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Conférence – Eduquer sans punition ni récompense

Avril 2018 – San Juan, Puerto Rico

Pour mieux répondre à l’intérêt qu’a suscité la conférence sur les luttes de pouvoir, nous décidons d’organiser une deuxième conférence dans la foulée.

Encore une fois, mon thème préféré. Celui qui chamboule.

Dans cette conférence, j’explique aux parents la différence entre le contrôle externe et la motivation interne.

Nous discutons les effets que peuvent avoir les punitions et les récompenses sur les enfants. Pour certains parents, c’est la première fois qu’ils prennent de la distance par rapport à ces méthodes. La première fois qu’ils s’interrogent sur leur effet à long terme.

Je ne suis pas surprise. Nous ne sommes pas nombreux à remettre en cause ce qui nous semble évident. Il faut un déclic, un jour, pour nous ouvrir les yeux. Ce déclic peut avoir plusieurs formes. Ce peut être une conférence, oui, ou bien un livre, un(e) ami(e), une discussion…

Quoi que ce soit, je suis ravie de jouer ce rôle pour certains.

Le matin même de cette conférence, j’ai croisé une maman qui est venue me voir pour me dire que j’avais ouvert pour elle un monde nouveau.

Et j’ai bien l’intention de continuer à faire exactement cela !

Conférence – Comment éviter les luttes de pouvoir ?

Avril 2018 – San Juan, Puerto Rico

L’une des personnes présentes à mes conférences à l’alliance française m’a demandé d’en faire une dans le centre dont elle fait partie. Nous choisissons de commencer, là aussi, par les luttes de pouvoir.

Nul doute que ce thème touche beaucoup de familles : ce sont 25 mamans qui se présentent pour cette conférence /déjeuner.

Pour une bonne partie d’entre elles, c’est leur premier contact avec l’éducation positive.

Comme d’habitude, je diffuse mon message à travers ma propre expérience. Je vois bien que cela en inspire une bonne partie. Difficile cependant de ne pas résister à ce changement de posture que je leur propose.

“Cela est “bien joli” dans la théorie, mais ça ne marcherait pas chez moi…” pense une partie d’entre elles.

Je sais. Pas toujours facile de croire que notre famille en est également capable. Et pourtant, nous n’avons rien de plus que les autres. Si ça marche chez nous, ça marchera chez eux.

Cela fait peur, et il est bien naturel de se raccrocher à ce qu’on connait. Je n’ai pas d’inquiétude cependant. Je sais que cette conférence a planté des graines. Des graines d’autant plus solides qu’une partie de l’assistance est déjà plus avancée, et peut témoigner des effets observés avec leurs enfants !

De nouveau, mon rôle est d’aider à ouvrir un peu les consciences. Ensuite, chacun fera ce qu’il décidera, ce qui lui correspondra.

Conférence AF 3 : Eduquer sans punition ni récompense

Avril 2018 – San Juan, Puerto Rico

Voilà un thème que j’adore !

Pour cette 3ème conférence à l’alliance française de Puerto Rico, j’ai choisi d’entrer dans le vif du sujet. Je sais que cette conférence chamboule toujours un peu ceux qui l’écoutent, parce que ma présentation bouscule certains principes qu’ils ne remettaient pas en cause.

C’est une des raisons pour lesquelles j’adore cette présentation.

Pour moi, la parentalité positive commence par une prise de conscience. Cette prise de conscience ne va pas sans un certain inconfort à un moment donné. C’est cependant cette inconscience qui permet de s’ouvrir à autre chose.

Dans cette conférence, nous creusons donc les raisons derrière l’usage des punitions et des récompenses, ainsi que les raisons de s’en éloigner.

Puis, nous envisageons des alternatives.

Lorsque la conférence se termine, et que certains s’approchent de moi pour me remercier, je vois que les choses ont déjà commencé à changer en eux !

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La joie comme intention

La joie comme intention… ou comment l’ambiance familiale peut changer par un simple changement de priorité !

Il y a quelques semaines, je vous parlais de mon envie de mettre la joie en priorité dans ma famille.

Retour sur cette expérience, qui s’avère particulièrement efficace !

Vous pouvez télécharger le podcast (vous pouvez même vous abonner à la chaine des 6 doigts de la main sur iTunes), ou, si vous préférez, en lire la retranscription ci-dessous.

Bonjour !

Ici Coralie, du blog 6 doigts de la main, pour avancer ensemble sur le chemin de la parentalité positive.

Lors de mon dernier podcast, je vous parlais de la joie. Et je partageais avec vous le fait que j’avais envie de la mettre plus dans mes priorités au quotidien dans nos relations familiales.

Je m’étais en effet fait la réflexion qu’en avançant sur le chemin de la parentalité positive, j’avais réussi à apprendre comment être beaucoup moins en conflit avec mes enfants, j’avais réussi à leur apprendre également à être moins en conflit entre eux, et que l’ambiance à la maison en avait été changée. Et que malgré tout ça, j’avais envie d’aller plus loin, pour non seulement avoir des relations plus calmes, mais également plus joyeuses.

Et je vous avais promis de faire un retour là-dessus, et de vous dire comment ça s’était passé.
Alors voilà, c’est mon objectif aujourd’hui : quel a été l’impact de cette réflexion ? Ai-je réussi à fixer la joie comme priorité ?

En fait, c’est vraiment intéressant de voir à quel point un simple changement d’état d’esprit peut changer les choses. Je ne vais pas vous dire que depuis que j’ai décidé de me focaliser sur la joie, tout a changé.
Je ne vais pas vous dire que, du jour au lendemain, la joie a été omniprésente dans mon foyer. Non, tout n’a pas changé, ceci d’autant moins que je n’ai pas réussi à garder cette joie en tête tous les jours.

Cependant, les jours où elle était effectivement présente dans mon esprit, la dynamique a été différente. Alors, j’y ai réfléchi et j’ai cherché à l’analyser un peu. Comprendre ce que ça avait vraiment changé.

Déjà, noter très clairement la responsabilité qu’on a, nous, en tant que parents, sur l’ambiance familiale.
Bien sûr, les enfants en ont une également ; bien sûr, leur comportement a une influence ; mais notre façon de réagir à ce comportement peut également tout changer. J’en étais déjà persuadée, cependant, je vois que ça peut aller encore un cran plus loin avec cette idée de joie.
Parce que c’est, comme je l’ai dit au début, certains jours mon seul état d’esprit qui décide de se focaliser sur la joie qui fait que mon attitude est différente, et que l’ambiance est différente.
Parce que, oui, j’ai vu des ambiances différentes les jours où j’étais vraiment focalisée dessus.

Comment ça s’est traduit concrètement ?

D’abord,

le premier point,

il est très clair, c’est que j’ai choisi de me remplir de la joie que j’observais. C’est à dire que, au lieu de considérer que lorsque mes plus jeunes enfants exprimaient leur joie, c’était.. on va dire normal, et me comporter moi “comme si de rien n’était”, j’ai eu une démarche consciente de me remplir de leur joie, de rire avec eux, d’essayer de comprendre ce qui les enthousiasmait et de m’enthousiasmer avec eux.

Et ça, déjà, c’est fort, parce que ça m’a permis d’entretenir ma propre décision.

C’est à dire que, d’aborder les choses avec joie, et de trouver encore plus de joie en la puisant chez eux. Finalement, c’était eux qui remplissaient mon réservoir.

Ce premier point-là, je pense que tous les parents de jeunes enfants peuvent le vivre.

C’est moins évident chez les enfants plus grands, qui n’ont pas la même manière d’exprimer leur joie, cependant c’est quelque chose à chercher également, se réjouir de ce qu’ils partagent, au lieu de facilement considérer que ça a peu d’interêt.

Le deuxième point

est plus personnel, et j’imagine qu’il se déclinera différemment, selon les parents et le caractère de chacun. Parce que nous sommes tous des adultes différents, face à des enfants différents. Mais surtout des adultes différents. Et chez moi, il y a un grand besoin de contrôle. C’est d’ailleurs un thème que nous avons déjà abordé, lorsque nous avons parlé de comment notre personnalité influence celle de nos enfants, et que nous avions fait l’analyse de la carte dominante.

Alors, pour choisir la joie au dessus de ce besoin de contrôle, ça m’a demandé du lâcher-prise.
Le lâcher-prise, c’est sûrement plus facile pour certains parents que pour d’autres ! Et, dans la théorie, je sais que le lâcher-prise est important, je l’ai déjà mis en place à de multiples reprise, et j’y repense régulièrement. Mais cette fois, au lieu de choisir le lâcher-prise, j’ai choisi la joie, et le lâcher-prise est venu naturellement.

Etrangement, ça a été, du coup, beaucoup plus facile. Parce que, du coup, ce n’était plus un choix “négatif”, c’est à dire un choix de ne pas voir quelque chose, de ne pas prêter attention à un comportement qui m’aurait déplu, de ne pas me battre pour, comme lorsqu’on choisit ses batailles, ce qui est très important ; ca a été au contraire un choix positif.

Je choisis la joie.

Et évidemment, naturellement, ça veut dire que, lorsque mes enfants se sont levés de table pour montrer le dernier enchaînement de danse, avec la chanson qui va avec, qu’ils ont apprise pendant leur cours de sport, je n’ai pas eu besoin de m’imposer de ne pas réagir au lever de table pour ne pas me battre, j’ai savouré le partage de la chanson, le rire des autres, et effectivement, le fait de se lever de table à ce moment-là n’avait aucune importance !

Ca a été un lâcher-prise naturel. Ca ne veut pas dire que les règles ne doivent pas exister, ça ne veut pas dire qu’on ne va pas revenir dessus, mais ça veut dire que l’on choisit ses priorités. Je peux vous dire que chez nous, les diners où je suis arrivée avec une posture d joie ont été réellement différents !

Enfin,

le troisième point,

c’est que j’ai cherché à mon tour à créer de la joie. Et ça, oui, ça me demande encore un effort, parce que ce n’est pas mon caractère naturel forcément, mais il y a eu plusieurs moments où j’ai plus facilement basculé dans une parentalité que l’on qualifie de ludique, pour ceux qui connaissent, dans laquelle on prône le jeu avec l’enfant, non seulement pour se défaire de situations de conflit, ce que je faisais déjà, mais également en dehors de tout contexte, simplement comme moyen de connexion.

Alors, le jeu comme moyen de connexion, c’est quelque chose que, chez nous, on utilise beaucoup, de façon tranquille, encore une fois. C’est à dire que nous faisons beaucoup de jeux de société. Mais, cette fois, j’ai mis en place également du jeu plus vivant. Des jeux de chatouilles, des jeux de semi-bagarre, des moments où l’on danse, des choses qui ne me viennent pas forcément naturellement, mais qui permettent également de changer l’ambiance.

Et c’est drôle de voir à quel point c’est facilement suivi ! On commence avec un enfant, et puis ils s’y mettent tous. Et alors moi qui ai des enfants d’âges différents, puisque l’aîné a 15 ans, et le dernier 4, je peux vous dire que dans ces moments-là, les écarts d’âge s’effacent ! C’est assez magique.

Quelle est la leçon à retenir de tout ça ?

C’est le fait qu’on peut effectivement avoir une influence sur la façon dont les choses se passent par la simple posture dans laquelle on se met.

De nouveau, ce n’est pas une baguette magique, parce qu’il y a des jours où je suis plus stressée que d’autres, où je suis plus fatiguée que d’autres, et où la joie me viendra moins naturellement, mais le fait de l’avoir à l’esprit peut réellement changer les choses.

Et dans cette démarche, une astuce toute simple :

Avant de rentrer chez moi, j’y réfléchis. Je pose mon intention, dans les 2 minutes qui précèdent le moment ù je passe la porte. Je ne cherche pas à enchainer les choses, à être encore sur mon téléphone,etc. Non, pendant ces 2 minutes, je respire,  je souris, et je pose mon intention de joie. La suite en découle naturellement. Même si j’ai encore parfois besoin de m’y reconnecter.

Je ne peux donc que vous conseiller de faire la même chose. De réfléchir à la priorité pour vous, et, si c’est la joie, comme ça l’était pour moi ces dernières semaines, et, j’espère les prochaines semaines également, connectez-vous à cette intention avant de rentrer chez vous, et essayez de la garder présente. Et voyez la différence.

Si vous pensez que dans cette démarche, ce podcast peut aider d’autres parents, n’hésitez pas à le partager.
Et n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire comment la joie a pu être mise en place chez vous.

A bientôt !

 

 

 

 

La méthode traditionnelle : récompenses et punitions

Les adeptes de la parentalité positive, dont je fais partie, sont persuadés que la méthode traditionnelle d’éducation ne fonctionne pas. La “méthode traditionnelle”, cela veut dire le système de récompenses et punitions. Nous en avons déjà parlé ici, et cette idée n’est pas nouvelle pour vous.

L’objectif de cet article est de vous transmettre le point de vue de Thomas Gordon sur la question. Et pour cela, je m’inspirerai du deuxième chapitre de Eduquer sans punir. Une lecture qui vous encouragera à réfléchir de nouveau à cette méthode traditionnelle, pour vous aider à vous faire votre propre opinion.

Sur quels principes repose cette méthode traditionnelle d’éducation ?

Tous les parents qui appliquent cette méthode traditionnelle n’ont pas forcément réfléchi aux principes qu’elle véhicule. (C’est bien toute l’idée de l’avancée sur ce chemin, d’ailleurs ! Prendre conscience de tout ce qui se joue de manière inconsciente chez nous, ne serait-ce que parce que c’est le modèle que nous avons reçu !)  Deux d’entre eux sont cependant fondamentaux pour croire à cette méthode.

L’obéissance

Bien sûr, ce que cherche le parent qui use de la récompense et de la punition, c’est l’obéissance de son enfant ! Le parent maintient dans ce cas une relation purement verticale avec son enfant : lui est au dessus, et l’enfant, en dessous, doit obéir.

Il est difficile de penser autrement la relation adulte-enfant, puisqu’elle nous a été enseignée ainsi. De mon côté, je vous en ai déjà parlé, je ne cherche pas à avoir des enfants obéissants. Je préfère que mes enfants gardent un sens critique, qu’ils puissent décider d’obéir ou non en fonction d’une certaine fidélité à leurs valeurs. Ce qui ne m’empêche pas de leur demander de la coopération ! Mais j’essaye de faire en sorte que ce soit bien des demandes, et non  des exigences (merci M Rosenberg), même si j’admets volontiers que c’est parfois frustrant !!

Ce principe d’obéissance est pourtant souvent pensé pour le bien de l’enfant. Car, après tout, c’est un modèle auquel il faudra bien qu’il se plie dans le monde extérieur ! La relation parent-enfant n’est pas la seule relation d’obéissance à laquelle nous sommes exposés dans notre vie. On peut encore évoquer la relation au professeur ou autre personnel de l’école (qui peut parfois être effrayante), l’obéissance à son supérieur dans l’entreprise, au dirigeant d’un pays, à son mari lorsqu’on est une femme…. Ah.. Certains de ces modèles évoluent quand même !

J’ai donc confiance en l’évolution de la société, vers des relations plus respectueuses, pas seulement entre femme et époux, mais également entre adultes et enfants ! Mais je m’égare et dépasse ici les propos de Thomas Gordon. Revenons à nos moutons.

Le jugement

Dans la mesure où l’adulte va agir pour modifier le comportement de l’enfant, c’est qu’il considère que son jugement sur le comportement de l’enfant est le bon. Nous sommes toujours dans un modèle de relation verticale, dans laquelle l’adulte est considéré supérieur à l’enfant, et en particulier plus compétent, et meilleur juge.

Quoi qu’il en soit, il faut donc que l’adulte, que l’on peut également qualifier ici de “contrôleur” juge le comportement de l’enfant afin de décider comment le corriger.

On peut s’interroger -je prends de nouveau des licences- sur l’objectivité de ce jugement. Puisqu’un jugement sur l’autre dépend de notre propre jeu de valeurs. Est-on en droit de l’imposer à l’autre ? Ce qui est sûr, c’est qu’on touche de nouveau bien à la différence entre l’obéissance et la morale, la première correspondant au fait de faire ce que l’on nous demande, que cela soit bon ou non, la deuxième à faire ce qui est bon, que cela soit ce que l’on nous demande ou non…

Gordon soulève en tout cas l’idée que ce jugement est fréquemment fait par rapport à nos propres intérêts. Il cite l’exemple parlant d’un professeur qui exclue un élève de la classe parce qu’il perturbe celle-ci. Et en effet, cela gène en particulier le professeur qui aimerait ne pas être interrompu.

Cet exemple fait d’ailleurs écho chez moi à une anecdote vécue, lorsque j’ai commencé à appliquer chez moi les principes de ma formation de  discipline positive en classe. Lorsque nous cherchions avec ma fille et son camarade des méthodes pour faire en sorte que nos cours de français soient moins interrompus par leurs histoires, le camarade propose de donner une récompense à celui qui interrompra le moins. Ainsi, quand un professeur (en l’occurence moi) lui demande quelques chose, il ne s’y trompe pas : il considère que c’est dans le seul interêt du professeur qui est donc responsable de trouver une autre motivation pour ses élèves. Ma réponse l’a pris par surprise. Je lui ai en effet expliqué ma perspective. Que j’aimerais que sa raison pour ne pas interrompre ne soit pas une récompense, mais bien de participer à un cours plus agréable pour tous. Et c’est effectivement ce qui s’est finalement passé ! Comme quoi, cela vaut la peine d’avoir confiance

Est-ce plus facile ?

Avertissement : ce paragraphe est une réflexion toute personnelle, et non une retranscription de ce que dit Gordon.

D’une certaine manière, je comprends bien que tout est plus facile lorsque l’enfant obéit ! Ou, du moins, que cela serait plus facile si l’enfant obéissait tout le temps. Parce qu’alors, il nous suffirait de lui indiquer ce qu’il a à faire, et nous n’aurions pas à nous battre pour que cela se fasse ! Etre parent est un travail épuisant, et nous aimerions bien que nos enfants nous le simplifient parfois… Finalement, notre jugement sur cette nécessité d’obéissance correspond bien à un jugement par rapport à nos propres intérêts. Bien vu.

Seulement, j’y vois deux problèmes majeurs.

  1. De toute façon, nos enfants n’obéissent pas systématiquement. Jamais. Ce n’est donc pas plus facile. Et je crois même plus difficile de se raccrocher à ce modèle qui voudrait qu’ils obéissent. Car nous ne cessons alors de nous heurter à des situations ressenties comme des échecs, et pour nous, et pour eux.
  2. Au passage, nous ne développons absolument pas les qualités que nous aimerions voir plus tard chez nos enfants. Ni l’autonomie, ni la prise de décision, ni le sens critique, ni la confiance en eux… Si tout ceci ne vous apparait pas clairement, je vous encourage à passer un moment à concevoir votre plan de route parental !

Que faut-il pour que cette méthode fonctionne ?

Le pouvoir du contrôleur

La base de tout ce système, c’est le pouvoir du contrôleur. Dans ce chapitre, le pouvoir est au coeur du discours. En effet, pour que le contrôleur puisse mettre en place la carotte et le bâton, ces motivations externes à adopter un certain comportement, encore faut-il qu’il ait un pouvoir sur l’enfant.

Et ce pouvoir découle du fait qu’il ait les moyens de satisfaire ou d’empêcher les besoin s de l’enfant.

Nous sommes dans une logique de contrôle externe pur, ne laissant pas de place au contrôle interne. Et ce contrôle externe n’est rendu possible que par la position de l’adulte. C’est lui qui a effectivement à sa disposition les moyens physiques de satisfaire l’enfant, ou non.

L’impact sur la relation

Ainsi, l’interêt du contrôleur est de garder l’enfant dans une position qui permet à l’adulte de garder les rênes. (Tiens, nous filons la métaphore de la carotte et du bâton !)
Ce qui aura pour résultat “une relation de dépendance et de crainte”. L’enfant attend en effet au quotidien le jugement et le bon vouloir de l’adulte…

Je pense que l’on peut rapprocher ce commentaire de ce que dit Jane Nelsen de la punition. Dans La discipline positive en effet, Jane Nelsen présente ce qu’elle nomme les “4 R de la punition” : Rancoeur, Revanche, Rébellion, Retrait.

Dans tous les cas, on se retrouve dans une relation qui est loin de répondre à ce besoin de connexion que nous avons déjà évoqué. Fondamentale dans une relation harmonieuse, la connexion est ce qui nous permettra d’espérer la coopération de notre enfant.

Les méthodes traditionnelles de récompenses et punitions sont donc de nouveau un frein à cette coopération

 

Grosse surprise quand l’enfant grandit…

Autre problème de ces méthodes : l’écart entre les moyens de l’adulte et ceux de l’enfant se résorbe au fur et à mesure que celui-ci grandit. Ainsi, l’adulte perd peu à peu son pouvoir sur les besoins de son enfant, et, par effet immédiat, il perd le contrôle !

Et nous voilà avec des parents qui ne comprennent plus leur adolescent…
Quand il était petit, il était si mignon… et maintenant, il n’écoute plus rien !!!

Je reprendrai ici simplement les mots de Gordon : “Comme ils ne peuvent plus contrôler leur enfant, comme ils n’ont jamais appris à l’influencer, ils se sentent impuissants.”

Un mot sur les conséquences

Je noterai sobrement le fait que Gordon écarte ici également toute forme de conséquence, qu’il considère être souvent assimilable à une punition. J’ai besoin de réfléchir et formuler encore les arguments qu’il formule ici. Car je suis convaincue qu’il y a une vraie différence entre la punition et la conséquence.

Mais je sais aussi que c’est une compétence qu’il est difficile de maîtriser. Nous avons d’ailleurs déjà soulevé la nécessité de chercher à avancer vers la recherche de solutions plutôt que vers les conséquences.

Je crois qu’une grande part de la différence tient également à notre posture, notre communication, notre intention en fait. Et cette intention n’est pas toujours évidente à identifier. Je trouve ainsi régulièrement des exemples de situations identiques qui pourraient tout aussi bien être interprétées comme une punition, ou comme une conséquence, selon la manière dont la communication est menée.

Je reviendrai donc sur ce thème.

Comment changer notre posture ?

Rome ne s’est pas faite en un jour, et nous aurons besoin d’abord de faire preuve de bienveillance envers nous-mêmes tandis que nous cherchons à avancer sur ce chemin de parentalité positive.

Pour commencer cependant, je vous propose les étapes suivantes, au rythme de questions à vous poser à vous-mêmes.

Pour prendre de la distance par rapport au jugement du contrôleur

  • Suis-je en train de juger l’autre ?
  • Quelqu’un d’autre que moi poserait-il le même regard ?
  • Puis-je trouver la raison positive qu’a la personne que je juge pour agir ainsi ?

Par rapport à notre schéma de pensée

  • Quelles sont, selon-vous, les raisons qui poussent les parents à rester dans ce schéma traditionnel ?
  • Quels en sont les avantages et les inconvénients  ?

Enfin, pour conclure, et malgré la longueur de cet article que je pensais au départ plus court, il me reste à vous indiquer que les chapitres suivants du livre reviendront en détail sur chacune de ces méthodes. Gordon y expliquera pourquoi, selon lui, les récompenses sont inefficaces, puis pourquoi les punitions sont inefficaces.

N’oubliez pas, avant de partir, de laisser en commentaire vos réponses aux questions ci-dessus !

 

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Remplir le réservoir d’amour, une priorité !

Remplir le “réservoir d’amour“… Connaissez-vous ce concept de réservoir d’amour ? Parfois qualifié de réservoir affectif, il désigne en quelque sorte le niveau de notre bien-être affectif. De l’interêt de l’avoir au plus haut !

Mais… “réservoir d’amour”… en voilà une expression naïve !
Dois-je vraiment utiliser ces mots ridicules ? Se demandent certains, à qui l’idée que tout ce qui est fleur bleue est ridicule a été inculquée depuis le plus jeune âge…

Ma foi, c’est comme vous voulez. Cependant, lisez avant de décider.

J’ai quand même deux arguments :

  1. Je n’ai pas vraiment trouvé d’expression plus claire (et surtout c’est celle qui est communément admise dans la littérature, alors c’est quand même plus simple pour se comprendre quand on parle tous le même langage ! )
  2. Quitte à ne pas utiliser les mots, il n’est pas interdit de se familiariser avec le concept !

Chez nous, même mon mari – un des plus anti-fleur-bleue que je connaisse – s’y est mis. Parce que finalement, ça reflète bien une réalité !

Qu’est-ce que ce réservoir d’amour ??

Le réservoir d’amour, c’est une métaphore, bien sûr.

Cela permet de mettre des mots sur le fait que nous avons tous besoin d’amour pour avancer.

Ainsi, l’idée est la suivante : imaginons que nous ayons tous un réservoir. Pour nous sentir bien, le réservoir doit être plein. Ou en tout cas pas vide.

Or, beaucoup des interactions que nous aurons au long de la journée peuvent avoir une influence sur le niveau de ce réservoir.

Lorsque nous passons du temps avec un ami, le niveau augmente.
Lorsque notre amoureux nous prend la main, le niveau augmente.
Lorsque le voisin nous agresse, le niveau baisse.
Lorsque nous avons honte, le niveau baisse.
Lorsque notre enfant nous sourit, il monte.

Je pense que vous avez compris le principe, n’est-ce pas ?

Pourquoi avons-nous besoin que ce réservoir d’amour soit plein ?

Cela rejoint une phrase du Dr Ginott, que je vous ai déjà citée plusieurs fois, et à laquelle il est bon de revenir régulièrement :

Pour se comporter bien, il faut se sentir bien.

Et oui, quand on le voit ainsi, ça semble évident. Nous sommes tous familiers avec cette idée. Nous avons tous expérimenté le fait que les jours où nous sommes stressés, fatigués, les jours où nous sommes contrariés, où les choses ne se passent pas comme prévu, nous sommes moins agréables avec notre entourage !

Lorsque nous nous sommes disputés avec le voisin (visiblement, j’ai quelque chose contre ce voisin… ne le lui dites pas ! Ou plutôt si, ça lui ferait peut-être du bien de l’entendre ! Bref.) Lorsque nous nous sommes disputés avec le voisin, donc, disais-je, nous sommes moins patients avec les enfants, pas vrai ?
Et bien, figurez-vous que c’est pareil pour tout le monde, y compris les enfants !!

Alors, face à un comportement désagréable de notre enfant, la manière la plus efficace de réagir, c’est de… remplir son réservoir d’amour !!

Vous pensez que cette idée n’est que théorique ?

Je vais vous raconter ce qui m’a inspiré cet article, et vous laisser juge…

Cette semaine, je n’étais pas chez moi, mais en déplacement. C’est donc mon mari qui s’est occupé seul d’eux le soir. Et, même en essayant de rentrer plus tôt que d’habitude, il ne rentre pas souvent plus tôt que ce que je fais quand je suis présente.

Un soir, je reçois le message suivant :
“Soirée difficile, mais tout bien terminé. Léon, après plusieurs épisodes en partant fâché et pleurant dans sa chambre m’a dit, avec des larmes : “mon réservoir d’amour est vraiment vide, et ça me fait mal !”. Alors, après, on a rempli les réservoirs des deux petits, puis lu des histoires et ça allait beaucoup mieux !”

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A quelle fréquence doit-on remplir ce réservoir ?

Il est impossible de donner une règle générale. Impossible. Parce que cela dépend de beaucoup de facteurs !

  • La confiance en soi, par exemple, influe beaucoup : plus on se sent bien dans ses propres baskets, moins les contrariétés auront un impact sur notre réservoir.
  • La fatigue influe aussi : comme elle joue sur notre humeur, elle nous rendra plus sensibles aux difficultés.
  • L’entourage, évidemment !! Plus nous évoluons dans un environnement bienveillant, plus il nous est facile de maintenir le niveau de notre réservoir ! En un sens, il est re-rempli en permanence…

Dans tous les cas, le point important à retenir, c’est que les enfants ont un réservoir plus petit que les adultes. Donc, il faudra le re-remplir plus régulièrement. Car les enfants ont une plus grande sensibilité que les adultes. Ils se font plus facilement envahir par les émotions (positives autant que négatives, même si nous nous focalisons souvent plus sur les négatives). Cela est lié au fait que leur cerveau n’a pas fini sa maturité…

Note : Vous pouvez voir cette petite bande dessinée pour garder en tête cette image du réservoir des petits qui est plus petit.

Un pré-requis fondamental

Et je reviens cette fois sur une idée importante. Pour pouvoir prendre soin des autres, il faut d’abord prendre soin de soi-même.

J’ai vu en effet trop de mères conscientes de ce qu’il manquait à leur enfant, mais incapables de le leur offrir. Et, comme elles, je me retrouve également dans cette situation parfois. (Vous vous rappelez que j’avais expliqué à mon fils que je n’étais pas un super-héros ?)

Alors, cela vaut la peine de le répéter : prendre soin de soi n’est pas égoïste ! C’est plutôt la meilleure chance d’offrir à notre famille une mère (ou un père !) capable de faire face aux difficultés qui se présenteront inévitablement.

Effet secondaire : le développement de l’empathie !

Une fois que la notion du réservoir est passée chez nos enfants, ils sont prompts à la comprendre. Et à comprendre qu’elle s’applique également aux autres.

Et c’est une bonne manière d’être sensible à l’autre, de l’écouter, de le comprendre. En somme, de développer cette empathie qui change tout à notre manière d’avancer dans la vie !

Encore une illustration ? Pas de problème, je l’ai dans ma besace.

Un soir, Léon (6 ans) estime que je suis trop difficile avec lui. (A tort ou à raison ? On est rarement bon juge de soi-même… J’essayais de bien faire, mais il est vrai que j’étais fatiguée) Il pleure, et pleure encore.
Au bout d’un moment, je lui dis, alors qu’il pleure sur le canapé : “Je n’ai plus l’energie de ca. Moi aussi, j’ai besoin qu’on remplisse mon réservoir d’amour…
– Ah, ben il fallait le dire !” me répond-il, en s’arrêtant de pleurer ! Et il vient immédiatement me faire un gros câlin…

Ca a eu l’effet désiré : nous nous sommes tous les deux sentis mieux !

Et dans la pratique, comment fait-on pour remplir ce réservoir ?

Bonne nouvelle : j’ai des idées à vous proposer !

Remplir le réservoir est un travail permanent. Car la meilleure méthode pour le remplir, c’est de ne pas le laisser se vider !

Voici donc les idées que l’on qualifiera de préventives

  • Passer des “moments particuliers” avec notre enfant ! Sans doute le plus efficace de tout ce que je pourrais vous lister ici…
  • Ecouter notre enfant. Ce qui signifie écouter ce qu’il a à dire, sans essayer de le convaincre que le problème qu’il a n’est pas, sans le juger, sans chercher à lui offrir des solutions toutes faites, juste l’écouter.
  • Le laisser exprimer ses sentiments. Parce que c’est ainsi qu’il se sentira compris, et respecté.
  • Les jeux de société. Cela dépend probablement des goûts de chaque famille. Chez nous, les jeux de société sont très présents, et je sais qu’ils nous aident au quotidien. Parce qu’à travers eux, nous passons des moments agréables. Des moments de partage qui ne sont pas teintés d’obligations (type prendre le bain…)
  • Faire attention aux messages qui nous lui transmettons : insister, lorsqu’il fait une erreur, sur le fait que l’on a confiance en lui pour apprendre. Et éliminer les punitions !!

Sans oublier les idées réactives

Au moment où l’on sent que l’enfant a du mal à faire face, on peut encore infléchir les choses.

  • Le moment particulier est encore un bon outil ! Lorsque nos deux plus jeunes se disputent à répétition, nous en prenons un chacun, et nous isolons pour un moment particulier impromptu ! En général, ça fonctionne bien.
  • Dans tous les cas, il faut (encore une fois) recevoir l’émotion. Mettre les mots dessus aidera l’enfant à se connecter à nous, à se sentir entendu, et le soulagera immanquablement.
  • (En fait, tout ce qui est listé ci-dessus peut également servir dans le feu de l’action !)
  • La tendresse bien sûr ! Les câlins sont chez nous la meilleure manière de remplir le réservoir lorsqu’il est vide. Passer le message d’amour dans les moments difficiles est le meilleur moyen d’atteindre l’autre. C’est pourquoi d’ailleurs le câlin est le choix favori d’Anatole sur notre roue des options. Et parfois, un simple geste suffit à se reconnecter, et ouvrir la communication.
  • Le rire… Ce n’est pas toujours évident de trouver en nous l’énergie de réagir différemment. (et je re-soulèverais bien le fait de prendre soin de nous-mêmes… mais vous l’avez compris, je crois !). Pourtant, si l’on décide de changer l’humeur, de surprendre, la dynamique peut changer du tout au tout !
  • Dans la continuité du point précédent, la parentalité ludique apporte bien des options autres. (Je n’ai malheureusement pas encore pris le temps d’écrire à ce sujet, mais vous trouverez des inspiration chez mon amie Gwen via ses petits bouts du livre de Lawrence Cohen…). Chez nous, ce ne sont pas les chatouilles qui l’emportent, mais je n’hésite pas à entrer dans l’univers de mon fils et de ses voitures, les emmenant se laver les dents, par exemple !
  • Lire une histoire. Pour les plus jeunes, comme les moins jeunes, se poser pour une histoire est une bonne idée : cela mélange le temps partagé, le temps calme, et la proximité physique. Si l’enfant est un peu âgé pour un câlin, lire un chapitre l’un à côté de l’autre est une bonne alternative !! C’est l’une des activités favorites de ma fille de 11 ans, et partie intégrante de nos moments particuliers

 

Voilà, je suis persuadée que ces listes non exhaustives vous auront donné des pistes intéressantes…

J’ai hâte de savoir ce que cet article va changer chez vous, et quelles sont les idées que vous pouvez me proposer pour enrichir cette liste !

Voir les besoins derrière toute action

Si nous parvenions à voir les besoins derrière l’action, il y a fort à parier que nous arriverions à réagir différemment. Ce serait alors un cercle vertueux : au lieu d’accuser, de reprocher leurs actions aux autres, nous pourrions les comprendre, et entrer en lien avec eux. Alors, notre échange ne serait plus conflictuel, mais plutôt un apprentissage commun.

“Se connecter avant d’enseigner.” comme le prônent tant la CNV que la Discipline Positive.

Et je vous le concède, c’est loin d’être facile !! Très loin d’être facile. Mais cela ne signifie pas qu’il faille renoncer. Nous avancerons et progresserons pas à pas, petit à petit.

Ainsi, loin de renoncer, je cherche au contraire à développer cette attitude. Or, la lecture de la clef n2 de Parents respectueux, enfant respectueux : voir les besoins derrière toute action y contribue.
Cet article est un résumé du chapitre qui présente cette clef.

Tout comportement est une tentative de satisfaire un besoin

Le livre reprenant les principes de la communication non violente, les prémisses sont les suivantes :

  • Tous les êtres humains ont des besoins
  • Tout comportement est une tentative de satisfaire un besoin

Ainsi, nos enfants (tout comme nous, ou n’importe qui) ont des besoins, et cherchent, par leur comportement, à les satisfaire. S’adresser au comportement seul, sans chercher à comprendre le besoin derrière est donc très limité, et limitatif. Nous aurons bien plus de chances d’avancer en nous intéressant au besoin derrière le comportement.

Nous avions d’ailleurs déjà touché ce thème lorsque nous avions décidé de poser un nouveau regard sur les comportements inappropriés.

Marshall Rosenberg appelait cela “voir ce qui est vivant chez l’autre“. Et en effet, lorsque nous parvenons à voir ce qui motive l’autre, de manière positive, il est plus facile de ne pas réagir avec aigreur ou colère ! Un vrai travail sur nous même…

Ici, les auteurs citent Proust : ” Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.” Et c’est bien de cela qu’il s’agit : avoir de nouveaux yeux…

Différence entre besoin et stratégie

L’un des obstacles principaux au fait de chercher le besoin derrière le comportement réside dans la confusion que nous faisons souvent entre le besoin et la stratégie.

Je m’explique.

Lorsque notre enfant veut continuer à jouer au lieu d’aller prendre le bain, il n’a pas besoin de jouer. Jouer est sa stratégie pour nourrir son besoin d’amusement.
Lorsque notre ado nous répond de nous mêler de nos affaires lorsque nous lui demandons s’il est prêt pour son contrôle du lendemain, il n’a pas besoin de nous envoyer promener. C’est sa stratégie pour répondre à son besoin de confiance.

Si nous parvenons à dé-coreller le besoin et la stratégie, cela peut ouvrir des pistes ! Car, alors, nous pourrons être créatifs et chercher d’autres stratégies pour combler les mêmes besoins. Des stratégies qui répondent si possible aux besoins de tous, c’est à dire au nôtre autant qu’à celui de notre enfant.
Ainsi, si mon ado a besoin de confiance, j’ai, moi, besoin de respect. Et cela peut être discuté !

Comprendre ce qu’est un besoin

Seulement voilà : pour pouvoir en discuter, il faut d’abord être clair sur ce qu’est un besoin.
Or, le langage courant ne nous aide pas à démêler besoin et stratégie.

“J’ai besoin que tu sois au lit.” est, par exemple, un contre-sens. Nous n’avons jamais besoin que l’enfant soit au lit. Nous avons besoin plutôt qu’il soit reposé le matin, ou bien nous avons besoin de solitude le soir, et qu’il aille au lit est un moyen pour répondre à ces besoins.

Sura Hart et Victoria Kindle-Hodson proposent ici de progresser dans notre appréhension des besoins en cherchant régulièrement à les identifier derrière les comportements de notre entourage.

Une autre activité proposée, qui m’inspire : discuter des besoins lors d’une réunion familiale, en cherchant ensemble les besoins universels. Ces besoins qui peuvent motiver une action, et qui sont communs, finalement, à tous les êtres humains !

Le sentiment, indicateur du besoin

Selon la théorie de la communication non violente, nos sentiments sont des indices d’un besoin nourri ou non.

Ainsi, les sentiments positifs nous montrent que nous satisfaisons l’un de nos besoins ; les sentiments négatifs, au contraire, que l’un au moins de nos besoins n’est pas nourri.

Seulement, nous faisons rarement le raisonnement qui nous permettrait de relier la manière dont nous nous sentons avec le besoin présent derrière…

C’est pourtant bien la compétence que nous cherchons ici à développer, en tant que parent. En effet, un enfant qui se sent bien se comporte bien. Donc, si notre enfant se comporte de manière inadéquate, c’est qu’il ne se sent pas bien, et nous chercherons alors à comprendre quel est son besoin non nourri.

(A condition d’être émotionnellement disponible pour cela… Je ne sais pas vous, mais moi, il m’arrive de savoir lire le comportement de mon enfant, et n’avoir aucune envie pour autant de l’aider à nourrir son besoin. Pourquoi ? Probablement parce que ce besoin est trop en compétition avec le mien ! Ah oui, parce que, grande nouvelle : les parents ont également des besoins !)

L’écoute, à la clef de la satisfaction mutuelle des besoins

Si nous parvenons…. Non, laissez-moi reformuler cela. Lorsque nous parvenons – c’est bien mieux, j’ai confiance en nous ! – à écouter notre enfant, à recevoir son sentiment, et le besoin derrière, alors, la connexion se fait.

Les enfants, comme n’importe qui, ont envie d’être entendus. Et lorsqu’ils le sont, ils seront bien plus ouverts à la coopération. Cette coopération, qui est à l’opposé des luttes de pouvoir dans lesquelles tant de parents et enfants tombent !!

Ainsi, si nous acceptons d’écouter pourquoi notre enfant réagit négativement, que nous reflétons son besoin, il sera probablement réceptif lorsqu’ensuite, nous lui parlerons de notre besoin. Et nous pourrons alors, ensemble, trouver un fonctionnement qui réponde aux deux besoins !

Pour terminer, l’exercice proposé…

Comme nous y encouragent les auteurs, je décide, avant de conclure, de me poser la question. Quel est mon sentiment, là, tout de suite ? Et quel besoin se cache derrière ?

…eh bien…

Je me sens joyeuse d’avoir écrit cet article. Un sentiment positif, un besoin assouvi, donc. Et en effet avoir écrit cet article répond à deux besoins, sur des plans différents :

  • le chapitre lui-même, son contenu et l’apprentissage qu’il m’apporte, il nourrit mon besoin d’harmonie car je sais que plus j’arriverai à développer cette compétence, plus mes relations avec les autres seront apaisées
  • le fait d’avoir relu puis rédigé le résumé de ce chapitre me permet de développer encore mon blog, ce qui nourrit mon besoin de partage et de de développement.

J’espère pouvoir garder ce sentiment en moi pendant quelque temps….

Et vous, comment vous sentez-vous ? Et le besoin ?

Pour acheter Parents respectueux, enfants respectueux en format poche (il existe également au format broché, mais j’aime mieux les formats faciles à emporter !) :

Le parent et ses réactions impulsives

Le parent qui s’intéresse à la parentalité positive comprend vite que certaines de nos réactions n’aident pas nos enfants. Le problème réside dans le fait que parfois, ce sont des réactions impulsives.

Ainsi, la mère qui regrette la fessée qu’elle vient de mettre à son fils, le père qui regrette la réflexion humiliante qui vient de fuser.

Qu’est-ce qui se joue dans ces moments-là ? Pourquoi ces réactions qui nous échappent ? C’est un des points soulevés par Isabelle Filliozat dans Il n’y a pas de parent parfait.

Reactions impulsives… la force de l’automatisme

En fait, ces réactions sont en général automatiques. Ce qui ne nous plait pas. Penser que nous sommes le jeu de nos automatismes, que notre raison n’arrive pas à les contrôler, n’est pas agréable. Et pourtant, que nous cherchions à le justifier ou non, il se passe quelque chose en nous qui nous dépasse, et notre réaction ne correspond pas à nos principes.

Car, face à une situation donnée, le cerveau processe l’information et nous amène à réagir avant même que nous ayons vraiment eu le temps de “valider” notre réponse. Et ce qui transforme cette impulsion en acte, bien souvent, c’est l‘urgence. Nous ne prenons pas le temps de prendre le recul nécessaire, et restons dans l’idée de la nécessité de la réponse immédiate.

Alors, nous faisons simplement appel à nos réflexes acquis. Acquis par notre propre éducation, par le modèle que nous avons reçu. voilà comment nous reproduisons les comportements de nos parents !

L’inscription dans le cerveau

Je sors ici du cadre du livre Il n’y a pas de parent parfait, parce que cette idée que nous sommes emportés par nos réflexes me fait penser à ce que j’ai pu lire dans Les lois naturelles de l’enfant, de Céline Alvarez.

Elle y explique en effet que nous naissons avec un cerveau pré-disposé à apprendre. Que dans les premières années de notre vie, nos connexions neuronales se développent à un rythme ahurissant. En effet, chaque expérience est un apprentissage en ceci qu’il génère une connexion dans notre cerveau. Il s’opère ensuite un élagage, au cours duquel sont renforcées les connexions qui correspondent à des expériences répétées, alors que celles qui sont anecdotiques sont effacées.

Cela explique bien pourquoi le modèle parental, vu et revu, est bien mieux imprimé dans notre cerveau qu’un autre. Il apparait alors logique que, lorsque nous réagissons dans l’urgence, ce soit celui-ci qui nous paraisse “naturel” plutôt qu’un autre ! C’est notre cerveau qui dicte…

Comment échapper à ces réactions impulsives ?

Malgré tout, il est possible de ne pas obéir à ces impulsions. Après tout, on peut, dans une dispute, avoir l’impulsion de frapper quelqu’un, et se garder de le faire !

Même si nous n’y arrivons pas toujours, nous en sommes capables. Et pour cela, deux points fondamentaux :

  • la prise de conscience

Pour changer notre réaction, il faut déjà avoir conscience de la nocivité de celle-ci. Il y a tant de choses que je ne savais pas il y a quelques années, que j’ai changé depuis !! Pourquoi remettre en question ce que l’on croit ? Aujourd’hui, je fais partie de diffuseurs de ces idées, justement parce que je crois vraiment qu’un bon nombre de parents ne sont simplement pas informés. Parfois, le simple fait de discuter d’un sujet aide la personne à changer de positionnement. (Nous l’avions déjà évoqué lors des 6 raisons pour ne pas taper son enfant)

  • avoir des alternatives

Ensuite, si nous nous contentons d’être conscients sans développer d’option alternative, nous resterons au stade de la culpabilité. Il s’agit plutôt de chercher à apprendre d’autres méthodes éducatives, qui nous permettront enfin d’adopter d’autres réactions.

De l’impulsion à la compulsion

“Il s’agit d’une impulsion quand le geste violent est isolé. Il s’agit d’une compulsion quand le parent ne peut s’empêcher de frapper l’enfant pour un rien.” écrit Isabelle Filliozat.

Et en effet, dans le cas de la compulsion, le parent “n’arrive pas à contrôler ses gestes et/ou ses paroles”. Car ses réactions ont été inconsciemment mises en places pour lui permettre d’échapper à l’angoisse. L’angoisse de l’impuissance par exemple, auquel cas le parent peut utiliser l’abus de pouvoir pour retrouver une sensation de force. L’origine de la compulsion est à rechercher dans l’enfance. Ce n’est pas une fatalité.

Ce cas sera cependant traité plus loin dans le livre…

 

Avez-vous déjà identifié chez vous des réactions impulsives ?

Le piège des récompenses

– Note : cet article “Le piège des récompenses” est d’abord paru dans Grandir Autrement, numéro 67 de novembre/décembre 2017 –

Lorsque l’on cherche à faire avancer un âne, on utilise la méthode de la carotte et du bâton. C’est une manière d’exercer un contrôle sur lui, de l’amener à faire ce que l’on désire. On ne se demande pas si c’est ce dont il a envie, on exerce simplement un contrôle extérieur.
Bien des méthodes éducatives reprennent ce principe, celui de la carotte et du bâton, remplacés face à nos enfants par des récompenses et des punitions.
Cela peut éventuellement fonctionner à court terme, mais il est intéressant de s’interroger également sur les effets à long terme d’une telle méthode.

Marshall Rosenberg, quand il parle de punition1, écrit que, d’après son expérience, ce qui convainc les parents de l’inutilité de cette méthode est de se poser les deux questions suivantes : “En quoi voudrais-je que mon enfant change de comportement ?” et “Quelle motivation voudrais-je qu’il ait pour faire ce que je lui demande ?”.
C’est en général la réponse à cette deuxième question qui encourage le parent à trouver une autre méthode.

On pourrait appliquer ces mêmes questions au cas de la récompense.
En effet, lorsque nous offrons une pièce à notre enfant pour vider le lave-vaisselle, désirons-nous vraiment qu’il vide le lave-vaisselle pour gagner cette pièce, ou voudrions-nous en fait qu’il vide le lave-vaisselle parce qu’il trouve normal de contribuer à la vie familiale ?

Le message derrière la récompense

En réalité, si nous parlons de récompense à l’enfant, c’est que nous pensons qu’il a besoin d’une motivation extérieure pour avoir envie d’agir. C’est évident. Seulement voilà : c’est évident pour lui aussi.

Donc, en lui faisant miroiter la future récompense, nous lui passons implicitement mais clairement le message suivant : “Je ne crois pas une minute que tu feras ce que je te demande si je ne te soudoie pas…” Voilà un message fort, qui ne contribuera probablement pas à son estime de lui-même…

Un enfant grandit et progresse quand on croit en lui, notre récompense est donc en fait contre-productive…Nous ne cherchons en aucun cas à développer chez l’enfant une motivation intrinsèque, mais bien à rétribuer le résultat de ce que nous lui imposons. Que se passera-t-il lorsque la récompense aura perdu son attrait ? Faudra-t-il la faire grandir ? Probablement… Et si nous ne sommes plus là pour la donner, notre enfant aura-t-il envie de continuer ? Certainement pas ! D’abord parce qu’il “sait”, grâce à nous, qu’il n’en est pas capable, ensuite parce qu’il n’y verrait plus d’interêt : qu’y gagnerait-il ?

Quand la récompense prend le pas sur l’envie

Plus nous offrons de motivation extérieure à l’enfant, plus sa motivation intérieure baisse. Ou, pour reprendre les mots de Céline Alvarez2 : “La motivation exogène va venir court-circuiter la motivation endogène.

C’est l’effet de sur-justication (overjustification) mis en évidence par Mark Lepper, psychologue à Stanford. L’une de ses premières études3 consistait en effet à demander à deux groupes d’enfants de maternelle de dessiner. A l’un des groupes, il était promis des médailles pour leurs dessins, à l’autre non. Lorsque l’équipe revient observer les enfants, quelques semaines plus tard, les enfants du groupe qui s’était vu offrir les médailles dessinent beaucoup moins : ils n’en voient plus l’intérêt lorsqu’ils ne sont plus récompensés… De plus, la qualité de leurs dessins décroît également. En substance, le raisonnement inconscient de l’enfant (ou de l’adulte) est : “Si l’on me récompense pour cet acte, c’est que je n’ai pas de raison d’aimer le faire si je ne suis pas récompensé, donc je ne l’aime pas.”

L’enfant perd alors son plaisir. On pourrait penser, dans ces conditions, que le système de récompense marche mieux pour une activité qui ne plait initialement pas à l’enfant. Nul risque alors de déplacer sa motivation, inexistante dès le départ. Et pourtant… Les expériences menées en ce sens prouvent que cela n’est pas non plus une solution. En réalité, l’absence de motivation externe encourage toujours à mieux rechercher une motivation interne, même lorsque celle-ci n’est pas évidente de premier abord.

Si nous comprenons ce principe, nous comprenons que nous ne devons pas payer nos enfants pour leurs notes (que ce soit en argent ou en cadeau) ! Non seulement parce que nous ne pourrons vraisemblablement pas tenir la longueur – car la récompense doit augmenter pour garder son attrait ; mais surtout parce que nous leur enseignerions que la seule raison pour eux d’obtenir de bonnes notes est de gagner la récompense. L’apprentissage en lui-même perd son sens, et surtout son interêt…

Quelles alternatives ?

Encore une fois, la clef réside dans la motivation intrinsèque. C’est celle-ci qu’il s’agit d’encourager. Et pour cela, essayons de mieux comprendre ce qui peut motiver nos enfants.

Selon Adler, psychologue autrichien dont les principes sont à la base de la discipline positive4, Le besoin essentiel de tout être humain est d’appartenir et d’avoir de l’importance.

Reprenons alors le cas du lave-vaisselle. Il est important, tout d’abord, que l’enfant se sente appartenir : il fait partie de la famille, son point de vue est respecté. L’idéal est que la répartition des contributions de chacun à la vie de famille (et non des tâches, notez bien le changement de vocabulaire) soit faite au préalable, ensemble. Alors, chaque fois que l’enfant contribuera, par exemple en vidant le lave-vaisselle, il saura qu’il remplit une partie de son rôle dans la famille, famille dans laquelle il a sa place, et son importance.

Parlons à présent des notes en classe. Au départ, l’enfant a envie d’apprendre. Celle-ci se perd lorsque le travail scolaire ne lui appartient plus : il n’étudie pas pour lui, mais pour ses parents, ou pour ses professeurs. Rendons-lui sa responsabilité, faisons-lui confiance. Offrons à nos enfants le temps de l’apprentissage en l’encourageant de manière positive, en l’accompagnant jusqu’à la réussite, pour lui. En nous focalisant sur elle, et pas sur les échecs. Puis, lorsqu’il réussit, résistons à l’envie de lui dire que nous sommes fiers de lui – après tout, ce n’est pas notre réussite ! – , demandons-lui plutôt s’il est fier de lui-même, et réjouissons-nous avec lui. Il se sentira capable, et écouté, donc important. Il s’appropriera alors son succès,  et aura probablement à coeur de continuer sur sa lancée. Nous l’aurons alors aidé à développer sa motivation intrinsèque, bien plus que s’il avait réussi pour nous complaire…

Le problème vient probablement du fait que nos enfants n’ont pas l’habitude qu’on leur fasse confiance.

Lors d’une réflexion, dans un cours que je ne donne qu’à 2 élèves, sur la méthode à mettre en place pour éviter qu’ils n’interrompent le cours pour dériver sur du hors-sujet, l’un d’eux me propose de faire comme sa maîtresse principale : noter sur un papier la source de chaque interruption, et donner à la fin du cours un bonbon à celui qui s’est le mieux comporté… Je lui explique : “En fait, je voudrais que tu n’interrompes pas le cours, pas parce que tu veux gagner un bonbon, mais bien parce que tu es convaincu que c’est mieux pour nous tous, toi y compris, qu’il y ait moins d’interruptions…” Surprise chez le garçon. Il est rare qu’on en appelle à son sens d’appartenance au groupe, à un fonctionnement plus horizontal que vertical. Cela donne donc lieu à une petite conversation, suite à laquelle nous décidons que chacun aura un papier à son côté pour noter les thèmes hors-sujet qui lui viennent, et que le cours durera cinq minutes de moins, pour que chacun puisse partager ce qu’il a noté. Depuis, les cours sont bien plus faciles, et le garçon y voit bien son propre interêt !

Changement de méthode

Que faire si l’on était adepte des récompenses jusqu’ici ? Ne pas s’inquiéter, il n’est jamais trop tard. Etre honnête avec ses enfants. Leur expliquer que l’on s’est rendu compte qu’on aimerait les voir développer d’autres raisons de faire ce qu’ils font, que l’on peut d’ailleurs y réfléchir avec eux s’ils le veulent, et que l’on a toute confiance qu’ils en seront capables !

De mon côté, j’ai toute confiance que vous en serez capables…

Note : je suis en cours de rédaction d’un livret sur le sujet, si cela vous intéresse, laissez-moi vos coordonnées sur le lien suivant pour que je vous tienne au courant de son avancée: Livret punitions-récompenses

Ma meilleure astuce pour appliquer mes bonnes résolutions

Vous l’avez noté dans vos bonnes résolutions : “Ca y est, c’est décidé, je vais appliquer la parentalité positive !”
Seulement voilà : on a beau décider de quelque chose, ça ne vient pas tout seul…
Non, c’est même parfois sacrément difficile !

Quand je me suis lancée sur ce chemin, il y a quelques années, je ne savais pas ce qu’était la parentalité positive, mais je savais que je voulais faire évoluer l’ambiance à la maison. J’étais décidée. Décidée en particulier à ne plus crier !!

Alors qu’approche le moment des bonnes résolutions, je suis persuadée que certain(e)s d’entre vous auront la même démarche ; et je voudrais partager avec vous mon expérience.

Note : Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions” du blog Devenez Meilleur. Je vous mets d’ailleurs un article de ce blog en lien plus bas, au sujet de prendre du temps pour ce qui est important. Pour cet événement, de nombreux blogueurs vont donner leur astuce.  Cliquez ici pour voter pour mon article si vous l’aimez !

Une bonne résolution doit être réaliste

Cette démarche de la “bonne résolution”, je ne l’ai pas eu qu’une seule fois, mais plusieurs.
Parce que l’un des premiers points à prendre en compte pour qu’une résolution fonctionne, c’est qu’elle ne soit pas trop ambitieuse !

Si l’on cherche à tout transformer, d’un coup, et rapidement, on se dirige droit dans le mur.
Ainsi, il s’agit plutôt de fonctionner par étapes.

Même si notre objectif est plus ambitieux, commençons par prendre la résolution de faire un premier pas. Car chaque pas nous rend plus forts. C’est ce premier pas qui nous permettra de faire le deuxième, alors même que nous ne nous en sentions pas capables à l’origine.
Nous prendrons donc des bonnes résolutions successives, au fur et à mesure de notre avancée.

La motivation

Bien sûr, il y a également les bonnes résolutions en lesquelles nous ne croyons pas vraiment, dès le départ. Pour la bonne raison que nous n’en avons pas vraiment envie !
Ce sont les résolutions que nous prenons parce que nous savons bien que “il faudrait”…

Seulement, si nous n’avons pas trouvé une vraie motivation interne, qui nous servira de moteur pour tenir, il y a fort à parier que notre décision s’évanouira bien vite…

La motivation est donc également un préalable à la résolution qui se respecte. Prenons le temps de réfléchir à ce qui compte pour nous et pourquoi nous voudrions y parvenir.

N’hésitons pas, pour cela, à prendre rendez-vous avec nous-mêmes.
Car il est important de prendre du temps pour ce qui est important. Et prendre soin de nous est important. Si nous voulons être de meilleurs parents, nous devons également nous accorder des pauses

Pourquoi les bonnes résolutions sont abandonnées ?

Imaginons à présent que nous ayons bien respecté les pré-requis.
Nous avons choisi une bonne résolution qui est :

  • réaliste
  • motivante

Et malgré ça, notre résolution a tendance à s’évanouir.

Quelle est la raison principale de cet échec ?
C’est malheureux à dire, mais je crois que la raison la plus commune, c’est l’oubli ! Tout simplement.

Nous prenons le temps de réfléchir à ce que l’on voudrait changer, nous décidons de nos bonnes résolutions, puis, la vie reprend son cours, et les bonnes résolutions tombent dans l’oubli !!
Ainsi, pour être tenue, la résolution doit nous être rappelée. Parfois, il suffit de l’avoir en tête pour avancer vers notre objectif. Pour ne pas se perdre sur le chemin.

Mon astuce

Partant de là, je crois que la meilleure astuce pour appliquer ses bonnes résolutions, c’est de mettre en place un rappel, ou un système qui nous permettra de nous le rappeler.

Ainsi, lorsque j’ai décidé de ne plus crier, j’ai affiché une main à 6 doigts dans notre salon, qui me servait de rappel. C’était une boussole qui me montrait le chemin !

Lorsque je me suis fixée ce défi de méditation en pleine conscience quotidienne, je me suis mis une alarme….

En revanche, lorsque j’ai décidé de passer ne seraient-ce que quelques minutes chaque jour en tête à tête avec ma fille, je ne l’ai jamais tenu, parce que je ne cesse d’oublier… Je sais maintenant qu’il faudra, bientôt, que je décide d’une manière claire de le garder en tête, si je veux vraiment que cela se réalise.
L’écrire ici est une bonne chose : cela m’engagera à le faire !

Ces rappels physiques représentent une idée simplissime, qui peut pourtant faire toute la différence !
Avez-vous déjà essayé ?