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La discipline positive… une autorité en mutation

Nous sommes dans le premier chapitre de La discipline positive, qui s’intitule “L’approche positive”.
Dans ce chapitre, Jane Nelsen commence par expliquer les causes de certains nouveaux défis dans l’éducation des enfants.

Tout d’abord, et elle reprend ici la théorie de Rudolf Dreikurs, psychiatre autrichien, le monde des adultes ne donne plus aux enfants un modèle de soumission et d’obéissance.

On peut en effet commencer par le modèle brisé de la femme obéissant à son mari. Dreikurs dit “le jour où le père a perdu son contrôle sur la mère, les deux ont perdu leur contrôle sur les enfants”. Et les modèles de soumission des enfants ne s’arrêtaient pas là : le père obéissait aveuglément à son employeur (qui ne prêtait que peu d’intérêt à ses opinions), les minorités étaient soumises aux majorités…

Aujourd’hui, le modèle est plus égalitaire, et les enfants suivent les modèles. Ils ne veulent donc plus se soumettre et obéir !
(ce qui, rappelons-le, est une bonne chose puisque nous ne voulons pas d’enfants obéissants…)

D’autre part, du fait qu’on n’attend plus d’eux qu’ils contribuent financièrement au foyer, les enfants ont aujourd’hui moins d’opportunités de développer leur sens des responsabilités.

Là encore, c’est un progrès, mais il ne faut pas non plus “sous-estimer à quel point il est important pour les enfants de participer et de contribuer”.
(Car, on l’a vu, ça fait partie des nécessités de base des enfants)

En voulant protéger nos enfants, nous risquons de les priver de l’opportunité de se sentir capables, de se sentir utiles. C’est pourtant tellement fondamental, pour chaque être humain, et encore plus pendant cette période de construction. S’ils ne sont pas encouragés à contribuer, ils risquent de recevoir le message (faux) qu’ils ne sont importants que lorsqu’on fait pour eux. Ou bien qu’ils ne sont pas capables !

Enfin, l’auteur insiste sur le fait que “se détourner des punitions ne signifie en aucun cas autoriser les enfants à faire tout ce qu’ils veulent”.

Non, l’idée est plutôt de leur offrir les opportunités de développer leur sens des responsabilités.

 

 

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