,

Plus de joie dans notre quotidien…

Développer ses compétences de parent positif permet de bien mieux gérer les moments difficiles. Mais j’aimerais aller plus loin, et susciter également plus de moments positifs dans notre famille ! Une vraie décision ?

Dans ce podcast, je vous partage mes interrogations à ce sujet, mon désir de progresser…

 

Cependant, si vous préférez lire, en voici la retranscription.

Bonjour les parents positifs !

Ici Coralie, du blog Les 6 doigts de la main, pour avancer ensemble sur le chemin de la parentalité positive.

Aujourd’hui, je voudrais parler de la joie dans l’éducation, dans la famille. Plus que des conseils, je crois que c’est une interrogation que je partage ici.
Une interrogation qui fait suite à des réflexions que je me suis faites dans notre propre famille. Je me suis rendue compte que nous avons développé chez nous énormément de techniques, de compétences, et puis, évidemment, de façons de penser, plus profondes, qui nous permettent d’avoir un mode d’éducation bien différent de ce qu’il était il y a plusieurs années.

Un mode d’éducation qui nous permet plus de connexion avec nos enfants. Nous sommes persuadés que la connexion est à la source de l’enseignement, que nous ne pouvons pas espérer la collaboration, la coopération de nos enfants sans être connectés avec eux, et nous dépensons pas mal d’énergie pour s’attacher à se défaire de nos réflexes de jugements, de critiques. Et plutôt s’attacher à mieux comprendre nos enfants, ainsi que je le partage régulièrement sur le blog.

C’est tout un travail sur nous-mêmes, qui nous a aidés à moins nous énerver ; la compréhension de l’enfant nous permet de développer notre tolérance, et si j’ai commencé ce chemin avec l’idée de moins crier, il est clair que cet objectif-là est atteint !

Pourtant, j’ai encore le sentiment que ce n’est pas assez. Mieux nous entendre, et moins crier, c’est déjà énorme, je le sais. Je sais également que j’ai appris à aider mes enfants à développer des compétences à long terme.

Je leur apprends à faire de leurs erreurs des opportunités. Je leur apprends comment trouver des solutions, entre nous, et dans leurs conflits. Je développe leur confiance en eux. Et je suis ravie de tout cela !

Cependant, parfois, j’ai l’impression qu’il me manque encore quelque chose… Il me manque la joie !

Bien sûr, il y a les moment dans lesquels nous avons du mal, malgré toutes nos compétences, malgré toutes nos bonnes intentions, parce que nous sommes nous-mêmes fatigués, irrités. Nous avons peu de patience.  Ces moments-là seraient évidemment les plus difficiles, ce sont les moments où l’on a le plus de mal à recevoir leurs émotions, ou du moins leurs émotions négatives. Ce sont les moments où l’on perd la perspective de leur âge.

On a beau avoir appris que leur cerveau n’est pas encore complètement mûr, qu’il est normal qu’ils ne sachent pas gérer leurs émotions, quand on fait face aux colères des enfants, aux frustrations des enfants, on a parfois du mal à garder notre patience. L’un de nos enfants est particulièrement sensible, et, lorsqu’il est lui-même dans une journée difficile, que les pleurs s’enchainent, c’est parfois épuisant !

Cependant, je me faisais récemment la réflexion que l’intensité avec laquelle ils sont parfois capables d’exprimer leur colère, leur tristesse, est également présente pour les émotions positives. C’est incroyable de voir de quelle manière ils expriment leur joie, leur gaité, pour des toutes petites choses !

Voir comme le rire peut éclater pour une bêtise.. comme trainer le papier en faisant semblant que c’est une voiture peut les mettre en joie, les voir courir vers nous quand on rentre à la maison pour se jeter dans nos bras ! Oui, le jeune enfant est extrême dans ses réactions, tant dans le positif que dans le négatif.

Et, parfois, j’aimerais pouvoir encore puiser en moi pour m’attacher à ces réactions positives. Pour m’y recharger suffisamment pour, à mon tour, pouvoir l’exprimer lorsque tout va bien.

Pas seulement développer ma capacité de faire mieux face aux moments négatifs. Mais également profiter, savourer plus les moments positifs. Et je vais encore plus loin : créer des moments positifs, mettre de la joie dans des moments qui sont plutôt neutres.

Je crois que ça, c’est un réel défi. C’est vraiment aller un cran plus loin. Ne pas s’arrêter seulement au fait de mieux gérer les conflits, mais également de rendre la vie plus heureuse. D’être plus joyeux au quotidien.

Ca passe également par des compétences. Ca peut vouloir dire par exemple de développer sa capacité à lâcher-prise. A ne pas se bloquer sur des attitudes du quotidien qui nous agacent, clairement, mais qui finalement ne gâchent que notre propre humeur.

Et si, parfois, on se détachait un petit peu de ces moments-là, de ces agacements-là, pour plutôt s’attacher au plaisir d’être ensemble ? Si on arrivait à mieux développer la joie de la famille…

Encore une fois, ce partage aujourd’hui est plus de l’ordre de l’interrogation que du conseil. Parce que je cherche des pistes. Parce que moi-même je sens que j’en ai besoin. Parce que je trouve encore que je ne profite pas assez des moments partagés, que je ne les savoure pas assez.

Oh oui, bien sûr nous avons des moments de joie, et de rire, et de partage, et de jeux !
Mais je suis persuadée que nous avons en nous la capacité de faire en sorte que ces moments soient plus fréquents encore. Et je suis persuadée que c’est un cercle vertueux. Que plus nous savourerons ces joies, plus nous insufflerons de la joie dans notre quotidien, moins nous aurons besoin de compétences pour mieux gérer les conflits, parce que moins il y aura de conflits.
Entre nous et eux, et entre eux également.

Alors, je me propose d’essayer ça. Dans les jours qui viennent, je vais m’attacher à la joie. La poser comme priorité familiale. Si vous avez des idées, n’hésitez pas à me les partager. Et la semaine prochaine, j’essayerai de prendre un moment pour vous raconter ce que ça a pu changer chez nous.

A bientôt !

Ajout un peu plus tard : l’article qui raconte comment j’ai vécu cette envie de joie dans les semaines qui ont suivi.

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
2 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.