4 pistes pour améliorer l’ambiance familiale

Lors de mon dernier article, je vous ai parlé de la possibilité d’améliorer l’ambiance familiale. Vous avez vu les témoignages de mamans qui ont choisi de faire bouger les choses, de cheminer, pour améliorer leur relation à leur enfant, pour accéder à plus de sérénité, à plus de bonheur, tout simplement.

Je savais que c’était possible pour elles, parce que je l’avais fait chez moi. Avec quatre enfants… Alors, comment fait-on ? Quels sont les secrets qui permettent d’arrêter de se battre au quotidien ?

1 – Penser long terme

Certes, nous sommes avec nos enfants au quotidien, et notre rôle de parent est aujourd’hui de les accompagner dans leur quotidien : se lever, aller à l’école, faire les devoirs, se laver, se nourrir sainement, dormir suffisamment… Mais si nous nous permettions, pour un moment, de sortir le nez du guidon et voir un peu ce que nous voudrions les aider à développer à plus long terme ?

C’est en suivant une formation que j’ai d’abord fait cet exercice. Celui de dresser la liste des qualités que j’aimerais voir chez mes enfants lorsqu’ils seront adultes. Cela parait simple, parce que finalement, quels que soient les parents auxquels je fais faire cette liste, nous nous rendons compte que nous tournons tous autour des mêmes qualités. Nous avons à peu de choses près les mêmes ambitions pour nos enfants. Est-il bien nécessaire de l’exprimer ainsi, alors que c’est évident ?

En fait, en faisant cet exercice, je me suis rendue compte de deux choses :

  • la première, c’est que les choses sont vraiment plus évidentes lorsqu’elles sont explicites
  • la deuxième, c’est qu’expliciter les choses permet de mieux les prendre en compte

Ainsi, lorsque j’écris sur ma liste que j’aimerais que mes enfants soient indépendants, qu’ils aient confiance en eux, qu’ils sachent prendre des décisions ; je conçois différemment les moments où ils s’opposent à moi. En fait, je me rends compte que lorsqu’ils s’opposent, ils montrent leur confiance en eux, ils montrent leur indépendance, et je n’ai plus envie de modifier ça !

En revanche, j’ai également envie de leur enseigner l’empathie, le respect de l’autre, l’attention, la coopération… Et pour ça, je comprends qu’il vaut mieux employer d’autres méthodes que “parce que je te le dis, et puis c’est tout !”…

2- Poser un regard bienveillant

Non, je ne vais pas rabâcher ce que vous avez déjà lu 150 fois, ici et ailleurs. Je veux juste insister sur l’importance qu’aura ce regard sur notre attitude.

Si nous apprenons des techniques parentales sans chercher à mieux comprendre notre enfant, il y a fort à parier que ces techniques seront peu efficaces. Parce qu’elles seront appliquées sans sincérité du coeur. Ce qui nous aidera à modifier réellement notre posture parentale, et notre relation à notre enfant, c’est le regard que nous poserons sur lui.

De l’agacement, nous évoluerons vers l’acceptation et l’attention. Nous parviendrons peu à peu à déchiffrer notre enfant, à être curieux de lui, à avoir envie de mieux le connaitre pour ce qu’il est, et non pour ce que nous voulons qu’il soit.

Alors, il sera plus facile de l’entourer de notre amour pour l’aider à grandir de manière épanouie.

3- Sortir de la relation verticale

Notre enfant est un enfant. Soit. Il a cependant besoin de s’exprimer, besoin de se sentir important, besoin d’être. En croyant en lui-même, et en ses capacités.

Seulement voilà, héritiers de l’éducation que nous avons reçue, nous restons souvent dans un schéma éducatif que nous reproduisons sans y songer, dans lequel, clairement, l’adulte a une position de supériorité par rapport à l’enfant. C’est donc l’adulte qui prend les décisions, et qui les transmet à l’enfant pour exécution (immédiate si possible).

Pas facile de changer cela… D’autant plus que les exemples autour de nous manquent. Que se passera-t-il si nous sortons de cette relation verticale ? La peur de se laisser déborder, de voir les enfants prendre le contrôle… Argh.. mes enfants ne sont quand même pas mes égaux ?? Ce n’est quand même pas à eux de prendre les décisions ?

Soit. Nos enfants ont moins d’expérience que nous. Nous sommes là pour les guider. Je ne dis absolument pas qu’il faut les laisser prendre le contrôle. Je vous propose cependant une autre perspective : et s’il était possible de partager ce contrôle ?

Si nous parvenions à respecter leur rythme ? A les accompagner plutôt qu’à nous imposer à eux ? Et à fonctionner avec eux, avec nos propres besoins et limites, mais avec les leurs également.

Je crois vraiment que notre rôle de parent est d’encourager nos enfants. Nous sommes là pour les encourager alors que, tout au long de ces années passées avec nous, ils apprennent à marcher. Pas pour les réprimer lorsqu’ils font un pas de travers.

4- Avoir confiance, et le transmettre

Avez-vous eu peur, lorsque votre enfant apprenait à marcher, qu’il n’y arrive jamais ? Non, vous saviez que, tôt ou tard, à sa manière, en empruntant son chemin, et l’ordre qui lui convenait à lui, il finirait par faire ses premiers pas. Et à marcher.

Et lorsqu’il tombait, vous ne lui faisiez pas de reproche, vous ne lui tombiez pas dessus parce qu’il avait échoué ! Au contraire, vous vous émerveilliez des pas qu’il avait d’abord fait, confiant qu’il s’y remettrait, et qu’il s’améliorerait.

Notre regard de confiance a alors été pour lui un vrai soutien. Grâce à notre attitude, notre enfant n’a pas non plus douté de lui-même. Imaginez ce que pourrait être leurs réussites si nous gardions cette attitude face à nos enfants….

Pourquoi est-ce si difficile ?

Pourquoi cela devient-il si difficile lorsqu’ils grandissent un peu ? Parce que, encore une fois, ce n’est malheureusement pas le modèle que nous avons reçu…

C’est donc inconfortable pour nous. Cela demande de remettre certaines choses en question, d’accepter de sortir des sentiers battus…

Pourtant, je sais que c’est une démarche que vous avez déjà entamée. Sinon, vous ne seriez pas sur ce blog à lire cet article. Vous êtes déjà sorti des sentiers, et vous essayez autre chose. Et c’est encore difficile. Et vous vous sentez frustré, comme nous le sommes tous, à chaque fois que les vieux réflexes refont surface !

C’est là que la culpabilité pointe son nez, qu’on a l’impression de ne pas être à la hauteur.

J’ai envie de vous offrir une autre perceptive, de vous encourager à poser un regard bienveillant sur vous-mêmes également. Car il aurait été facile pour vous de ne pas vous poser de question. De rester dans les schémas connus. Et vous êtes ici, et vous cherchez autre chose pour votre famille.

Alors, y a-t-il lieu de se sentir coupable, ou bien plutôt fier ? Fier de ce que vous avez déjà entamé, fier de ce que vous êtes encore en train de développer, d’apprendre, de mettre en place. Excité de tous ces changements à venir pour votre famille, pas après pas ! Parce que vous aussi, vous apprenez à marcher…

Et si vous voulez aller plus loin, alors restez à l’écoute : je vais très bientôt rouvrir les portes de POINT DE RENCONTRE…

Ca vous tente ?

 

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