeg?fit=2048%2C1538&ssl=1 1538 2048 Emilie Nesme https://les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2020/07/logo-horizontal-small-300x218.png Emilie Nesme2026-03-23 16:32:452026-03-23 16:32:46Cessez de chercher à être une « bonne mère » / un « bon père »
Au fil de l'eau, Podcasts

Une robe d’été en hiver

Dans cet épisode, je vous partage le témoignage d’une maman membre de Point de rencontre + qui s’est retrouvée face à une situation très concrète : sa fille voulait porter une robe d’été… en plein hiver.
Au départ, évidemment, cela a créé un blocage chez elle.
La peur que sa fille tombe malade, le regard des autres… en peu de temps, la situation se cristallisait en lutte de pouvoir incessante.
Dans cet épisode, vous entendrez son expérience :
comment elle a traversé ce moment, ce qui l’a aidée à prendre du recul, et le rôle qu’a joué l’environnement du jardin d’enfants en Autriche, où les enfants sont davantage accompagnés.
Un épisode qui parle de peurs de parents, de confiance envers les enfants, et de la manière dont notre environnement éducatif et culturel peut soutenir ou compliquer nos choix de parents.

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10 mars 2026/0 Commentaires
https://i0.wp.com/les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2026/03/robe-dete-en-hiver-scaled.jpg?fit=1536%2C2048&ssl=1 2048 1536 Nicole https://les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2020/07/logo-horizontal-small-300x218.png Nicole2026-03-10 14:00:532026-03-10 16:28:21Une robe d’été en hiver
Au fil de l'eau

Colonie de vacances : Comment bien choisir ?

L’expérience de la colonie de vacances, c’est souvent une petite révolution familiale. On se projette, on prépare les valises, on relit la liste… et en même temps, un cocktail d’émotions nous traverse : excitation, fierté, et souvent aussi un peu de doute. Alors comment choisir la bonne colonie pour nos enfants ?

En tant que parents engagés dans une éducation respectueuse et bienveillante, nous voyons la colo comme une expérience qui peut faire grand bien à nos enfants.

La question du départ en colonie n’est pas à prendre à la légère, elle interroge des valeurs profondes : la confiance, l’autonomie, la séparation, l’écoute du rythme de l’enfant, le rapport au collectif…

Il peut être difficile de choisir, entre envies, croyances, injonctions et réalité du terrain. Alors, que penser des colos ? Quels bénéfices en attendre, et quels points de vigilance garder à l’esprit pour garantir la réussite de l’expérience ?

Dans cet article (écrit par Emilie), pas de solution toute faite ni de jugement, mais un partage de repères, d’observations et d’expériences : ce que nous percevons comme les bénéfices majeurs des colos, ce qui mérite attention, et comment rester alignés avec vos convictions.

Que vous fassiez le bilan de l’expérience d’une colo passée ou que vous réfléchissiez pour l’avenir, cet article est fait pour vous !

Les atouts d’une colonie de vacances bien choisie

Bien choisies, les colos peuvent offrir à nos enfants bien plus qu’un moment de détente loin de la maison. Elles sont souvent des expériences riches, fondatrices et joyeuses, à condition qu’elles respectent le rythme et la sensibilité de chacun.

Grandir en autonomie à son rythme

L’autonomie de l’enfant est au coeur des valeurs que l’on cherche à transmettre aux 6 doigts de la main.

Préparer ses affaires, retrouver ses chaussettes, suivre un emploi du temps sans rappel parental… Tout ça c’est énorme pour un enfant.
Dans un cadre sécurisé, la colo permet à chacun de faire par soi-même, d’explorer sa propre manière d’être sans les automatismes familiaux. C’est une étape naturelle pour s’affirmer comme individu, tout en continuant à être soutenu.

Oser, gagner en confiance

Partir sans ses parents, dormir dans un lit inconnu, parler à des enfants qu’on ne connaît pas encore… tout cela demande du courage, en tout cas au début. Même les plus enthousiastes traversent une zone d’inconfort. Et c’est justement là que se joue quelque chose d’important : la fierté d’avoir osé. Les enfants reviennent souvent avec une petite flamme dans les yeux forts d’avoir dépassé certaines de leurs limites.

Un grand timide qui parle à des inconnus ou qui monte sur scène pour une saynète c’est quelque chose !


💡 Ces sujets vous interpellent ? Pour soutenir le renforcement de l’autonomie et le pouvoir personnel de vos enfants rien de mieux que notre duo de capsules : des activités pratico-pratiques pour progresser sur ces challenges tout en douceur.

Tisser du lien social, autrement

À la colo, pas de groupes figés comme à l’école. On se fait de nouveaux copains, on s’adapte à des personnalités différentes, on apprend à prendre sa place, on gère des conflits aussi parfois. Les enfants apprennent à vivre ensemble, à faire avec le collectif et à découvrir sa richesse.
Ce sont des compétences sociales clés, souvent plus facilement acquises en dehors des cadres scolaire ou familial.

Explorer, créer, s’émerveiller

Théâtre, escalade, bivouac, land art, sciences … les colos proposent souvent des activités variées qu’on ne pratique pas si facilement au quotidien.
Cette diversité permet aux enfants de nourrir leur curiosité, de vivre leur passion, de s’exprimer autrement, et d’oser des choses nouvelles sans pression de performance.

S’ouvrir à la diversité et au vivre-ensemble

En colo, on rencontre des enfants qui ne nous ressemblent pas forcément. Différents milieux, origines, habitudes se côtoient… Cette cohabitation crée une occasion unique d’expérimenter la différence et l’écoute de l’autre dans la vraie vie.

De retour de sa colonie mon fils me racontait qu’on préparait 3 variantes de chaque repas : végétarien, sans lactose et régime général. Pas de jugement, juste de la curiosité. La richesse du vivre-ensemble commence souvent là.

Une respiration pour l’enfant… et pour les parents

Une séparation temporaire peut faire du bien aux petits comme aux grands. Prendre du temps pour soi, se séparer pour meux se retrouver, nous en sommes convaincues : c’est indispensable !

Ce n’est pas fuir son rôle parental mais au contraire élargir l’espace d’épanouissement de chacun. Pour l’enfant on l’a vu c’est l’occasion de vivre autre chose sur bien des plans. Pour les parents c’est un temps pour se recentrer, souffler, et parfois reprendre confiance à la fois dans ses ressources parentales et dans son enfant.

Points de vigilance : choisir sa colonie avec lucidité

La colonie de vacances peut être une aventure extraordinaire porteuse de 1000 promesses pour autant elle ne convient pas à tous les enfants à tous les moments.
Nous savons combien chaque expérience doit être pensée avec l’enfant lui-même et ses besoins. Voici les principaux points que nous vous invitons à explorer pour choisir de vous lancer avec lucidité et bienveillance.

Est-ce le bon moment pour une première colonie ?

Dans l’imaginaire collectif, la colo est souvent perçue comme une étape pour grandir, presque un test d’autonomie.
Mais en réalité, tous les enfants ne sont pas prêts au même moment, et ce n’est pas un problème.

Certain·es partent avec joie à 6 ans. D’autres n’en ont pas envie à 10, ou même à 12. Et c’est OK.

Un enfant qui dit non à la colo ne rejette pas l’idée de grandir. Il exprime un besoin de sécurité, un besoin de lien ou de stabilité. Il a peut-être besoin d’être plus accompagné, ou simplement d’un cadre plus souple pour faire ses expériences.

Respecter le rythme de son enfant, c’est lui dire :  “Tu n’as pas à te forcer pour me rassurer. Je te fais confiance, même quand tu dis non.”

Conseil : Ce n’est pas grave si c’est « non » pour cette année. L’enfant évolue. Le refus d’aujourd’hui peut devenir un grand « oui » plus tard, à condition de ne pas forcer.

C’est ce que j’ai vécu avec mon aîné qui ne voulait entendre parler ni de colonie, ni même de centre-aéré et qui a eu le déclic à 12 ans dans le cadre offert pas son moniteur de parkour en qui il avait confiance.

L’encadrement : la clé de voûte pour une colo bienveillante

Tous les séjours ne se valent pas. Le projet pédagogique, la posture des animateurs, leur ton, la manière dont sont gérés les conflits, les besoins émotionnels ou la singularité de l’enfant… tout cela peut faire une immense différence. Un enfant peut revenir enchanté ou blessé.

C’était le cas pour Léon, le fils de Coralie, et vous pouvez lire son expérience ici : les colos de Léon

Certaines structures perpétuent des pratiques autoritaires ou infantilisantes, peu compatibles avec une éducation bienveillante. D’autres, au contraire, s’inspirent des pédagogies actives ou de la communication non violente.

Conseils : Si c’est important pour vous, lisez attentivement le projet éducatif et les avis sur le séjour. Appelez et posez des questions précises : Comment sont accueillies les émotions ? Les enfants ont-ils des temps libres ? Comment cela se passe si mon enfant refuse une activité ?

Le ton de la réponse est souvent aussi révélateur que le contenu.

Chez Coralie, l’aventure de la colo a connu des hauts et des bas… vous pouvez lire son expérience ici : les colos de Léon.

Le rythme du séjour : intensité ou « slow life » ?

Certaines colos sont très dynamiques, d’autres plus « slow life ». Mais même dans les plus actives, il est essentiel que le rythme respecte les besoins de repos, de retrait et de calme. Un enfant introverti, sensible, ou qui se fatigue vite socialement peut être rapidement saturé par un enchaînement trop intense d’activités.

Commencer par un format court peut être une excellente option : quelques jours, une petite semaine, un séjour près de chez soi, dans un petit groupe… Cela permet à l’enfant (et aux parents !) de vivre une première expérience rassurante, à taille humaine, et d’évaluer ce qui lui convient sans pression.

À surveiller : les temps de pause, la gestion du sommeil, la possibilité de se mettre un peu à l’écart, la durée du séjour, le nombre de participants… Tous ces détails font une grande différence dans le vécu de l’enfant.

La prise en compte des besoins de chaque enfant

Les enfants n’ont pas tous le même rapport au groupe. Ce qui enthousiasme l’un peut épuiser l’autre. Certains enfants se ressourcent dans le bruit et la dynamique collective ; d’autres ont besoin de moments de calme, de solitude ou de liens plus profonds avec une ou deux personnes. Et c’est complètement normal.

Chaque enfant a besoin d’être reconnu dans sa singularité, écouté, encouragé mais pas contraint.

La colo n’est pas censée forcer à « s’endurcir » mais bien proposer un cadre sécurisant et respectueux. Quand ces besoins ne sont pas entendus, l’enfant peut se refermer, se sentir seul ou en insécurité.

Conseils :  Parlez en amont avec votre enfant de comment il se projette, de ses craintes, de ce qui l’enthousiasme. Impliquez-le dans la préparation. Déduisez-en ses besoins et discutez de comment ils seront pris en compte avec les organisateurs.

👉🏻 Si vous souhaitez creuser cette question des émotions et des besoins aussi bien de vous à vous qu’avec vos enfants , nul doute que nos cartes émotions et nos cartes besoins vous seront d’une grande aide

Quand la colonie de vacances bouscule aussi le parent

Envoyer son enfant en colo, c’est un pas important pour lui… et pour nous aussi. Peurs, doutes, culpabilité peuvent surgir, et c’est tout à fait normal. L’essentiel, c’est de ne pas laisser ces émotions devenir un frein, mais au contraire des leviers pour mieux accompagner.

Voici quelques pistes concrètes pour les transformer ses peurs en forces.

1. Identifier ses émotions sans jugement
Prenez un moment pour vous demander : « Qu’est-ce que je ressens vraiment ? »

Peur de la séparation, peur que mon enfant souffre, doute sur la qualité du séjour… Mais aussi : excitation pour lui, enthousiasme de le voir découvrir un autre univers, hâte de l’espace que cela crée pour vous !

Reconnaître ces émotions sans culpabiliser est le premier pas.

2. Accepter le lâcher-prise, petit à petit
Le premier séjour ne sera peut-être pas parfait, ni pour vous ni pour lui. C’est un apprentissage mutuel. Se donner le droit à l’erreur, à l’imperfection, ça libère.

3. Se fixer une intention positive
Après ces deux étapes, petit à petit concentrez-vous sur ce que cette expérience peut apporter à votre enfant et à vous-même.

4. Préparer un rituel de retour
Anticiper un moment chaleureux pour écouter l’enfant, accueillir ses émotions, partager son vécu. Cela donne une belle clôture à l’expérience.

5. Et si ce n’est pas le moment ?
Parfois la réponse peut être un « non » pour cette année. C’est OK. Ce n’est pas un échec ni un frein, mais simplement le respect du rythme de l’enfant et du parent. L’essentiel est de rester à l’écoute et d’ouvrir la porte à cette aventure plus tard, quand le moment sera venu.

Une colonie choisie en conscience

Les colonies de vacances ne sont ni un passage obligé, ni une panacée.
Toutefois, bien choisies, bien vécues, au bon moment, elles peuvent devenir de formidables leviers de croissance, de joie et d’ouverture.

Comme souvent en parentalité positive, tout est question d’écoute – de soi, de son enfant -, de nuance, d’alignement. Prendre le temps d’explorer, d’échanger, d’écouter, de se poser les bonnes questions avant et après la colonie est aussi riche que le séjour lui-même.

Il existe aujourd’hui une grande diversité de colonies, et c’est une excellente nouvelle. Cela permet de trouver des formules vraiment alignées avec nos valeurs éducatives… et surtout avec les besoins spécifiques de chaque enfant.

Finalement, plus encore que ses caractéristiques (sport, nature, culture…) ce qui fait une bonne colo, selon nous, c’est une structure qui respecte l’enfant, l’écoute, le soutient sans le brusquer.
Un lieu où nos convictions éducatives ne sont pas mises entre parenthèses, mais prolongées autrement.

Ce qui compte, ce n’est pas tant partir en colo, que comment et pourquoi on le fait.
Parce qu’on peut laisser partir son enfant sans chercher à le “durcir” ou à le confronter à tout prix.
Parce qu’on peut croire en la richesse du collectif tout en continuant à valoriser l’individu.

L’autonomie, la confiance, le lien aux autres… sont de magnifiques trésors.
Si la colo peut être une belle occasion de les cultiver, il existe mille chemins pour apprendre à se connaître, s’ouvrir aux autres et découvrir ses forces.

La colonie n’est qu’une option parmi d’autres.
Mais si c’est celle qui résonne aujourd’hui… alors qu’elle soit un terrain fertile.

Pour vous aider à cheminer nous vous avons concocté une petite fiche des bonnes questions à poser ou se poser avant et après le départ à télécharger juste ici.

11 février 2026/0 Commentaires
https://i0.wp.com/les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2026/02/Untitled-design.jpg?fit=1447%2C2048&ssl=1 2048 1447 Emilie Nesme https://les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2020/07/logo-horizontal-small-300x218.png Emilie Nesme2026-02-11 10:42:482026-02-11 10:42:49Colonie de vacances : Comment bien choisir ?
Au fil de l'eau, Harcèlement scolaire

Quand les relations deviennent difficiles à l’école : réfléchir autrement à notre rôle d’adulte

À l’école, nos enfants développent de vraies amitiés, et heureusement ! Ils y vivent aussi des relations difficiles.
Il y a les désaccords, les tensions, les maladresses… et parfois des situations plus douloureuses, qui laissent les parents et les professionnels démunis.

Face à cela, une question revient souvent : que pouvons-nous vraiment faire, en tant qu’adultes, pour aider les enfants ?

Soutenir, évidemment. Mais plutôt pas intervenir…
Alors… comment accompagner sans faire à la place ?
Les relations difficiles à l’école sont inévitables : comment réagir pour éviter que cela s’aggrave, sans les protéger de tout, sans transmettre l’idée que l’enfant est impuissant ?

Un regard éducatif sur les relations entre enfants

C’est ce questionnement qui m’a conduite à m’intéresser au travail de Philippe Aïm.

Son approche des relations entre enfants – et notamment des situations de harcèlement scolaire – m’a particulièrement touchée.
Il rappelle une idée essentielle :
➡️ un enfant n’est jamais responsable de ce qu’il subit,
➡️ mais il peut apprendre des compétences relationnelles pour faire face aux interactions agressives.

Cette posture ne minimise pas la souffrance.
Elle remet simplement l’éducation au cœur de l’accompagnement.

Entre protection et autonomie : un équilibre délicat

Quand un enfant va mal, notre premier réflexe est souvent de vouloir “régler le problème”.
Pourtant, certaines situations ne peuvent pas être résolues uniquement par l’intervention des adultes.

Philippe Aïm insiste sur un point souvent oublié :
les enfants vivent les difficultés relationnelles précisément là où les adultes ne sont pas toujours présents.
D’où l’importance de leur transmettre des outils concrets, adaptés à leur âge, pour qu’ils puissent se sentir moins démunis.

Cette réflexion fait écho à des questions que l’on retrouve bien au-delà de l’école :
➡️ comment accompagner sans surprotéger ?
(question que j’avais déjà soulevée dans cet article : Doit-on toujours voler au secours de son enfant ? )
➡️ comment aider sans promettre l’impossible ?
➡️ comment soutenir sans prendre toute la place ?

Saturation mentale : un éclairage complémentaire

Dans son livre Je désature, co-écrit avec Alicia Sendon, Philippe Aïm explore un autre sujet très actuel : la saturation mentale.

Un trop-plein de pensées, d’injonctions, de préoccupations…
Chez les adultes, mais aussi chez les enfants et les adolescents.

Lorsqu’une difficulté relationnelle occupe une place importante dans la tête d’un enfant, elle peut envahir son espace mental, au détriment de tout le reste : apprentissages, relations familiales, confiance en soi.

Faire le lien entre relations difficiles et saturation mentale permet de mieux comprendre certains comportements et de porter un regard plus ajusté sur ce que vivent les enfants.

Une conversation pour prendre du recul

J’ai eu envie de réunir ces réflexions dans une conversation avec Philippe Aïm.
Pas pour apporter des solutions toutes faites, mais pour prendre du recul et penser autrement notre rôle d’adulte.

Vous pouvez découvrir cette discussion ici :

Cette vidéo est une porte d’entrée vers une réflexion plus large sur l’éducation, les relations et la manière dont nous accompagnons les enfants face aux difficultés.

D’autres contenus viendront approfondir plus spécifiquement les outils et approches éducatives autour du harcèlement scolaire.

28 janvier 2026/4 Commentaires
https://i0.wp.com/les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2026/01/vignette-article-philippe-aim.jpg?fit=1024%2C1024&ssl=1 1024 1024 Coralie https://les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2020/07/logo-horizontal-small-300x218.png Coralie2026-01-28 17:34:552026-01-28 17:34:56Quand les relations deviennent difficiles à l’école : réfléchir autrement à notre rôle d’adulte
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Comment initier un changement ?

Quand on souhaite changer quelque chose dans sa vie, on se focalise souvent sur la décision à prendre.
C’est ce qui se passe avec les bonnes résolutions, avant qu’on se demande comment les tenir.

En fait, le changement se joue en deux temps : d’abord se mettre en mouvement, puis réussir à maintenir ce mouvement dans la durée.

Dans cet épisode, je vous parle en particulier du premier de ces 2 temps, et ce qui permet de vraiment passer à l’action.

Je partage pourquoi les formats de type défi ou challenge peuvent être de précieux alliés : ils aident à se concentrer, à se fixer une échéance, à sortir de l’inertie et à renforcer la confiance en soi au fil du chemin.

Un épisode pour comprendre comment initier un changement de façon plus consciente et plus soutenante pour soi.

Et si vous voulez suivre le défi du moment des 6 doigts de la main, bonne nouvelle, il commence bientôt !

C’est le défi « Je reste zen », du 12 au 25 janvier 2026.

👉🏻 Voici le lien pour s’y inscrire

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8 janvier 2026/0 Commentaires
https://i0.wp.com/les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2026/01/Initier-un-changement-scaled.jpg?fit=1536%2C2048&ssl=1 2048 1536 Coralie https://les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2020/07/logo-horizontal-small-300x218.png Coralie2026-01-08 16:25:452026-01-08 16:25:46Comment initier un changement ?
Au fil de l'eau, Podcasts

Pourquoi je suis contre les échelles de comportement en classe ?

Dans cet épisode, j’explore une question que beaucoup de parents se posent sans toujours oser la formuler : a-t-on le droit Dans cet épisode, je reviens sur un outil très répandu à l’école : les échelles de comportement, ces systèmes qui affichent publiquement si un enfant est « dans le vert », « dans l’orange » ou « dans le rouge ».

Beaucoup de parents sentent confusément que quelque chose cloche… sans toujours savoir quoi. Ici, j’explique pourquoi ces dispositifs me posent problème, autant du point de vue du développement de l’enfant que de la relation éducative.

Au programme :

  • Ce que ces outils cherchent à faire… et pourquoi ils n’y arrivent pas vraiment.
  • Les effets souvent invisibles : honte, comparaison, perte de confiance.
  • Comment un enfant apprend réellement à ajuster son comportement.
  • Ce que l’on peut transmettre à nos enfants pour les aider à comprendre ces systèmes… sans les laisser se définir à travers eux.

Un épisode pour prendre du recul, remettre du sens et redonner à nos enfants un cadre qui les aide vraiment à grandir.

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10 décembre 2025/4 Commentaires
https://i0.wp.com/les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2025/12/echelles-de-comportement-1-scaled.jpeg?fit=1536%2C2048&ssl=1 2048 1536 Nicole https://les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2020/07/logo-horizontal-small-300x218.png Nicole2025-12-10 09:41:392026-01-08 16:14:11Pourquoi je suis contre les échelles de comportement en classe ?
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Puis-je critiquer ce que dit la maitresse ?

Dans cet épisode, j’explore une question que beaucoup de parents se posent sans toujours oser la formuler : a-t-on le droit d’exprimer à son enfant que l’on n’est pas d’accord avec ce que propose l’enseignant.e ?

Je pars de l’histoire d’une maman que j’accompagne, persuadée qu’elle ne doit jamais « critiquer la maîtresse ». Pourtant, rester silencieux peut parfois envoyer à l’enfant un message implicite qui ne correspond pas vraiment à nos valeurs.

Alors, comment faire ?

Ici, je vous propose une approche nuancée :

  • Réaffirmer vos valeurs sans dénigrer la personne.
  • Donner du recul à votre enfant, l’aider à développer son sens critique.
  • Comprendre les intentions et les bonnes raisons de l’enseignant.e.
  • Trouver une façon de dialoguer qui respecte chacun et renforce la confiance.

Parce qu’on peut accompagner son enfant à penser par lui-même, tout en maintenant une relation apaisée avec l’école.

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18 novembre 2025/4 Commentaires
https://i0.wp.com/les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2025/11/Critiquer-ce-que-dit-la-maitresse-scaled.jpg?fit=1536%2C2048&ssl=1 2048 1536 Nicole https://les6doigtsdelamain.com/wp-content/uploads/2020/07/logo-horizontal-small-300x218.png Nicole2025-11-18 12:41:302025-11-19 10:29:45Puis-je critiquer ce que dit la maitresse ?
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