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Parler pour que les enfants écoutent… Chapitre 5 : Utiliser les compliments

Voilà un chapitre intéressant, surtout pour les américains qui ont les compliments faciles !!
Nous, les français, c’est un peu le contraire, on a tendance à se focaliser sur le négatif…
Mais justement, c’est intéressant pour un français aussi, parce qu’avec notre façon de nous attacher à ce qui ne va pas, on n’est vraiment pas bons, au contraire de nos amis outre Atlantique, pour développer la confiance en soi de nos enfants !
Or, dans ce chapitre, on nous apprend à faire de bons compliments, ceux qui aident à développer la confiance en soi !

La clef : la description !!

(Encore une fois, décidemment, apprendre à décrire, c’est utile, je vais peut-être revenir sur cette partie-là du programme de français avec Alice…)

Imaginons qu’on fasse un compliment trop général, du type “Qu’est-ce que tu dessines bien !” ou bien “Quelle bonne cuisinière!”
Bon, ça peut faire plaisir, ou bien ça peut provoquer des pensées du type :
“Si elle avait vu mon autre dessin…”
“Je ne sais pas si la prochaine fois ce sera aussi bien…”
“Tu parles, elle n’y connait rien, il est nul, ce dessin !”
Alors que si on ne fait que décrire :
“Tu as sacrément bien respecté la symétrie dans ce dessin !”, ou “J’aime bien ce bleu que tu as mis là !”
Alors l’autre peut se faire son propre compliment qui correspond à ce qu’il ressent du moment, et se construit ainsi sa propre image de lui.
Ca marche même sans aucune opinion exprimée, l’enfant trouve tout seul ce qui lui plait.
En observant par exemple : “Tu as fais des lignes ici.”,  on obtient en général une réponse du type :
“Oui, et là aussi.” ou bien “Oui, parce que…” ou “Ce sont ses jambes.”
Peu importe la réponse, ça lui plaira toujours qu’on se soit arrêté sur une partie du dessin, ça lui prouvera qu’on l’a vraiment regardé !

Chez nous, c’est devenu
“Dis donc, j’ai dit qu’on allait partir bientôt, et je te retrouve déjà tout habillé !”
“Quel plaisir de voir ce salon tout rangé !”
“Tu as super bien préparé la liste de ce que tu avais besoin que j’achète, ça m’a bien aidée !”
Donc : décrire ce qu’on voit, décrire ce qu’on ressent.

Ou, si on veut que l’enfant rapproche ces attitudes de qualités, on peut aussi les lui enseigner, sans pour autant les lui appliquer de manière générale.
Ex : “Tu as repris toute ta liste de vocabulaire et tu as recopié tous les mots proprement, c’est ce que j’appelle de l’application !”
“Tu as déjà préparé ton sac pour demain, ça c’est de l’organisation !”
Autrement dit :
résumer l’attitude en un mot.

Quelques commentaires supplémentaires :

Ne pas oublier de faire passer le message positif sur les attitudes qui nous plaisent.
C’est vrai que le monde dans lequel nous sommes n’encourage pas toujours ça. Le livre donne l’exemple suivant, que j’aime bien : Quand pensons-nous à dire à quelqu’un : “Merci de vous être garé de façon serrée, comme ça il y a de la place pour une deuxième voiture !” ? Jamais !

Education par l’exemple : accepter ses erreurs
Plutôt que “J’ai encore oublié mes clefs, je suis vraiment nulle!” Et qu’ils apprennent à réagir aussi ainsi quand ils font une erreur, on pourrait dire “Mince, j’aurais bien aimé ne pas avoir encore oublié mes clefs.. Qu’est ce que je pourrais faire pour ne plus que ça m’arrive ?”
Renforcer le bien pour arriver à corriger ce qui n’est pas au point
Ce n’est pas la première fois que je lis des exemples où le fait de mettre en valeur ce qui est réussi suffit à ce que l’enfant corrige ce qui l’est moins, même sans qu’on l’explicite.
Exemple d’un enfant qui écrit mal, et à qui on commente : “Là, tu as bien formé ton L, et ici, les lettres ont exactement la bonne taille” et qui du coup corrige le reste peu à peu.
Ca, c’est vraiment contre nature pour nous les français ! Et d’ailleurs, je n’ai pas encore réussi à le mettre en pratique, c’est seulement maintenant que je le relis que je m’en souviens.
A classer dans le “non encore intégré, à mettre en pratique” !

Un ajout bien plus tard… Ca y est ! J’ai compris !

 

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