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Aider les enfants à apprendre en s’amusant

Soyons clairs : dans nos sociétés, nos enfants passent le plus clair de leur temps à l’école. Leurs années d’enfance sont consacrées au fait d’apprendre. Sans se poser la question de savoir si on peut apprendre en s’amusant. Apprendre, avant de choisir ce qu’ils vont “faire de leur vie”.
En soi, ce n’est pas un problème. Apprendre des choses, c’est enrichissant ! Moi, j’adore apprendre, encore aujourd’hui. La question est plutôt de savoir si cela est un plaisir pour eux.
Et cette question est valable pour deux raisons : d’une part parce que tant qu’à faire quelque chose, autant y prendre plaisir ; d’autre part parce que, justement, on apprend mieux quand on s’amuse !
Et pourtant, c’est un aspect qui est souvent oublié…

J’aimerais en discuter un peu aujourd’hui, en participant à l’évènement inter-blogueurs lancé sur ce thème par Gwen, du blog tidudi.fr.

Est-il possible d’apprendre en s’amusant ?

Lorsque l’on pense aux différentes manières d’apprendre en s’amusant, nous avons surtout le jeu en tête. “Le jeu est le travail de l’enfant.”
Je vais y revenir un peu plus loin dans cet article.
Pour commencer, cependant, je voudrais démystifier un point auquel nous nous heurtons au quotidien, dans la démarche d’apprentissage scolaire de nos enfants.

Première question donc : est-il possible d’apprendre en s’amusant ?
Je crois que tout commence là. Parce qu’en tant que parents, nous sommes facilement inquiets pour nos enfants, soucieux de leur assurer le meilleur des avenirs.
La question est donc clef : peut-on les laisser s’amuser plutôt qu’apprendre ? Et si nous faisions les deux à la fois ?
Pour cela : changeons notre présentation.

L’importance de notre message

Je crois que nous avons étrangement appris à séparer deux choses qui sont en réalité tout à fait compatibles. A force de considérer qu’il y a les devoirs d’une part, et l’amusement ensuite, on présente souvent les choses de sorte à ce que l’enfant lui-même comprenne bien qu’apprendre, c’est une obligation, pas une joie.
Et pourtant… pourtant, il y a une telle joie présente dans l’apprentissage !
Et justement, si nous parvenons à entretenir cette joie, les résultats peuvent être miraculeux.
Il suffit de voir ceux obtenus par Celine Alvarez à Genevilliers pour se rendre compte que ces enfants se sont amusés, tout en apprenant énormément !

Voici donc le point de départ : ne distinguons pas tant l’amusement de l’apprentissage. Essayons plutôt de nous intéresser à ce qu’apprend notre enfant, à lui demander ce qui l’intéresse lui-même dans ce qu’il apprend, et brodons à partir de là !

L’interêt du travail formel dans l’apprentissage

Dans notre présentation, je crois qu’un autre point est important : celui que l’apprentissage ne se limite pas au fond.
Oui, lorsque mon enfant apprend sa leçon de géographie, il comprend de quoi est constitué un paysage. Mais il apprend également comment apprendre.
Je m’attache à passer du temps sur ce point.
Que l’enfant voie bien que le “devoir” est l’occasion pour lui de mieux se connaitre, de chercher quelle méthode lui correspond mieux, à lui.
Il n’est peut-être pas utile d’appliquer à la lettre le conseil de la maîtresse, qui dit qu’il faudrait relire la leçon trois fois chaque soir, mais il est utile de chercher ce à quoi il est lui-même sensible.
Vaut-il mieux qu’il lise, qu’il écrive, qu’il chante, qu’il dessine ?
Apprendre une leçon devient un travail de scientifique : je teste, j’essaye, je constate, j’essaye autre chose… Aujourd’hui, les cahiers de mon fils sont souvent agrémentés de dessins qui l’aident à retenir les points saillants !

S’éloigner parfois du formel

L’apprentissage ne se fait pas que de manière formelle. Les exemples d’unschooling sont clairs sur ce point. Oui, certains parents font le choix de sortir complètement leur enfant du système scolaire, et de ne pas suivre un programme.
Ils suivent les envies des enfants, et témoignent du fait que les enfants apprennent au passage !

Sans aller jusque là, j’ai eu la chance de faire pendant plusieurs mois l’expérience de l’école à la maison avec mon fils Léon, 7 ans à l’époque.
Tout ce qu’il a appris pendant cette période-là est assez incroyable. Mais pas seulement sur un plan académique. Il sait maintenant coudre et cuisiner, par exemple.
Quant à toutes les expressions sorties d’Astérix… je ne les compte plus !

Quelques conseils pour encourager l’apprentissage ludique

Certes, dans la vie quotidienne, il n’est pas suffisant de se contenter de cet apprentissage informel. Nous vivons dans une société qui est ce qu’elle est, dans laquelle on ne contrôle pas tout, et, à moins de faire des choix drastiques, il va bien falloir s’adapter.

Comment faire en sorte que cet apprentissage soit le plus amusant possible pour nos bambins ?

Profiter de l’enthousiasme du moment

D’après André Stern, l’enthousiasme est l’engrais du cerveau.
Donc, si l’on veut être sûr que notre enfant s’amuse, l’idée est de partir de ce vers quoi son enthousiasme le porte.
Alors, il sera investi, impliqué dans l’activité, et apprendra bien mieux !

Exemple vécu

Mon fils Léon a toujours bien aimé les drapeaux. Il nous était déjà arrivé d’en fabriquer certains, soit en collant des bandes de papier de couleur, soit en coloriant.
Lorsque j’ai eu plus de temps avec lui, j’ai commencé à lui parler de l’Europe.
Je ne l’ai pas fait en parlant d’accords commerciaux. J’ai commencé par piocher dans ce qui lui plaisait : les drapeaux !
Nous avons commencé à chercher et dessiner les différents drapeaux d’Europe.
Peu à peu, nous les avons placés les uns par rapport aux autres comme les pays qu’ils représentaient.
Ensuite, je me suis aidée d’un livre super : Les drapeaux du monde expliqués aux enfants pour apprendre avec lui d’où venaient les couleurs de ces drapeaux.
En tirant ainsi ces couleurs, on a pu basculer sur de la géographie (le bleu de la mer sur le drapeau estonien), l’économie (le jaune des blés sur le drapeau de l’ukraine), l’histoire (les couleurs du drapeau francais, l’outil de navigation du drapeau portugais..)
Et voici comment, en partant de l’enthousiasme de l’enfant, on se retrouve à apprendre encore et encore… Résultat : il a appris plus vite que moi !
Certes, quelques mois plus tard, je constate qu’il n’a pas tout retenu ; mais je sais que cela reviendra vite, car il en a eu une première approche intéressante pour lui !

Encourager encore et encore la manipulation

Pour un enfant, rien de mieux que de toucher et de manipuler pour apprendre.
Les écoles le comprennent de mieux en mieux et commencent à introduire du matériel physique dans les cours de maths, par exemple.
On est cependant encore bien loin de ce qu’il est possible de faire.
Maria Montessori l’avait pourtant constaté : la manipulation et la répétition sont déterminants dans l’apprentissage.

Cela rend les notions concrètes, et l’enfant est réellement impliqué, sollicitant des parties de son cerveau qui ancrent encore ce qu’il découvre.

Autre exemple vécu

Récemment, mon fils Anatole, en CP, s’est mis à me poser de plus en plus de questions de mathématiques, surtout autour des nombres et des additions.
J’ai donc décidé, pendant les vacances, de lui consacrer un peu de temps sur le sujet. (En plus, ça a été l’opportunité d’un moment particulier fort agréable !)
Ainsi, nous avons aligné des cailloux. Oui, des cailloux !
D’abord, en lignes de 10, une par une, et en comptant les cailloux un par un. On a pris le temps, caillou après caillou de dire :
“52, c’est 5 barres de 10, et 2 cailloux tout seuls, donc ça s’écrit 5-2”
jusqu’à arriver à 100.
Là, on a pu constater qu’on avait un carré. Un carré de 100.
Alors, quand on a continué, il a été beaucoup plus simple de comprendre qu’on ne passait pas de 199 à 1000, parce qu’en ajoutant un caillou à 199, on avait 2 carrés ! Il était donc beaucoup plus clair pour Anatole qu’on arrivait à 200 !
Je lui ai fait des petits tas ensuite, qui représentaient les autres carrés que nous pourrions construire (je n’ai pas eu le courage de tous les faire, caillou par caillou), et nous sommes allés jusqu’à 1000.
Maintenant, il sait que 1000, c’est 10 carrés !
Et ça lui a tellement plu que depuis, il continue à creuser la notion d’additions, à se poser des colles à lui-même, et à y prendre plaisir.

Broder…

En général, tous les parents sont contents de voir leur enfant s’enthousiasmer pour quelque chose, et seraient donc ravis d’encourager ainsi l’aspect ludique de l’apprentissage.
Seulement voilà, la crainte principale que nous avons en tant que parent à se limiter à ces approches, c’est celle de ne jamais voir surgir certains sujets qui nous semblent fondamentaux.
Que se passe-t-il par exemple si mon enfant ne pose jamais de question de grammaire ?

Bien sûr, c’est une possibilité.
Je dirais qu’on peut commencer par leur faire confiance. Les enfants traversent des périodes de motivation pour certains sujets, et il vaut mieux profiter de ces motivations pour ces sujets là que de vouloir coller à un rythme uniformisé pour tous.
Dans les écoles Montessori, c’est plus simple de suivre ce principe, car l’enseignement se mesure par cycle de 3 ans. L’enfant a donc plus de temps pour piocher dans les différents domaines, sans avoir besoin de terminer un programme imposé à l’année.
Pour s’adapter au système dans lequel notre enfant est instruit, il faudra peut-être faire preuve de plus de créativité pour l’encourager parfois à aller voir au delà de ses interêts premiers.
Cela peut se faire par petites touches.
Lui proposer des activités en lien avec les notions que l’on voudrait enseigner, et voir s’il accroche.

Essayer d’éveiller son interêt sous un aspect ludique, même si cela prend plus de temps, sera toujours plus efficace à long terme que vouloir lui imposer d’apprendre.
Car l’apprentissage au forceps non seulement fonctionne peu, mais enseigne surtout qu’apprendre n’est pas un plaisir ! C’est franchement dommage…
Avantage secondaire : en cherchant comment éveiller l’enthousiasme de votre enfant, vous développerez votre créativité !

Tout ce que le jeu leur apprend d’autre

Pour conclure cet article, j’aimerais recopier cet extrait de Tous les enfants sont doués, de Pr Gerald Hüther et Uli Hauser :
“[…] les facultés humaines complexes suivantes : contrôler ses impulsions, supporter la frustration, planifier une action, évaluer les conséquences de ses actes, se mettre à la place d’autrui, assumer des responsabilités et diriger son attention sur quelque chose de précis.
Ces facultés déterminantes, les enfants ne les acquièrent que par l’expérience personnelle, en résolvant des problèmes et en relevant des défis. […]
Elles n’apparaissent pas sur ordre, elles ne peuvent pas être enseignées. Les enfants ne peuvent acquérir ces compétences – déterminantes pour tout leur vie à venir – qu’en pensant et en agissant par eux-mêmes, en découvrant et en réalisant par eux-mêmes. Et c’est là où la plupart des adultes le soupçonnent le moins que cela se produit le plus : dans le jeu. C’est en abordant de façon ludique les problèmes que les adultes, volontairement ou non, leur posent, que les enfants se préparent à la vie. C’st en jouant qu’ils acquièrent de nouvelles facultés, font leurs expériences les plus importantes.”

Alors, êtes-vous inspiré ?

Apprentissage libre en pleine nature…

Ah la nature ! Les arbres, le vent, le bruit des oiseaux, l’air pur, le silence… On est souvent loin du stress de la ville, du bruit, du rythme, du monde, de la pollution… Et si ce changement d’ambiance contribuait à une autre forme d’apprentissage ? Si c’était le contexte idéal pour un apprentissage libre ?

Pourquoi “la nature et les apprentissages” ?

Si je veux aborder ce thème aujourd’hui, c’est pour deux raisons.

Une nature qui fait son entrée chez nous

La première, c’est que, vous le savez, j’aime vous parler de ce qui résonne en moi, de ce que je vis. Or, depuis quelques semaines, je vis l’école à la maison avec mon fils Léon, 7 ans. Tout un changement à mettre en place, vous vous en doutez.

L’un des points importants pour nous, que j’ai rapidement mis en place, c’était le fait de trouver des manières d’être en contact avec d’autres enfants en IEF. Et j’ai découvert rapidement qu’un groupe se retrouvait une fois par semaine, dans la forêt proche de chez nous.

Moi qui rêvais, depuis notre installation en banlieue parisienne, d’avoir plus d’occasions d’aller en forêt, j’allais pouvoir faire d’une pierre deux coups !

Et voilà comment, depuis quelques semaines, la nature est entrée dans notre quotidien…

Un thème à creuser

La deuxième raison pour vous parler aujourd’hui de nature et d’apprentissage, c’est que c’est un thème que je n’ai jamais abordé, alors que je le trouve interessant. Je ne suis probablement pas la mieux renseignée sur ce point précis, mais je sais que nous nous enrichissons tous de l’échange avec les autres. Des points de vue et des perspectives diverses.

C’est pourquoi je suis ravie de me joindre au groupe de blogueurs qui contribueront au carnaval d’articles lancé sur ce thème par Coline et Rémy du blog Petites chasses au trésor. 
Si vous voulez voir ce qu’en disent les autres blogueurs participant, faites un tour par leur article récapitulatif, ou bien rendez-vous à la fin de cet article pour télécharger le livre de ce carnaval.
Coline et Rémy se dédient depuis quelques années au développement de chasses au trésor ludiques pour que l’apprentissage soit une fête. Je commence d’ailleurs à tester à la maison leur odyssée pédagogique, et je vous en parlerai plus bientôt.

Pour l’instant, restons centré, et revenons à notre nature.

La nature est apaisante

Parfois, je considère la nature un peu comme une oeuvre d’art… Pas seulement parce qu’elle est belle, mais plutôt dans notre relation à elle.

Une relation à la nature toute personnelle

En effet, comme devant un tableau, il n’est pas nécessaire de connaitre, ou comprendre, pour apprécier. Chacun y trouve ce qu’il y trouve, et nous avons chacun une sensibilité différente.

Je me suis par exemple rendue compte il y a quelques années que j’appréciais particulièrement la campagne, la forêt, le vert… Là où mon mari est plus attiré par la mer et son étendue.

Personne n’a raison ni tort, c’est un ressenti personnel, c’est tout.

Alors, quand j’écris que “la nature est apaisante”, finalement, je devrais écrire qu’elle est apaisante… pour moi. Car c’est réellement ce que je ressens.

Il y a deux semaines, j’ai hésité à honorer le rendez-vous forestier hebdomadaire, parce que je craignais un peu la neige, ou plutôt le froid ! Et puis, nous avons pris notre courage à deux mains, Léon et moi, et avons répondu à l’appel à de la forêt. Je ne l’ai pas regretté un seul instant.

Le simple fait de marcher sur les chemins, loin du bruit de la ville, m’a apaisée.
C’était calme, c’était beau. Et s’il n’y avait que cette raison, elle serait déjà suffisante, non ?

Un moyen de baisser le stress de nos vies, n’est-ce pas ce que nous cherchons tous ?

le rat des villes et le rat des champs

Il est amusant de constater à quel point cette réflexion, autour du stress, rejoint complètement la fable de La Fontaine. (Si vous voulez la lire, en voici une version en ligne)

La ville, réputée pour sa richesse, pour ses attraits, qui ne fait finalement pas l’envie du rat des champs car, de son côté pas de festin de roi, “mais rien ne vient m’interrompre”, dit-il.

Et je crois que tout est là, dans ce “rien ne vient m’interrompre”.

Si l’on juge la nature apaisante, c’est que le rythme y est différent.

Certes, cela dépend de notre lieu de vie. Difficile cependant, dans beaucoup d’endroits, d’échapper aux voitures, aux gens… Les interruptions sont fréquentes, et, même sans que nous en ayons conscience, cela crée une forme de stress. Un stress qui n’a plus lieu d’être lorsque l’on est dans un contexte où le calme règne…

Et l’apprentissage, dans tout ça ?

C’est bien joli tout ça, mais quel lien entre ma réflexion sur la nature qui m’apaise, et l’apprentissage ?

Laissez-moi répondre à cela en deux temps. D’abord de la manière la plus directe, et ensuite de la manière la plus intéressante.

Un apprentissage de la terre

La réponse la plus simple, la plus directe, c’est celle de l’apprentissage de la nature, tout simplement. La préoccupation pour la nature, pour la terre entre de plus en plus au coeur de nos préoccupations.

Créer une relation de proximité entre l’enfant et la nature est probablement la meilleure manière de développer sa sensibilité à celle-ci. Et, pour aller bien plus loin, c’est la meilleure manière de lui montrer que l’on n’a pas besoin de grand chose pour s’amuser.

En effet, quel que soit le contexte de nature dans lequel vous amenez vagabonder votre enfant, il est loin de sa chambre pleine d’objets et de jouets. Cette fois, c’est à lui de trouver l’inspiration dans ce qui l’entoure. De faire jouer son imagination, de se projeter, de vivre et de créer.

“Le simple fait d’aller marcher en forêt avec un enfant en vue de ramasser des pommes de pin, de la mousse et des feuilles mortes pour constituer un herbier et un panier de botanique lui permet d’être actif et d’engager son intelligence d’action. Il va chercher, étudier les possibilités, faire des choix et les revoir en cas de besoin.” écrit Céline Alvarez dans son livre Les lois naturelles de l’enfant.

Un apprentissage libre

Surtout, surtout, la nature offre à l’enfant le contexte idéal pour un apprentissage libre. Lui qui est souvent contraint par ce qu’on lui demande, par l’environnement et ses limites, qui est soumis aux règles, au fait de prendre soin des objets autour de lui (chez nous, on a toujours un souci avec les mains sur les murs, par exemple !), à ne pas crier, souvent.. va d’un seul découvrir une liberté d’action qui va lui permettre d’exprimer enfin pleinement son enthousiasme. Lui permettre de prendre ses propres décisions.

Et cela n’est pas négligeable. Pas du tout.

L’interêt d’un apprentissage libre

Cette question de l’apprentissage libre est tellement fondamentale qu’elle justifie un paragraphe spécifique. Car les bénéfices d’offrir à l’enfant des périodes de liberté sont nombreux, pour la construction de son caractère, pour son développement, pour sa confiance en lui, pour ses relations avec les autres.

La motivation intrinsèque

Nous l’avons déjà évoqué à maintes reprises : un être humain retire un bénéfice bien plus grand d’un apprentissage qu’il a choisi que d’un apprentissage imposé. Pour apprendre bien, il faut en avoir envie. C’est seulement à cette condition que les zones du cerveau liées à l’apprentissage s’activent réellement.

Ce n’est pas malheureusement pas ce qui est en général appliqué dans les écoles de nos enfants. Au contraire, les enfants subissent une activité imposée, avec horaire clair, et tout réside dans l’art de l’enseignant de savoir susciter de l’enthousiasme pour l’activité en question. Heureusement que certains enseignants sont brillants !

Lorsqu’à l’inverse, on laisse l’enfant guider l’activité, la magie s’opère. Il n’est pas question ici de laisser l’enfant abandonné à lui-même en considérant qu’il apprendra tout seul, mais simplement de le laisser maître de la direction à prendre, du thème à aborder. L’adulte est alors là pour étayer les connaissances qui surgissent.

“Ne nous y trompons pas : si nos enfants ont l’air “de ne rien apprendre” et ne faire que “s’amuser” lorsqu’ils sont laissés plus libres d’agir et d’explorer, ils sont pourtant bel et bien en train de construire quelque chose : leur concentration témoigne qu’une élaboration intérieure est en cours.” (Céline Alvarez toujours)

L’expérience du pouvoir personnel

Si vous suivez ce blog depuis un certain temps, vous m’avez sûrement déjà entendu parler de la question du pouvoir, qui est assez centrale en éducation positive. Il s’agit en effet de faire bien la différence entre le pouvoir personnel et le pouvoir positionnel, et laisser l’enfant découvrir, explorer, et exercer son pouvoir personnel.

Les enfants ont en fait assez rarement l’opportunité d’exercer leur pouvoir de décision. Dans une journée, ils passent surtout du temps à recevoir des instructions. Chercher les occasions de les laisser le faire est fondamental, car plus nous laisserons l’enfant exercer son pouvoir, et moins il cherchera ensuite à entrer dans des luttes de pouvoir.

Ainsi, non seulement nous l’aiderons à développer sa confiance en lui, mais nous oeuvrons également pour une meilleure relation entre nous !

Illustration personnelle : un atelier grandeur nature

J’ai envie de terminer cet article sur une illustration personnelle.

Chez nous, Léon, 7 ans, est féru de bricolage. Ca a commencé assez incidemment, à travers le montage des meubles ikea, puis ça s’est développé rapidement. Comme nous sommes d’avis qu’il est toujours bon de nourrir une passion au moment où elle se déclare (de nouveau : motivation endogène = apprentissage bien plus efficace !), nous avons fait ce que nous pouvions pour le laisser expérimenter.

Son anniversaire en octobre a donc été l’occasion de lui offrir des outils, des vrais : marteau, pinces, tournevis, et même une petite perceuse visseuse. (Je vous rappelle l’importance d’adapter les cadeaux à l’enfant !).

Nous avons laissé des vieux bouts de bois à sa disposition, et Léon a pu expérimenter. Parfois, cela signifiait simplement planter des clous dans une planche pour la rendre plus solide, puisque “le métal est plus dur que le bois”… Parfois, nous avons vu apparaitre un objet : une épée, une pancarte, un circuit de voitures… Donner libre cours à ses envies lui a permis de suivre les principes exposés plus haut.

A Noël, re-belote : planches, tasseaux, équerres… pour construire un bel établi + étau et scie à bois ! Cette fois, notre Léon est complètement équipé, et une zone du sous-sol est devenue sienne.

Alors, lorsque nous sommes partis en forêt, cela n’a pas trainé : Léon a mis sa scie, son marteau, et des clous dans son sac à dos. Vous vous imaginez le terrain de jeux que la forêt lui a offert ?? Parce que des bouts de bois à scier, dans la forêt, il y en plein sous les pieds !!

Pour télécharger le livre du carnaval, et consulter tous les articles des blogueurs participant sur ce thème, suivez ce lien.

Magique Céline Alvarez

J’ai eu la grande chance d’écouter, par 2 fois, la conférence de Céline Alvarez au festival d’Autun : les rendez-vous de juillet 2017.

Quand on commence à écouter Céline Alvarez, on voudrait que cela ne s’arrête pas. Un tel élan, un tel enthousiasme, une telle lumière se dégage d’elle, qu’on voudrait la suivre, se laisser porter, croire avec elle en un monde meilleur !
Elle-même d’ailleurs a du mal à s’arrêter, à ne pas se laisser entraîner, à renoncer à ce qu’elle pourrait encore nous dire, et c’est magique !

Son histoire

Céline a grandi sur la dalle d’Argenteuil, et raconte que, très jeune, elle était désespérée de voir tant de ses camarades s’étioler face au système, autant que les enseignants.
“Les enseignants faisaient leur max pour aider la population qu’ils avaient devant eux, et ils s’épuisaient.”
Elle se retrouvait ainsi souvent face au proviseur, pour lui signaler que cela ne pouvait durer, que quelque chose devait changer ! En vain…

Devenue adulte, elle s’est consacrée à l’étude des méthodes d’apprentissage. Il lui est apparu qu’il existait de grands invariants, qui avaient été pressentis par de grands pédagogues, tels que Freinet, Montessori, Seguin, pressentis par nous tous également ; auxquels les études scientifiques plus modernes permettaient de donner une forme précise.
A ces grands invariants, elle donne le nom de “Lois naturelles de l’enfant”, titre de son livre.

En réalité, précise-t-elle, ces lois dans les manières d’apprendre sont les mêmes pour les adultes que pour les enfants, elles sont simplement plus prévalantes chez les enfants dont le cerveau a une plasticité cérébrale plus forte.

Ces lois permettent, selon elle, d’aller dans le sens de la vie, plutôt que de lutter constamment contre.
Car elle pense que le système scolaire n’est pas physiologique, en ce sens qu’il n’est pas adapté, ni à la manière d’apprendre, ni à la manière d’enseigner. Ainsi, tout le monde s’épuise, enfants et enseignants. Elle n’est pas la première à le dire, bien sûr. Nombre d’initiatives individuelles ont déjà été prises.

Son action vise à aider à ce que ces initiatives isolées se multiplient. Elle parle d’un acte politique plus que pédagogique. Et franchement, l’expérience est impressionnante. Je parle pour moi, cette fois, m’interrogeant : comment peut-on ne pas être convaincu lorsqu’on voit les résultats de son expérience à Gennevilliers ??
Mais allons-y doucement.
Avant de parler de Gennevilliers (trop brièvement car elle n’en aura plus vraiment le temps en fin de conférence), Céline choisit de nous présenter ces lois naturelles.
Accrochez-vous, c’est passionnant !

La plasticité cérébrale

Le principe est le suivant : nous sommes nés pour apprendre, et apprenons constamment sans effort.

En effet, notre cerveau est en construction dès le départ. Les circuits neuronaux se construisent par les expériences. Les scientifiques s’accordent aujourd’hui pour dire que l’intelligence humaine dépend principalement de l’environnement. (Pour en savoir plus sur ce point, si le thème vous intéresse, je vous encourage vivement à lire Les lois naturelles de l’enfant, son livre, qui entre plus dans le détail que cette conférence de Céline Alvarez)

Ainsi, si un enfant a des troubles d’apprentissage, c’est souvent qu’il y a un problème dans l’environnement. Cela peut être les paramètres pédagogiques, ou bien l’alimentation, le sommeil…A la remarque “Vous avez dû beaucoup les pousser !” qu’on lui a souvent faite après l’expérience de Genevilliers, Céline Alvarez répond d’ailleurs par la négative, précisant que la démarche n’a pas été de pousser, mais bien d’arrêter d’entraver !

La motivation

Les faits : nous ne sommes pas prédisposés à retenir quelque chose qui ne nous intéresse pas.
Cela a été observé : pour apprendre bien, il faut d’abord être motivé et enthousiaste ; sinon les zones de l’apprentissage du cerveau sont très faiblement activées. (Ca me fait bigrement penser à ce que disait André Stern, ça…)

Ainsi, il ne s’agit pas seulement de fournir à l’enfant un environnement de qualité, avec des personnes de qualité, mais il faut également chercher à susciter son enthousiasme !

Et pour cela, deux axes clef, pas faciles à implémenter.

Permettre un libre choix d’activité

En effet, l’activité imposée n’est pas la meilleure façon d’enseigner. Car quand l’activité est imposée, l’enfant n’est pas motivé, et quand il n’est pas motivé (je le répète, parce que ça en vaut la peine, tellement ça va à l’encontre des fonctionnements de nos écoles), les zones d’apprentissages de son cerveau sont très faiblement activées.
Ainsi, physiquement, il n’apprend pas. Ou, du moins, il apprend peu. Il pourra apprendre, mais à condition d’y mettre beaucoup d’énergie…

Pour certains élèves, ce blocage cérébral, c’est la source d’une complète perte de confiance en eux : “Je vais à l’école, je fais mes devoirs, mes parents me payent des cours particuliers, et je n’y arrive toujours pas ! Conclusion : je suis nul.”

Ce qu’on leur enseigne n’est effectivement pas si compliqué, mais on le leur présente de façon non intéressante. Et comme, malgré le peu de complexité de ce qu’on leur demande, ils ont du mal à apprendre (du fait de leur manque d’interêt), on baisse nos attentes. Ce qui rend les choses encore moins intéressantes, et on entre dans un cercle vicieux !

Pour apprendre bien, l’être humain doit en avoir envie. Qu’il choisisse ce sur quoi il va travailler répond à ce critère.

Face à cette idée de libre choix d’activité, certains s’effrayent. “Alors, on doit laisser les enfants faire ce qu’ils veulent !?” En fait, si par “ce qu’ils veulent” celui qui demande veut dire “n’importe quoi”, alors non. Mais Céline Alvarez les a laissés faire ce qu’ils aiment, pas ce qu’ils veulent.

En réalité, nos enfants ont des ambitions bien plus hautes que celles que nous avons pour eux. Lorsqu’on sous-estime son ambition, on s’interpose entre le monde et l’enfant. C’est encore une entrave.

Car franchement : les enfants arrivent en maternelle à l’âge de 3 ans. Avant cela, ils ont appris à marcher seuls, à jouer au ballon, à tenir leur cuillère… et tout un langage ! Seuls ! Mais pour les 3 années suivantes, on va leur demander d’apprendre à compter jusqu’à… 30.. et à reconnaitre les 26 lettres de l’alphabet.
Mais un enfant qui commence à compter, vous avez dû vous en rendre compte, a rarement envie de s’arrêter ! – Cet été, mon fils de 5 ans, qui a compris les dizaines et les centaines, n’avait de cesse de compter jusqu’à 1000, et a adoré construire 10 colonnes de 10 cailloux avec moi pour compter de 10 en 10 jusqu’à 100 puis de 100 en 100 jusqu’à 1000, illustrant bien ce que nous disait là Céline Alvarez lors de cette conférence ! (et plus récemment, son enthousiasme l’a amené à l’infini !!) –

Si on laisse les enfants faire ce qu’ils aiment, ils vont vouloir conquérir la culture de leur environnement. Ils sont prédisposés à cela : ils ont des circuits à construire !!

Seulement voilà, on enseigne à nos enfants à se déconnecter d’eux-mêmes : si l’enfant veut apprendre à lire en maternelle, on lui explique que ce n’est pas le moment, et on coupe son élan. Non, à la place, on lui imposera plutôt d’apprendre à lire plus tard, quand il n’en aura peut-être plus envie…

Dans une école traditionnelle, les enfants qu’on n’a pas réussi à déconnecter d’eux-mêmes posent problème. On ne sait pas quoi en faire. Ils sortent trop du cadre.
Dans un environnement libre, au contraire, ils chercheront à répondre à leur soif naturelle d’apprentissage et avanceront vite ! Et les autres, il faut commencer par les reconnecter à eux-mêmes. Peut-être tout simplement en leur demandant : “Que veux-tu apprendre ?” ?

La motivation endogène

Deuxième axe qui va à l’encontre de beaucoup de nos pratiques classiques. Car pour cela, il faudra couper la motivation exogène, car elle ne fait que court-circuiter la motivation endogène.
Par motivation exogène (soit externe), on entend tout ce qui vient chercher à motiver l’apprentissage pour autre chose que l’apprentissage. C’est le cas des récompenses. “Si tu as une bonne note à ceci…”, ou même en fait, de la note elle-même. L’apprentissage a lieu parce que l’enfant veut apprendre. Et nous n’aurons jamais autant d’impact que cette motivation endogène.

Est-on prêt à laisser l’apprentissage se dérouler sans note ? A laisser l’enfant s’évaluer ?

L’erreur

On ne peut pas apprendre sans se tromper.

En fait, notre cerveau fait des hypothèses, des prédictions et les teste.

C’est l’effet de surprise, c’est à dire la différence entre la prédiction et le résultat, qui crée les réajustements neuronaux. Et de ces réajustements découlent les apprentissages.

A l’école, on demande souvent aux enfants de ne pas se tromper. C’est aller à l’encontre des mécanismes d’apprentissage ! Il y a de quoi faire des phobies scolaires…

L’autonomie

On aborde là un point fondamental (et bien difficile à mettre en place dans nos écoles) : il faut une réponse pédagogique individualisée. L’intelligence humaine se développe essentiellement lorsque l’enfant peut être accompagné vers l’autonomie.

Comme l’expliquait déjà Maria Montessori, l’élan de l’enfant est : “Laisse-moi faire seul !”
C’est ainsi que les compétences exécutives peuvent s’exercer et se développer.

Que sont ces compétences exécutives ?

Ce nom est donné à trois fondations biologiques de l’apprentissage :

  • la mémoire de travail = mémoriser des actions sur un temps court, et les mettre dans le bon ordre.
  • la flexibilité cognitive = capacité de savoir détecter puis surmonter notre erreur, en réadaptant notre démarche. La flexibilité cognitive est la mère de la persévérance et de la créativité.
  • le contrôle inhibiteur = capacité de différer une envie pour rester fixé sur un objectif.

Chacune de ces compétences exécutives est nécessaire pour atteindre un objectif.
Selon le centre de développement de l’enfant d’Harvard, si ces compétences sont sous-développées, l’enfant aura du mal à suivre les consignes. Et il suffit que deux enfants dans une classe aient des compétences exécutives sous-développées pour que ça mette toute la classe en situation difficile, et engendre un burn out de l’enseignant(e) !
Ca donne le vertige, non ?
Voilà pourquoi un étayage individuel est indispensable. L’étayage collectif du prof face à 30 élèves demande une énergie colossale qui épuise !

Une priorité donc : accompagner l’enfant dans la conquête de l’autonomie.

Et ca a effectivement été celle de Céline Alvarez dans sa classe de Gennevilliers, comme nous le verrons ci-dessous.

Pour cela, il s’agit surtout de faire un pas en arrière et de laisser faire.
Car la nature est bien faite, et l’enfant a un élan naturel vers la recherche d’autonomie (tiens, voilà pourquoi Céline Alvarez parle de “lois naturelles” !). D’ailleurs, dès tout petit, il nous dira : “Moi tout seul !!” Ce n’est pas de nous qu’il l’a appris, si ??
Il faudra donc “juste” accompagner l’enfant quand il demande à faire seul.

Un exemple donné par Céline Alvarez : le petit qui demande à prendre la cuillère lui-même.
C’est un exemple parlant, parce qu’on voit là à quel point le développement de ses compétences exécutives lui tient à coeur : dans le fond, il a faim, mais il est encore plus important de nourrir sa faim cognitive, quitte à perdre une partie de sa purée…
A nous dans ce cas de faire appel à notre contrôle inhibiteur pour le laisser développer ses compétences exécutives. C’est son tour.
Changeons notre posture : l’autonomie, ça se construit beaucoup avec l’autre, qui peu à peu s’efface.

 

La reliance : le besoin de rester en lien humain

Dernière loi, et la principale. Le reste, sinon, ne sert à rien, selon Céline Alvarez.
Il s’agit du lien social. Un lien positif, chaleureux, empathique, soutenant, bienveillant.
On rejoint sur ce point ce que diffuse Catherine Gueguen : la seule intention bienveillante entraîne une sécrétion moléculaire, un processus régénérateur. Le lien social a un réel impact sur les neurones et sur leur développement. Le stress freinera celui-ci, la bienveillance l’encouragera.
Ainsi, une attitude empathique face à l’enfant permet à la zone de l’empathie de meiux se développer, or cette zone du cerveau – le cortex préfrontal – sert aussi à la prise de décision.

Ici, Céline Alvarez va effectivement plus loin que Maria Montessori en son temps, car elle s’inspire également des résultats plus récents des neurosciences

Ainsi, le matériel, le nombre d’élèves par classe, sont des paramètres importants mais non fondamentaux.
Le principal, c’est la réponse de l’adulte, le lien avec l’enfant. Faire preuve face à lui d’un étayage bienveillant.

A l’inverse, la rupture du lien social bienveillant entraîne un stress organique. Entre enfant et adulte, mais également pour les enfants entre eux.
D’ailleurs, les enfants qui décrochent tombent souvent dans la violence, envers eux-mêmes et les autres (d’où un accroissement de la violence en France).

 

L’expérience de Céline Alvarez

L’exposé de ces lois étant fait, nous pouvons revenir à l’histoire de Céline Alvarez.
Passionnée de questions d’éducations, elle était prête à lancer une expérience soit en Haïti, soit au Mozambique, lorsqu’elle est repassée par la France.
C’est là qu’elle a entendu ce chiffre incroyable : en France, 40% des enfants sort du primaire avec des lacunes telles qu’elles les empêcheront de poursuivre une scolarité normale.
Cela l’a encouragée à rester en France, pour mettre un gros coup de pied dans la fourmilière.
Car bien des initiatives existent déjà, heureusement, mais elles sont très isolées.
L’éducation traditionnelle dans nos écoles et pourtant à revoir, car, en ne respectant pas les lois naturelles, nos enfants trinquent, puis la société trinque !

Céline Alvarez a donc passé son diplôme d’institutrice, a exercé d’abord un an à Neuilly,
(Elle explique d’ailleurs que les places n’y étaient pas chères car les instituteurs sont souvent en position inconfortable, entre des parents qui encouragent leurs enfants à apprendre, et des programmes qui demandent qu’on les limite…), puis a réussi à obtenir une “carte blanche” de 3 ans pour diriger une maternelle à Genevilliers.
Sa décision est un acte politique. Son idée de montrer qu’on peut enseigner autrement, et que cela change tout !
Car les enfants de Gennevilliers ont un chemin tout tracé : leur retard est tel dès le départ qu’on prévoit déjà pour eux un échec au CP, en 6è, et pas de bac.

Dans la classe de Genevilliers, pendant 6 mois, aucun enseignement formel n’a été dispensé.
Pendant 6 mois, la seule priorité a été : l’autonomie !
Autonomie dans le langage, dans les émotions, les dessins, la peinture.
Pour soutenir le développement des compétences cognitives. C’est tout.

Ensuite seulement, sont venues les activités de lecture, de mathématiques, et autres.
A la fin de cette conférence, Céline Alvarez n’a pas le temps de parler des résultats, mais, pour avoir lu son livre, et d’autres documents, ils sont incroyables !!
Les élèves sont entrés avec enthousiasme dans la lecture, surprenant leurs parents, et lisant mieux que leurs grands-frères ; leur compréhension mathématique en fin de grande section a dû être testée avec des échelles des CE2, sur lesquelles ils étaient en général positionnés au maximum. Et tout ceci, je le rappelle, sans qu’ils soient poussés, mais bien encouragés à suivre leur élan !

Aujourd’hui, face au message de Céline Alvarez, il y a encore des résistances, mais également un réel engouement ! De plus en plus d’initiatives sur le territoire.
Un vent nouveau souffle sur l’éducation…