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Quand les relations deviennent difficiles à l’école : réfléchir autrement à notre rôle d’adulte

À l’école, nos enfants développent de vraies amitiés, et heureusement ! Ils y vivent aussi des relations difficiles.
Il y a les désaccords, les tensions, les maladresses… et parfois des situations plus douloureuses, qui laissent les parents et les professionnels démunis.

Face à cela, une question revient souvent : que pouvons-nous vraiment faire, en tant qu’adultes, pour aider les enfants ?

Soutenir, évidemment. Mais plutôt pas intervenir…
Alors… comment accompagner sans faire à la place ?
Les relations difficiles à l’école sont inévitables : comment réagir pour éviter que cela s’aggrave, sans les protéger de tout, sans transmettre l’idée que l’enfant est impuissant ?

Un regard éducatif sur les relations entre enfants

C’est ce questionnement qui m’a conduite à m’intéresser au travail de Philippe Aïm.

Son approche des relations entre enfants – et notamment des situations de harcèlement scolaire – m’a particulièrement touchée.
Il rappelle une idée essentielle :
➡️ un enfant n’est jamais responsable de ce qu’il subit,
➡️ mais il peut apprendre des compétences relationnelles pour faire face aux interactions agressives.

Cette posture ne minimise pas la souffrance.
Elle remet simplement l’éducation au cœur de l’accompagnement.

Entre protection et autonomie : un équilibre délicat

Quand un enfant va mal, notre premier réflexe est souvent de vouloir “régler le problème”.
Pourtant, certaines situations ne peuvent pas être résolues uniquement par l’intervention des adultes.

Philippe Aïm insiste sur un point souvent oublié :
les enfants vivent les difficultés relationnelles précisément là où les adultes ne sont pas toujours présents.
D’où l’importance de leur transmettre des outils concrets, adaptés à leur âge, pour qu’ils puissent se sentir moins démunis.

Cette réflexion fait écho à des questions que l’on retrouve bien au-delà de l’école :
➡️ comment accompagner sans surprotéger ?
(question que j’avais déjà soulevée dans cet article : Doit-on toujours voler au secours de son enfant ? )
➡️ comment aider sans promettre l’impossible ?
➡️ comment soutenir sans prendre toute la place ?

Saturation mentale : un éclairage complémentaire

Dans son livre Je désature, co-écrit avec Alicia Sendon, Philippe Aïm explore un autre sujet très actuel : la saturation mentale.

Un trop-plein de pensées, d’injonctions, de préoccupations…
Chez les adultes, mais aussi chez les enfants et les adolescents.

Lorsqu’une difficulté relationnelle occupe une place importante dans la tête d’un enfant, elle peut envahir son espace mental, au détriment de tout le reste : apprentissages, relations familiales, confiance en soi.

Faire le lien entre relations difficiles et saturation mentale permet de mieux comprendre certains comportements et de porter un regard plus ajusté sur ce que vivent les enfants.

Une conversation pour prendre du recul

J’ai eu envie de réunir ces réflexions dans une conversation avec Philippe Aïm.
Pas pour apporter des solutions toutes faites, mais pour prendre du recul et penser autrement notre rôle d’adulte.

Vous pouvez découvrir cette discussion ici :

Cette vidéo est une porte d’entrée vers une réflexion plus large sur l’éducation, les relations et la manière dont nous accompagnons les enfants face aux difficultés.

D’autres contenus viendront approfondir plus spécifiquement les outils et approches éducatives autour du harcèlement scolaire.

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