Oui, mon enfant peut prendre MON besoin en considération

Ce matin, alors que nous nous apprêtons à prendre le petit-déjeuner, Nicolas (mon mari) s’aperçoit qu’il lui manque du fromage blanc.

Il décide d’aller en acheter rapidement au coin de la rue.

C’est déjà l’occasion d’un exercice de communication entre nous.
Comme je suis en pleine lecture de cet ouvrage de CNV Les mots sont des fenêtres, nous avons en ce moment pas mal d’échanges sur ce que nous ressentons, sur nos besoins, et je trouve toujours ça très enrichissant.

En l’occurence, je me sens frustrée de devoir l’attendre alors que j’étais prête à petit-déjeuner, alors qu’il sent qu’il profiterait plus de son petit-déjeuner avec du yaourt.

Bon, je me mets dans un autre mode, et sors mon livre de CNV pour profiter de mon attente de manière constructive !

 

Il est sur le point de partir quand Anatole (3 ans) lui demande d’aller avec lui. Nous savons tous les deux qu’ils mettront bien plus de temps avec les petites jambes d’Anatole. Il hésite. Je propose à Anatole de plutôt lui lire une histoire.

Anatole est d’accord pour l’histoire, mais… “D’abord je vais aller chercher du fromage blanc avec papa, et après tu me lis l’histoire !
– Ca, ça pose un problème, lui expliqué-je, parce que quand ton papa reviendra avec le yaourt, j’aurai envie de petit-déjeuner avec lui.

Une pause.

– J’ai une idée ! (J’adore quand il dit ça !)  D’abord, je vais aller chercher le yaourt avec mon papa, et après tu prends le petit-déjeuner, et après tu me lis l’histoire !”

Allez… accord conclu !

J’adore ces moments où je constate que, du haut de ses 3 ans, il a déjà appris à considérer les besoins et envies de chacun pour chercher un consensus, et l’exprimer par son “j’ai une idée !”…

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